Autrefois, les enfants se rendaient à l’école à pied. On dit qu’ils effectuaient un trajet s’étirant sur de nombreux kilomètres, et ce, à l’aller comme au retour. Les jeunes d’aujourd’hui peuvent toujours choisir de se rendre à l’école en utilisant des modes de transport actifs comme la marche ou le vélo, mais le transport en commun est généralement aussi un choix possible, surtout dans les grands centres urbains.
Contrairement à jadis, plus de 4 jeunes de 15 à 24 ans vivant en milieu urbain sur 5 habitaient dans un rayon de 500 mètres d’un arrêt de transport en commun en 2025. Cependant, pour ce qui est des adolescents et des jeunes adultes vivant en milieu rural, un peu plus de 1 personne sur 10 habitait dans un rayon de 500 mètres d’un arrêt de transport en commun.
Objectif de développement durable des Nations Unies relatif à l’accès pratique au transport en commun
Les Nations Unies jugent que l’accès au transport en commun est pratique lorsque, à partir d’un point de référence donné, comme une maison, une école, un lieu de travail ou un marché, un arrêt est accessible à une distance de marche de 500 mètres le long du réseau routier dans le cas d’un réseau de transport en commun de faible capacité (p. ex. un réseau d’autobus ou un service rapide par bus), ou à une distance de marche de 1 km dans le cas d’un réseau de grande capacité (p. ex. un train, un métro ou un traversier) (métadonnées de l’objectif de développement durable 11.2.1 des Nations Unies [lien en anglais seulement]).
Dans le Canada atlantique, la plupart des jeunes vivent dans un rayon de 500 mètres d’un arrêt de transport en commun
En 2025, plus de la moitié des adolescents de 15 à 19 ans vivant en milieu urbain au Canada atlantique habitaient dans un rayon de 500 mètres d’un arrêt de transport en commun. Cette proportion allait de 56 % à Terre-Neuve-et-Labrador à 69 % à l’Île-du-Prince-Édouard et en Nouvelle-Écosse. Quant aux jeunes adultes de 20 à 24 ans vivant en milieu urbain, la plupart habitaient dans un rayon de 500 mètres d’un arrêt de transport en commun, et la proportion allait de 68 % à Terre-Neuve‑et-Labrador à 82 % en Nouvelle-Écosse.
En ce qui concerne les adolescents et les jeunes adultes vivant en milieu rural au Canada atlantique, ce sont ceux de l’Île-du-Prince-Édouard qui ont enregistré les plus fortes proportions : 11 % des adolescents de 15 à 19 ans et 14 % des jeunes adultes de 20 à 24 ans habitaient dans un rayon de 500 mètres d’un arrêt de transport en commun. Au Nouveau-Brunswick, ces proportions se chiffraient à 5 % chez les adolescents et à 6 % chez les jeunes adultes.
Les jeunes du Québec sont plus susceptibles de vivre dans un rayon de 500 mètres d’un arrêt de transport en commun que les jeunes de l’Ontario
Pour ce qui est de la proximité des jeunes par rapport au transport en commun dans le centre du Canada, c’est le Québec qui s’est classé au premier rang, en particulier chez les jeunes vivant en milieu rural.
Au Québec, 83 % des adolescents de 15 à 19 ans et 88 % des jeunes adultes de 20 à 24 ans vivant en milieu urbain habitaient dans un rayon de 500 mètres d’un arrêt de transport en commun en 2025; à titre de comparaison, ces proportions s’établissaient à 79 % et à 83 % en Ontario.
L’écart était encore plus prononcé dans les régions rurales. Au Québec, environ 1 jeune de 15 à 24 ans vivant en milieu rural sur 5 habitait dans un rayon de 500 mètres d’un arrêt de transport en commun en 2025, comparativement à environ 1 jeune sur 20 en Ontario.aria.
L’écart observé au chapitre de la proximité du transport en commun entre les jeunes vivant en milieu urbain et ceux vivant en milieu rural est le plus prononcé dans les provinces des Prairies
Au Manitoba, environ 9 jeunes de 15 à 24 ans vivant en milieu urbain sur 10 habitaient dans un rayon de 500 mètres d’un arrêt de transport en commun en 2025, ce qui représente la proportion la plus élevée parmi les provinces des Prairies. La Saskatchewan affichait la deuxième proportion en importance.
En revanche, environ 3 % des jeunes de 15 à 19 ans vivant en milieu rural au Manitoba et en Alberta habitaient dans un rayon de 500 mètres d’un arrêt de transport en commun, ce qui représente la proportion la plus faible à l’échelle nationale.
Les jeunes vivant en milieu rural en Colombie-Britannique sont parmi les plus susceptibles d’habiter dans un rayon de 500 mètres d’un arrêt de transport en commun
En 2025, la proportion de personnes qui vivaient en milieu urbain en Colombie-Britannique et qui habitaient à proximité du transport en commun s’établissait à 80 % chez les jeunes de 15 à 19 ans et à 84 % chez ceux de 20 à 24 ans. Ces proportions correspondent essentiellement à la moyenne nationale.
Cependant, la proportion de jeunes de 15 à 24 ans vivant en milieu rural et habitant dans un rayon de 500 mètres d’un arrêt de transport en commun se chiffrait à 1 jeune sur 5 en Colombie-Britannique, ce qui est supérieur à la moyenne nationale.
Les jeunes du Nord habitent plus près du transport en commun que l’on pourrait le croire
Compte tenu du caractère éloigné et des populations relativement petites des centres urbains dans les territoires, on pourrait supposer que la proximité des jeunes par rapport au transport en commun constituerait un problème dans le Nord. Toutefois, au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest, 9 jeunes de 15 à 24 ans vivant en milieu urbain sur 10 habitaient dans un rayon de 500 mètres d’un arrêt de transport en commun en 2025.
Les jeunes vivant en milieu rural dans les Territoires du Nord-Ouest étaient les plus susceptibles d’habiter dans un rayon de 500 mètres d’un arrêt de transport en commun : 33 % des adolescents de 15 à 19 ans et 60 % des jeunes adultes de 20 à 24 ans habitaient à quelques minutes de marche d’un arrêt de transport en commun. Il s’agit sans doute d’un avantage lorsqu’il y a un vortex polaire au plus fort de l’hiver.
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