Comprendre la balance du commerce international de marchandises du Canada

La balance commerciale est la différence entre la valeur des exportations et celle des importations pour une période donnée. Elle peut être calculée d'un point de vue global ou pour certaines catégories de produits ou des partenaires commerciaux particuliers. Les statistiques sur la balance commerciale sont généralement calculées en soustrayant la valeur des importations de celle des exportations.

Dans le contexte des discussions sur la balance commerciale du Canada, différentes statistiques peuvent être mentionnées. Par exemple, Statistique Canada produit des statistiques sur le commerce international de marchandises fondées sur deux bases différentes, soit :

  • la base douanière; et
  • la base de la balance des paiements (BDP).

Ces bases permettent de calculer la balance du commerce de biens avec le monde et avec certains pays selon ces deux perspectives. La principale différence entre les concepts de la base douanière et de la base de la BDP réside dans ce qui est mesuré par ces données. Les statistiques sur la base douanière couvrent le mouvement physique des biens entre le Canada et ses partenaires commerciaux, tandis que les données sur la base de la BDP font le suivi des transferts de propriété entre les résidents et les non-résidents du Canada.

  • Les données sur la base douanière servent à compiler les exportations nettes (le terme utilisé pour indiquer une « balance » sur une base douanière).
  • Les données sur la base de la BDP servent à produire l'indicateur officiel de la balance du commerce de marchandises pour les biens, ainsi que la balance du commerce de biens et de services.

De plus, les organismes qui recueillent des renseignements sur le commerce de marchandises dans d'autres pays produisent des statistiques qui montrent souvent une balance commerciale avec le Canada différente que celle mesurée par Statistique Canada.

Bien que toutes ces statistiques soient des mesures valides, elles sont fondées sur des données différentes, chacune ayant ses propres concepts, définitions et utilisations. La compréhension des principaux concepts et des principales utilisations pour chaque base peut permettre de déterminer les statistiques qui conviendraient le mieux aux objectifs des utilisateurs de données.

Statistiques sur la base douanière

Les statistiques sur la base douanière permettent de mesurer les fluctuations du stock de ressources matérielles du Canada qui découlent de l'entrée (importations) et de la sortie (exportations) des biens du pays. Les données sur la base douanière sont donc utiles pour comprendre le mouvement physique des biens entre les pays. Ces statistiques proposent des catégories de produits très détaillées et plusieurs dimensions différentes, comme la province ou le territoire, le port et le mode de transport.

Les données sur la base douanière sont disponibles pour tous les partenaires commerciaux du Canada. Les importations sont attribuées au pays d'origine des biens et les exportations, au pays qui est la dernière destination connue. Le commerce avec un pays donné peut être ventilé davantage selon le produit et d'autres dimensions. Étant donné que les droits et les tarifs douaniers sont habituellement calculés en fonction du pays d'origine des biens (le pays où les produits ont été cultivés, extraits ou fabriqués), les données sur la base douanière peuvent être plus pertinentes dans le contexte des tarifs.

Toutefois, les données sur la base douanière ne sont pas directement comparables aux données sur le commerce des services ou à d'autres indicateurs macroéconomiques comme le produit intérieur brut (PIB). Les statistiques fondées sur la base de la BDP sont, quant à elles, compatibles avec ces données et donnent ainsi une perspective plus large des activités commerciales du Canada.

Statistiques sur la base de la balance des paiements

Les données sur le commerce sur la base de la BDP fournissent une mesure des transactions économiques de biens entre les résidents et les non-résidents du Canada qui découlent d'un transfert de propriété. La mesure officielle de la balance commerciale du Canada est calculée en soustrayant les importations sur la base de la BDP des exportations sur la base de la BDP.

Les données sur le commerce de marchandises du Canada sur la base de la BDP proviennent des données sur la base douanière, qui sont ensuite ajustées pour s'harmoniser avec les concepts de la BDP. Ces ajustements, qui portent principalement sur l'évaluation, la couverture et la période statistique, permettent l'intégration des données sur le commerce de marchandises à d'autres statistiques des comptes macroéconomiques, comme le produit intérieur brut (PIB).

Contrairement aux données sur la base douanière, qui sont multidimensionnelles, les données sur la base de la BDP ne sont disponibles que par catégorie agrégée de produits ou partenaire commercial principal (qui comprend 27 pays particuliers). Par conséquent, il n'est pas possible de ventiler les importations et les exportations avec un certain pays par catégorie de produits.

Les importations des principaux partenaires commerciaux sont attribuées au pays d'exportation des biens afin de tenir compte du concept de transfert de propriété sur la base de la BDP. Comme pour les données sur la base douanière, les exportations sont attribuées au pays qui est la dernière destination connue.

En plus de la balance du commerce de biens sur la base de la BDP, la balance commerciale peut également être calculée pour les biens et les services combinés afin d'obtenir un tableau plus complet des activités commerciales du Canada. Cela se fait en ajoutant les données sur le commerce de marchandises sur la base de la BDP pour les biens et les données sur le commerce de services, puis en soustrayant les importations des exportations. Puisque les renseignements du partenaire commercial principal sont également disponibles pour les données sur le commerce de services, il est possible de calculer une balance commerciale totale (biens et services) pour les principaux partenaires commerciaux du Canada.

Comparaison des statistiques sur le commerce bilatéral de marchandises

On pourrait s'attendre à ce que les statistiques commerciales d'un pays correspondent aux statistiques commerciales d'un autre pays pour ce qui est du commerce bilatéral entre les deux, mais ce n'est généralement pas le cas. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les données produites par un pays peuvent différer de celles produites par un autre pays, le facteur clé étant l'attribution des pays partenaires dans les statistiques sur le commerce international de marchandises.

Pour illustrer l'attribution des pays partenaires dans les statistiques sur le commerce et l'incidence sur la comparabilité des données sur le commerce bilatéral, examinons l'exemple du commerce du Canada avec les États-Unis.

Comparaison des données sur le commerce bilatéral sur la base douanière

En commençant par les données sur la base douanière, les deux pays suivent les normes internationales en ce qui concerne l'attribution des partenaires commerciaux dans leurs statistiques. Ces normes recommandent ce qui suit :

  • l'attribution des importations au pays d'origine des biens; et
  • l'attribution des exportations, qui comprennent les exportations nationales et les réexportations, au pays qui est la dernière destination connue.

Les réexportations désignent les exportations de biens provenant d'un autre pays qui ont d'abord été importés, puis réexportés sans modification importante ou après avoir subi un traitement mineur (de l'emballage par exemple), ce qui ne change pas leur nature essentielle. Le traitement des réexportations dans la compilation des statistiques sur le commerce de marchandises est un facteur important expliquant les différences (ou asymétries) dans la balance du commerce bilatéral entre les partenaires commerciaux.

Les chargements en transit sont différents des réexportations et représentent des échanges entre deux pays qui comptent en partie sur l'infrastructure de transport d'un pays tiers. Les chargements en transit ne passent généralement pas aux douanes du pays tiers, ce pays ne serait donc pas indiqué comme étant le pays d'origine ou le pays d'exportation.

Selon les données de Statistique Canada, le Canada a importé pour 373,7 milliards de dollars (toutes les valeurs sont exprimées en dollars canadiens) de biens en provenance des États-Unis en 2023. Pour la même année, les données compilées par les États-Unis indiquent que les exportations américaines vers le Canada se sont élevées à 478,1 milliards de dollars. L'attribution du pays partenaire est à l'origine de la majeure partie de la différence (ou de l'asymétrie) observée entre ces deux chiffres. Comme mentionné précédemment, les statistiques sur les importations canadiennes sont attribuées au pays d'origine. Cela comprend les biens d'origine américaine qui ont été expédiés directement des pays autres que les États-Unis. Dans les données sur les exportations des États-Unis, ces biens n'apparaissent pas comme des exportations vers le Canada, mais comme des exportations vers un pays tiers. De plus, les données américaines sur les exportations totales comprennent les réexportations au Canada de biens d'origine étrangère qui, dans les données sur les importations canadiennes, sont attribuées au pays d'origine. Sur la différence de 104,4 milliards de dollars dans ces statistiques sur le commerce bilatéral, les réexportations américaines de biens d'origine étrangère, qui s'élèvent à 86,3 milliards de dollars, représentent environ 83 % de la différence observée.

L'attribution du partenaire commercial entraîne également une asymétrie lorsqu'on examine le commerce en direction sud : les exportations canadiennes aux États-Unis et les importations américaines en provenance du Canada. Les données canadiennes montrent qu'en 2023, le Canada a exporté pour 594,5 milliards de dollars de biens aux États-Unis, alors que les données des États-Unis indiquent que les importations en provenance du Canada se sont chiffrées à 564,9 milliards de dollars. Encore une fois, l'attribution du pays partenaire est le principal facteur expliquant la différence observée, principalement en ce qui concerne les réexportations de biens d'origine étrangère du Canada vers les États-Unis. Conformément aux normes internationales, les exportations totales comprennent les exportations nationales et les réexportations de biens d'origine étrangère. Du côté des importations, ces réexportations sont attribuées au pays d'origine des biens, et non au pays d'où ils ont été directement expédiés. En 2023, les réexportations de biens d'origine étrangère du Canada vers les États-Unis se sont élevées à 25,0 milliards de dollars, ce qui représente 85 % de l'asymétrie observée dans les statistiques sur le commerce bilatéral. De plus, les données sur les importations des États-Unis comprennent les importations de biens d'origine canadienne provenant de pays autres que le Canada, qui sont attribuées à d'autres pays de destination dans les données sur les exportations canadiennes.

Ces asymétries dans les statistiques sur le commerce bilatéral publiées par les pays sont normales et se retrouvent dans les exportations nettes sur la base douanière. Dans le cas du commerce entre le Canada et les États-Unis, l'excédent des exportations nettes du Canada en 2023 (220,8 milliards de dollars) est plus élevé dans les statistiques sur la base douanière de Statistique Canada que dans les statistiques équivalentes publiées par les États-Unis (86,8 milliards de dollars).

Comparaison des données sur le commerce bilatéral sur la base de la balance des paiements

Les asymétries dans les statistiques sur le commerce bilatéral ressortent également dans les données sur la base de la BDP. Ces différences découlent principalement de l'attribution du pays partenaire et des ajustements de la BDP. Les normes en matière de BDP recommandent que les organismes identifient le dernier pays propriétaire des biens à des fins d'attribution dans les statistiques sur les importations. Toutefois, aucune méthode précise n'a pas été prescrite pour le faire.

Les données canadiennes indiquent qu'en 2023, les exportations vers les États-Unis se sont chiffrées à 592,9 milliards de dollars, alors que les données américaines montrent que les importations de biens provenant du Canada se sont élevées à 576,6 milliards de dollars. Comme pour les données sur la base douanière, et contrairement à l'approche canadienne pour les importations sur la base de la BDP, les importations des États-Unis sur la base de la BDP sont attribuées au pays d'origine et comprennent les biens d'origine canadienne importés de pays autres que le Canada. De plus, les exportations totales du Canada comprennent les réexportations de biens d'origine étrangère vers les États-Unis. L'asymétrie qui en résulte concorde donc essentiellement avec les données sur la base douanière pour les exportations canadiennes vers les États-Unis et les importations américaines en provenance du Canada.

Dans le scénario inverse (importations canadiennes en provenance des États-Unis et exportations américaines vers le Canada), l'attribution du partenaire commercial est moins importante. Contrairement aux données sur la base douanière, les importations du Canada sur la base de la BDP sont attribuées au pays d'exportation et non au pays d'origine. En 2023, les importations canadiennes en provenance des États-Unis se sont élevées à 484,6 milliards de dollars, tandis que les États-Unis ont indiqué que leurs exportations de biens vers le Canada se sont établies à 478,9 milliards de dollars.

Bien que certains ajustements de la BDP soient communs aux deux pays, ils sont en grande partie compilés de façon indépendante à partir de différentes sources de données. Cela peut entraîner des différences entre les importations déclarées d'un pays et les exportations déclarées d'un autre, et vice versa. Parmi les ajustements de la BDP qui peuvent donner lieu à des asymétries, citons notamment ceux relatifs à la définition du commerce (les réparations par exemple), à l'évaluation et à la résidence, et à la période statistique.

Comme pour les données douanières, les asymétries entre les statistiques commerciales bilatérales publiées par les pays sont normales et se reflètent dans la balance commerciale sur la base de la balance des paiements. Dans le cas du commerce entre le Canada et les États-Unis, l'excédent commercial du Canada en 2023 (108,3 milliards de dollars) est plus élevé dans les statistiques sur la base de la balance des paiements de Statistique Canada que dans les statistiques équivalentes publiées par les États-Unis (97,7 milliards de dollars).

 

Valeurs sur la base douanière

Valeurs sur la base de la BDP

Commerce vers le nord : importations canadiennes

373,7 milliards de dollars

484,6 milliards de dollars

Commerce vers le nord : exportations américaines

478,1 milliards de dollars

478,9 milliards de dollars

Commerce vers le sud : exportations canadiennes

594,5 milliards de dollars

592,9 milliards de dollars

Commerce vers le sud : importations américaines

564,9 milliards de dollars

576,6 milliards de dollars

Données canadiennes : exportations nettes/balance du commerce

+220,8 milliards de dollars

+108,3 milliards de dollars

Données américaines : exportations nettes/balance du commerce

-86,8 milliards de dollars

-97,7 milliards de dollars

Toutes les valeurs sont en dollars canadiens
Source: Tableau 12-10-0005-01 Commerce bilatéral de biens du Canada et des États-Unis, base douanière et de la balance des paiements, par devise et orientation du commerce, trimestriel

Des explications détaillées des définitions et des concepts liés aux comparaisons des données sur le commerce bilatéral, sur la base douanière et sur la base de la BDP, se trouvent dans l'article intitulé « Comparaison des données sur le commerce bilatéral de biens du Canada et des États-Unis, 2014, 2015 et 2016 ».

Statistique Canada fait le suivi des statistiques publiées pour les deux pays dans son tableau intitulé « Commerce bilatéral de biens du Canada et des États-Unis, base douanière et de la balance des paiements, par devise et orientation du commerce, trimestriel », qui présente des données en dollars canadiens et américains.

Pour obtenir plus de renseignements sur les sources de données, les concepts et les définitions des statistiques sur la base douanière et sur la base de la BDP, consulter le Guide des statistiques du Commerce international de marchandises du Canada.

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C.v pour les ventes totales selon la géographie - novembre 2024

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C,v, pour les ventes totales selon la géographie - octobre 2024
Géographie Mois
202311 202312 202401 202402 202403 202404 202405 202406 202407 202408 202409 202410 202411
pourcentage
Canada 0,7 0,8 1,0 0,8 1,0 0,4 0,4 0,4 0,4 0,8 0,8 0,8 0,8
Terre-Neuve et Labrador 0,7 0,7 0,8 0,9 1,1 1,3 1,0 0,5 0,4 0,5 0,6 0,9 1,0
Île-du-Prince-Édouard 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nouvelle-Écosse 7,0 12,7 4,8 2,7 2,7 3,0 5,2 4,2 2,8 5,3 3,1 3,9 5,2
Nouveau-Brunswick 1,7 1,8 2,1 1,6 2,1 1,8 0,5 0,7 1,0 1,8 1,3 2,2 1,6
Québec 3,4 2,6 2,7 3,2 4,5 2,0 1,9 1,5 1,8 2,4 3,2 2,9 3,0
Ontario 1,3 1,4 2,2 1,7 1,8 0,8 0,8 0,8 0,7 1,7 1,6 1,4 1,4
Manitoba 1,3 1,2 1,0 0,8 1,0 0,7 0,8 0,5 0,6 1,2 1,5 1,7 1,4
Saskatchewan 1,2 2,1 2,3 1,2 1,0 0,7 0,2 0,3 0,7 1,2 0,5 1,0 0,5
Alberta 0,6 1,1 0,8 0,7 0,7 0,2 0,3 0,4 0,5 1,0 0,8 1,2 1,5
Colombie-Britannique 1,9 1,7 1,8 1,8 1,9 0,9 1,0 1,3 1,1 1,9 2,1 2,0 1,7
Yukon 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Territoires du Nord-Ouest 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nunavut 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C.v pour les ventes totales selon la géographie - octobre 2024

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C,v, pour les ventes totales selon la géographie - octobre 2024
Géographie Mois
202310 202311 202312 202401 202402 202403 202404 202405 202406 202407 202408 202409 202410
pourcentage
Canada 0,8 0,7 0,8 1,0 0,8 1,0 0,4 0,4 0,4 0,4 0,8 0,8 0,8
Terre-Neuve et Labrador 0,8 0,7 0,7 0,8 0,9 1,1 1,3 1,0 0,5 0,4 0,5 0,6 0,8
Île-du-Prince-Édouard 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nouvelle-Écosse 2,1 7,0 12,7 4,8 2,7 2,7 3,0 5,2 4,2 2,8 5,3 3,1 3,8
Nouveau-Brunswick 1,7 1,7 1,8 2,1 1,6 2,1 1,8 0,5 0,7 1,0 1,8 1,3 2,1
Québec 2,6 3,4 2,6 2,7 3,2 4,5 2,0 1,9 1,5 1,8 2,4 3,2 3,1
Ontario 1,6 1,3 1,4 2,2 1,7 1,8 0,8 0,8 0,8 0,7 1,7 1,6 1,4
Manitoba 2,5 1,3 1,2 1,0 0,8 1,0 0,7 0,8 0,5 0,6 1,2 1,5 1,5
Saskatchewan 1,7 1,2 2,1 2,3 1,2 1,0 0,7 0,2 0,3 0,7 1,2 0,5 0,8
Alberta 1,0 0,6 1,1 0,8 0,7 0,7 0,2 0,3 0,4 0,5 1,0 0,8 1,3
Colombie-Britannique 1,9 1,9 1,7 1,8 1,8 1,9 0,9 1,0 1,3 1,1 1,9 2,1 2,0
Yukon 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Territoires du Nord-Ouest 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nunavut 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C.v pour les ventes totales selon la géographie - septembre 2024

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C,v, pour les ventes totales selon la géographie - septembre 2024
Géographie Mois
202309 202310 202311 202312 202401 202402 202403 202404 202405 202406 202407 202408 202409
pourcentage
Canada 0,8 0,8 0,7 0,8 1,0 0,8 1,0 0,4 0,4 0,4 0,4 0,8 0,8
Terre-Neuve et Labrador 0,7 0,8 0,7 0,7 0,8 0,9 1,1 1,3 1,0 0,5 0,4 0,5 0,6
Île-du-Prince-Édouard 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nouvelle-Écosse 2,6 2,1 7,0 12,7 4,8 2,7 2,7 3,0 5,2 4,2 2,8 5,3 2,6
Nouveau-Brunswick 1,6 1,7 1,7 1,8 2,1 1,6 2,1 1,8 0,5 0,7 1,0 1,8 1,3
Québec 2,5 2,6 3,4 2,6 2,7 3,2 4,5 2,0 1,9 1,5 1,8 2,4 3,0
Ontario 1,6 1,6 1,3 1,4 2,2 1,7 1,8 0,8 0,8 0,8 0,7 1,7 1,5
Manitoba 1,1 2,5 1,3 1,2 1,0 0,8 1,0 0,7 0,8 0,5 0,6 1,2 1,4
Saskatchewan 1,9 1,7 1,2 2,1 2,3 1,2 1,0 0,7 0,2 0,3 0,7 1,2 0,5
Alberta 1,0 1,0 0,6 1,1 0,8 0,7 0,7 0,2 0,3 0,4 0,5 1,0 0,8
Colombie-Britannique 2,0 1,9 1,9 1,7 1,8 1,8 1,9 0,9 1,0 1,3 1,1 1,9 2,2
Yukon 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Territoires du Nord-Ouest 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nunavut 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C.v pour les ventes totales selon la géographie - août 2024

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C,v, pour les ventes totales selon la géographie - août 2024
Géographie Mois
202308 202309 202310 202311 202312 202401 202402 202403 202404 202405 202406 202407 202408
pourcentage
Canada 0,7 0,8 0,8 0,7 0,8 1,0 0,8 1,0 0,4 0,4 0,4 0,4 0,5
Terre-Neuve et Labrador 1,1 0,7 0,8 0,7 0,7 0,8 0,9 1,1 1,3 1,0 0,5 0,4 0,3
Île-du-Prince-Édouard 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nouvelle-Écosse 3,9 2,6 2,1 7,0 12,7 4,8 2,7 2,7 3,0 5,1 4,5 2,8 3,0
Nouveau-Brunswick 1,5 1,6 1,7 1,7 1,8 2,1 1,6 2,1 1,8 0,6 0,7 1,0 0,8
Québec 2,6 2,5 2,6 3,4 2,6 2,7 3,2 4,5 2,0 1,9 1,5 1,8 1,8
Ontario 1,3 1,6 1,6 1,3 1,4 2,2 1,7 1,8 0,8 0,8 0,8 0,7 0,8
Manitoba 1,5 1,1 2,5 1,3 1,2 1,0 0,8 1,0 0,7 0,8 0,5 0,6 0,6
Saskatchewan 2,8 1,9 1,7 1,2 2,1 2,3 1,2 1,0 0,7 0,2 0,3 0,7 0,6
Alberta 0,6 1,0 1,0 0,6 1,1 0,8 0,7 0,7 0,2 0,3 0,4 0,5 0,5
Colombie-Britannique 2,4 2,0 1,9 1,9 1,7 1,8 1,8 1,9 0,9 1,0 1,3 1,1 0,9
Yukon 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Territoires du Nord-Ouest 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nunavut 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C.v. pour les ventes totales selon la géographie - juillet 2024

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C,v, pour les ventes totales selon la géographie - juillet 2024
Géographie Mois
202307 202308 202309 202310 202311 202312 202401 202402 202403 202404 202405 202406 202407
pourcentage
Canada 0,7 0,7 0,8 0,8 0,7 0,8 1,0 0,8 1,0 0,4 0,4 0,4 0,4
Terre-Neuve et Labrador 0,8 1,1 0,7 0,8 0,7 0,7 0,8 0,9 1,1 1,3 1,0 0,5 0,4
Île-du-Prince-Édouard 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nouvelle-Écosse 4,2 3,9 2,6 2,1 7,0 12,7 4,8 2,7 2,7 3,0 5,2 4,2 3,3
Nouveau-Brunswick 2,9 1,5 1,6 1,7 1,7 1,8 2,1 1,6 2,1 1,8 0,5 0,7 1,3
Québec 2,6 2,6 2,5 2,6 3,4 2,6 2,7 3,2 4,5 2,0 1,9 1,5 1,6
Ontario 1,4 1,3 1,6 1,6 1,3 1,4 2,2 1,7 1,8 0,8 0,8 0,8 0,7
Manitoba 1,1 1,5 1,1 2,5 1,3 1,2 1,0 0,8 1,0 0,7 0,8 0,5 0,6
Saskatchewan 1,2 2,8 1,9 1,7 1,2 2,1 2,3 1,2 1,0 0,7 0,2 0,3 0,7
Alberta 0,5 0,6 1,0 1,0 0,6 1,1 0,8 0,7 0,7 0,2 0,3 0,4 0,6
Colombie-Britannique 1,9 2,4 2,0 1,9 1,9 1,7 1,8 1,8 1,9 0,9 1,0 1,3 1,2
Yukon 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Territoires du Nord-Ouest 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nunavut 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C.v. pour les ventes totales selon la géographie - juin 2024

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C,v, pour les ventes totales selon la géographie - juin 2024
Géographie Mois
202306 202307 202308 202309 202310 202311 202312 202401 202402 202403 202404 202405 202406
pourcentage
Canada 0,9 0,7 0,7 0,8 0,8 0,7 0,8 1,0 0,8 1,0 0,4 0,4 0,4
Terre-Neuve et Labrador 0,9 0,8 1,1 0,7 0,8 0,7 0,7 0,8 0,9 1,1 1,3 1,0 0,5
Île-du-Prince-Édouard 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nouvelle-Écosse 6,2 4,2 3,9 2,6 2,1 7,0 12,7 4,8 2,7 2,7 3,0 5,2 4,0
Nouveau-Brunswick 1,4 2,9 1,5 1,6 1,7 1,7 1,8 2,1 1,6 2,1 1,8 0,5 0,7
Québec 3,8 2,6 2,6 2,5 2,6 3,4 2,6 2,7 3,2 4,5 2,0 1,9 1,5
Ontario 1,6 1,4 1,3 1,6 1,6 1,3 1,4 2,2 1,7 1,8 0,8 0,8 0,8
Manitoba 1,2 1,1 1,5 1,1 2,5 1,3 1,2 1,0 0,8 1,0 0,7 0,8 0,5
Saskatchewan 0,9 1,2 2,8 1,9 1,7 1,2 2,1 2,3 1,2 1,0 0,7 0,2 0,3
Alberta 0,6 0,5 0,6 1,0 1,0 0,6 1,1 0,8 0,7 0,7 0,2 0,3 0,4
Colombie-Britannique 2,6 1,9 2,4 2,0 1,9 1,9 1,7 1,8 1,8 1,9 0,9 1,0 1,3
Yukon 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Territoires du Nord-Ouest 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nunavut 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C.v. pour les ventes totales selon la géographie - mai 2024

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C,v, pour les ventes totales selon la géographie - mai 2024
Géographie Mois
202305 202306 202307 202308 202309 202310 202311 202312 202401 202402 202403 202404 202405
pourcentage
Canada 1,2 0,9 0,7 0,7 0,8 0,8 0,8 0,8 1,0 0,9 1,0 0,4 0,4
Terre-Neuve et Labrador 1,4 0,8 0,7 0,8 0,4 0,5 0,6 0,6 0,7 0,7 1,2 1,3 0,8
Île-du-Prince-Édouard 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nouvelle-Écosse 8,9 4,3 3,9 3,6 2,6 2,0 4,8 12,1 4,8 2,6 2,9 2,7 4,2
Nouveau-Brunswick 2,1 1,3 2,3 1,4 1,6 1,6 1,7 1,8 1,7 1,3 2,2 1,9 0,8
Québec 2,9 3,6 2,5 2,5 2,4 2,6 3,4 2,6 2,8 3,2 4,1 1,7 2,0
Ontario 2,8 1,6 1,4 1,3 1,6 1,6 1,3 1,4 2,2 1,8 1,8 0,8 0,8
Manitoba 1,9 1,2 1,1 1,5 1,2 2,6 1,3 1,2 1,0 0,8 1,0 0,7 0,8
Saskatchewan 1,4 0,9 1,1 2,8 1,8 1,6 1,2 2,0 2,2 1,2 1,0 0,7 0,2
Alberta 1,0 0,6 0,5 0,6 0,9 1,0 0,7 1,0 0,8 0,8 0,7 0,2 0,4
Colombie-Britannique 2,1 2,5 1,9 2,3 2,0 1,9 1,8 1,7 1,8 1,8 1,9 0,9 0,9
Yukon 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Territoires du Nord-Ouest 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nunavut 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C.v. pour les ventes totales selon la géographie - avril 2024

Enquête mensuelle sur le commerce de gros : C,v, pour les ventes totales selon la géographie - avril 2024
Géographie Mois
202304 202305 202306 202307 202308 202309 202310 202311 202312 202401 202402 202403 202404
pourcentage
Canada 0,4 0,6 0,4 0,3 0,3 0,3 0,4 0,4 0,4 0,5 0,4 0,5 0,4
Terre-Neuve et Labrador 1,2 0,6 0,3 0,3 0,3 0,1 0,2 0,2 0,3 0,3 0,3 0,6 1,5
Île-du-Prince-Édouard 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nouvelle-Écosse 2,2 4,4 2,3 2,0 1,6 1,3 1,0 1,3 5,7 2,4 1,2 1,6 3,1
Nouveau-Brunswick 1,7 1,1 0,6 0,9 0,7 0,8 0,8 0,9 0,9 0,6 0,7 1,1 2,0
Québec 2,0 1,4 1,7 1,2 1,2 1,2 1,3 1,7 1,3 1,4 1,7 2,1 1,7
Ontario 1,0 1,4 0,8 0,7 0,7 0,7 0,8 0,6 0,7 1,1 0,9 0,9 0,8
Manitoba 1,1 0,9 0,6 0,6 0,7 0,6 1,3 0,7 0,6 0,5 0,4 0,5 0,7
Saskatchewan 0,6 0,7 0,5 0,6 1,4 0,9 0,8 0,6 1,0 1,1 0,6 0,5 0,8
Alberta 0,3 0,5 0,3 0,2 0,3 0,4 0,5 0,3 0,5 0,4 0,4 0,4 0,3
Colombie-Britannique 1,3 1,0 1,2 0,9 1,1 1,0 0,9 0,9 0,8 0,9 0,9 0,9 0,9
Yukon 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Territoires du Nord-Ouest 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Nunavut 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0

Indicateurs avancés — Foire aux questions

par Steve Matthews, Kyle Virgin et Ramdane Djoudad ― Statistique Canada

Cet article spécial fournit des réponses non techniques aux questions liées à la production, à l'utilisation et à l'interprétation des indicateurs avancés pour l'Enquête mensuelle sur les industries manufacturières, l'Enquête mensuelle sur le commerce de gros et l'Enquête mensuelle sur le commerce de détail de Statistique Canada. Organisé sous la forme d'une foire aux questions, le présent document de référence vient compléter la documentation technique sur les définitions, les sources de données et les méthodes disponible pour les programmes individuels. Il est composé de deux sections. La section 1 traite des concepts et des définitions qui sont essentiels à la production d'indicateurs avancés, alors que la section 2 porte sur l'analyse et l'interprétation de ces produits statistiques spéciaux.

Section 1 : Contexte, définitions et terminologie

1 Qu'est-ce qu'un indicateur avancé?

Les indicateurs avancés sont des estimations statistiques qui permettent de fournir les premiers renseignements sur les activités économiques pour une période de référence donnée. Dans le cas des enquêtes indiquées ci-dessus, les indicateurs avancés sont générés lorsque les renseignements ont été reçus pour une partie des répondants, mais que la collecte de données est toujours en cours. Les indicateurs avancés pour les données mensuelles sur la fabrication, le commerce de gros et le commerce de détail sont généralement publiés de 21 à 25 jours après la fin d'un mois de référence, alors que les indicateurs préliminaires sont publiés environ un mois plus tard. Par exemple, l'indicateur avancé pour les données mensuelles sur le commerce de détail pour le mois de référence de janvier serait publié en février (de 21 à 25 jours plus tard), alors que l'indicateur préliminaire pour janvier serait publié en mars (un mois plus tard). Par conséquent, une publication de février présenterait un indicateur préliminaire pour décembre ainsi qu'un indicateur avancé pour janvier.

Le graphique 1 montre le nombre moyen de jours requis pour publier les indicateurs avancés, préliminaires et révisés pour les trois programmes après la fin de la période de référence.

Graphique 1 Nombre moyen de jours avant la publication, selon le programme

Graphique 1 Nombre moyen de jours avant la publication, selon le programme
Description - Graphique 1 Nombre moyen de jours avant la publication, selon le programme
Nombre moyen de jours avant la publication, selon le programme
Programme Avancé Préliminaire Révisé
Fabrication 25 45 76
Commerce de gros 25 46 77
Commerce de détail 21 52 82
2 Qu'est-ce qui a mené Statistique Canada à publier les indicateurs avancés?

Statistique Canada a publié les indicateurs avancés pour la première fois en 2020. Ce travail a été principalement fait pour donner aux utilisateurs des renseignements plus rapidement, étant donné l'incertitude économique qui a découlé de la pandémie de COVID-19. La demande pour des indicateurs avancés était élevée afin de surveiller les répercussions économiques de la COVID-19 dans différents secteurs de l'économie canadienne et de fournir des premiers signaux et renseignements au sujet de la direction que prenaient les tendances. En utilisant les premières données des répondants, Statistique Canada a été en mesure de compiler des signaux économiques actuels et fiables en se fondant sur les données observées.

Mois de référence de la première diffusion des indicateurs avancés selond le programme
Programme Mois de référence de la première diffusion des indicateurs avancés
Enquête mensuelle sur le commerce de détail Avril 2020
Enquête mensuelle sur les industries manufacturières Mai 2020
Enquête mensuelle sur le commerce de gros Août 2020
3 De quelle façon est-ce que Statistique Canada produit les indicateurs avancés?

Statistique Canada utilise une technique appelée estimation éclair pour produire les indicateurs avancés pour certains programmes d'enquête. L'estimation éclair désigne un type d'indicateur avancé qui emploie les mêmes méthodes utilisées pour produire des indicateurs préliminaires, mais ces méthodes sont appliquées à un ensemble de données plus limité, à un stade plus précoce. Par exemple, pour produire l'indicateur avancé pour le commerce de détail, seules les réponses ayant été reçues à un point prédéterminé de la période de collecte sont utilisées. Une fois la collecte terminée, les mêmes traitements de la non-réponse et méthodes de pondération sont utilisés sur l'ensemble complet de données reçues, qui sert ensuite à produire l'indicateur préliminaire.

La quantité de données recueillies intégrées à un indicateur avancé varie d'un mois à l'autre et d'une enquête à l'autre. Le tableau 1 indique qu'en 2023, le taux de réponse moyen pour les indicateurs avancés (arrondi au pourcentage près) était de 68 % pour l'Enquête mensuelle sur les industries manufacturières, de 59 % pour l'Enquête mensuelle sur le commerce de gros et de 45 % pour l'Enquête mensuelle sur le commerce de détail. Ces taux de réponse sont généralement publiés avec chaque indicateur avancé afin de donner aux utilisateurs des renseignements sur la qualité des chiffres pour le mois en question.

Tableau 1 Taux de réponse moyen, 2023
Programme Indicateur avancé Indicateur préliminaire Indicateur révisé
Fabrication 68 % 87 % 94 %
Commerce de gros 59 % 69 % 75 %
Commerce de détail 45 % 83 % 88 %

Le produit intérieur brut (PIB) mensuel par industrie est fondé sur les indicateurs avancés qui ont été examinés dans cet article pour compiler ses propres indicateurs avancés du PIB. Il est possible d'obtenir de plus amples renseignements sur les estimations du PIB mensuel à la page Révision du PIB du Canada.

La figure 1 illustre les fluctuations d'un mois à l'autre des données publiées sur les ventes dans les secteurs de la fabrication, du commerce de gros et du commerce de détail pour l'année de référence 2023. Les indicateurs avancés, préliminaires et révisés sont très cohérents, à la fois en ce qui concerne la direction (augmentation ou diminution) et l'ampleur de la fluctuation des ventes d'un mois à l'autre.

Figure 1 Comparaison des fluctuations d'un mois à l'autre pour les indicateurs avancés, préliminaires et révisésNote de bas de page 1

Les fluctuations d'un mois à l'autre des ventes des secteurs de la fabrication, 2023
Description - Les fluctuations d'un mois à l'autre des ventes des secteurs de la fabrication, 2023
Les fluctuations d'un mois à l'autre des ventes des secteurs de la fabrication, 2023
  Indicateur avancé Indicateur préliminaire Indicateur révisé
janvier 3,9 4,1 4,5
février -2,8 -3,6 -3,6
mars 0,7 0,7 0,8
avril -0,2 0,3 -0,1
mai 0,8 1,2 1,2
juin -2,1 -1,7 -2,0
juillet 0,7 1,6 1,6
août 1,0 0,7 1,0
septembre -0,1 0,4 0,7
octobre -2,7 -2,8 -2,9
novembre 1,2 1,2 1,5
décembre -0,6 -0,7 -1,1
Les fluctuations d'un mois à l'autre publiées des ventes du commerce de gros, 2023
Description - Les fluctuations d'un mois à l'autre publiées des ventes du commerce de gros, 2023
Les fluctuations d'un mois à l'autre publiées des ventes du commerce de gros, 2023
  Indicateur avancé Indicateur préliminaire Indicateur révisé
janvier 3,0 2,4 2,6
février -1,6 -1,7 -1,4
mars -0,4 -0,1 -1,1
avril 1,6 -1,4 -1,4
mai 3,5 3,3 2,5
juin -4,4 -2,8 -1,4
juillet 1,4 0,2 0,0
août 2,6 2,3 1,8
septembre 0,0 0,4 -0,6
octobre -1,1 -0,5 -0,3
novembre 0,8 0,9 0,9
décembre 0,8 0,3 -0,3
Les fluctuations d'un mois à l'autre des ventes du commerce de détail, 2023
Description - Les fluctuations d'un mois à l'autre des ventes du commerce de détail, 2023
Les fluctuations d'un mois à l'autre des ventes du commerce de détail, 2023
  Indicateur avancé Indicateur préliminaire Indicateur révisé
janvier 0,7 1,4 1,6
février -0,6 -0,2 -0,2
mars -1,4 -1,4 -1,5
avril 0,2 1,1 1,0
mai 0,5 0,2 0,1
juin 0,0 0,1 0,1
juillet 0,4 0,3 0,4
août -0,3 -0,1 -0,1
septembre 0,0 0,6 0,5
octobre 0,8 0,7 0,5
novembre 0,0 -0,2 -0,0
décembre 0,8 0,9 0,9
4 Existe-t-il d'autres approches qui permettent de produire les indicateurs avancés?

Outre l'estimation éclair, la prévision immédiate est une autre méthode qui peut être utilisée pour produire les indicateurs avancés. Contrairement à l'estimation éclair, la prévision immédiate englobe davantage de types d'indicateurs avancés qui reposent soit sur des données d'entrée différentes, soit sur des méthodes de compilation différentes des indicateurs préliminaires. Par exemple, une prévision immédiate peut comprendre des estimateurs fondés entièrement sur les modèles qui utilisent des renseignements provenant d'autres sources disponibles au moment où le modèle est appliqué pour générer la prévision immédiate. À l'instar de l'estimation éclair, les modèles de prévision immédiate produisent habituellement des indicateurs avancés qui sont moins précis que les indicateurs préliminaires.

Il existe une distinction importante entre les indicateurs avancés produits à Statistique Canada et ce qu'on appelle généralement les prévisions. Habituellement, les modèles de prévision sont utilisés pour projeter des données vers l'avenir afin de décrire les périodes de référence futures quand aucun renseignement n'est disponible sur la période de référence d'intérêt. L'absence de données observées dans les prévisions augmente le risque de résultats inexacts parce que les modèles s'appuient sur l'hypothèse selon laquelle les tendances historiques seront maintenues. En revanche, Statistique Canada intègre certaines formes de données observées à la production des indicateurs avancés. Les indicateurs avancés diffusés par Statistique Canada sont fondés sur des observations directes autant que possible, comme des données reçues de répondants ou des données administratives pour une période de référence d'intérêt. L'utilisation appropriée de ces données réduit le risque qu'il y ait des différences importantes entre les indicateurs avancés et les indicateurs préliminaires.

Section 2 : Questions liées à l'analyse et à l'interprétation

1 Quelles sont les forces et les faiblesses des indicateurs avancés?

Les indicateurs avancés fournissent des renseignements plus récents aux utilisateurs; toutefois, ces renseignements sont moins précis que les indicateurs préliminaires et les indicateurs révisés produits plus tard. Statistique Canada suit un cadre pluridimensionnel pour évaluer la qualité des données (Statistique Canada, 2019), y compris les dimensions d'exactitude et d'actualité. Les produits statistiques visent habituellement à trouver un équilibre entre ces dimensions pour répondre de la meilleure façon possible aux besoins des utilisateurs de données. Dans ce cadre en particulier, les indicateurs avancés visent à être plus actuels, avec un certain compromis en ce qui concerne l'exactitude. En raison de ce compromis en matière d'exactitude, les indicateurs avancés sont publiés à des niveaux de détail plus agrégés, comme à l'échelle nationale plutôt qu'à l'échelle provinciale, par rapport aux indicateurs préliminaires et révisés. De plus, ils ne sont pas diffusés au moyen de l'entrepôt de données officiel de Statistique Canada, mais sont diffusés uniquement dans des articles publiés dans le bulletin de diffusion officielle de Statistique Canada, Le Quotidien.

2 De quelle façon la qualité des indicateurs avancés est-elle surveillée?

Avant cette initiative, des études ont montré que la publication d'indicateurs avancés fournirait un équilibre souhaitable entre l'actualité et l'exactitude des données pour les utilisateurs. En particulier, les critères utilisés pour l'exactitude tenaient compte de la direction et de l'ampleur des fluctuations relatives d'un mois à l'autre. Cet élément est particulièrement important parce qu'il détermine des points de retournement dans une série chronologique; l'ampleur des fluctuations est un facteur important à prendre en considération parce qu'elle estime le rythme des changements économiques. Le rendement historique des indicateurs avancés produits au moyen de l'estimation éclair a été évalué, et ces indicateurs ont surpassé les méthodes de prévision et de prévision immédiate avec une rapidité comparable. De plus, les indicateurs avancés peuvent être générés environ un mois plus tôt que les indicateurs préliminaires.

Chaque mois, Statistique Canada compare les indicateurs avancés avec les indicateurs préliminaires qui suivent pour la même période de référence afin de surveiller l'ampleur des différences entre ceux-ci, ainsi que leur cohérence en ce qui concerne la direction des fluctuations d'un mois à l'autre.

De plus, un examen exhaustif des indicateurs avancés et de leur rendement passé est effectué périodiquement. Cet examen comprend une analyse des statistiques descriptives au fil du temps, ainsi que toutes les différences notables observées pour les périodes de référence individuelles.

3 Pourquoi les indicateurs avancés et les indicateurs préliminaires sont-ils différents?

Comme les indicateurs avancés sont établis au moyen des mêmes méthodes que les indicateurs préliminaires, ils sont sujets au même type d'erreurs d'échantillonnage et d'erreurs non dues à l'échantillonnage, mais avec différents degrés de sensibilité à ces sources d'erreur. Les différences entre les indicateurs avancés et les indicateurs préliminaires peuvent être attribuées aux sources suivantes :

  1. Réponses reçues après la production des indicateurs avancés : L'imputation, conçue pour produire des estimations agrégées exactes et non biaisées, est utilisée pour estimer les valeurs pour chaque unité non répondante lorsque les indicateurs avancés sont produits. Si une unité individuelle ne répond pas à temps pour l'indicateur avancé, mais qu'elle fournit une réponse avant la production de l'indicateur préliminaire, cela entraîne une différence entre les indicateurs avancés et préliminaires. Des différences importantes peuvent être constatées lorsque des unités individuelles présentent des différences notables, ou lorsque des différences relativement petites s'accumulent pour de nombreuses unités.
  2. Améliorations de l'imputation provenant des réponses supplémentaires reçues : Même pour les unités qui répondent effectivement à temps pour l'indicateur avancé, les valeurs imputées peuvent elles-mêmes différer entre les indicateurs avancés et préliminaires. Comme l'imputation pour l'indicateur préliminaire est fondée sur des renseignements plus complets, cet indicateur doit être considéré comme une estimation améliorée pour les unités non répondantes par rapport à l'indicateur avancé. Bien que ces différences soient généralement petites, elles peuvent s'accumuler et donner lieu à des différences notables entre les indicateurs avancés et préliminaires.
  3. Mises à jour apportées aux données après l'indicateur avancé : Lorsque des indicateurs avancés sont produits, les données des répondants font l'objet d'une révision supplémentaire et sont mises à jour dans le cadre du processus de validation des données, ce qui peut entraîner des différences entre les indicateurs avancés et préliminaires.
4 Y a-t-il d'autres approches qui peuvent être envisagées pour produire les indicateurs avancés?

Statistique Canada cherche constamment à adopter des méthodes à la fine pointe de la recherche afin de maximiser la qualité des données. Pour appuyer ces efforts, Statistique Canada collabore régulièrement avec d'autres bureaux nationaux de statistique ainsi qu'avec d'autres organismes statistiques et issus du milieu universitaire afin de déterminer, d'élaborer et d'évaluer des méthodes qui faciliteraient la production d'indicateurs avancés. En particulier, les approches de prévision immédiate sont prometteuses pour améliorer davantage la rapidité, si des modèles statistiques ayant une précision appropriée avec les informations disponibles peuvent être élaborés.

5 Où puis-je obtenir de plus amples renseignements?

Eurostat (2017), Handbook on Rapid Estimates (PDF) (en anglais seulement).

Statistique Canada (2019), Statistique Canada : Lignes directrices concernant la qualité, sixième édition.