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Au fur et à mesure que le nombre d'immigrants provenant de différentes parties du monde augmente, le profil linguistique du Canada se modifie. En 2006, le nombre d'allophones —personnes dont la langue maternelle n'est ni le français ni l'anglais — s'élevait à 6,3 millions, en hausse de 958 000 personnes par rapport à 2001.

Cette croissance de 18 % a porté la proportion d'allophones à 1 personne sur 5 au Canada. Par conséquent, le pourcentage d'anglophones au sein de la population est passé de 59 % en 2001 à 58 % en 2006 et celui des francophones, de 23 % à 22 %.

Progression des langues chinoises, de l'ourdou et de l'espagnol

Les personnes de langue maternelle chinoise — le mandarin, le cantonnais, le hakka, le taïwanais, le chaochow (teochow), le fou-kien et le shanghaïen — représentaient le plus important groupe d'allophones du pays en 2006. La population dont la langue maternelle est le chinois est passée de 3 % des allophones en 1971 à 16 % en 2006; s'élevant à 1 034 000 personnes, ce groupe représentait plus de 3 % de l'ensemble de la population.

Parmi les 10 groupes allophones les plus importants au Canada, l'ourdou est celui qui a connu la plus forte croissance de 2001 à 2006, en hausse de 80 % de son effectif, qui est passé de 87 000 à 156 000. (L'ourdou est une langue répandue en Inde et au Pakistan.) La population ayant l'ourdou comme langue maternelle représentait 3 % des allophones et 0,5 % de la population du Canada en 2006.
Le pourcentage de la population dont la langue maternelle est l'espagnol a aussi monté, passant de 1 % des langues maternelles non officielles en 1971 à 6 % en 2006.

Recul de certaines langues

Les groupes linguistiques traditionnellement bien représentés au Canada — comme l'italien et l'ukrainien — ont enregistré des reculs au Recensement de 2006.

La proportion de Canadiens ayant l'italien comme langue maternelle diminue depuis des décennies, passant de 19 % de toutes les langues non officielles en 1971 à 8 % en 2006. Les Italiens n'en constituent pas moins le deuxième groupe d'allophones au pays.

La perte est comparable pour le groupe de langue maternelle ukrainienne. La proportion de la population ayant l'ukrainien comme langue maternelle est passée de 11 % de toutes les langues non officielles en 1971 à 2 % en 2006.

Quant à l'allemand, en baisse depuis 1961, on a assisté à une hausse soudaine de 2001 à 2006, le groupe s'étant accru de 11 000 personnes. La part de l'allemand chez les allophones a néanmoins continué de régresser, passant de 19 % en 1971 à 7 % en 2006.

graphique 30.1 Taux de chômage, certaines industries
Voir la source des données du graphique 18.1

Hausse de l'immersion en français

Dans les écoles primaires et secondaires subventionnées par l'État, le nombre d'élèves inscrits à des programmes d'immersion en français langue seconde augmente constamment. Cela contraste avec le recul du nombre total d'inscriptions au pays, qui a baissé de 3 % de 2000-2001 à 2006-2007. Durant l'année scolaire 2006-2007, 300 000 jeunes étaient inscrits à un programme d'immersion en français, soit 6 % de tous les élèves. Les effectifs de ces programmes ont augmenté de 10 % depuis 2000-2001.

De 2000-2001 à 2006-2007, le nombre d'élèves inscrits à des programmes d'immersion en français a grimpé de 46 % à Terre-Neuve-et-Labrador, de 30 % en Colombie-Britannique et de 18 % en Alberta. Le nombre d'inscriptions à ces programmes a augmenté dans toutes les provinces sauf au Nouveau-Brunswick, où une diminution de 6 % a été enregistrée depuis 2000-2001.

graphique 30.2 Taux de chômage selon certains groupes d'âge
Voir la source des données du graphique 18.2

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