Jeunes adultes à la maison, au travail et à l’école

11 août 2026, 11 h 00 (HAE)

Au cours des prochaines semaines, des millions d’étudiants de niveau postsecondaire entreprendront une nouvelle année d’études à l’université ou au collège. Pour certains, il s’agira d’une première expérience de vie autonome loin du nid familial. Pour de nombreux autres, en revanche, les études se poursuivront chez leurs parents.

Près de la moitié des étudiants de 20 à 34 ans vivent avec leurs parents

Pour les jeunes adultes qui entreprennent des études postsecondaires, vivre au domicile parental peut représenter une source importante d’économies, lorsqu’il est possible de le faire. En 2021, près de la moitié (47,5 %) des Canadiennes et Canadiens de 20 à 34 ans qui fréquentaient un établissement d’enseignement vivaient avec leurs parents dans un ménage intergénérationnel. Lors du recensement, les étudiants qui retournent vivre chez leurs parents au cours de l’année (peu importe la durée du séjour) doivent être recensés à l’adresse de leurs parents.

Bien que la probabilité d’être aux études diminue avec l’âge, chez les jeunes adultes âgés de 20 à 34 ans, la proportion de ceux qui fréquentaient un établissement d’enseignement était plus élevée chez ceux qui vivaient avec leurs parents que ceux vivant dans un autre type de ménage.

Cette différence était la plus marquée chez les personnes de 20 à 24 ans : 58,0 % de celles vivant avec leurs parents dans un ménage intergénérationnel étaient aux études, comparativement à 44,4 % de celles vivant dans un autre type de ménage.

La prise en compte des droits de scolarité et du loyer

Le prix est sans aucun doute l’un des facteurs qui expliquent pourquoi tant d’étudiants de niveau postsecondaire vivent chez leurs parents pendant leurs études. En effet, étudier dans un établissement d’enseignement postsecondaire représente une dépense importante : pour les étudiants canadiens, les droits de scolarité annuels pour les grades de premier cycle se sont établis à 7 734 $ en moyenne au cours de l’année universitaire 2025-2026. Ces droits de scolarité allaient de moins de 4 000 $ par année à Terre-Neuve-et-Labrador et au Québec à près de 10 000 $ par année au Nouveau-Brunswick, en Saskatchewan et en Nouvelle-Écosse.

Le paiement du loyer mensuel représente une dépense encore plus importante que les droits de scolarité. Au premier trimestre de 2026, le prix moyen demandé pour un appartement d’une chambre dans une région métropolitaine de recensement s’est établi à 1 740 $ par mois, et il dépassait même 2 100 $ par mois à Toronto et à Vancouver. Même si une personne vivait en colocation dans un appartement de deux chambres, elle devait dépenser en moyenne plus de 1 000 $ par mois en loyer, selon les données accessibles à l’échelle nationale.

Le marché de l’emploi et les salaires

Jusqu’à présent, le marché de l’emploi d’été a été plus favorable aux étudiants en 2026 qu’en 2025. Chez les étudiants de 20 à 24 ans retournant aux études — ceux qui sont les plus susceptibles de poursuivre des études postsecondaires —, le taux de chômage s'est établi à 6,3 % en juillet, ce qui représente le plus faible taux pour ce groupe depuis juillet 2018.

De nombreux étudiants de niveau postsecondaire occupent des emplois de premier échelon et moins bien rémunérés, notamment dans des secteurs comme les services d’hébergement et de restauration ou le commerce de gros et de détail. En 2025, le salaire horaire moyen dans les services d’hébergement et de restauration s’est établi à 20,98 $, tandis qu’il s’établissait à 27,59 $ dans le commerce de gros et de détail. Ces deux chiffres étaient inférieurs à la moyenne de l’ensemble des industries, qui était de 36,40 $.

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