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Juin 2007
Vol. 8, no 6

L'emploi et le revenu en perspective


Tendances et saisonnalité de l’absentéisme
Ernest B. Akyeampong

On porte un intérêt constant aux absences des employés causées par une maladie ou une incapacité. Ces absences peuvent durer une partie de la semaine ou une semaine entière (voir Sources des données et définitions)1. Des études passées ont examiné en détail les tendances et les différences entre divers groupes de travailleurs en ce qui a trait aux absences du travail liées à la maladie, en combinant les absences d’une semaine entière ou d’une partie de la semaine (Akyeampong, 1988, 1992, 1995, 1999)2. Jusqu’à maintenant, aucune étude n’a été effectuée pour les deux périodes séparément, même si les absences sur une partie de la semaine sont rarement annoncées et sont donc plus contraignantes pour les chefs, en matière de planification et de production, et pour les collègues. Cet article examine non seulement les différentes tendances pour chacun des deux types d’absences, mais aussi leur saisonnalité durant la décennie allant de 1997 à 2006, c’est-à-dire depuis le dernier remaniement de l’Enquête sur la population active.

Tendance à la hausse des absences sur une partie de la semaine durant la dernière décennie

Le nombre hebdomadaire d’employés ne venant pas travailler à cause d’une maladie ou d’une incapacité a augmenté de façon constante durant les 10 dernières années, passant de 431 000 en 1997 à 758 000 en 2006. Le contrôle de la croissance de l’emploi ne change pas la donne (tableau, et graphique A); l’incidence a augmenté de manière constante, passant de 3,8 % en 1997 à 5,4 % en 2006. Les facteurs favorisant cette tendance sont le vieillissement de la population active et les améliorations apportées au régime d’indemnités des congés de maladie.3

La tendance pour chaque type d’absence liée à la maladie est généralement à la hausse, mais est bien plus prononcée pour les absences sur une partie de la semaine. Par exemple, alors que le nombre d’employés déclarant une absence d’une semaine entière a augmenté de près du tiers (de 199 000 en 1997 à 262 000 en 2006), les absences sur une partie de la semaine ont plus que doublé (de 232 000 à 496 000). De la même manière, l’incidence des absences sur une semaine entière a légèrement augmenté, passant de 1,8 % à 1,9 % entre 1997 et 2006, alors que celle des absences sur une partie de la semaine a bondi, passant de 2,0 % à 3,5 %. Pour simplifier les faits, les absences sur une partie de la semaine ont été, durant la dernière décennie, le principal facteur d’augmentation générale des absences du travail dues à une maladie ou une incapacité. Au cours de cette période, les femmes ont affiché une plus grande incidence que les hommes pour ce qui est des absences liées à une maladie sur une semaine entière ou sur une partie de celle-ci (graphique B). Néanmoins, pour les femmes comme pour les hommes, l’incidence des absences sur une semaine entière n’a que très peu évolué au cours de cette période, alors que celle des absences sur une partie de la semaine a rapidement augmenté.

Saisonnalité : facteur des absences sur une partie de la semaine

Ce n’est peut-être pas si étonnant que ça, mais les absences liées à la maladie sont largement saisonnières, atteignant un sommet durant les mois d’hiver (de décembre à février) et un creux durant l’été (de juin à août) (graphique C). En hiver, la grande incidence est susceptible d’être liée à la prévalence de maladies contagieuses à cette période, notamment le rhume et la grippe. La faible incidence pendant l’été peut s’expliquer en partie par le fait que bien des employés prennent leurs congés durant ces mois. Étant donné la conception de l’enquête, ceux qui tombent malades pendant leurs vacances déclareront davantage « congés » plutôt que « maladie ou incapacité » comme raison principale de leur absence du travail.

La saisonnalité est bien moins évidente dans les absences sur une semaine entière. Comparées à la moyenne annuelle, les absences sur une partie de la semaine sont d’environ 30 % plus fréquentes durant les mois d’hiver et de presque 20 % moins fréquentes durant les mois d’été.

Le nombre d’heures perdues par absence reste le même

Les heures perdues pour des absences liées à une maladie sur une semaine entière reflètent par définition la moyenne d’heures habituellement travaillées (environ 37 heures entre 1997 et 2006). De la même façon, le temps perdu pour des absences sur une partie de la semaine s’élevait à une moyenne de 11 heures (environ une journée et demie).

Résumé

Au cours des 10 dernières années, on constate une augmentation du nombre et de la proportion des employés absents du travail sur une semaine entière ou sur une partie de celle-ci à cause d’une maladie ou d’une incapacité. L’augmentation a été bien plus importante pour les absences sur une partie de la semaine. Le nombre d’employés absents pour une semaine entière est passé de 199 000 en 1997 à 262 000 en 2006, et l’incidence a légèrement augmenté, passant ainsi de 1,8 % à 1,9 %. L’augmentation correspondante pour les absences sur une partie de la semaine était de 232 000 à 496 000 et de 2,0 % à 3,5 %.

Tant les hommes que les femmes ont contribué à l’incidence croissante, avec des taux plus importants pour les absences sur une semaine entière et sur une partie de celle-ci chez les femmes. Les raisons de ces tendances à la hausse du nombre et de l’incidence comprennent le vieillissement de la population active et les améliorations apportées au régime d’indemnités des congés de maladie. Alors que les absences sur une semaine entière n’ont affiché que très peu d’aspects saisonniers, on ne peut pas en dire autant des absences sur une partie de la semaine. Comparées à la moyenne annuelle, les absences dues à une maladie sur une partie de la semaine sont d’environ 30 % plus courantes en hiver et de près de 20 % moins courantes en été.

Source des données et définitions

L’Enquête sur la population active (EPA) recueille chaque mois des données sur l’activité du marché du travail de la population civile hors-établissement de 15 ans et plus au cours de la semaine de référence. Les territoires sont exclus du total national, de même que les personnes qui vivent dans les réserves indiennes. L’échantillon d’enquête comprend environ 53 000 ménages, qui font tous partie de l’échantillon pendant une période de six mois consécutifs.

Parmi d’autres sujets, l’Enquête sur la population active demande aux répondants s’ils ont été absents du travail au cours de la semaine de référence et, dans l’affirmative, la raison de cette absence. S’ils ont déclaré une absence pour leur propre maladie ou incapacité, ils sont alors interrogés sur le nombre d’heures ainsi perdues. La dénomination « absence sur une semaine entière » ou « absence sur une partie de la semaine » est affectée en comparant le nombre d’heures hebdomadaires habituellement travaillées avec les heures perdues à cause d’une maladie ou d’une incapacité.

Afin de simplifier l’analyse, la saisonnalité dans cet article est fondée sur les quatre saisons plutôt que sur chaque mois : hiver (de décembre à février), printemps (de mars à mai), été (de juin à août) et automne (de septembre à novembre). L’indice saisonnier a été élaboré grâce à la donnée moyenne annuelle, qui est de 1,00.

Notes

  1. Le plan de l’Enquête sur la population active détermine si une absence liée à une maladie correspond à la totalité ou à une partie d’une semaine. Les résultats de l’enquête sont fondés sur l’activité sur le marché du travail durant une semaine de référence, habituellement la semaine qui contient le 15e jour du mois. Aussi, les absences survenues dans la semaine de référence ne signifient pas toujours des périodes d’absence achevées. De tels renseignements ne peuvent être obtenus que d’une enquête longitudinale, telle que l’Enquête sur la dynamique du travail et du revenu.

  2. Dans ces études antérieures, l’accent a été mis sur l’absentéisme, et ainsi, en accord avec les pratiques internationales, les employés à temps partiel, qui ont généralement de faibles taux d’absentéisme, ont été exclus des analyses. Dans cet article, la population inclut à la fois les employés à plein temps et ceux à temps partiel.

  3. Les études ont montré que les absences du travail liées à la maladie augmentent avec l’âge (Statistique Canada, 2007).

Documents consultés

  • AKYEAMPONG, Ernest B. 1988. « Les absences du travail pour motifs personnels », La population active, vol. 44, no 5, mai, no 71-001-XPB au catalogue de Statistique Canada, p. 87 à 121.

  • ---. 1992. « L’absentéisme : une mise à jour », L’emploi et le revenu perspective, vol. 4, no 1, printemps, no 75-001-XPF au catalogue de Statistique Canada, p. 48 à 58, (consulté le 11 juin 2007).

  • ---. 1995. « S’absenter du travail (PDF) », L’emploi et le revenu perspective, vol. 7, no 1, printemps, no 75-001-XPF au catalogue de Statistique Canada, p. 14 à 19, (consulté le 11 juin 2007).

  • ---. 1999. « Absences du travail en 1998 : les écarts selon le secteur (PDF) », L’emploi et le revenu perspective, vol. 11, no 3, automne, no 75-001-XPF au catalogue de Statistique Canada, p. 34 à 40, (consulté le 11 juin 2007).

  • STATISTIQUE CANADA. 2007. Taux d’absence du travail, 2006, no 71-211-XWF au catalogue de Statistique Canada, Ottawa, (consulté le 11 juin 2007).

Article intégral en format PDF

Auteur
Ernest B. Akyeampong est retraité de la Division de l’analyse des enquêtes sur le travail et les ménages. Pour plus de renseignements, on peut communiquer avec Henry Pold au 613-951-4608 ou à perspective@statcan.gc.ca.


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Date de modification : 2014-05-14 Avis importants