L'homicide au Canada, 2009

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par Sara Beattie et Adam Cotter

Le taux d'homicides demeure stable depuis 10 ans
L'Ouest et le Nord du Canada continuent de déclarer les taux d'homicides les plus élevés
Abbotsford–Mission affiche le taux d'homicides le plus élevé pour une deuxième année consécutive
Les homicides attribuables à des gangs sont en baisse
Winnipeg affiche le plus important taux d'homicides attribuables à des gangs
Les homicides commis à l'aide d'une arme à feu sont en baisse de 12 %
Les deux tiers des armes à feu récupérées ne sont pas enregistrées
Le taux de jeunes auteurs présumés d'homicide de sexe masculin est le plus élevé depuis le début de la collecte des données
Le taux de victimes de sexe féminin est le deuxième parmi les plus bas depuis le début de la collecte des données
Les homicides commis par des étrangers sont en hausse
Les homicides entre conjoints progressent légèrement
Les chauffeurs de taxi et les policiers courent le plus grand risque professionnel
Tableaux de données détaillés
Notes

La police a dénombré 610 homicides en 2009, soit 1 de moins que l'année précédente. Les homicides sont encore relativement rares au Canada; ils représentent moins de 1 % de tous les crimes violents déclarés par la police. Les Canadiens sont environ six fois plus susceptibles de se suicider et environ cinq fois plus susceptibles d'être tués dans un accident de la route que d'être victimes d'un homicide1.

L'homicide constitue la plus grave infraction criminelle, et le taux d'homicides observé dans un pays peut servir de baromètre du niveau de violence dans cette société. L'homicide est aussi la seule infraction criminelle qui soit directement comparable entre les pays. Le taux d'homicides au Canada continue d'être environ le tiers de celui des États-Unis, mais il se compare à ceux de nombreux pays européens (graphique 1).

Graphique 1
Taux d'homicides pour certains pays

Description

Graphique 1 Taux d'homicides pour certains pays

1. Les chiffres représentent les données de 2008.
2. Les chiffres représentent les données de 2009.
3. Les chiffres représentent les données de 2007.
Source : Statistique Canada, Interpol Ottawa et les sites Web des bureaux de statistique nationaux.

Le taux d'homicides demeure stable depuis 10 ans

Entre le milieu des années 1960 et le milieu des années 1970, le Canada a connu une forte augmentation des homicides, le taux ayant plus que doublé au cours de cette période, passant de 1,25 homicide pour 100 000 habitants en 1966 à 3,03 en 1975. Dans l'ensemble, le taux d'homicides a reculé pendant les 25 années qui ont suivi, diminuant de 42 % entre 1975 et 1999. Depuis 1999, le taux est demeuré relativement stable malgré certaines fluctuations annuelles (graphique 2).

Bien que la majorité (94 %) des affaires d'homicide déclarées en 2009 aient fait une seule victime, 35 affaires ont fait de multiples victimes : 26 affaires ont fait deux victimes, 6 affaires ont fait trois victimes et 3 affaires ont fait quatre victimes.

Graphique 2
Le taux d'homicides a atteint un sommet au milieu des années 1970

Description

Graphique 2 Le taux d'homicides a atteint un sommet au milieu des années 1970

1. Exclut les 329 victimes tuées dans l'affaire « Air India ».
Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Enquête sur les homicides.

L'Ouest et le Nord du Canada continuent de déclarer les taux d'homicides les plus élevés

Les provinces de l'Ouest et les territoires ont toujours enregistré les plus importants taux d'homicides au pays. Cette tendance s'est poursuivie en 2009, le Nunavut et le Yukon ayant déclaré les plus forts taux au pays. Parmi les provinces, le taux le plus élevé a été signalé par le Manitoba pour une troisième année consécutive, suivi de la Saskatchewan, de la Colombie-Britannique et de l'Alberta.

L'Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador ont enregistré les plus faibles taux (tableau 1B). Cette répartition était semblable à celle observée pour l'ensemble des crimes violents.

L'Alberta, lieu de 95 homicides en 2009, a connu le plus grand recul parmi les provinces, en baisse par rapport à 110 en 2008 (tableau 1A). Le taux d'homicides pour 100 000 habitants au Québec a continué de fléchir en 2009, s'établissant à son point le plus bas en plus de 40 ans (tableau 1B).

En 2009, le nombre d'homicides a progressé sensiblement par rapport à l'année précédente dans deux provinces : la Saskatchewan a signalé 36 homicides (6 de plus qu'en 2008) et le Nouveau-Brunswick, 12 homicides (9 de plus qu'en 2008). L'augmentation au Nouveau-Brunswick faisait suite au taux le plus bas en 40 ans atteint en 2008 (tableau 1B).

Graphique 3
Le Manitoba et la Saskatchewan enregistrent les taux d'homicides les plus élevés

Description

Graphique 3 Le Manitoba et la Saskatchewan enregistrent les taux d'homicides les plus élevés

Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Enquête sur les homicides.

Abbotsford–Mission affiche le taux d'homicides le plus élevé pour une deuxième année consécutive

Les crimes violents, et particulièrement les homicides, sont souvent considérés comme un phénomène des grandes villes. Toutefois, les 10 régions métropolitaines de recensement (RMR)2 comptant plus de 500 000 habitants, dans lesquelles vivaient près de 18 millions de Canadiens, affichaient un taux collectif de 1,7 pour 100 000 habitants en 2009, comparativement à un taux de 2,1 pour les 10,5 millions de Canadiens qui vivaient dans des régions autres que des RMR comptant moins de 100 000 habitants.

Au cours des 10 années précédentes, les taux d'homicides pour ces deux types de régions étaient pratiquement identiques. Tant en 2009 que pour les 10 dernières années, les taux d'homicides les plus bas ont effectivement été déclarés par les RMR comptant entre 100 000 et 500 000 habitants.

De toutes les RMR, Abbotsford–Mission a déclaré le plus fort taux d'homicides pour 100 000 habitants (5,2) pour une deuxième année d'affilée en 2009. Suivaient Thunder Bay (5,0), Winnipeg (4,1), Saguenay (3,4), Halifax (3,0), Vancouver (2,6) et Edmonton (2,6) (tableau 2).

Une comparaison des trois plus grandes RMR révèle que Toronto a enregistré 90 homicides en 2009, soit 13 de moins qu'en 2008, alors que Vancouver a déclaré 61 homicides, en hausse de 7 par rapport à 2008, ce qui donne un taux de 2,6. Le taux de 1,6 pour 100 000 habitants observé à Toronto se situait au-dessous de la moyenne nationale de 1,8. Pour sa part, Montréal a déclaré 44 homicides, nombre en recul de 4 par rapport à 2008, se traduisant par un taux de 1,2.

Graphique 4
Parmi les plus grandes régions métropolitaines de recensement, celles de l'Ouest affichent les plus forts taux d'homicides

Description

Graphique 4 Parmi les plus grandes régions métropolitaines de recensement, celles de l'Ouest affichent les plus forts taux d'homicides

Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Enquête sur les homicides.

Les homicides attribuables à des gangs sont en baisse

Les homicides classés dans la catégorie « attribuable à un gang » par la police sont ceux dont les victimes sont membres de groupes du crime organisé et de gangs de rue, ainsi que ceux dont les victimes sont des spectateurs innocents dans des affaires d'homicides attribuables à des gangs. En 2009, 124 des 610 homicides (ou 1 homicide sur 5) déclarés par la police étaient considérés comme des homicides attribuables à des gangs, ce nombre étant inférieur de 14 à celui enregistré en 2008. En dépit de cette baisse, le nombre d'homicides attribuables à des gangs suit une tendance générale à la hausse depuis le début des années 1990.

La plupart de la baisse constatée en 2009 est survenue en Alberta, où les homicides attribuables à des gangs ont chuté de 35 en 2008 à 13 en 2009. Dans cette province, les homicides attribuables à des gangs avaient généralement progressé depuis 2003 (tableau 3).

Graphique 5
Les homicides attribuables à des gangs diminuent en 2009

Description

Graphique 5 Les homicides attribuables à des gangs diminuent en 2009

Note : Ces données sont disponibles depuis 1991.
Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Enquête sur les homicides.

Par le passé, les homicides attribuables à des gangs étaient plus susceptibles que les homicides non attribuables à des gangs d'être classés dans les meurtres au premier degré, c'est-à-dire les homicides commis avec préméditation et de propos délibéré. Le projet de loi C-14 a été déposé en 2009 pour assurer que tous les homicides attribuables à des gangs seraient classés dans les meurtres au premier degré, qu'ils correspondent ou non aux normes préexistantes d'actes commis avec préméditation.

Les victimes et les auteurs présumés d'homicides attribuables à des gangs étaient, en moyenne, plus jeunes que les personnes impliquées dans des homicides non attribuables à des gangs. Les victimes d'homicides attribuables à des gangs étaient âgées en moyenne de 28 ans, comparativement à 35 ans pour les victimes d'homicides non attribuables à des gangs.

La moyenne d'âge des auteurs présumés d'homicides attribuable à des gangs en 2009 s'élevait à 23 ans, comparativement à 30 ans chez les auteurs présumés d'homicides non attribuables à des gangs.

Winnipeg affiche le plus important taux d'homicides attribuables à des gangs

La grande majorité des homicides attribuables à des gangs se sont produits dans les grandes villes du Canada. Les 10 plus grandes RMR ont été le théâtre de la moitié des homicides perpétrés au Canada en 2009, mais de plus des deux tiers des homicides attribuables à des gangs.

Winnipeg, qui a déclaré 9 homicides attribuables à des gangs, a enregistré le taux le plus élevé pour 100 000 habitants des 10 plus grandes RMR, suivie de Vancouver. Malgré le fait que Toronto comptait le plus grand nombre d'homicides attribuables à des gangs (30) de toutes les RMR en 2009, le taux de cette ville était inférieur à ceux de Winnipeg et Vancouver.

Le plus grand recul dans l'ensemble des RMR a été observé à Calgary, qui affichait le taux le plus élevé au pays en 2008. Le nombre de victimes d'homicides attribuables à des gangs à Calgary a chuté de 16 en 2008 à 5 en 2009.

Les homicides commis à l'aide d'une arme à feu sont en baisse de 12 %

Au cours des 30 dernières années, les homicides ont été commis au moyen de deux méthodes principales : les armes à feu et les armes pointues. En 2009, cette tendance s'est poursuivie, 210 victimes (36 %) ayant été tuées avec une arme pointue et 179, à l'aide d'une arme à feu (30 %). De plus, 20 % des victimes ont été battues, 7 % ont été étranglées ou étouffées, alors que 7 % ont été tuées par d'autres moyens, comme un véhicule, un incendie (inhalation de fumée, brûlures), du poison et le syndrome du bébé secoué (tableau 6).

Le taux d'homicides commis à l'aide d'une arme à feu a reculé de 12 % en 2009, après avoir augmenté de 24 % entre 2002 et 2008. Avant 2002, les homicides commis avec une arme à feu avaient suivi une tendance générale à la baisse depuis le milieu des années 1970.

En 2009, on a observé des déclins pour les trois types d'armes à feu les plus courants : les armes de poing, les carabines ou fusils de chasse et les carabines ou fusils de chasse à canon tronqué. Les armes de poing étaient le type d'arme à feu le plus fréquemment utilisé dans les homicides.

Des 179 homicides commis à l'aide d'une arme à feu en 2009, 112 (69 %) ont été perpétrés avec une arme de poing. Vingt-neuf homicides ont été commis à l'aide d'une carabine ou d'un fusil de chasse — le nombre le plus faible déclaré depuis le début de la collecte des données en 1961 — alors que 14 ont été perpétrés avec une carabine ou un fusil de chasse à canon tronqué (tableau 4).

Malgré le recul constaté en 2009, l'utilisation d'armes de poing suit une tendance générale à la hausse depuis 30 ans. Par contraste l'utilisation de carabines ou de fusils de chasse est globalement en recul.

Graphique 6
L'utilisation des armes à feu diminue en 2009

Description

Graphique 6 L'utilisation des armes à feu diminue en 2009

1. Les carabines et fusils de chasse à canon tronqué sont exclus.
Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Enquête sur les homicides.

Les armes de poing sont demeurées le type d'arme à feu le plus couramment utilisé dans les homicides perpétrés dans les principales régions métropolitaines; elles ont servi dans près des trois quarts (73 %) des homicides commis à l'aide d'une arme à feu dans les RMR en 2009. Dans les régions autres que les RMR, les carabines et les fusils de chasse étaient les armes les plus courantes; elles ont été utilisées dans environ 4 homicides commis à l'aide d'une arme à feu sur 10.

Vancouver, où il s'est produit 33 homicides commis à l'aide d'une arme à feu en 2009, a déclaré le plus fort taux de ces homicides pour 100 000 habitants parmi les 10 plus grandes RMR, suivie de Toronto (tableau 5).

En 2009, 80 % des homicides attribuables à des gangs ont été commis à l'aide d'une arme à feu, comparativement à environ 16 % des homicides qui n'impliquaient pas de gangs. Parmi les homicides attribuables à des gangs mettant en cause une arme à feu en 2009, 70 % ont été perpétrés avec une arme de poing.

Les deux tiers des armes à feu récupérées ne sont pas enregistrées

Au cours des cinq dernières années, la police a récupéré 253 armes à feu ayant servi dans des homicides et pour lesquelles l'état d'enregistrement de l'arme à feu auprès du Registre canadien des armes à feu était connu. De celles-ci, 78 (31 %) étaient enregistrées alors que 175 (69 %) ne l'étaient pas. Parmi les armes à feu qui étaient enregistrées, 52 étaient des carabines ou des fusils de chasse, 17 étaient des armes de poing et 9, des carabines ou des fusils de chasse à canon tronqué.

En ce qui concerne les 212 affaires dans lesquelles l'arme à feu avait été récupérée et le propriétaire identifié, on a déterminé que l'arme appartenait à l'auteur présumé dans 103 affaires (49 %), à la victime dans 17 de celles-ci (8 %) et à une autre personne dans 92 des affaires (43 %). L'arme à feu a été déclarée comme volée dans 43 de ces affaires.

Le taux de jeunes auteurs présumés d'homicide de sexe masculin est le plus élevé depuis le début de la collecte des données

En 2009, la police a identifié 78 jeunes auteurs présumés d'homicide de 12 à 17 ans, dont 73 étaient de sexe masculin et 5, de sexe féminin, ce nombre étant en hausse de 23 par rapport à 2008. Le nombre et le taux de jeunes auteurs présumés étaient également les deuxièmes en importance en plus de 30 ans (tableau 7). Le taux de jeunes auteurs présumés d'homicide suit une tendance générale à la hausse depuis 2001.

Le taux de jeunes auteurs présumés de sexe masculin (5,6 pour 100 000 jeunes de sexe masculin) observé en 2009 était le taux le plus élevé déclaré depuis le début de la collecte des données en 1961.

En 2009, on a dénombré 22 jeunes auteurs présumés (tous de sexe masculin) d'homicides attribuables à des gangs, en hausse de 10 par rapport à 2008. La plus grande part de cette augmentation s'est produite au Manitoba, la province qui affiche le plus important taux d'homicides chez les jeunes.

En comparaison des adultes, les jeunes étaient impliqués dans une plus grande proportion d'affaires d'homicides attribuables à des gangs. Parmi les affaires impliquant un jeune auteur présumé, 28 % étaient attribuables à des gangs comparativement à 12 % des affaires où l'auteur présumé était un adulte.

Graphique 7
Le taux de jeunes auteurs présumés d'homicide âgés de 12 à 17 ans est le deuxième en importance en 30 ans

Description

Graphique 7 Le taux de jeunes auteurs présumés d'homicide âgés de 12 à 17 ans est le deuxième en importance en 30 ans

Note : Les données sont disponibles depuis 1961.
Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Enquête sur les homicides.

Le taux de victimes de sexe féminin est le deuxième parmi les plus bas depuis le début de la collecte des données

En 2009, il y a eu 160 victimes d'homicide de sexe féminin, soit 14 de plus qu'en 2008. Malgré cette augmentation, 2009 est au deuxième rang des proportions les moins élevées (26 %) de victimes d'homicide de sexe féminin depuis le début de la collecte des données. En règle générale, le taux de victimes de sexe féminin décroît depuis la fin des années 1960.

Graphique 8
Le taux de personnes de sexe féminin tuées est le deuxième parmi les plus faibles en 30 ans

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Graphique 8 Le taux de personnes de sexe féminin tuées est le deuxième parmi les plus faibles en 30 ans

Note : Les données sont disponibles depuis 1961.
Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Enquête sur les homicides.

Comme par le passé, les personnes de sexe masculin représentaient environ 9 auteurs présumés sur 10 dans les affaires d'homicides en 2009 (tableau 9). Ces dernières années, les auteurs présumés d'homicide de sexe masculin sont de plus en plus jeunes. La moyenne d'âge des auteurs présumés de sexe masculin a chuté de 32 ans en 2002 à 29 ans en 2009. La moyenne d'âge des auteures présumées est demeurée constante, à environ 30 ans.

Les homicides commis par des étrangers sont en hausse

Les victimes d'homicide au Canada sont plus susceptibles d'être tuées par une personne qu'elles connaissent (graphique 9). Dans tous les homicides résolus (ceux où la police a identifié un auteur présumé) en 2009, 39 % des victimes ont été tuées par une connaissance, 34 %, par un membre de leur famille et 9 %, par une personne que la victime avait connu dans le cadre d'activités criminelles, comme le trafic de drogues (tableau 8).

Graphique 9
La plupart des homicides sont commis par des personnes qui connaissent les victimes

Description

Graphique 9 La plupart des homicides sont commis par des personnes qui connaissent les victimes

1. Avant 1991, les relations criminelles étaient classées sous les « connaissances ».
2. Les prostituées, les trafiquants de drogues et leurs clients, les usuriers et les membres de gangs sont inclus. Il convient de souligner que certains homicides attribuables à des gangs sont classés sous les « connaissances ». La catégorie « relations criminelles » a été ajoutée à l'Enquête sur les homicides en 1991.
Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Enquête sur les homicides.

En outre, 82 homicides ont été commis par une personne inconnue de la victime, nombre en hausse de 17 % par rapport à 2008. Le nombre d'homicides commis par des étrangers était également beaucoup plus élevé que le nombre moyen pour les 10 années précédentes. En 2009, l'Alberta et la Saskatchewan ont connu les augmentations les plus prononcées du nombre d'homicides commis par des étrangers par rapport à l'année précédente.

Les homicides entre conjoints3 progressent légèrement

En général, le taux d'homicides entre conjoints est en baisse depuis le milieu des années 1970. En 2009, on a dénombré 65 homicides entre conjoints, soit 3 de plus que l'année précédente. Malgré cette hausse, les taux d'homicides entre conjoints en 2007, 2008 et 2009 étaient les plus faibles observés depuis le milieu des années 1960 (graphique 10). Quatre femmes de plus ont été victimes d'homicides entre conjoints par rapport à 2008, alors que deux hommes de moins ont été victimes d'homicides entre conjoints. On a également dénombré un homicide entre conjoints de même sexe de plus qu'en 2008.  

En 2009, les taux d'homicides entre conjoints étaient les plus bas à Terre-Neuve-et-Labrador, à l'Île-du-Prince-Édouard, en Nouvelle-Écosse et au Yukon. Les taux les plus élevés ont été observés au Nunavut, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Manitoba, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique.

Les femmes continuent d'être environ trois fois plus susceptibles que les hommes d'être victimes d'un homicide entre conjoints. En 2009, 49 femmes et 15 hommes ont été tués par leur conjoint ou conjointe ou par un ex-conjoint ou une ex-conjointe (exclut une victime d'un conjoint de même sexe). Les hommes étaient plus susceptibles d'être tués par leur conjointe de fait, tandis que les femmes étaient plus souvent tuées par leur conjoint de droit. Les femmes sont toujours plus à risque que les hommes d'être tuées par un ex-conjoint. En 2009, 14 des 49 femmes victimes d'un homicide entre conjoints ont été tuées par un conjoint séparé ou divorcé, comparativement à 2 des 15 hommes victimes d'un homicide entre conjoints (tableau 8).

En plus des 65 homicides entre conjoints en 2009, il s'est produit 23 homicides aux mains de petits amis ou de petites amies (actuels ou anciens), ou de partenaires intimes, soit 4 de moins que l'année précédente. La majorité de ces victimes (78 %) étaient des femmes.

Graphique 10
Le taux d'homicides entre conjoints suit une tendance générale à la baisse ces 30 dernières années

Description

Graphique 10 Le taux d'homicides entre conjoints suit une tendance générale à la baisse ces 30 dernières années

Note : Les conjoints comprennent les conjoints de droit, les conjoints de fait, et les conjoints séparés et divorcés âgés de 15 ans et plus. Les conjoints du même sexe sont exclus en raison de l'absence de données du recensement sur les couples du même sexe.
Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Enquête sur les homicides.

Les chauffeurs de taxi et les policiers courent le plus grand risque professionnel

En moyenne, 13 personnes ont été tuées chaque année depuis 1999 dans l'exercice de leurs fonctions, notamment 11 en 2009. Un rapport diffusé récemment4 révèle que les chauffeurs de taxi et les policiers affichent les taux les plus élevés d'homicides pour 100 000 personnes exerçant leur métier. En 2009, 3 chauffeurs de taxi et 1 policier ont été tués, leur mort étant directement liée à leur profession.

De plus, la police a déclaré les homicides de 3 prostituées qui étaient directement attribuables à leur profession en 2009, ce nombre étant inférieur à la moyenne de 7 prostituées tuées annuellement au cours des 10 dernières années.

Tableaux de données détaillés

Tableau 1A Nombre d'homicides selon la province et le territoire, 1979 à 2009

Tableau 1B Taux d'homicides selon la province et le territoire, 1979 à 2009

Tableau 2 Homicides selon la région métropolitaine de recensement

Tableau 3 Homicides attribuables à des gangs, selon la région, 1999 à 2009

Tableau 4 Homicides commis à l'aide d'une arme à feu, selon le type d'arme à feu, Canada, 1999 à 2009

Tableau 5 Homicides attribuables à des gangs et homicides commis à l'aide d'une arme à feu, régions métropolitaines de recensement de 500 000 habitants et plus, 2009

Tableau 6 Méthodes employées pour commettre un homicide, Canada, 1999 à 2009

Tableau 7 Jeunes auteurs présumés (12 à 17 ans) d'homicide au Canada, 1999 à 2009

Tableau 8 Homicides résolus selon le lien entre l'auteur présumé et la victime, Canada

Tableau 9 Victimes et auteurs présumés d'homicide, selon le sexe, Canada, 1999 à 2009

Notes

  1. En 2006, la dernière année pour laquelle on dispose de données, 3 097 décès résultant d'un accident de la route et 3 511 suicides ont été déclarés à Statistique Canada (Statistique de l'état civil au Canada — Base de données sur les décès).
  2. Une RMR est composée d'une ou plusieurs municipalités avoisinantes situées autour d'un noyau central. Une RMR doit compter au moins 100 000 habitants, dont 50 000 ou plus vivent dans le noyau central. Pour faire partie de la RMR, les autres municipalités adjacentes doivent présenter un degré élevé d'intégration avec le noyau central, le degré d'intégration étant mesuré par le débit de la migration quotidienne calculé à partir des données du recensement. Une RMR est normalement desservie par plus d'un service de police.
  3. Comprend les conjoints de fait, les conjoints séparés et les conjoints divorcés.
  4. Sara Dunn, « Les homicides contre les agents de la paix, 1961 à 2009 ». Juristat, vol. 30, no 3, produit no 85-002 au catalogue de Statistique Canada.
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