par Philippe Finès
Une approche sélective peut être utilisée dans une étude écologique lorsqu’on cherche à sélectionner un sous‑ensemble d’unités d’analyse (UA) et à tirer des conclusions au sujet d’une population d’intérêt (PI) uniquement d’après ces UA. Les résultats pour la PI seront fiables si cette population est concentrée dans les UA sélectionnées et rares dans les autres. Cet article décrit un outil graphique permettant de déterminer si ces conditions sont satisfaites.
Des données sur les populations d’origine inuite et métisse tirées du Recensement de la population du Canada de 1996 sont utilisées à titre d’illustration. À partir d’un tableau des statistiques de classification, il est possible de créer une courbe concentration‑couverture pour une PI donnée. La forme de la courbe indique s’il est possible de choisir un seuil tel que la concentration et la couverture de la PI seront toutes deux adéquates.
La courbe concentration‑couverture montre que, parmi les peuples autochtones vivant dans les régions rurales, la population inuite est classable, mais non la population métisse.
Cette méthode peut être appliquée à toute étude écologique dont le but est de déterminer la proportion d’individus ayant en commun une caractéristique unique définie par une variable binaire.
Classification, démographie, études écologiques, répartition de la population.
Dans les études écologiques, les sujets sont regroupés en unités d’analyse (UA) au lieu d’être considérés séparément. Les résultats peuvent alors être exprimés en termes de proportions d’individus qui sont membres d’une population d’intérêt (PI) dans ces UA. Une approche sélective est utilisée quand on cherche à choisir un sous-ensemble d’UA et à tirer des conclusions au sujet d’une PI en se fondant uniquement sur ces UA. [Texte intégral]
Philippe Finès (613‑951‑3896; Philippe.Fines@statcan.gc.ca) travaille à la Division de l’information et de la recherche sur la santé, à Statistique Canada, Ottawa (Ontario) K1A 0T6.