Rapport sur l'état de la population du Canada
L’immigration permanente et temporaire au Canada de 2012 à 2014

par Laurent Martel et Carol D’Aoust, Division de la démographie

Date de diffusion : le 5 juillet 2016

Début de l'encadré

Faits saillants

  • Le Canada a admis 260 400 immigrants en 2014, un des niveaux les plus élevé en plus de 100 ans.
  • Les taux d’immigration les plus élevés depuis 2008 sont parmi les provinces de l’Ouest (Manitoba, Saskatchewan, Alberta et Colombie-Britannique) ainsi qu’à l’Île-du-Prince-Édouard et au Yukon, en dépit de variations annuelles.
  • De façon continue depuis au moins 70 ans, l’Ontario, province la plus populeuse du Canada, attire le plus grand nombre d’immigrants annuellement, même si sa part a diminué à travers le temps.
  • La majorité des immigrants admis au Canada de 2012 à 2014 étaient nés en Asie, comme c’est le cas depuis plusieurs décennies.

Nombre d'immigrants reçus :
2012 : 257 905 immigrants
2013 : 259 024 immigrants
2014 : 260 411 immigrants

Taux d’immigration :
2012 : 7,4 pour mille
2013 : 7,4 pour mille
2014 : 7,3 pour mille

Cible du Plan d'immigration de 2015 :
260 000 à 285 000 immigrants

Principaux pays de naissance (2014) :
1 – Philippines
2 – Inde
3 – Chine
4 – République islamique d’Iran
5 – Pakistan

Variation nette de résidents non permanents reçus :
2012 : +48 000 personnes
2013 : +54 000 personnes
2014 : +24 700 personnes

Fin de l'encadré

Introduction

Cet article présente une analyse des plus récentes tendances en matière d’immigration permanente et temporaire au Canada, c’est-à-dire pour les années 2012, 2013 et 2014.

Les statistiques portant sur le nombre de résidents permanents (ou immigrants) admis au Canada, le taux d’immigration, la catégorie d’admission, le pays de naissance, la province ou le territoire de destination, la structure par âge et sexe, l’adoption internationale ainsi que la variation nette dans le nombre de résidents temporaires (ou résidents non permanents) sont tour à tour décrites et, lorsque disponibles et pertinentes, situées par rapport aux tendances historiques et/ou internationales.

Les variations à l’échelle des provinces et des territoires sont également présentées pour certains indicateurs.

Les données d’immigration au Canada proviennent d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC). Celles présentées dans cet article ont été extraites en septembre 2015. IRCC mettant à jour de façon continue ses bases de données, certaines statistiques présentées dans cet article pour une année donnée peuvent donc être légèrement différentes de celles retrouvées pour la même année dans un autre documentNote 1.

Pour plus de renseignements sur les tendances historiques liées aux statistiques présentées dans ce document, le lecteur est invité à consulter l’ouvrage Regard sur la démographie canadienne (no 91-003 au catalogue de Statistique Canada).

Nombre d’immigrants admis

Le Canada a admis 257 900, 259 000 et 260 400 immigrants en 2012, 2013 et 2014, respectivement, conformément au cadre donné par la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés (LIPR) (figure 1). Ces nombres se situent à l’intérieur de la fourchette définie dans le plan des niveaux d’immigration d’IRCC, soit de 240 000 à 265 000 immigrants pour chaque année depuis 2007.

Figure 1 Nombre et taux d'immigration, Canada, 2004 à 2014

Description de la figure 1

Cette figure à colonnes et à ligne montre le nombre et le taux d’immigration au Canada de 2004 à 2014.

L’axe horizontal montre les années, l’axe vertical de gauche montre le nombre d’immigrants et l’axe vertical de droite montre le taux, pour 1 000.

Tableau de données de la figure 1
Description de la figure 1
Nombre et taux d’immigration, Canada, 2004 à 2014
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Nombre et taux d’immigration. Les données sont présentées selon Année (titres de rangée) et Nombre et Taux (pour 1 000)(figurant comme en-tête de colonne).
Année Nombre Taux (pour 1 000)
2004 235 822 7,4
2005 262 243 8,1
2006 251 640 7,7
2007 236 753 7,2
2008 247 244 7,4
2009 252 170 7,5
2010 280 686 8,3
2011 248 747 7,2
2012 257 905 7,4
2013 259 024 7,4
2014 260 411 7,3

IRCC a annoncé dans le plan des niveaux d’immigration que le nombre visé de résidents permanents admis au Canada pour l’année 2015 augmentera entre 260 000 et 285 000 immigrants.

Taux d’immigration

Le taux d’immigration rapporte les immigrants reçus une année donnée dans une région donnée, aux effectifs totaux de la population de cette région. Exprimé en pour mille, il permet donc l’établissement de comparaisons entre des régions de diverses tailles démographiques.

Le taux d’immigration correspondant à ces effectifs d’immigrants admis est de 7,4 pour mille chacun en 2012 et 2013 et de 7,3 pour mille en 2014 (figure 1). Il s’agit de taux relativement élevés lorsque comparés à ceux observés dans d’autres pays industrialisés; ces taux étaient inférieurs dans la plupart des pays européens de même qu’aux États-Unis, avec 3,1 pour mille en 2013. Au contraire, l’Australie (10,9 pour mille en 2013) présente cependant un taux d’immigration souvent légèrement supérieur à celui du CanadaNote 2

Variation provinciale/territoriale

En dépit de variations annuelles, en moyenne de 2012 à 2014, c’est au Manitoba (11,2 pour mille), en Saskatchewan (10,2 pour mille), en Alberta (9,6 pour mille), à l’Île-du-Prince-Édouard (8,5 pour mille), au Yukon (8,2 pour mille) et en Colombie-Britannique (7,8 pour mille) qu’on retrouve les taux d’immigration les plus élevés parmi les provinces et les territoires. Il s’agit d’une tendance nouvelle comparativement à la situation observée 10 ans plus tôt où l’Ontario présentait les taux d’immigration les plus élevés au pays; au sein de cette province, le taux d’immigration a été à la baisse depuis le milieu des années 2000 (11,2 pour mille en 2005 comparativement à 7,0 pour mille en 2014).

Parmi les autres provinces et territoires canadiens qui présentaient, en moyenne de 2012 à 2014, un taux d’immigration près du pourcentage national (7,4 pour mille), on note l’Ontario (7,3 pour mille) et le Québec (6,4 pour mille).

C’est aux Territoires du Nord-Ouest (3,7 pour mille), au Nouveau-Brunswick (3,1 pour mille), en Nouvelle-Écosse (2,7 pour mille), à Terre-Neuve-et-Labrador (1,6 pour mille) et au Nunavut (0,5 pour mille) que les taux d’immigration les plus faibles étaient observés, en moyenne, durant la période de 2012 à 2014.

Destination des immigrants

La province ou le territoire de destination des immigrants analysés dans cet article réfère à celui envisagé par les personnes migrantes au Canada avant leur migration. La province ou le territoire réel d’établissement des immigrants peut différer, comme les immigrants peuvent effectuer une migration secondaire à l’intérieur du Canada peu de temps après leur arrivée.

Au cours des 10 dernières années, le nombre et la proportion d’immigrants admis au Canada s’établissant en Ontario et en Colombie-Britannique ont globalement diminué au profit surtout de provinces de l’Ouest comme l’Alberta et la Saskatchewan, et dans une moindre mesure du Manitoba et du Québec (tableau 1).

De façon ininterrompue depuis au moins 70 ans, l’Ontario, province la plus populeuse du Canada, attire le plus grand nombre d’immigrants annuellement : en 2012, 2013 et 2014, 99 200 immigrants, 103 600 immigrants et 95 800 immigrants s’y sont établis, respectivement.

Au cours des 26 dernières années, le nombre d’immigrants admis en Ontario n’a été inférieur à la barre des 100 000 personnes qu’à quatre reprises, soit en 1998, 2011, 2012 et 2014. Les chiffres depuis trois ans poursuivent en fait une tendance globalement à la baisse depuis une dizaine d’années, l’Ontario ayant admis plus de 140 000 immigrants en 2005.

Conséquemment, la part des immigrants se dirigeant vers l’Ontario a diminué au cours des dernières années, passant, de 59,3 % en 2001 à 36,8 % en 2014. Cette proportion en 2014 était la plus faible proportion observée depuis plus de 70 ans.

Avec 55 000 immigrants, 52 000 immigrants et 50 300 immigrants admis en 2012, 2013 et 2014, respectivement, le Québec se classait au deuxième rang quant au nombre d’immigrants reçus. Souvent au cours des 40 dernières années, le Québec a échangé cette deuxième place avec la Colombie-Britannique qui a admis 36 200 nouveaux arrivants chacun en 2012 et 2013 et 35 200 immigrants en 2014.

Depuis 2009, un immigrant sur cinq (20,0 %) admis au Canada s’est établi au Québec, une proportion globalement à la hausse depuis le milieu des années 1990 (12,5 % en 1994).

En 2014, la Colombie-Britannique a attiré 13,5 % des immigrants au Canada, soit le niveau le plus faible observé au cours des 25 dernières années. En fait, pour la première fois depuis 1954, l’Alberta, avec 14,1 %, attirait davantage d’immigrants en 2013 que cette province, semblable en 2014 (16,3 %) (14,0 % et 13,5 %, respectivement, pour la Colombie-Britannique). Pour l’Alberta, cette proportion a presque triplé par rapport au niveau observé au milieu des années 1990 (5,9 % en 1997).

Bien que la Saskatchewan attire un moins grand nombre d’immigrants que les provinces canadiennes les plus populeuses, ce nombre a néanmoins augmenté de façon significative au cours des dernières années, atteignant 11 800 personnes en 2014, soit 4,5 % de l’ensemble des immigrants canadiens. Au début des années 2000, la Saskatchewan attirait moins de 1,0 % de l’ensemble des immigrants admis.

La tendance a également été à la hausse au Manitoba et à l’Île-du-Prince-Édouard au cours des dernières années. 6,2 % des immigrants se sont établis au Manitoba en 2014, comparativement à 1,7 % en 1998. Pour l’Île-du-Prince Édouard, ces proportions étaient de 0,6 % et 0,1 %, respectivement.

Catégories d’admission

La LIPR d’IRCC définit trois principales catégories d’admission des immigrants au Canada : le volet des immigrants économiques, le volet de la réunification familiale et le volet des réfugiés. À ces trois volets s’ajoute une dernière catégorie, celle des autres immigrants, incluant par exemple les autres cas humanitaires; très peu d’immigrants sont toutefois admis à ce titre.

La catégorie économique regroupe plusieurs programmes et sous-catégories, notamment celui des travailleurs qualifiés, celui des programmes économiques, la catégorie de l’expérience canadienne, les investisseurs, les candidats des provinces, les aides familiaux ainsi que les personnes à charge du demandeur.

Depuis 1994, le nombre d’immigrants admis sous la catégorie économique dépasse les autres. Depuis 2008, ce volet représente au moins 60 % des immigrants admis au pays, sauf en 2013 quand il se situait à 57,2 %. Depuis 2012, 158 000 personnes ont été admises annuellement, en moyenne, sous la catégorie économique de la politique canadienne d’immigration, représentant 61,0 % de l’ensemble des immigrants admis ces années-là (tableau 2).

La catégorie familiale de la politique canadienne d’immigration vise à favoriser la réunification des familles. Cette catégorie regroupe les époux, conjoints ou partenaires conjugaux, les enfants à charge, les parents ou grands-parents et d’autres membres de la famille immédiate d’un résident permanent.

Plus régulièrement avant 1994, la catégorie familiale représentait la principale catégorie d’admission des immigrants canadiens. Depuis 2012, une moyenne annuelle de 70 100 personnes, soit 27,0 % de l’ensemble des immigrants, ont été admis en vertu de ce volet de la politique d’immigration. 

La catégorie des réfugiés de la politique canadienne d’immigration englobe les réfugiés admis au Canada, les réfugiés parrainés par le gouvernement ou le secteur privé ainsi que leurs personnes à charge.

Depuis 1981, cette catégorie représente moins de 20 % de l’immigration canadienne. Depuis 2012, le nombre d’immigrants admis sous cette catégorie s’est établie, en moyenne, à 31 000 personnes, soit 11,9 % de l’ensemble des immigrants reçus.

Variation provinciale/territoriale

Au cours des années récentes (2012 à 2014), environ quatre immigrants sur cinq admis à l’Île-du-Prince-Édouard (88,4 %), au Yukon et en Saskatchewan (84,4 % chacun) et au Nouveau-Brunswick (80,7 %) l’ont été selon le volet économique de la LIPR.

En comparaison, cette proportion n’était que de 49,5 % en Ontario, qui se distinguait plutôt par une forte proportion d’immigrants (33,9 %) admis selon le volet familial de la LIPR. La Colombie-Britannique (34,8 %), les Territoires du Nord-Ouest (30,4 %) et le Nunavut (46,3 %) se distinguaient également à cet égard.

Enfin, l’Ontario a accueilli le plus grand nombre de réfugiés durant cette période, 53,4 % de l’ensemble des réfugiés admis au Canada. Ces réfugiés représentaient 16,6 % de l’ensemble des immigrants admis en Ontario, soit la deuxième proportion la plus élevée parmi les provinces et territoires après Terre-Neuve-et-Labrador (17,4 %).

Pays de naissance des immigrants

Le pays de naissance des immigrants est analysé dans cette section de l’articleNote 3

La majorité des immigrants admis au Canada de 2012 à 2014 (autour de 60 %) étaient nés en Asie, comme c’est le cas depuis plusieurs décennies. L’Afrique et l’Europe suivent avec 13,7 % et 11,9 %, respectivement, des immigrants arrivés récemment au Canada (tableau 3).

La Chine et l’Inde occupent chacun l’un des cinq premiers rangs dans les pays de naissance des immigrants au Canada depuis 1980, à l’exception de quelques années (1986 et 1989 pour la Chine, et 1990 pour l’Inde). En 2014, 64,3 % des immigrants nés en Chine ont été admis sous le volet économique de la politique d’immigration, 31,6 % l’étant sous le volet familial, tandis que pour l’Inde, 69,6 % étaient admis sous le volet économique et 28,5 % sous le volet familial.

Les Philippines sont systématiquement parmi les cinq principaux pays de naissance des immigrants canadiens depuis près de 30 ans, sauf en 1997 où elle était en sixième place. Au cours des années récentes, une proportion importante d’immigrants nés aux Philippines étaient admis sous la catégorie économique de la politique d’immigration : de 2012 à 2014, ce pourcentage était de 84,1 % en moyenne.

À eux seuls, la Chine, l’Inde et les Philippines représentaient plus d’un tiers de l’ensemble des immigrants admis au Canada depuis 23 ans.

Le Pakistan, la République islamique d’Iran, la Corée du SudNote 4, les États-Unis et le Royaume-UniNote 5 font également partis des 10 principaux pays de naissance des immigrants au Canada depuis plusieurs années déjà. L’immigration en provenance du Sri Lanka, de la République socialiste du Viet Nam, de Taïwan, voire de la Pologne, des pays souvent représentés dans ce top-10 dans les années 1980 et 1990, a pour sa part diminué récemment. 

Parmi les autres principaux pays de naissance des immigrants admis au Canada, il est intéressant de noter la présence de deux pays européens, soit la France et le Royaume-Uni. Le Québec était, en 2014, la destination de 79,9% des immigrants provenant de France, tandis que l’Ontario accueillait 35,1 % des immigrants provenant du Royaume-Uni. La vaste majorité (77,3 %) des immigrants issus de ces deux pays ont été admis en vertu du volet économique de la politique d’immigration.

Enfin, on compte parmi les principaux pays de naissance africains, récemment source plus importante d’immigration au Canada, l’Algérie, le Nigéria, l’Égypte, le Maroc ainsi que le Cameroun.

Variation provinciale/territoriale

Globalement de 2012 à 2014, la proportion d’immigrants nés du continent asiatique (en moyenne autour de 60 % des immigrants) a été plus importante à l’Île-du-Prince-Édouard (80,4 %), en Saskatchewan (76,2 %), en Colombie-Britannique (74,2 %) et au Yukon (73,6 %), suivi du Manitoba (67,9 %), de l’Ontario (67,3 %), de l’Alberta (67,0 %), des Territoires du Nord-Ouest (66,0 %) et du Nouveau-Brunswick (65,7 %). Elle était plus faible en Nouvelle-Écosse (54,3 %), à Terre-Neuve-et-Labrador (51,2 %), au Nunavut (50,0 %) et au Québec (27,2 %).

Entre 14 % et 32 % des immigrants admis à Terre-Neuve-et-Labrador, au Québec, au Manitoba et aux Territoires du Nord-Ouest durant la période de 2012 à 2014 étaient nés en Europe, soit des proportions plus élevées que le pourcentage national (13,7 %).

Également pour la période 2012 à 2014, le Québec se distinguait avec une proportion nettement plus élevée que le pourcentage national d’immigrants nés des pays du Maghreb (Algérie, Maroc, Mauritanie, LibyeNote 6 et Tunisie) (15,5 % comparé à 3,5 %) et d’Amérique du Sud et Centrale, des Caraïbes et Bermudes  (21,5 % comparé à 13,0 %), principalement d’Haïti (7,0 % comparé à 1,7 %).

Composition par âge et sexe des immigrants

De 2012 à 2014, un peu plus de la moitié des immigrants admis au Canada étaient des femmes (51,7 % en moyenne) (figure 2).

Figure 2 Pyramide des âges de la population immigrante et de la population canadienne (immigrants inclus), Canada, 2014

Description de la figure 2

Cette figure présente la pyramide des âges des immigrants et celle de la population canadienne (immigrants inclus), pour 1 000 personnes, par âge et sexe pour 2014. Les données des hommes sont à gauche, celles des femmes à droite. La pyramide des immigrants est pleine, celle de la population canadienne (immigrants inclus) est représentée par une ligne.

L’axe horizontal montre le nombre d’immigrants pour mille et l’axe vertical montre les âges, jusqu’au groupe d’âge de 100 ans et plus.

Tableau de données de la figure 2
Description de la figure 2
Pyramide des âges de la population immigrante et de la population canadienne (immigrants inclus), Canada, 2014
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Pyramide des âges de la population immigrante et non-immigrante. Les données sont présentées selon Âge (titres de rangée) et Hommes, Femmes, Immigrants et Canada(figurant comme en-tête de colonne).
Âge Hommes Femmes
Immigrants Canada Immigrants Canada
0 3,4 5,6 3,1 5,3
1 7,3 5,5 7,1 5,3
2 6,6 5,5 6,4 5,2
3 6,9 5,5 6,3 5,3
4 7,0 5,6 7,0 5,3
5 7,1 5,7 7,1 5,4
6 7,2 5,7 6,9 5,4
7 6,9 5,6 6,6 5,3
8 6,6 5,4 6,2 5,2
9 6,4 5,3 6,1 5,1
10 6,2 5,4 5,7 5,1
11 6,2 5,3 5,8 5,0
12 6,1 5,3 5,4 5,0
13 6,1 5,4 5,4 5,1
14 5,9 5,6 5,1 5,3
15 5,3 5,6 5,0 5,3
16 5,3 5,8 5,1 5,6
17 5,4 6,1 4,7 5,8
18 4,4 6,5 4,5 6,2
19 5,0 6,8 4,8 6,4
20 4,6 7,0 5,2 6,5
21 4,9 7,0 6,0 6,7
22 5,5 7,1 7,5 6,8
23 6,5 7,2 9,0 6,9
24 8,1 7,2 11,9 7,0
25 11,0 7,0 15,7 6,8
26 13,6 6,8 18,0 6,7
27 15,1 6,8 19,5 6,7
28 16,3 6,9 19,7 6,9
29 16,9 7,0 19,8 7,0
30 17,0 7,0 20,6 7,0
31 16,7 7,0 19,9 7,0
32 16,8 6,9 19,7 7,0
33 15,9 7,0 17,9 7,0
34 15,2 6,9 17,0 6,9
35 14,4 6,7 15,0 6,8
36 13,0 6,6 13,3 6,7
37 11,8 6,6 12,2 6,7
38 10,8 6,6 11,3 6,7
39 9,8 6,6 10,4 6,6
40 9,0 6,4 9,0 6,5
41 8,0 6,5 8,3 6,5
42 7,6 6,6 7,6 6,6
43 7,1 6,9 7,3 6,9
44 6,5 6,8 6,6 6,8
45 5,9 6,8 6,0 6,8
46 5,5 6,7 5,1 6,7
47 4,7 6,8 4,5 6,8
48 4,4 7,2 4,2 7,1
49 4,1 7,7 3,8 7,6
50 3,7 7,9 3,5 7,8
51 3,2 8,0 3,4 7,9
52 2,7 7,8 2,7 7,7
53 2,5 7,9 2,8 7,8
54 2,4 7,7 2,6 7,7
55 1,8 7,5 2,4 7,5
56 2,1 7,4 2,3 7,4
57 1,9 7,2 2,2 7,2
58 1,9 7,0 2,5 7,0
59 1,8 6,8 2,5 6,9
60 1,8 6,5 2,4 6,6
61 1,6 6,2 2,0 6,3
62 1,6 5,9 2,3 6,1
63 1,7 5,8 2,1 6,0
64 1,6 5,7 2,2 5,8
65 1,5 5,5 2,2 5,7
66 1,5 5,5 2,0 5,7
67 1,4 5,4 1,8 5,7
68 1,4 4,6 1,5 4,8
69 1,1 4,2 1,5 4,5
70 1,1 4,0 1,3 4,3
71 1,1 3,8 1,2 4,1
72 1,1 3,5 1,1 3,9
73 0,8 3,3 0,8 3,7
74 0,9 3,0 1,1 3,4
75 0,7 2,8 0,8 3,3
76 0,7 2,7 0,7 3,1
77 0,6 2,5 0,6 2,9
78 0,4 2,3 0,5 2,8
79 0,4 2,2 0,4 2,7
80 0,3 2,0 0,3 2,5
81 0,3 1,9 0,2 2,5
82 0,1 1,8 0,2 2,4
83 0,1 1,6 0,2 2,3
84 0,1 1,5 0,1 2,1
85 0,1 1,3 0,1 1,9
86 0,0 1,1 0,1 1,8
87 0,1 1,0 0,1 1,6
88 0,1 0,8 0,1 1,5
89 0,0 0,7 0,0 1,3
90 0,0 0,6 0,0 1,2
91 0,0 0,4 0,0 1,0
92 0,0 0,4 0,0 0,8
93 0,0 0,3 0,0 0,7
94 0,0 0,2 0,0 0,5
95 0,0 0,1 0,0 0,4
96 0,0 0,1 0,0 0,3
97 0,0 0,0 0,0 0,2
98 0,0 0,0 0,0 0,1
99 0,0 0,0 0,0 0,1
100 et plus 0,0 0,0 0,0 0,2

Cette proportion varie cependant, selon les différentes catégories d’immigrants : bien que les femmes représentent environ la moitié des immigrants admis dans la catégorie économique (49,4 % de 2012 à 2014) et dans la catégorie des réfugiés (50,0 % pour la même période), elles représentent une proportion plus importante de la catégorie du regroupement familial (57,6 % de 2012 à 2014).

Parmi tous les immigrants admis au Canada durant la période de 2012 à 2014, plus de la moitié (51,2 %) étaient âgés entre 25 et 44 ans. Près d’un immigrant sur cinq admis était en fait un enfant âgé entre 0 et 14 ans (19,2 %), 12,1 % avaient entre 15 et 24 ans, 12,8 % entre 45 et 64 ans et seulement 4,8 % étaient âgés de 65 ans ou plus.

De plus, la population des immigrants est en moyenne plus jeune que la population canadienne dans son ensemble. Pour la période de 2012 à 2014, les immigrants avaient un âge médian de 30,9 ans, soit presque 10 ans de moins que celui de l’ensemble des Canadiens (40,5 ans). Malgré ces différences, l’immigration canadienne ne saurait être une solution au vieillissement démographique inéluctable au cours des prochaines décennies et notamment lié au passage au-delà de 65 ans des générations nombreuses issues du baby-boom entre 1946 et 1965.

Adoption internationale

L’adoption internationale suppose souvent de longs délais d’attente entre les formalités administratives à remplir et la disponibilité d’un enfant à adopter, mais elle offre néanmoins aux particuliers ou aux couples la possibilité de fonder une famille ou d’ajouter un ou des enfants à leur famille existante. Les règlements peuvent varier selon la province ou le territoire et ils peuvent évoluer au fil des ans non seulement au Canada, mais dans tout pays d’origine donné. Dans l’ensemble, les adoptions internationales représentent un faible pourcentage du nombre d’immigrants arrivant au Canada chaque année. De plus, un nouveau processus a été mis en place en 2008, selon lequel les enfants adoptés à l’étranger peuvent entrer au Canada soit par la voie de l’immigration traditionnelle, soit dans le cadre d’un nouveau processus prévoyant que les enfants possèdent déjà la citoyenneté canadienne dès leur arrivée au pays. Récemment, la majorité de ces adoptions se sont faites par le processus de citoyenneté.

Le nombre d’adoptions internationales a diminué au cours des dernières années, passant de 2 100 adoptions en 2009 à 1 000 en 2014.

Près d’un enfant sur cinq adopté au Canada était né en Chine (18,7 % en moyenne) pour la période 2012 à 2014, une proportion à la baisse comparativement au sommet de 52,0 % enregistré en 2005. Parmi d’autres pays d’adoptions significatifs on retrouve les États-Unis (12,0 %), les Philippines (7,2 %), l’Éthiopie (5,3 %), la République socialiste du Viet Nam (4,9 %), la Fédération de Russie (4,4 %), la Corée du SudNote 4 (4,1 %), Haïti (3,6 %), l’Inde (3,5 %) et la Colombie (2,6 %). À eux-seuls, ces 10 pays de naissance regroupent les deux tiers de tous les enfants adoptés au Canada.

Immigration temporaire (résidents non permanents)

Les tendances récentes relatives aux résidents non permanents, ou résidents temporaires, sont analysées dans cette section. Les résidents temporaires sont des étrangers qui se trouvent légalement au Canada de façon temporaire grâce à un document valide (par exemple, un permis de travail, un permis d’études ou un permis de séjour temporaire) ayant été délivré aux intéressés pour leur permettre d’entrer au Canada. Sont également inclues les personnes qui demandent l’asile dès leur arrivée au Canada ou après et qui demeurent au pays en attendant de connaître la décision qui sera prise à l’issue du traitement de leur demande.

Le solde (différence entre les entrées et sorties de personnes ayant un statut de résident non permanent au Canada) des résidents non permanents observé chaque année peut fluctuer considérablement, l’immigration temporaire pouvant être par exemple particulièrement sensible au contexte économique ou à des changements dans les politiques la régissant.

La période récente ne fait pas exception, même si globalement le solde des résidents non permanents a eu tendance à être élevé.

En 2014, le solde des résidents non permanents s’est établi à +24 700 personnes; en 2013, il s’établissait à +54 000 personnes (tableau 4).

Il faut remonter à 1996 pour observer un solde négatif, induisant une diminution de la population de résidents non permanents vivant au Canada : - 9 700 personnes. Entre 1997 et 2014, le solde annuel a fluctué entre +800 personnes (1997) et +71 600 personnes (2008).

Conséquemment aux soldes positifs observés depuis 18 ans, l’estimation de la population de résidents non permanents a augmenté significativement au Canada : elle est passée de 234 400 personnes en 1997 à 770 600 personnes en 2014Note 7

Variation provinciale/territoriale

Le solde des résidents non permanents peut fluctuer considérablement dans chacune des provinces et territoires d’une année à l’autre. Par la taille de leur nombre, c’est en Ontario, au Québec, en Colombie-Britannique et en Alberta que les fluctuations sont souvent de grande ampleur et d’un impact significatif sur le solde national.

En Ontario, le solde des résidents non permanents est à la baisse depuis 2011, passant de +22 200 personnes en 2011 à +11 200 personnes en 2014. La moyenne a toutefois été assez stable autour de +16 000 personnes depuis 2008.

Il a cependant fluctué beaucoup plus en Alberta, passant de -9 200 personnes en 2010 à +21 700 personnes en 2013, pour ensuite redescendre à -4 900 personnes en 2014. Le solde observé en 2013 dans cette province des Prairies était le plus élevé depuis 2008 (+23 700 personnes) et le deuxième plus élevé depuis 1971. Mais le solde négatif de 2014 est le troisième plus bas depuis 1972.

La Saskatchewan a eu son premier solde négatif en huit ans en 2014 (-400 personnes). Globalement, le solde des résidents non permanents a également augmenté récemment au Manitoba (+1 300 personnes en 2014) et en Colombie-Britannique (+12 000 personnes en 2014).  Au Québec, une moyenne de +3 700 résidents non permanents a été observée depuis en 2010.

Toutes les provinces Atlantiques ont eu un solde positif du nombre de résidents non permanents en 2014, contrairement à 2013, quand l’Île-du-Prince-Édouard et la Nouvelle-Écosse affichaient des soldes négatifs.

En conséquence de ces variations annuelles, c’est en Ontario qu’on retrouvait, en 2014, la plus importante population de résidents non permanents, avec 307 200 personnes, représentant 2,3 % de la population de cette province.

Suivaient dans l’ordre, la Colombie-Britannique (175 300 personnes), l’Alberta (113 100 personnes) et le Québec (110 300 personnes). Proportionnellement à la taille de la population, c’est en Colombie-Britannique que les résidents non permanents étaient les plus nombreux, représentant 3,8 % de la population de cette province, suivi par l’Alberta (2,8 %).

Pour en savoir plus sur les tendances liées à l’immigration au Canada

Regard sur la démographie canadienne (no 91-003 au catalogue de Statistique Canada).

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada. Faits et chiffres 2014.

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada. Rapport annuel au Parlement sur l’immigration, 2014.

Estimations démographiques annuelles : Canada, provinces et territoires (no 91-215 au catalogue de Statistique Canada).

Annexes

Date de modification :