Journée internationale de la jeunesse : les bienfaits de la participation

5 août 2026, 11 h 00 (HAE)

À l’approche de la Journée internationale de la jeunesse, découvrons les nombreuses façons dont les jeunes prennent part à la vie au sein de leur collectivité et la manière dont les liens qu’ils y tissent nourrissent leur sentiment d’appartenance.

La participation des jeunes à des groupes, organismes ou associations renforce leur sentiment d’appartenance

La participation des jeunes à des groupes, des organismes ou des associations peut favoriser un fort sentiment d’appartenance à la collectivité. Aussi, un fort sentiment d’appartenance à une collectivité locale est un important indicateur de la présence de liens sociaux, lesquels jouent un rôle crucial dans la santé et la qualité de vie globales d’une personne.

De 2021 à 2024, un peu moins des deux tiers (66 %) des jeunes Canadiennes et Canadiens de 15 à 19 ans ont participé aux activités d’un groupe, d’un organisme ou d’une association. Cela n’a rien de surprenant, puisque les jeunes bénéficient généralement, à l’école, d’un meilleur accès aux activités sportives et autres activités parascolaires qui favorisent les liens sociaux et la participation à la vie communautaire.

Cependant, une fois que les jeunes entament leur parcours postsecondaire ou entrent sur le marché du travail, ils sont moins susceptibles de participer, par exemple, à des activités sportives, puisque les occasions de participation structurées qui facilitaient leur engagement deviennent moins nombreuses. Les données en témoignent : moins de la moitié des jeunes de 20 à 24 ans (47 %) et de 25 à 29 ans (42 %) ont participé aux activités de groupes, d’organismes ou d’associations.

Toutefois, un constat demeure valable pour tous les jeunes de 15 à 29 ans : ceux qui participent activement à la vie communautaire éprouvent un plus fort sentiment d’appartenance que ceux qui n’y participent pas.

Par exemple, parmi les jeunes de 15 à 29 ans ayant participé aux activités d’un organisme de jeunesse, près de 4 personnes sur 5 (78 %) ont déclaré éprouver un fort sentiment d’appartenance à leur communauté, comparativement à 57 % de ceux qui n’avaient pas participé à des activités de ce type. Les jeunes ayant participé aux activités d’associations scolaires, sportives, communautaires ou religieuses étaient de 15 à 21 points de pourcentage plus susceptibles de déclarer éprouver un fort sentiment d’appartenance que ceux qui n’y avaient pas participé.

Dans l’ensemble, la proportion de jeunes qui déclarent avoir un fort sentiment d’appartenance à leur collectivité locale s’accroît lentement depuis la fin de la pandémie de COVID-19: de 2021 à 2024, elle a progressé en moyenne de 2 points de pourcentage par année.

Un fort sentiment d’appartenance est associé à une bonne santé générale et mentale chez les jeunes

Un fort sentiment d’appartenance est également associé à une bonne santé physique et mentale.

La plupart des jeunes de 15 à 29 ans qui éprouvent un fort sentiment d’appartenance (96 %) ont également indiqué être en bonne santé physique, comparativement à 87 % des jeunes ayant un sentiment d’appartenance plus faible. Ce constat cadre avec les résultats d’études antérieures, selon lesquels il existe un lien positif entre un fort sentiment d’appartenance et la santé autoévaluée.

Des tendances similaires ont été observées sur le plan du bien-être mental : parmi les jeunes qui éprouvent un fort sentiment d’appartenance à leur collectivité, 86 % ont déclaré avoir une bonne santé mentale, comparativement à 59 % de ceux dont le sentiment d’appartenance est plus faible.

Le sentiment d’appartenance des jeunes varie autant que le pays lui-même est diversifié

Bien sûr, le degré du sentiment d’appartenance n’est pas le même pour tous les jeunes de 15 à 29 ans aux quatre coins du pays. 

Par exemple, les jeunes qui vivent dans l’Ouest canadien sont plus susceptibles de déclarer éprouver un fort sentiment d’appartenance que ceux qui vivent dans l’Est canadien. De même, les jeunes qui vivent en milieu rural sont plus susceptibles d’éprouver un fort sentiment d’appartenance que ceux qui vivent en milieu urbain.

Toutefois, certains jeunes doivent composer avec des barrières systémiques ou à des difficultés sociales qui peuvent nuire à leur sentiment d’appartenance à leur collectivité locale. De 2021 à 2024, deux esprits (ou bispirituelles), lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, queers, ou qui utilisent d’autres termes relatifs à la diversité sexuelle ou de genre (2SLGBTQ+) étaient moins susceptibles de déclarer éprouver un fort sentiment d’appartenance que les jeunes non 2SLGBTQ+ (35 % par rapport à 54 %).

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