Chapitre 1

L'agriculture est en expansion et en évolution

Le Recensement de l'agriculture de 2011 a montré que les revenus agricoles bruts ont augmenté de 3,9 % (aux prix constants de 2010) entre 2005 et 2010 au Canada, et que cette croissance a touché principalement les grandes exploitations agricoles. Le nombre de fermes de recensement dont les revenus agricoles bruts étaient de 500 000 $ et plus a augmenté, tandis que le nombre d'exploitations agricoles dont les revenus agricoles bruts étaient inférieurs à 500 000 $ a diminué (figure 1).

Figure 1: Nombre d'exploitations agricoles selon les revenus agricoles bruts (aux prix constants de 2010), Canada, 1981 à 2011

Les exploitations agricoles ayant des revenus agricoles bruts de 500 000 $ et plus représentaient 11,5 % des exploitations agricoles en 2011 et 67,9 % du total des revenus agricoles bruts au Canada (figure 2). En 2006, elles représentaient 8,6 % des exploitations agricoles et 60,1 % des revenus agricoles bruts.

Figure 2: Proportion des revenus agricoles bruts et du nombre d'exploitations agricoles selon la catégorie de revenus, Canada, 2011

Aperçu de la situation

Le Recensement de l’agriculture de 2011 représente la mesure la plus récente de l’état global de l’agriculture au Canada, et la somme de données recueillies fournit un portrait utile du secteur. Le programme du recensement comprend un continuum de données qui remonte à 1921, mais des données sur l’agriculture sont recueillies depuis le premier recensement au Canada, en 1871.

Depuis le Recensement de l’agriculture de 2006, la fluctuation des prix des produits de certains secteurs, ainsi que la variation des coûts des engrais, du carburant, des semences et des aliments pour animaux, ont eu des répercussions sur la collectivité des agriculteurs. Les effets secondaires de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) et de la grippe aviaire ont aussi posé un problème.

Durant la collecte du Recensement en 2011, de nombreux exploitants agricoles se sont heurtés à des défis liés aux inondations et aux conditions extrêmement humides dans certaines régions des Prairies et du Québec. Toutefois, de nombreux changements se sont produits par la suite, notamment les prix avantageux des produits dans certains secteurs ainsi que l’évolution continue de la situation économique mondiale, et certains de ces facteurs ont profité au secteur agricole canadien. Parallèlement, de nombreux exploitants agricoles ont continué d’adapter leur production et leurs pratiques agricoles, afin d’augmenter leur efficacité et de réagir aux facteurs du marché et à la demande des consommateurs.

Ces progrès, ainsi que la nature dynamique et complexe de l’industrie agricole au Canada, sont un rappel important que le recensement représente un instantané du secteur agricole, qui traduit l’état de ce secteur à un point donné dans le temps et ne mesure pas les fluctuations annuelles entre les années de recensement.

Nombre d'exploitations agricoles en 2011

Aux fins du Recensement de l’agriculture, une ferme de recensement (exploitation agricole) est une exploitation qui produit des produits agricoles avec l’intention de les vendre. Cela comprend une gamme variée d’exploitations agricoles, qu’il s’agisse de celles exploitées par des personnes qui choisissent l’agriculture comme mode de vie, ou encore de celles qui le font pour des raisons économiques, qu’elles travaillent ou non à l’extérieur de l’exploitation agricole.

En 2011, le Canada comptait 205 730 fermes de recensement, ce qui représente une baisse de 10,3 % (soit 23 643 fermes) par rapport au dernier recensement.

Historiquement, le nombre total de fermes de recensement au Canada a commencé de diminuer après 1941, à la suite d’une accélération de l’urbanisation dans les années 1950. La baisse la plus marquée enregistrée sur cinq ans s’est produite de 1956 à 1961, alors que le nombre d’exploitations agricoles a diminué de 16,4 %, soit environ 94 000 (figure 3). La superficie agricole totale a atteint un sommet en 1966, soit 174,1 millions d’acres, et, en 2011, elle s’établissait à 160,2 millions d’acres.

Figure 3: Nombre d'exploitations agricoles et superficie agricole, Canada, 1921 à 2011

Au Canada, le secteur agricole continue de connaître une restructuration; de nombreuses exploitations agricoles prennent de l’expansion, se regroupent, et tirent parti des innovations technologiques pour améliorer leur productivité et augmenter leurs ventes. Cette tendance, qui va dans le sens des économies d’échelle qui caractérisent des parties du secteur de l’agriculture au Canada, ressort lorsqu’on examine le nombre d’exploitations agricoles selon la catégorie de revenus agricoles bruts entre 2006 et 2011 (tableau 1).

Tableau 1
Nombre d'exploitations agricoles selon les revenus agricoles bruts (aux prix constants de 2010), Canada, 2006 et 2011
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Nombre d'exploitations agricoles selon les revenus agricoles bruts.
Les données sont présentées selon Catégorie de revenus agricoles bruts, Total titres de rangée et
2011, 2006, Nombre de fermes, Variation en pourcentage, 2006 à 2011 figurant comme en-tête de colonne, calculées selon Nombre de fermescomme unités de mesure.
Catégorie de revenus agricoles bruts Nombre de fermes Variation en pourcentage, 2006 à 2011
2011 2006
Moins de 10 000 $ 43 954 45 749 -3,9
10 000 $ à 24 999 $ 32 853 36 971 -11,1
25 000 $ à 49 999 $ 25 764 30 227 -14,8
50 000 $ à 99 999 $ 25 455 31 119 -18,2
100 000 $ à 249 999 $ 31 670 40 382 -21,6
250 000 $ à 499 999 $ 22 455 25 108 -10,6
500 000 $ à 999 999 $ 13 977 12 499 11,8
1 000 000 $ à 1 999 999 $ 6 304 4 614 36,6
2 000 000 $ et plus 3 298 2 704 22,0
Total 205 730 229 373 -10,3

Au pays, la Nouvelle-Écosse était la seule province à afficher une hausse du nombre d’exploitations agricoles par rapport à 2006, soit de 2,9 % (tableau 2). Par contre, à l’Île-du-Prince-Édouard et dans les Prairies, la baisse a dépassé la moyenne nationale. Même si d’autres provinces ont vu leur nombre d’exploitations agricoles diminuer, les taux de diminution étaient beaucoup plus faibles, par exemple, en Colombie-Britannique (-0,4 %) et au Québec (-4,0 %).

Tableau 2
Nombre d'exploitations agricoles, superficie agricole et taille moyenne des exploitations agricoles selon la province, et variation en pourcentage par rapport à 2006, Canada et provinces, 2011
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Nombre d'exploitations agricoles, superficie agricole et taille moyenne des exploitations agricoles selon la province.
Les données sont présentées selon Province, Fermes, Superficie (acres), Superficie moyenne des fermes (acres) titres de rangée figurant comme en-tête de colonne,
calculées selon 2011, Variation en pourcentage, 2006 to 2011 comme unités de mesure.
Province Fermes Superficie (acres) Superficie moyenne des fermes (acres)
2011 Variation en pourcentage, 2006 à 2011 2011 Variation en pourcentage, 2006 à 2011 2011 Variation en pourcentage, 2006 à 2011
Terre-Neuve-et-Labrador 510 -8,6 77 349 -13,5 152 -5,0
Île-du-Prince-Édouard 1 495 -12,1 594 324 -4,1 398 9,0
Nouvelle-Écosse 3 905 2,9 1 018 075 2,2 261 -0,4
Nouveau-Brunswick 2 611 -5,9 937 829 -4,0 359 2,0
Québec 29 437 -4,0 8 256 614 -3,5 280 0,4
Ontario 51 950 -9,2 12 668 236 -4,8 244 4,7
Manitoba 15 877 -16,7 18 023 472 -5,5 1 135 13,4
Saskatchewan 36 952 -16,6 61 628 148 -4,1 1 668 15,1
Alberta 43 234 -12,5 50 498 834 -3,1 1 168 10,7
Colombie-Britannique 19 759 -0,4 6 452 867 -7,9 327 -7,4
Canada 205 730 -10,3 160 155 748 -4,1 778 6,9

La taille moyenne des exploitations agricoles a augmenté

En 2011, la superficie agricole totale au Canada s’établissait à 160,2 millions d’acres, soit une baisse de 4,1 % par rapport à 2006.

En dépit de la baisse générale du nombre d’exploitations agricoles et de la superficie agricole, la taille moyenne des exploitations agricoles a augmenté depuis le dernier recensement. Comparativement à 2006, la taille moyenne des exploitations agricoles au Canada est passée de 728 acres à 778 acres, ce qui représente une augmentation de 6,9 %.

Le caractère de l’agriculture diffère d’une province à l’autre, car le climat et les types de sol influence les types de produits. La taille des exploitations agricoles diffère aussi d’une région à l’autre : les exploitations agricoles de Terre-Neuve-et-Labrador ont une superficie moyenne de 152 acres, comparativement aux vastes exploitations des Prairies, comme celles de la Saskatchewan, où la superficie agricole moyenne est la plus importante au pays, à 1 668 acres. C’est aussi en Saskatchewan qu’on a noté la hausse la plus importante de la taille moyenne des exploitations, soit 15,1 % (tableau 2).

Changement dans la production

Le Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN) fournit un cadre pour la classification des exploitations agricoles selon les produits qu’elles produisent et la valeur de ces produits. Les types d’exploitations agricoles comprises dans le présent document sont établis à partir de ce système.

Le secteur agricole au Canada est résistant et souple et continue de s’adapter à l’évolution de la conjoncture. Les cultures agricoles et l’élevage de bovins de boucherie ont longtemps été les piliers de l’industrie agricole au Canada et, en 2011, les exploitations productrices d’oléagineux et de céréales ont encore une fois représenté le plus grand nombre d’exploitations agricoles au pays. Toutefois, l’écart entre celles-ci et les autres exploitations agricoles s’est élargi, du fait qu’elles représentent 30,0 % de toutes les exploitations agricoles, comparativement à 26,9 % en 2006 (figure 4). Les producteurs de bovins de boucherie, même si leur nombre a diminué depuis 2006, viennent toujours au deuxième rang en ce qui a trait au type d’exploitations agricoles en 2011. Les producteurs de bovins de boucherie ont toujours été bon deuxièmes, et représentaient 26,6 % de toutes les exploitations agricoles en 2006; mais ils ont dû faire face à de nombreux problèmes depuis la crise de l’ESB en 2003, ce qui fait qu’en 2011, ils représentaient 18,2 % de toutes les exploitations agricoles.

Figure 4: Proportion de toutes les exploitations agricoles selon le type d'exploitation agricole, Canada, 2006 et 2011

Seulement trois types d’exploitations agricoles ont vu leur nombre augmenter : « autres cultures », « oléagineux et céréales », ainsi que « moutons et chèvres ». La catégorie « autres cultures » comprend les établissements dont l’activité principale est la culture du foin, la production de sirop d’érable et de produits de l’érable ou des combinaisons de fruits et de légumes ou d’autres cultures agricoles.

Les exploitations agricoles catégorisées de façon plus générale comme productrices d’animaux représentaient 41,6 % des exploitations agricoles en 2011, comparativement à 50,9 % en 2006. De même, les exploitations agricoles productrices de cultures représentaient 58,4 % des exploitations agricoles, comparativement à 49,1 % en 2006 (figure 5). Ce changement est à la base de nombreux autres résultats compris dans le Recensement de l’agriculture de 2011.

Figure 5: Types d'exploitations agricoles produisant des animaux et des cultures agricoles, en proportion de toutes les exploitations agricoles, Canada, 2006 et 2011

Quelle superficie est consacrée à l'agriculture?

La superficie agricole totale déclarée dans le Recensement de l’agriculture de 2011 représentait 7,2 % de la superficie terrestre totale du Canada. En pourcentage de la superficie terrestre totale de chaque province, la superficie totale agricole allait de 0,1 % à Terre-Neuve-et-Labrador à un peu plus de 42 % à l’Île-du-Prince-Édouard et en Saskatchewan (figure 6).

Figure 6: Superficie agricole totale en proportion de la superficie terrestre totale, Canada et provinces, 2011

Un plus grand nombre d'exploitations agricoles fonctionnent comme des compagnies

On comptait 114 006 exploitations agricoles fonctionnant comme des fermes individuelles en 2011, soit une baisse de 12,9 % par rapport à 2006. Par contre, les 40 714 exploitations fonctionnant comme des compagnies familiales et non familiales ont représenté une hausse de 11,2 %. Les compagnies familiales representait 87,8 % de toutes les compagnies en 2011 . La tendance historique montre une augmentation au fil du temps dans la proportion d'exploitations agricoles fonctionnant comme des compagnies et une baisse de la proportion de celles fonctionnant comme des fermes individuelles (figure 7).

Figure 7: Forme juridique des exploitations agricoles, Canada, 1981 à 2011

Ce sont les exploitations agricoles appartenant aux catégories de revenus agricoles bruts plus élevés qui sont plus susceptibles de fonctionner comme des compagnies, la catégorie des revenus de 2 millions de dollars et plus étant constituée de plus de 80 % d’exploitations agricoles fonctionnant comme des compagnies (figure 8). La proportion d’exploitations agricoles fonctionnant comme des fermes individuelles, ainsi que comme des sociétés de personnes ou ayant une autre forme juridique, a tendance à diminuer au fur et à mesure de l’augmentation des revenus agricoles bruts.

Figure 8: Forme juridique selon la catégorie de revenus agricoles bruts, Canada, 2011

Les changements dans le mode d'occupation et l'utilisation des terres correspondent à la tendance vers les cultures agricoles

En 2011, la superficie des terres consacrées aux cultures agricoles (terres en culture) se situait à 87,4 millions d’acres, ce qui représente une baisse de 1,6 % par rapport à 2006. Le foin cultivé et la luzerne, les composantes des cultures agricoles les plus étroitement liées au secteur des bovins de boucherie, ont connu une baisse de 14,0 %. Celle-ci est liée à la diminution du nombre de bovins de boucherie. Si on exclut le foin cultivé et la luzerne du total des terres en culture, on note une augmentation de 2,0 % pour le reste des terres en culture.

Les terres en culture sont demeurées la composante la plus importante de l’utilisation des terres, représentant 54,6 % du total de la superficie agricole déclarée, soit une proportion légèrement plus élevée qu’en 2006 (figure 9). La superficie totale des pâturages venait au deuxième rang, à 31,2 %. La superficie totale des pâturages, qui comprend les pâturages cultivés ou ensemencés et les terres naturelles pour le pâturage, représentait 50,0 millions d’acres, soit une baisse de 4,3 % par rapport à 2006. Cette diminution a aussi été étroitement liée à la baisse du nombre de bovins de boucherie au cours de la même période.

Les terres en jachère représentaient 5,2 millions d’acres en 2011, soit une baisse de 40,5 % par rapport à 2006. La jachère, une pratique encore largement réservée aux Prairies, ne touchait que 3,2 % de la superficie agricole totale (figure 9). L’utilisation réduite de cette technique de gestion des terres est le résultat de la situation économique ainsi que des changements technologiques.

La superficie des terres boisées et des terres humides a diminué de 8,8 %, pour s’établir à 12,1 millions d’acres, tandis que la superficie de toutes les autres terres a augmenté de 35,8 % par rapport à 2006, pour s’établir à 5,5 millions d’acres. Au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta, les terres déclarées dans le Recensement de l’agriculture de 2011 comme trop humides pour être ensemencées à la suite d’ inondations, ont été incluses dans la superficie des autres terres et non pas dans les terres en culture ou en jachère; ces terres pourraient redevenir des terres en culture lorsque la situation s’améliorera.

Figure 9: Utilisation des terres en proportion de la superficie agricole totale, Canada, 2006 et 2011

L’évolution des tendances quant à l’utilisation des terres est attribuable en partie au recul qu’a connu le secteur des bovins de boucherie, qui s’est heurté à des défis considérables ces dernières années. Depuis la crise de l’ESB, la réglementation concernant la mention obligatoire du pays d’origine sur les étiquettes (COOL) aux États-Unis, l’augmentation du coût des aliments pour animaux, la vigueur du dollar canadien et la diminution des exportations de bœuf ont toutes eu des répercussions sur le secteur. Par conséquent, le nombre de bovins de boucherie a diminué de façon significative, de nombreux exploitants agricoles ayant réduit leur production d’animaux ou ayant quitté ce secteur au cours de la période intercensitaire. L’augmentation des prix de certaines grandes cultures au cours de la même période en a fait une option attrayante. Même si les prix du canola ont augmenté de façon constante et ont contribué à cette tendance dans l’ouest du Canada, les prix élevés du maïs et du soja ont été à l’origine d’une tendance similaire dans certaines parties de l’est du Canada.

Ces changements dans l’utilisation des terres contrastent avec les tendances observées dans le Recensement de 2006, des terres en culture et en jachère étant converties en pâturages, afin de répondre aux besoins d’aliments du nombre croissant de bovins de boucherie, par rapport à la situation qui prévalait au moment de la crise de l’ESB.

La modification des tendances d’utilisation des terres représente une indication que le secteur agricole canadien continue de s’adapter à la situation économique.

Davantage de locataires, moins de propriétaires

La majorité du total des terres agricoles (y compris les terres utilisées par d’autres) au Canada appartenaient à ceux qui les exploitaient, soit 61,5 %. Venaient au deuxième rang, les terres louées, à 21,9 %, et les terres louées des gouvernements, à 13,1 % (figure 10).

Figure 10: Composition du mode d'occupation de la superficie agricole totale, Canada, 2011

La superficie totale possédée dans les exploitations agricoles au Canada s’établissait à 103,5 millions d’acres en 2011, en baisse par rapport aux 110,3 millions d’acres enregistrés en 2006. Les terres louées des autres représentaient 36,8 millions d’acres, soit une hausse par rapport aux 34,1 millions d’acres enregistrés en 2006.

Les exploitants agricoles ont continué de réagir à un environnement de plus en plus concurrentiel en modifiant leur mode d’occupation. En proportion de la superficie agricole totale, les terres possédées sont en baisse constante à chaque recensement depuis 1976 (figure 11).

Figure 11: Mode d'occupation en proportion de la superficie agricole totale, Canada, 1976 à 2011

La location de terres représentait la deuxième composante en importance du mode d’occupation et a augmenté lors des derniers recensements. Plusieurs facteurs ont contribué à ce changement, comme l’augmentation des prix des terres et le vieillissement de la population des agriculteurs.

La location de terres représente une façon moins capitalistique d’élargir les activités d’une exploitation, afin de profiter de l’augmentation du prix des produits. Par ailleurs, les exploitants agricoles qui prennent leur retraite peuvent vouloir conserver la propriété de leurs terres et les louer pour qu’elles soient utilisées par d’autres exploitants agricoles. La pratique actuelle des non-agriculteurs et des fonds d’investissement qui investissent dans des terres et les louent à des exploitants agricoles contribue aussi à cette tendance.

Depuis 2006, la superficie totale louée des gouvernements a diminué de 1,5 million d’acres et, en 2011, s’établissait à 22,1 millions d’acres. Cette baisse est largement liée à celle du nombre de bovins de boucherie, la majeure partie de ces terres étant des terres peu productives utilisées pour les animaux en pâturage.

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