Comprendre la balance du commerce international de marchandises du Canada

La balance commerciale est la différence entre la valeur des exportations et celle des importations pour une période donnée. Elle peut être calculée d'un point de vue global ou pour certaines catégories de produits ou des partenaires commerciaux particuliers. Les statistiques sur la balance commerciale sont généralement calculées en soustrayant la valeur des importations de celle des exportations.

Dans le contexte des discussions sur la balance commerciale du Canada, différentes statistiques peuvent être mentionnées. Par exemple, Statistique Canada produit des statistiques sur le commerce international de marchandises fondées sur deux bases différentes, soit :

  • la base douanière; et
  • la base de la balance des paiements (BDP).

Ces bases permettent de calculer la balance du commerce de biens avec le monde et avec certains pays selon ces deux perspectives. La principale différence entre les concepts de la base douanière et de la base de la BDP réside dans ce qui est mesuré par ces données. Les statistiques sur la base douanière couvrent le mouvement physique des biens entre le Canada et ses partenaires commerciaux, tandis que les données sur la base de la BDP font le suivi des transferts de propriété entre les résidents et les non-résidents du Canada.

  • Les données sur la base douanière servent à compiler les exportations nettes (le terme utilisé pour indiquer une « balance » sur une base douanière).
  • Les données sur la base de la BDP servent à produire l'indicateur officiel de la balance du commerce de marchandises pour les biens, ainsi que la balance du commerce de biens et de services.

De plus, les organismes qui recueillent des renseignements sur le commerce de marchandises dans d'autres pays produisent des statistiques qui montrent souvent une balance commerciale avec le Canada différente que celle mesurée par Statistique Canada.

Bien que toutes ces statistiques soient des mesures valides, elles sont fondées sur des données différentes, chacune ayant ses propres concepts, définitions et utilisations. La compréhension des principaux concepts et des principales utilisations pour chaque base peut permettre de déterminer les statistiques qui conviendraient le mieux aux objectifs des utilisateurs de données.

Statistiques sur la base douanière

Les statistiques sur la base douanière permettent de mesurer les fluctuations du stock de ressources matérielles du Canada qui découlent de l'entrée (importations) et de la sortie (exportations) des biens du pays. Les données sur la base douanière sont donc utiles pour comprendre le mouvement physique des biens entre les pays. Ces statistiques proposent des catégories de produits très détaillées et plusieurs dimensions différentes, comme la province ou le territoire, le port et le mode de transport.

Les données sur la base douanière sont disponibles pour tous les partenaires commerciaux du Canada. Les importations sont attribuées au pays d'origine des biens et les exportations, au pays qui est la dernière destination connue. Le commerce avec un pays donné peut être ventilé davantage selon le produit et d'autres dimensions. Étant donné que les droits et les tarifs douaniers sont habituellement calculés en fonction du pays d'origine des biens (le pays où les produits ont été cultivés, extraits ou fabriqués), les données sur la base douanière peuvent être plus pertinentes dans le contexte des tarifs.

Toutefois, les données sur la base douanière ne sont pas directement comparables aux données sur le commerce des services ou à d'autres indicateurs macroéconomiques comme le produit intérieur brut (PIB). Les statistiques fondées sur la base de la BDP sont, quant à elles, compatibles avec ces données et donnent ainsi une perspective plus large des activités commerciales du Canada.

Statistiques sur la base de la balance des paiements

Les données sur le commerce sur la base de la BDP fournissent une mesure des transactions économiques de biens entre les résidents et les non-résidents du Canada qui découlent d'un transfert de propriété. La mesure officielle de la balance commerciale du Canada est calculée en soustrayant les importations sur la base de la BDP des exportations sur la base de la BDP.

Les données sur le commerce de marchandises du Canada sur la base de la BDP proviennent des données sur la base douanière, qui sont ensuite ajustées pour s'harmoniser avec les concepts de la BDP. Ces ajustements, qui portent principalement sur l'évaluation, la couverture et la période statistique, permettent l'intégration des données sur le commerce de marchandises à d'autres statistiques des comptes macroéconomiques, comme le produit intérieur brut (PIB).

Contrairement aux données sur la base douanière, qui sont multidimensionnelles, les données sur la base de la BDP ne sont disponibles que par catégorie agrégée de produits ou partenaire commercial principal (qui comprend 27 pays particuliers). Par conséquent, il n'est pas possible de ventiler les importations et les exportations avec un certain pays par catégorie de produits.

Les importations des principaux partenaires commerciaux sont attribuées au pays d'exportation des biens afin de tenir compte du concept de transfert de propriété sur la base de la BDP. Comme pour les données sur la base douanière, les exportations sont attribuées au pays qui est la dernière destination connue.

En plus de la balance du commerce de biens sur la base de la BDP, la balance commerciale peut également être calculée pour les biens et les services combinés afin d'obtenir un tableau plus complet des activités commerciales du Canada. Cela se fait en ajoutant les données sur le commerce de marchandises sur la base de la BDP pour les biens et les données sur le commerce de services, puis en soustrayant les importations des exportations. Puisque les renseignements du partenaire commercial principal sont également disponibles pour les données sur le commerce de services, il est possible de calculer une balance commerciale totale (biens et services) pour les principaux partenaires commerciaux du Canada.

Comparaison des statistiques sur le commerce bilatéral de marchandises

On pourrait s'attendre à ce que les statistiques commerciales d'un pays correspondent aux statistiques commerciales d'un autre pays pour ce qui est du commerce bilatéral entre les deux, mais ce n'est généralement pas le cas. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les données produites par un pays peuvent différer de celles produites par un autre pays, le facteur clé étant l'attribution des pays partenaires dans les statistiques sur le commerce international de marchandises.

Pour illustrer l'attribution des pays partenaires dans les statistiques sur le commerce et l'incidence sur la comparabilité des données sur le commerce bilatéral, examinons l'exemple du commerce du Canada avec les États-Unis.

Comparaison des données sur le commerce bilatéral sur la base douanière

En commençant par les données sur la base douanière, les deux pays suivent les normes internationales en ce qui concerne l'attribution des partenaires commerciaux dans leurs statistiques. Ces normes recommandent ce qui suit :

  • l'attribution des importations au pays d'origine des biens; et
  • l'attribution des exportations, qui comprennent les exportations nationales et les réexportations, au pays qui est la dernière destination connue.

Les réexportations désignent les exportations de biens provenant d'un autre pays qui ont d'abord été importés, puis réexportés sans modification importante ou après avoir subi un traitement mineur (de l'emballage par exemple), ce qui ne change pas leur nature essentielle. Le traitement des réexportations dans la compilation des statistiques sur le commerce de marchandises est un facteur important expliquant les différences (ou asymétries) dans la balance du commerce bilatéral entre les partenaires commerciaux.

Les chargements en transit sont différents des réexportations et représentent des échanges entre deux pays qui comptent en partie sur l'infrastructure de transport d'un pays tiers. Les chargements en transit ne passent généralement pas aux douanes du pays tiers, ce pays ne serait donc pas indiqué comme étant le pays d'origine ou le pays d'exportation.

Selon les données de Statistique Canada, le Canada a importé pour 373,7 milliards de dollars (toutes les valeurs sont exprimées en dollars canadiens) de biens en provenance des États-Unis en 2023. Pour la même année, les données compilées par les États-Unis indiquent que les exportations américaines vers le Canada se sont élevées à 478,1 milliards de dollars. L'attribution du pays partenaire est à l'origine de la majeure partie de la différence (ou de l'asymétrie) observée entre ces deux chiffres. Comme mentionné précédemment, les statistiques sur les importations canadiennes sont attribuées au pays d'origine. Cela comprend les biens d'origine américaine qui ont été expédiés directement des pays autres que les États-Unis. Dans les données sur les exportations des États-Unis, ces biens n'apparaissent pas comme des exportations vers le Canada, mais comme des exportations vers un pays tiers. De plus, les données américaines sur les exportations totales comprennent les réexportations au Canada de biens d'origine étrangère qui, dans les données sur les importations canadiennes, sont attribuées au pays d'origine. Sur la différence de 104,4 milliards de dollars dans ces statistiques sur le commerce bilatéral, les réexportations américaines de biens d'origine étrangère, qui s'élèvent à 86,3 milliards de dollars, représentent environ 83 % de la différence observée.

L'attribution du partenaire commercial entraîne également une asymétrie lorsqu'on examine le commerce en direction sud : les exportations canadiennes aux États-Unis et les importations américaines en provenance du Canada. Les données canadiennes montrent qu'en 2023, le Canada a exporté pour 594,5 milliards de dollars de biens aux États-Unis, alors que les données des États-Unis indiquent que les importations en provenance du Canada se sont chiffrées à 564,9 milliards de dollars. Encore une fois, l'attribution du pays partenaire est le principal facteur expliquant la différence observée, principalement en ce qui concerne les réexportations de biens d'origine étrangère du Canada vers les États-Unis. Conformément aux normes internationales, les exportations totales comprennent les exportations nationales et les réexportations de biens d'origine étrangère. Du côté des importations, ces réexportations sont attribuées au pays d'origine des biens, et non au pays d'où ils ont été directement expédiés. En 2023, les réexportations de biens d'origine étrangère du Canada vers les États-Unis se sont élevées à 25,0 milliards de dollars, ce qui représente 85 % de l'asymétrie observée dans les statistiques sur le commerce bilatéral. De plus, les données sur les importations des États-Unis comprennent les importations de biens d'origine canadienne provenant de pays autres que le Canada, qui sont attribuées à d'autres pays de destination dans les données sur les exportations canadiennes.

Ces asymétries dans les statistiques sur le commerce bilatéral publiées par les pays sont normales et se retrouvent dans les exportations nettes sur la base douanière. Dans le cas du commerce entre le Canada et les États-Unis, l'excédent des exportations nettes du Canada en 2023 (220,8 milliards de dollars) est plus élevé dans les statistiques sur la base douanière de Statistique Canada que dans les statistiques équivalentes publiées par les États-Unis (86,8 milliards de dollars).

Comparaison des données sur le commerce bilatéral sur la base de la balance des paiements

Les asymétries dans les statistiques sur le commerce bilatéral ressortent également dans les données sur la base de la BDP. Ces différences découlent principalement de l'attribution du pays partenaire et des ajustements de la BDP. Les normes en matière de BDP recommandent que les organismes identifient le dernier pays propriétaire des biens à des fins d'attribution dans les statistiques sur les importations. Toutefois, aucune méthode précise n'a pas été prescrite pour le faire.

Les données canadiennes indiquent qu'en 2023, les exportations vers les États-Unis se sont chiffrées à 592,9 milliards de dollars, alors que les données américaines montrent que les importations de biens provenant du Canada se sont élevées à 576,6 milliards de dollars. Comme pour les données sur la base douanière, et contrairement à l'approche canadienne pour les importations sur la base de la BDP, les importations des États-Unis sur la base de la BDP sont attribuées au pays d'origine et comprennent les biens d'origine canadienne importés de pays autres que le Canada. De plus, les exportations totales du Canada comprennent les réexportations de biens d'origine étrangère vers les États-Unis. L'asymétrie qui en résulte concorde donc essentiellement avec les données sur la base douanière pour les exportations canadiennes vers les États-Unis et les importations américaines en provenance du Canada.

Dans le scénario inverse (importations canadiennes en provenance des États-Unis et exportations américaines vers le Canada), l'attribution du partenaire commercial est moins importante. Contrairement aux données sur la base douanière, les importations du Canada sur la base de la BDP sont attribuées au pays d'exportation et non au pays d'origine. En 2023, les importations canadiennes en provenance des États-Unis se sont élevées à 484,6 milliards de dollars, tandis que les États-Unis ont indiqué que leurs exportations de biens vers le Canada se sont établies à 478,9 milliards de dollars.

Bien que certains ajustements de la BDP soient communs aux deux pays, ils sont en grande partie compilés de façon indépendante à partir de différentes sources de données. Cela peut entraîner des différences entre les importations déclarées d'un pays et les exportations déclarées d'un autre, et vice versa. Parmi les ajustements de la BDP qui peuvent donner lieu à des asymétries, citons notamment ceux relatifs à la définition du commerce (les réparations par exemple), à l'évaluation et à la résidence, et à la période statistique.

Comme pour les données douanières, les asymétries entre les statistiques commerciales bilatérales publiées par les pays sont normales et se reflètent dans la balance commerciale sur la base de la balance des paiements. Dans le cas du commerce entre le Canada et les États-Unis, l'excédent commercial du Canada en 2023 (108,3 milliards de dollars) est plus élevé dans les statistiques sur la base de la balance des paiements de Statistique Canada que dans les statistiques équivalentes publiées par les États-Unis (97,7 milliards de dollars).

 

Valeurs sur la base douanière

Valeurs sur la base de la BDP

Commerce vers le nord : importations canadiennes

373,7 milliards de dollars

484,6 milliards de dollars

Commerce vers le nord : exportations américaines

478,1 milliards de dollars

478,9 milliards de dollars

Commerce vers le sud : exportations canadiennes

594,5 milliards de dollars

592,9 milliards de dollars

Commerce vers le sud : importations américaines

564,9 milliards de dollars

576,6 milliards de dollars

Données canadiennes : exportations nettes/balance du commerce

+220,8 milliards de dollars

+108,3 milliards de dollars

Données américaines : exportations nettes/balance du commerce

-86,8 milliards de dollars

-97,7 milliards de dollars

Toutes les valeurs sont en dollars canadiens
Source: Tableau 12-10-0005-01 Commerce bilatéral de biens du Canada et des États-Unis, base douanière et de la balance des paiements, par devise et orientation du commerce, trimestriel

Des explications détaillées des définitions et des concepts liés aux comparaisons des données sur le commerce bilatéral, sur la base douanière et sur la base de la BDP, se trouvent dans l'article intitulé « Comparaison des données sur le commerce bilatéral de biens du Canada et des États-Unis, 2014, 2015 et 2016 ».

Statistique Canada fait le suivi des statistiques publiées pour les deux pays dans son tableau intitulé « Commerce bilatéral de biens du Canada et des États-Unis, base douanière et de la balance des paiements, par devise et orientation du commerce, trimestriel », qui présente des données en dollars canadiens et américains.

Pour obtenir plus de renseignements sur les sources de données, les concepts et les définitions des statistiques sur la base douanière et sur la base de la BDP, consulter le Guide des statistiques du Commerce international de marchandises du Canada.

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C.v pour les ventes totales selon la géographie - novembre 2024

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C,v, pour les ventes totales selon la géographie - octobre 2024
Géographie Mois
202311 202312 202401 202402 202403 202404 202405 202406 202407 202408 202409 202410 202411
pourcentage
Canada 0,7 0,8 1,0 0,8 1,0 0,4 0,4 0,4 0,4 0,8 0,8 0,8 0,8
Terre-Neuve et Labrador 0,7 0,7 0,8 0,9 1,1 1,3 1,0 0,5 0,4 0,5 0,6 0,9 1,0
Île-du-Prince-Édouard 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nouvelle-Écosse 7,0 12,7 4,8 2,7 2,7 3,0 5,2 4,2 2,8 5,3 3,1 3,9 5,2
Nouveau-Brunswick 1,7 1,8 2,1 1,6 2,1 1,8 0,5 0,7 1,0 1,8 1,3 2,2 1,6
Québec 3,4 2,6 2,7 3,2 4,5 2,0 1,9 1,5 1,8 2,4 3,2 2,9 3,0
Ontario 1,3 1,4 2,2 1,7 1,8 0,8 0,8 0,8 0,7 1,7 1,6 1,4 1,4
Manitoba 1,3 1,2 1,0 0,8 1,0 0,7 0,8 0,5 0,6 1,2 1,5 1,7 1,4
Saskatchewan 1,2 2,1 2,3 1,2 1,0 0,7 0,2 0,3 0,7 1,2 0,5 1,0 0,5
Alberta 0,6 1,1 0,8 0,7 0,7 0,2 0,3 0,4 0,5 1,0 0,8 1,2 1,5
Colombie-Britannique 1,9 1,7 1,8 1,8 1,9 0,9 1,0 1,3 1,1 1,9 2,1 2,0 1,7
Yukon 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Territoires du Nord-Ouest 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nunavut 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C.v pour les ventes totales selon la géographie - octobre 2024

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C,v, pour les ventes totales selon la géographie - octobre 2024
Géographie Mois
202310 202311 202312 202401 202402 202403 202404 202405 202406 202407 202408 202409 202410
pourcentage
Canada 0,8 0,7 0,8 1,0 0,8 1,0 0,4 0,4 0,4 0,4 0,8 0,8 0,8
Terre-Neuve et Labrador 0,8 0,7 0,7 0,8 0,9 1,1 1,3 1,0 0,5 0,4 0,5 0,6 0,8
Île-du-Prince-Édouard 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nouvelle-Écosse 2,1 7,0 12,7 4,8 2,7 2,7 3,0 5,2 4,2 2,8 5,3 3,1 3,8
Nouveau-Brunswick 1,7 1,7 1,8 2,1 1,6 2,1 1,8 0,5 0,7 1,0 1,8 1,3 2,1
Québec 2,6 3,4 2,6 2,7 3,2 4,5 2,0 1,9 1,5 1,8 2,4 3,2 3,1
Ontario 1,6 1,3 1,4 2,2 1,7 1,8 0,8 0,8 0,8 0,7 1,7 1,6 1,4
Manitoba 2,5 1,3 1,2 1,0 0,8 1,0 0,7 0,8 0,5 0,6 1,2 1,5 1,5
Saskatchewan 1,7 1,2 2,1 2,3 1,2 1,0 0,7 0,2 0,3 0,7 1,2 0,5 0,8
Alberta 1,0 0,6 1,1 0,8 0,7 0,7 0,2 0,3 0,4 0,5 1,0 0,8 1,3
Colombie-Britannique 1,9 1,9 1,7 1,8 1,8 1,9 0,9 1,0 1,3 1,1 1,9 2,1 2,0
Yukon 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Territoires du Nord-Ouest 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nunavut 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C.v pour les ventes totales selon la géographie - septembre 2024

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C,v, pour les ventes totales selon la géographie - septembre 2024
Géographie Mois
202309 202310 202311 202312 202401 202402 202403 202404 202405 202406 202407 202408 202409
pourcentage
Canada 0,8 0,8 0,7 0,8 1,0 0,8 1,0 0,4 0,4 0,4 0,4 0,8 0,8
Terre-Neuve et Labrador 0,7 0,8 0,7 0,7 0,8 0,9 1,1 1,3 1,0 0,5 0,4 0,5 0,6
Île-du-Prince-Édouard 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nouvelle-Écosse 2,6 2,1 7,0 12,7 4,8 2,7 2,7 3,0 5,2 4,2 2,8 5,3 2,6
Nouveau-Brunswick 1,6 1,7 1,7 1,8 2,1 1,6 2,1 1,8 0,5 0,7 1,0 1,8 1,3
Québec 2,5 2,6 3,4 2,6 2,7 3,2 4,5 2,0 1,9 1,5 1,8 2,4 3,0
Ontario 1,6 1,6 1,3 1,4 2,2 1,7 1,8 0,8 0,8 0,8 0,7 1,7 1,5
Manitoba 1,1 2,5 1,3 1,2 1,0 0,8 1,0 0,7 0,8 0,5 0,6 1,2 1,4
Saskatchewan 1,9 1,7 1,2 2,1 2,3 1,2 1,0 0,7 0,2 0,3 0,7 1,2 0,5
Alberta 1,0 1,0 0,6 1,1 0,8 0,7 0,7 0,2 0,3 0,4 0,5 1,0 0,8
Colombie-Britannique 2,0 1,9 1,9 1,7 1,8 1,8 1,9 0,9 1,0 1,3 1,1 1,9 2,2
Yukon 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Territoires du Nord-Ouest 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nunavut 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C.v pour les ventes totales selon la géographie - août 2024

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C,v, pour les ventes totales selon la géographie - août 2024
Géographie Mois
202308 202309 202310 202311 202312 202401 202402 202403 202404 202405 202406 202407 202408
pourcentage
Canada 0,7 0,8 0,8 0,7 0,8 1,0 0,8 1,0 0,4 0,4 0,4 0,4 0,5
Terre-Neuve et Labrador 1,1 0,7 0,8 0,7 0,7 0,8 0,9 1,1 1,3 1,0 0,5 0,4 0,3
Île-du-Prince-Édouard 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nouvelle-Écosse 3,9 2,6 2,1 7,0 12,7 4,8 2,7 2,7 3,0 5,1 4,5 2,8 3,0
Nouveau-Brunswick 1,5 1,6 1,7 1,7 1,8 2,1 1,6 2,1 1,8 0,6 0,7 1,0 0,8
Québec 2,6 2,5 2,6 3,4 2,6 2,7 3,2 4,5 2,0 1,9 1,5 1,8 1,8
Ontario 1,3 1,6 1,6 1,3 1,4 2,2 1,7 1,8 0,8 0,8 0,8 0,7 0,8
Manitoba 1,5 1,1 2,5 1,3 1,2 1,0 0,8 1,0 0,7 0,8 0,5 0,6 0,6
Saskatchewan 2,8 1,9 1,7 1,2 2,1 2,3 1,2 1,0 0,7 0,2 0,3 0,7 0,6
Alberta 0,6 1,0 1,0 0,6 1,1 0,8 0,7 0,7 0,2 0,3 0,4 0,5 0,5
Colombie-Britannique 2,4 2,0 1,9 1,9 1,7 1,8 1,8 1,9 0,9 1,0 1,3 1,1 0,9
Yukon 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Territoires du Nord-Ouest 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nunavut 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C.v. pour les ventes totales selon la géographie - juillet 2024

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C,v, pour les ventes totales selon la géographie - juillet 2024
Géographie Mois
202307 202308 202309 202310 202311 202312 202401 202402 202403 202404 202405 202406 202407
pourcentage
Canada 0,7 0,7 0,8 0,8 0,7 0,8 1,0 0,8 1,0 0,4 0,4 0,4 0,4
Terre-Neuve et Labrador 0,8 1,1 0,7 0,8 0,7 0,7 0,8 0,9 1,1 1,3 1,0 0,5 0,4
Île-du-Prince-Édouard 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nouvelle-Écosse 4,2 3,9 2,6 2,1 7,0 12,7 4,8 2,7 2,7 3,0 5,2 4,2 3,3
Nouveau-Brunswick 2,9 1,5 1,6 1,7 1,7 1,8 2,1 1,6 2,1 1,8 0,5 0,7 1,3
Québec 2,6 2,6 2,5 2,6 3,4 2,6 2,7 3,2 4,5 2,0 1,9 1,5 1,6
Ontario 1,4 1,3 1,6 1,6 1,3 1,4 2,2 1,7 1,8 0,8 0,8 0,8 0,7
Manitoba 1,1 1,5 1,1 2,5 1,3 1,2 1,0 0,8 1,0 0,7 0,8 0,5 0,6
Saskatchewan 1,2 2,8 1,9 1,7 1,2 2,1 2,3 1,2 1,0 0,7 0,2 0,3 0,7
Alberta 0,5 0,6 1,0 1,0 0,6 1,1 0,8 0,7 0,7 0,2 0,3 0,4 0,6
Colombie-Britannique 1,9 2,4 2,0 1,9 1,9 1,7 1,8 1,8 1,9 0,9 1,0 1,3 1,2
Yukon 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Territoires du Nord-Ouest 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nunavut 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C.v. pour les ventes totales selon la géographie - juin 2024

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C,v, pour les ventes totales selon la géographie - juin 2024
Géographie Mois
202306 202307 202308 202309 202310 202311 202312 202401 202402 202403 202404 202405 202406
pourcentage
Canada 0,9 0,7 0,7 0,8 0,8 0,7 0,8 1,0 0,8 1,0 0,4 0,4 0,4
Terre-Neuve et Labrador 0,9 0,8 1,1 0,7 0,8 0,7 0,7 0,8 0,9 1,1 1,3 1,0 0,5
Île-du-Prince-Édouard 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nouvelle-Écosse 6,2 4,2 3,9 2,6 2,1 7,0 12,7 4,8 2,7 2,7 3,0 5,2 4,0
Nouveau-Brunswick 1,4 2,9 1,5 1,6 1,7 1,7 1,8 2,1 1,6 2,1 1,8 0,5 0,7
Québec 3,8 2,6 2,6 2,5 2,6 3,4 2,6 2,7 3,2 4,5 2,0 1,9 1,5
Ontario 1,6 1,4 1,3 1,6 1,6 1,3 1,4 2,2 1,7 1,8 0,8 0,8 0,8
Manitoba 1,2 1,1 1,5 1,1 2,5 1,3 1,2 1,0 0,8 1,0 0,7 0,8 0,5
Saskatchewan 0,9 1,2 2,8 1,9 1,7 1,2 2,1 2,3 1,2 1,0 0,7 0,2 0,3
Alberta 0,6 0,5 0,6 1,0 1,0 0,6 1,1 0,8 0,7 0,7 0,2 0,3 0,4
Colombie-Britannique 2,6 1,9 2,4 2,0 1,9 1,9 1,7 1,8 1,8 1,9 0,9 1,0 1,3
Yukon 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Territoires du Nord-Ouest 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nunavut 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C.v. pour les ventes totales selon la géographie - mai 2024

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C,v, pour les ventes totales selon la géographie - mai 2024
Géographie Mois
202305 202306 202307 202308 202309 202310 202311 202312 202401 202402 202403 202404 202405
pourcentage
Canada 1,2 0,9 0,7 0,7 0,8 0,8 0,8 0,8 1,0 0,9 1,0 0,4 0,4
Terre-Neuve et Labrador 1,4 0,8 0,7 0,8 0,4 0,5 0,6 0,6 0,7 0,7 1,2 1,3 0,8
Île-du-Prince-Édouard 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nouvelle-Écosse 8,9 4,3 3,9 3,6 2,6 2,0 4,8 12,1 4,8 2,6 2,9 2,7 4,2
Nouveau-Brunswick 2,1 1,3 2,3 1,4 1,6 1,6 1,7 1,8 1,7 1,3 2,2 1,9 0,8
Québec 2,9 3,6 2,5 2,5 2,4 2,6 3,4 2,6 2,8 3,2 4,1 1,7 2,0
Ontario 2,8 1,6 1,4 1,3 1,6 1,6 1,3 1,4 2,2 1,8 1,8 0,8 0,8
Manitoba 1,9 1,2 1,1 1,5 1,2 2,6 1,3 1,2 1,0 0,8 1,0 0,7 0,8
Saskatchewan 1,4 0,9 1,1 2,8 1,8 1,6 1,2 2,0 2,2 1,2 1,0 0,7 0,2
Alberta 1,0 0,6 0,5 0,6 0,9 1,0 0,7 1,0 0,8 0,8 0,7 0,2 0,4
Colombie-Britannique 2,1 2,5 1,9 2,3 2,0 1,9 1,8 1,7 1,8 1,8 1,9 0,9 0,9
Yukon 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Territoires du Nord-Ouest 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nunavut 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C.v. pour les ventes totales selon la géographie - avril 2024

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C,v, pour les ventes totales selon la géographie - avril 2024
Géographie Mois
202304 202305 202306 202307 202308 202309 202310 202311 202312 202401 202402 202403 202404
pourcentage
Canada 0,4 0,6 0,4 0,3 0,3 0,3 0,4 0,4 0,4 0,5 0,4 0,5 0,4
Terre-Neuve et Labrador 1,2 0,6 0,3 0,3 0,3 0,1 0,2 0,2 0,3 0,3 0,3 0,6 1,5
Île-du-Prince-Édouard 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nouvelle-Écosse 2,2 4,4 2,3 2,0 1,6 1,3 1,0 1,3 5,7 2,4 1,2 1,6 3,1
Nouveau-Brunswick 1,7 1,1 0,6 0,9 0,7 0,8 0,8 0,9 0,9 0,6 0,7 1,1 2,0
Québec 2,0 1,4 1,7 1,2 1,2 1,2 1,3 1,7 1,3 1,4 1,7 2,1 1,7
Ontario 1,0 1,4 0,8 0,7 0,7 0,7 0,8 0,6 0,7 1,1 0,9 0,9 0,8
Manitoba 1,1 0,9 0,6 0,6 0,7 0,6 1,3 0,7 0,6 0,5 0,4 0,5 0,7
Saskatchewan 0,6 0,7 0,5 0,6 1,4 0,9 0,8 0,6 1,0 1,1 0,6 0,5 0,8
Alberta 0,3 0,5 0,3 0,2 0,3 0,4 0,5 0,3 0,5 0,4 0,4 0,4 0,3
Colombie-Britannique 1,3 1,0 1,2 0,9 1,1 1,0 0,9 0,9 0,8 0,9 0,9 0,9 0,9
Yukon 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Territoires du Nord-Ouest 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nunavut 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0

Description de l'actif, du passif, des capitaux propres et des ratios financiers

Le bilan de l’agriculture canadienne a pour objectif : d’enregistrer la valeur de l’actif des entreprises agricoles; de comptabiliser la valeur des dettes des entreprises agricoles; d’enregistrer la valeur de capitaux propres des entreprises agricoles; de présenter des ratios financiers standards qui sont fondés sur des estimations tirées des données du bilan et du compte de valeur ajoutée; d’utiliser le concept de l’établissement; de présenter l’information au 31 décembre, par province.

On a conçu quatre types de comptes de bilan pour le secteur agricole canadien afin de distinguer l’actif et le passif des entreprises agricoles de ceux des ménages des exploitants agricoles et des propriétaires non-exploitants. Ces derniers sont des personnes ou des entreprises dont les activités ne relèvent pas du secteur agricole mais de la location de biens de production aux exploitants agricoles.

Dans cette série, seules les données afférentes au bilan du secteur agricole (jeu 2) sont fournies parce que ce sont celles qui reflètent le plus adéquatement les éléments de l’actif utilisés dans la production agricole. Les autres comptes de bilan peuvent être communiqués sur demande. Voici les quatre jeux de bilans regroupés qui sont établis pour le secteur agricole canadien :

Jeu 1 - Le Bilan du secteur agricole et des ménages des exploitants agricoles comprend tous les éléments d’actif et de passif du secteur agricole sans égard à la propriété. Il traite les ménages des exploitants agricoles et les entreprises agricoles comme une seule entité. Il inclut également les biens immobiliers agricoles loués des propriétaires non-exploitants et l’encours de la dette relative à ces biens.

Jeu 2 - Le Bilan du secteur agricole a été conçu pour comptabiliser uniquement les éléments d’actif et de passif utilisés dans la production de produits agricoles. Il comprend notamment les biens immobiliers loués de propriétaires non-exploitants et l’encours de la dette relative à ces biens. Aussi inclus sont les automobiles, camions et autres machines agricoles loués aux agriculteurs. Il traite les ménages des exploitants agricoles et les entreprises agricoles comme des entités distinctes, de telle sorte que la partie personnelle des éléments d’actif et de passif détenus par les ménages en est exclue.

Jeu 3 - Le Bilan des entreprises agricoles et des ménages des exploitants agricoles reflète la situation des exploitants agricoles et inclut les éléments d’actif et de passif des entreprises agricoles et des ménages des exploitants agricoles. La valeur des biens immobiliers agricoles donnés en location aux exploitants agricoles par les propriétaires non-exploitants et l’encours de la dette relative à ces biens ne figurent pas dans ce bilan.

Jeu 4 - Le Bilan des entreprises agricoles des exploitants agricoles a été conçu pour comptabiliser uniquement la partie des éléments d’actif et de passif détenue par les exploitants agricoles. Il exclut les éléments d’actif et de passif des propriétaires non-exploitants et des ménages des exploitants agricoles.

Pour la composition du bilan, on suit celle qui est recommandée dans le Manuel d’uniformisation de la comptabilité agricole, publié par le Comité d’uniformisation de la comptabilité agricole, Société du crédit agricole, (1991). Certaines définitions et certains commentaires concernant les concepts et les ratios furent également tirés de ce manuel.

L’analyse au moyen de ratios est un outil financier servant à la gestion et à l’analyse d’une entreprise. Toutefois, pour réaliser une analyse financière appropriée, il faut recourir à d’autres types d’analyse. Il est donc peu judicieux pour une entreprise de se fier uniquement à l’analyse des ratios pour évaluer sa situation financière. Les quatre principaux types de ratios calculés sont : liquidité, solvabilité, rentabilité et efficacité financière.

Les ratios qui figurent dans les tableaux ont été calculés pour l’ensemble du secteur agricole. Il est à noter que la valeur cible et la valeur réelle de ces ratios varient considérablement selon le type d’activités agricoles (élevage du bétail, production végétale, horticulture, etc.).

Lorsqu’on calcule et analyse les ratios financiers, on doit prêter une attention particulière à la méthode d’évaluation de l’actif, au type d’entreprise et à sa taille, ainsi qu’au cycle des affaires et à l’information nécessaire à la préparation de ces ratios. Ces ratios prennent toute leur signification lorsqu’ils sont comparés d’une année à l’autre. Pour de plus amples renseignements concernant le calcul et l’analyse des ratios financiers, veuillez vous reporter au document intitulé Manuel d’uniformisation de la comptabilité agricole.

Les utilisateurs doivent être particulièrement prudents lorsqu’ils recourent aux estimations des données sur les comptes débiteurs, les liquidités, les obligations et l’épargne dans les provinces du Manitoba, de la Saskatchewan, de l’Alberta et de la Colombie- Britannique. Dans ces provinces, les estimations des liquidités, des obligations et de l’épargne peuvent tenir compte des recettes différées sur les céréales, alors qu’ailleurs ces recettes sont généralement comptabilisées au poste comptes débiteurs. Toutefois, cela ne devrait avoir aucune incidence sur les estimations agrégées de l’actif à court terme.

L’actif à court terme comprend les éléments d’actif qui, dans le cours normal des activités de l’entreprise, peuvent être convertis en espèces ou absorbés dans le processus de fabrication en moins d’une année. L’actif à court terme comprend : les liquidités, les obligations et l’épargne; les comptes débiteurs; et les stocks.

Les comptes débiteurs sont des sommes que les entreprises agricoles doivent recouvrer, habituellement par suite de la vente de biens ou de services tels les céréales, le bétail et les travaux à forfait.

Les stocks sont des éléments de biens corporels qui sont destinés à la vente dans le cours normal des activités de l’entreprise ou en cours de fabrication pour devenir des produits destinés à la vente, ou encore, utilisés directement dans la production de biens ou de services. Les stocks sont composés de la volaille et des animaux de marché; des cultures; et des intrants.

La volaille et les animaux de marché englobent notamment le poulet, le dindon, les génisses de boucherie, les bouvillons, les veaux, les porcs autres que les verrats ou les truies, et les moutons destinés à être vendus.

Les cultures comprennent le blé à l’exclusion du blé dur, le blé dur, l’avoine, l’orge, le seigle, le maïs, le lin, le canola, le soya, les graines de moutarde, l’alpiste des Canaries, les graines de tournesol, les pois secs, les pois chiches, les lentilles, le tabac et les pommes de terre.

Les intrants sont composés des aliments pour animaux, des semences, des engrais, des produits chimiques, du carburant et d’autres fournitures utilisées par les entreprises agricoles.

Avant 1991, l’actif détenu par les ménages comprend notamment le mobilier et les appareils électriques. La partie de cet actif, utilisée par l’entreprise agricole, fait référence au matériel de bureau.

Le quota correspond essentiellement à l’octroi d’un permis ou à un droit de vendre une quantité précise d’un produit spécifique. Ce droit est régi par les offices de commercialisation. Certains quotas (tels que les quotas de lait) sont transférables et, par conséquent, se voient attribuer une valeur. Dans les provinces où les quotas sont négociés, la valeur de ces quotas reflète la valeur marchande actuelle. Dans les provinces où le transfert des quotas est interdit, la valeur de ces quotas est incorporée implicitement dans la valeur des immobilisations de l’exploitation agricole, étant donné qu’une partie de la valeur du quota est normalement capitalisée sous forme d’immobilisations.

Les animaux de reproduction se composent d’animaux qui sont élevés aux fins de la reproduction ou de la production de produits d’origine animale. Les animaux de reproduction comprennent les taureaux, les vaches laitières, les vaches de boucherie, les génisses d’élevage laitier, les génisses de remplacement pour la production bovine, les verrats, les truies, les béliers, les brebis et les agneaux de remplacement. Tous les animaux à fourrure élevés sur des fermes sont aussi inclus, puisqu’au 31 décembre la grande majorité, sinon tous, sont des géniteurs.

Les machines comprennent les automobiles, les camions et autres machines dont les instruments aratoires, le matériel utilisé pour le semis, la fertilisation, l’application des produits chimiques, la récolte et la fenaison, l’équipement de laiterie et celui servant à la volaille et au bétail et divers autres éléments. À partir de 1991, les ordinateurs et autre matériel de bureau utilisés en affaires de l’entreprise agricole sont inclus avec les autres machines.

Les immobilisations agricoles se divisent en trois composantes : les terres, les bâtiments de ferme et les maisons. La valeur des terrains comprend tous les terrains agricoles exploités par les exploitants agricoles. La valeur des bâtiments de ferme comprend tous les bâtiments agricoles autres que les maisons. La valeur des maisons comprend tous les logements agricoles occupés par les exploitants agricoles.

Les autres éléments de l’actif immobilisé comprennent les placements à long terme, ainsi que les soldes d’Agri-investissement (ayant débuté en 2008). Avant la fin des programmes en 2007, et la fermeture subséquente de tous les comptes des producteurs en 2009, les soldes du Compte de stabilisation du revenu net (CSRN) et, au Québec, du Compte de stabilisation du revenu agricole (CSRA) étaient également inclus. Cette série débute en 1991.

L’actif total se compose de tous les biens corporels et incorporels ayant une valeur économique au 31 décembre. Il correspond à la sommation de l’actif à court terme, des quotas, des animaux de reproduction, des machines, des immobilisations agricoles et des autres éléments de l’actif immobilisé.

Le passif à court terme comprend les dettes payables dans l’année en cours : par exemple, les dettes et les billets exigibles au cours d’une période inférieure à un an.

Le passif à long terme, dont la période de remboursement est supérieure à un an à compter de la date du bilan, comprend les prêts hypothécaires et les prêts que les exploitants agricoles ont contractés auprès de divers prêteurs pour l’achat d’équipement. Ces prêts sont accordés notamment par les banques à charte, le Financement agricole Canada, la Banque de développement du Canada, les coopératives de crédit, les bureaux régionaux du Trésor, les organismes fédéraux et provinciaux, les compagnies d’assurance, les sociétés de fiducie et de crédit, les sociétés approvisionneuses, des particuliers, les programmes de paiements anticipés et ceux en vertu de la Loi sur les terres destinées aux anciens combattants.

Le passif total comprend toutes les opérations effectuées antérieurement par une entreprise, qui l’obligeront plus tard à verser des sommes d’argent. Le passif total correspond à la somme du passif à court terme et du passif à long terme.

Les capitaux propres font référence à la participation du ou des propriétaires dans l’entreprise. Il correspond à la différence entre l’actif total et le passif total; il représente la partie de l’actif de l’entreprise détenue par les exploitants. L’avoir est augmenté de l’apport net des propriétaires à l’actif de l’entreprise et des bénéfices nets cumulés. Les capitaux propres étant par définition un élément résiduel, toute variation dans la valeur de l’actif et du passif entraînera un changement proportionnellement plus grand de la valeur de l’avoir.

La liquidité mesure la capacité de l’entreprise à s’acquitter de ses dettes lorsqu’elles deviennent exigibles. Trois ratios de liquidité sont calculés à l’aide des valeurs du bilan : le ratio du fonds de roulement, le ratio de trésorerie et le ratio de la structure financière.

Le ratio du fonds de roulement mesure la capacité de l’entreprise à s’acquitter de ses dettes lorsqu’elles deviennent exigibles, sans que ses activités normales en soient perturbées. Si le ratio du fonds de roulement est supérieur à 1, on considère que l’entreprise possède suffisamment de liquidités; un ratio inférieur à 1 peut révéler un problème éventuel de liquidités. Il est à noter qu’une position favorable en matière de liquidités peut fournir des informations erronées quant au niveau d’excédent de l’actif à court terme sur les dettes à court terme étant donné qu’une partie importante de l’actif à court terme peut être constituée de stocks difficiles à convertir en espèces. De même, la valeur du ratio peut varier en fonction du cycle de production, c’est-à-dire que les résultats obtenus peuvent différer énormément en fonction de certains facteurs : par exemple, un ratio qui est calculé lorsque les inventaires sont très élevés, comme c’est le cas à l’automne, diffère de celui qui est calculé au printemps, lorsque les inventaires sont relativement épuisés. Ce ratio ne permet pas non plus de prédire à quelle période se produisent les mouvements de l’encaisse ni s’ils sont appropriés.

Le ratio de trésorerie constitue une variante du ratio du fonds de roulement et vise à éliminer certains désavantages qui résultent de l’utilisation du ratio du fonds de roulement. Le ratio de trésorerie correspond au quotient de l’encaisse, des titres négociables et des comptes débiteurs par le passif à court terme. L’exclusion des stocks de ce calcul permet d’obtenir une évaluation du niveau de liquidités « immédiat » des entreprises agricoles. Un ratio de trésorerie égal à 1 indique que l’entreprise a suffisamment de disponibilités (actif) pour couvrir les dettes à court terme. La valeur cible du ratio varie toutefois en fonction du type d’activités agricoles : par exemple, la valeur cible du ratio pour des activités laitières sera différente de celle désirée pour des activités céréalières. Ce ratio ne permet pas non plus de prédire à quelle période se produisent les mouvements de l’encaisse ni s’ils sont appropriés.

Le ratio de la structure financière mesure la part du passif à court terme par rapport au passif total. Ce ratio, combiné au ratio du fonds de roulement, renseigne sur le niveau de solvabilité d’une entreprise. Un ratio de structure financière élevé peut révéler des problèmes de solvabilité. Toutefois, ce n’est pas toujours le cas, en particulier si les dettes à long terme des entreprises agricoles sont relativement faibles : le problème de solvabilité est alors inexistant. Par conséquent, au moment d’analyser ce ratio, on doit tenir compte du montant de l’endettement et des mouvements d’encaisse des entreprises agricoles.

La solvabilité fait référence aux mesures financières qui permettent d’évaluer le niveau d’endettement d’une entreprise par rapport au montant de capital qui y a été investi. On calcule trois ratios de solvabilité à partir des données du bilan : le ratio de levier, le ratio d’autonomie financière et le ratio d’endettement. Ces différents ratios déterminent le niveau de risque encouru par les investisseurs, que ce soit les créanciers ou les exploitants; le risque est proportionnel au niveau d’endettement.

Le ratio de levier correspond à la valeur du passif par dollar de capitaux propres. Il mesure la part des capitaux empruntés dans le financement de l’entreprise par rapport à la part des capitaux propres. Plus le ratio est élevé plus la part du financement par emprunt est importante. Un ratio de levier égal à 0,5 indique par exemple que le financement par capitaux propres de l’entreprise agricole est deux fois plus élevé que le financement par emprunt. Plus la valeur du ratio est élevée plus le financement de l’entreprise est effectué par emprunt, et plus le risque s’accroît. La valeur cible pour le ratio est fonction du bénéfice dégagé par l’entreprise agricole et d’autres facteurs tels que le risque associé à la production : les entreprises agricoles qui affichent de fortes variations au niveau du bénéfice ou encore qui présentent des risques élevés désireront un ratio inférieur.

Le ratio d’autonomie financière représente la valeur des capitaux propres par dollar d’actif total. Il mesure la part de l’actif total qui est financée par les capitaux propres plutôt que par emprunt. Plus la valeur du ratio est élevée, plus les propriétaires participent au financement de l’actif de l’entreprise comparativement aux créanciers.

Le ratio d’endettement, représenté par le quotient du passif total par l’actif total, permet d’évaluer l’importance du levier financier utilisé par l’entreprise, ou encore la part de l’actif total financée par emprunt. Plus la valeur de ce ratio est élevée, plus le risque financier est grand.

La rentabilité fait référence à la capacité d’une entreprise à réaliser un bénéfice en utilisant ses ressources. Les ratios de rentabilité sont obtenus au moyen des données du bilan et du compte de valeur ajoutée. Il convient d’établir une relation entre ces deux comptes étant donné qu’ils sont liés conceptuellement et méthodologiquement. Trois ratios de rentabilité sont calculés : le ratio de rotation des capitaux, le rendement de l’actif et le rendement des capitaux propres.

Le ratio de rotation des capitaux évalue la capacité de l’entreprise à utiliser efficacement son actif pour produire un bénéfice. Plus la valeur du ratio est élevée plus l’entreprise utilise efficacement son actif. La valeur cible du ratio de rotation des capitaux varie fortement en fonction du type d’activités agricoles. Il est à noter que le ratio établit une comparaison entre une période de temps et un point précis dans le temps, c’est-à-dire, les produits se rapportent à une période comptable précise tandis que l’actif total correspond à un moment précis de cette période. Par conséquent, l’analyse du ratio peut induire en erreur lorsque l’actif total subit des fluctuations importantes à la hausse ou à la baisse au cours de la période comptable.

Le rendement de l’actif constitue une mesure du rendement du capital investi, c’est-à-dire qu’il reflète le bénéfice par dollar de capitaux propres et de capitaux obtenus par emprunt. Plus la valeur du ratio est élevée plus grand est le rendement de l’actif.

Le rendement des capitaux propres mesure le rendement des capitaux investis par le propriétaire dans son entreprise, c’est-à-dire qu’il reflète uniquement le rendement par dollar de capitaux propres.

La valeur du travail non rémunéré des familles et des exploitants n’étant pas estimée, cette situation peut influer sur l’utilité et le calcul du rendement de l’actif et du rendement des capitaux propres. Il est préférable de ne pas comparer ces derniers ratios à d’autres ratios de rendement de l’actif et de rendement des capitaux propres sauf si on a eu recours à la même méthode de calcul. De même, ces ratios ne tiennent pas compte des gains en capital non matérialisés qui peuvent être inclus dans la valeur d’éléments d’actif tels que les terres agricoles. Plus le ratio du rendement des capitaux propres est élévé, plus le rendement des investissements est grand. Toutefois, une valeur élevée de ce ratio peut signifier un recours plus marqué au financement par emprunt. Ce ratio doit donc être analysé à la lumière d’autres ratios.

Pour les ratios du rendement de l’actif et du rendement des capitaux propres, les rendements obtenus reflètent les différents bilans. Dans le cas des jeux 1 et 2, qui incluent les biens des propriétaires non-exploitants, le rendement tient compte du loyer versé à ces derniers. Dans le cas des jeux 1 et 3, qui enregistrent la part personnelle de l’actif détenue par les ménages, les salaires perçus par les ménages sont inclus dans le rendement.

L’efficacité financière fait référence à la capacité d’une entreprise à utiliser efficacement ses ressources.

Le ratio de couverture de l’intérêt est le ratio auquel on a le plus souvent recours lorsqu’on désire établir dans quelle mesure l’entreprise peut rembourser les intérêts sur sa dette. À l’instar des ratios du rendement de l’actif et de l’avoir des propriétaires, le ratio de couverture de l’intérêt obtenu reflète si on a tenu compte ou non des propriétaires non-exploitants et de la part personnelle de l’actif détenue par les ménages.