Les refuges pour femmes violentées au Canada, 2012

par Benjamin Mazowita et Marta Burczycka

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Les femmes victimes de violence font souvent appel à des services sociaux qui se trouvent à l’extérieur du système officiel de justice pénale (Sinha, 2013). Au Canada, l’aiguillage vers des services d’hébergement et des refuges d’urgence figure parmi les renvois les plus souvent effectués par les fournisseurs de services aux victimes (Munch, 2012). À partir de données tirées de l’Enquête sur les maisons d’hébergement de 2012, ce Bulletin Juristat présente les renseignements les plus récents sur les refuges pour femmes violentées au Canada1.

L’Enquête sur les maisons d’hébergement (EMH) a été élaborée dans le cadre de l’Initiative de lutte contre la violence familiale du gouvernement fédéral, en consultation avec les gouvernements provinciaux et territoriaux et les associations de maisons d’hébergement2. Cette enquête vise à recueillir des données qui permettent d’établir un profil des services d’hébergement offerts aux femmes violentées et à leurs enfants au cours des 12 mois précédents, de même qu’à fournir des renseignements sur la clientèle servie.

Les renseignements présentés dans cet article se rapportent à deux périodes distinctes. Tout d’abord, les données liées aux caractéristiques des établissements, au nombre annuel d'admissions et aux types de services offerts ont été recueillies en 2012 et sont fondées sur la période de 12 mois ayant précédé la tenue de l’enquête3. Ensuite, les renseignements sur les femmes hébergées dans les refuges reposent sur un instantané effectué le 18 avril 2012.

La plupart des femmes à la recherche d’un refuge se tournent vers des maisons d’hébergement et des refuges d’urgence

Le 18 avril 2012, dans le cadre de l’EMH, on a dénombré 601 refuges pour femmes violentées en activité au Canada (tableau 1)4. Parmi ces établissements, 369 (61 %) ont indiqué desservir uniquement un centre de population, défini aux fins de l’EMH comme étant une région comptant au moins 1 000 habitants. Par ailleurs, 173 refuges (29 %) ont déclaré desservir à la fois des centres de population et des populations dans les régions rurales, alors que 41 refuges (7 %) ont indiqué offrir spécifiquement des services aux populations des régions rurales5.

Il existe divers types de refuges qui sont à la disposition des femmes victimes de violence au Canada (encadré 1). Parmi les femmes admises dans des établissements d’hébergement en 2011-2012, la moitié se trouvait dans des maisons d’hébergement (50 %) offrant un séjour de courte ou de moyenne durée en lieu sûr. De plus, 44 % des femmes admises séjournaient dans des établissements d’urgence — refuges d’urgence et centres d’urgence pour femmes — qui offrent généralement un hébergement temporaire de courte durée. Par ailleurs, 3 % des femmes admises résidaient dans des établissements de deuxième étape qui offrent un hébergement de moyenne durée en lieu sûr. La proportion restante de 3 % des femmes admises se trouvaient dans un réseau de maisons d’hébergement, un logement provisoire (seulement au Manitoba), un centre de ressources familiales (seulement en Ontario), ou un autre établissement d’hébergement offrant des services aux femmes violentées (tableau 2).

Le 18 avril 2012, le nombre total de lits disponibles dans les refuges pour femmes violentées se chiffrait à 11 820, soit une moyenne de 20 lits autorisés par refuge. La majorité de ces lits étaient occupés le jour de l’instantané; en effet, parmi les établissements qui admettent uniquement les femmes et les enfants, environ 71 % des lits subventionnés et autorisés étaient occupés6.

Encadré 1
Types d’établissements d’hébergement pour femmes violentées

Aux fins de l’Enquête sur les maisons d’hébergement (EMH), on utilise le terme « refuge » dans un sens large pour désigner tous les établissements d’hébergement qui accueillent les femmes violentées. En outre, on a créé les catégories génériques suivantes pour mieux définir les divers types de refuges. On a demandé aux répondants de l’EMH de se reporter à ces définitions pour choisir le type d’établissement qui décrivait le mieux leur refuge.

Maison d’hébergement ou refuge : Établissement offrant un hébergement de courte durée ou de durée moyenne (1 jour à 11 semaines) en lieu sûr pour les femmes violentées avec ou sans enfants. Ce type de refuge peut également être appelé une maison d’hébergement de première étape.

Maison d’hébergement de deuxième étape : Établissement offrant un hébergement de longue durée (3 à 12 mois) en lieu sûr avec services de soutien et d’aiguillage, conçu pour aider les femmes pendant qu’elles cherchent un logement permanent.

Centre ou refuge d’urgence pour femmes : Établissement de dépannage de courte durée (1 à 21 jours) pour les femmes et leurs enfants à charge.

Refuge d’urgence : Établissement offrant un hébergement de courte durée (1 à 3 jours) pour une grande diversité de groupes, et non pas seulement pour les femmes violentées. Certains refuges peuvent accueillir des hommes aussi bien que des femmes. On peut y héberger des personnes qui ne sont pas victimes de violence familiale, mais qui se trouvent sans domicile en raison d’une situation d’urgence (p. ex. expulsion pour non-paiement du loyer).

Réseau de maisons d’hébergement : Réseau de maisons privées dans les régions rurales ou éloignées où il n’existe pas de véritables refuges. On y offre un hébergement auxiliaire d’urgence de courte durée (1 à 3 jours) aux femmes.

Autre : Tous les autres établissements d’hébergement qui offrent des services aux femmes violentées, avec ou sans enfants, et qui ne sont pas classés ailleurs.

Fin de l'encadré.

La plupart des refuges au Canada offrent une gamme de services standard aux femmes. En 2011-2012, les refuges ont surtout offert des services de planification de la sécurité et de la protection (91 %), de défense des droits des femmes (90 %), de transport (87 %), de counselling individuel à court terme (87 %) et de service d’aiguillage pour trouver un logement (85 %).

De nombreux refuges au Canada offrent des services adaptés aux différences culturelles qui répondent aux besoins variés des femmes et des enfants autochtones. Par exemple, ces services peuvent prendre en compte les méthodes traditionnelles de guérison ainsi que les croyances et les normes culturelles autochtones. En 2012, 66 % des refuges qui ont participé à l’EMH ont déclaré offrir des services adaptés aux différences culturelles pour femmes autochtones, tandis que 52 % ont indiqué offrir des services adaptés aux différences culturelles pour enfants autochtones. En outre, 19 % des refuges au Canada offraient des services dans au moins une langue autochtone, le plus souvent le cri, l’ojibwé et l’inuktitut.

En 2011-2012, les responsables des refuges d’un bout à l’autre du Canada ont déclaré 62 594 admissions de femmes, soit un taux de 424 admissions pour 100 000 femmes de 15 ans et plus7. Le taux d’admissions était généralement plus élevé dans les territoires et les provinces de l’Ouest. Le Manitoba a enregistré le taux d’admissions le plus élevé parmi les provinces (771 admissions pour 100 000 femmes), tandis que la Nouvelle-Écosse a affiché le taux le plus faible (184 admissions pour 100 000 femmes)8.

Une résidente sur trois a déjà séjourné dans le même établissement

Le jour de l’instantané — soit le 18 avril 2012 —, 8 136 femmes et enfants se trouvaient dans un refuge au Canada pour fuir une situation de violence ou pour d’autres raisons. Parmi ces personnes hébergées, 4 566 (56 %) étaient des femmes et 3 570 (44 %) étaient leurs enfants à charge.

Les plus fortes proportions de femmes et d’enfants qui résidaient dans un établissement d’hébergement le jour de l’instantané se trouvaient dans une maison d’hébergement (34 %), une maison d’hébergement de deuxième étape (25 %), un refuge d’urgence (22 %) ou un centre d’urgence pour femmes (13 %). La proportion restante de 5 % demeurait dans un autre type d’établissement, comme un réseau de maisons d’hébergement ou un logement provisoire.

Les femmes qui se trouvaient dans un refuge le jour de l’instantané y avaient le plus souvent été aiguillées par d’autres maisons d’hébergement (13 %), d’autres organismes communautaires (13 %), et des membres de leur famille ou des amis (8 %). Environ 1 femme sur 3 (34 %) a dit ne pas avoir été aiguillée vers le refuge.

Environ le tiers (33 %) des résidentes des refuges au Canada le 18 avril 2012 y avaient séjourné auparavant. Parmi ces femmes, 633 (42 %) étaient restées dans le même refuge une fois au cours des 12 mois précédents, 333 (22 %) y étaient restées de deux à quatre fois, et 176 (12 %) y étaient restées cinq fois ou plus. De plus, 319 femmes (21 %) avaient déjà séjourné dans le même refuge, mais leur dernier séjour remontait à plus de 12 mois, alors que 39 femmes (3 %) avaient séjourné dans le même refuge au cours des 12 mois précédents, mais le nombre de fois n’était pas connu.

Le taux de réadmissions le plus élevé a été enregistré dans les refuges d’urgence, où près de la moitié (49 %) des résidentes s’y trouvant le jour de l’instantané y avaient déjà séjourné. En revanche, 18 % des femmes se trouvant dans une maison d’hébergement de deuxième étape en ce même jour y avaient séjourné auparavant (graphique 1).

Graphique 1

Description du graphique 1

La majorité des femmes cherchent refuge pour fuir une situation de violence

Parmi les femmes hébergées dans un refuge le 18 avril 2012, 3 389 d’entre elles (ou 74 %) s’y trouvaient principalement pour fuir une situation de violence9. Cela représente un taux de 23 femmes pour 100 000 femmes de 15 ans et plus au Canada.

Dans le cadre de l’EMH, on a demandé aux responsables des refuges de fournir toutes les raisons pour lesquelles les femmes se trouvaient dans leur établissement. En moyenne, chaque femme a déclaré cinq raisons différentes de s’adresser à un refuge (tableau 3). La violence psychologique (68 %) et la violence physique (52 %) étaient les raisons les plus souvent invoquées par les femmes pour chercher refuge le 18 avril 2012. Plusieurs femmes se trouvant dans un refuge le jour de l’instantané ont également mentionné avoir été victimes de menaces (42 %), d’exploitation financière (37 %), de harcèlement (31 %) et de violence sexuelle (23 %).

Une autre raison qui a souvent motivé les femmes à faire appel à un refuge était le désir de protéger leurs enfants contre la violence ou d’empêcher qu’ils n’en soient témoins. En effet, 27 % des femmes ont mentionné, au moment de leur admission, vouloir empêcher que leurs enfants ne soient témoins de la violence, alors que 23 % des femmes ont indiqué vouloir protéger leurs enfants contre la violence psychologique.

Les femmes hébergées dans un refuge le jour de l’instantané ont invoqué d’autres raisons pour y avoir fait appel, notamment l’incapacité de trouver un logement à prix abordable (35 %), des problèmes de santé mentale (24 %), des problèmes de logement à court terme (22 %), des problèmes d’alcoolisme ou de toxicomanie (19 %), et le fait de nécessiter un hébergement d’urgence (12 %).

La majorité des résidentes des maisons d’hébergement, des maisons d’hébergement de deuxième étape et des centres d’urgence pour femmes ont indiqué que la violence était la raison principale les ayant motivées à chercher refuge. Par ailleurs, les refuges d’urgence et les autres types de refuges ont fait état de proportions semblables de femmes qui y résidaient pour fuir une situation de violence et pour des raisons autres que la violence (graphique 2).

Graphique 2

Description du graphique 2

La violence infligée par le partenaire intime actuel est fréquente chez les résidentes des refuges

Parmi les 3 389 femmes ayant indiqué que la violence était la raison principale les ayant motivées à chercher refuge le 18 avril 2012, la plupart (68 %) ont déclaré que l’agresseur était leur partenaire intime actuel. Par ailleurs, 17 % des femmes ont mentionné que leur agresseur était un ex-partenaire intime10. Le reste des femmes violentées (15 %) ont fait état d’autres liens avec leur agresseur, qui pouvait être un membre de la famille, un ami ou une connaissance (graphique 3).

Graphique 3

Description du graphique 3

Au total, 2 416 femmes hébergées dans un refuge le 18 avril 2012 ont déclaré que leur agresseur était un conjoint en droit ou de fait (actuel ou ancien). Cela représente un taux de 25 femmes pour 100 000 femmes mariées, vivant en union libre, et séparées ou divorcées (tableau 4).

Le jour de l’instantané, la plus forte proportion de femmes ayant cherché refuge principalement pour fuir une situation de violence ont affirmé que l’agresseur était leur conjoint de fait actuel (38 %). Ce résultat vient appuyer les données sur la victimisation autodéclarée, selon lesquelles les Canadiennes vivant en union libre sont environ trois fois plus susceptibles que leurs homologues mariées de déclarer avoir été victimes de violence conjugale (Brennan, 2011).

La plupart des femmes (78 %) hébergées dans un refuge pour fuir une situation de violence étaient âgées de moins de 45 ans. Parmi ces femmes, les proportions les plus élevées ont été observées chez celles de 25 à 34 ans (34 %) et de 35 à 44 ans (26 %). Les femmes de moins de 25 ans représentaient 18 % des résidentes, et celles de 45 à 54 ans correspondaient à 15 % des résidentes. La proportion restante de 7 % était des femmes de 55 ans et plus. Ces résultats concordent avec les données sur la victimisation qui révèlent que les femmes plus jeunes sont le plus à risque d’être victimes de crimes violents déclarés par la police, et que les taux de violence diminuent au fur et à mesure qu’augmente l’âge (Sinha, 2013).

Parmi les femmes qui ont fait appel à un refuge principalement pour fuir une situation de violence le 18 avril 2012, un peu plus de la moitié (53 %) étaient accompagnées de leurs enfants. Par ailleurs, 27 % des femmes hébergées n’avaient pas d’enfant ni de responsabilités parentales, tandis que 19 % se sont rendues au refuge sans leurs enfants.

Les responsables des refuges qui ont participé à l’EMH ont déclaré que les situations de violence qui poussent les femmes à chercher refuge sont rarement signalées à la police. Si l’on tient compte de la situation de violence la plus récente, 46 % des incidents n’ont pas été signalés à la police. En revanche, environ 1 incident sur 3 (32 %) a été porté à l’attention de la police, tandis que dans 22 % des cas, on ignore s’il l’a été. Les résultats de l'Enquête sociale générale sur la victimisation indiquent également qu’une minorité des incidents de violence conjugale sont portés à l’attention de la police, moins du tiers des femmes victimes de violence conjugale ayant déclaré que la police avait eu connaissance de l’incident (Sinha, 2013).

Le manque de place est la raison la plus courante pour laquelle les femmes et leurs enfants se voient refuser l’hébergement

Dans le cadre de l’EMH, on a demandé aux responsables des refuges combien de femmes et d’enfants ont quitté leur établissement le jour de l’instantané et combien se sont vu refuser l’hébergement.

Le 18 avril 2012, 86 femmes et 27 enfants les accompagnant ont quitté un refuge au Canada. Parmi ces 86 femmes, 13 % ont mentionné qu’elles retournaient auprès de leur conjoint en droit ou de fait. Environ 1 femme sur 5 (22 %) a déclaré qu’elle quittait l’établissement pour se rendre dans un nouveau logement sans son conjoint en droit ou de fait, tandis que 15 % des femmes partaient vivre avec un ami ou un membre de la famille. Par ailleurs, 15 % des femmes ont affirmé qu’elles quittaient l’établissement pour un autre refuge ou un autre service d’hébergement. On ignore où allaient 14 des 86 femmes (16 %) après avoir quitté le refuge.

Le jour de l’instantané, 379 femmes et 215 enfants se sont vu refuser l’admission dans un refuge au Canada. Le manque de place dans le refuge est la raison la plus courante pour avoir refusé l’hébergement à ces personnes, représentant plus de la moitié (56 %) des cas. Parmi les autres raisons figurent les problèmes d’alcoolisme ou de toxicomanie (6 %), le fait d’être sur une liste de non-admissions ou de mises en garde (6 %) et les problèmes de santé mentale (5 %).

Tableaux de données détaillés

Tableau 1 Nombre de refuges, de lits, et de femmes et d'enfants résidents, Canada, les provinces et les territoires, le 18 avril 2012

Tableau 2 Nombre annuel d'admissions de femmes dans les refuges, selon le type de refuge, Canada, les provinces et les territoires, 2011-2012

Tableau 3 Raisons pour lesquelles les femmes ont fait appel à un refuge, Canada, le 18 avril 2012

Tableau 4 Femmes se trouvant dans les refuges pour fuir la violence infligée par le conjoint en droit ou de fait (actuel ou ancien) Canada, les provinces et les territoires, le 18 avril 2012

Références

BRENNAN, Shannon. 2011. « La violence conjugale autodéclarée, 2009 », La violence familiale au Canada : un profil statistique, produit no 85-224-X au catalogue de Statistique Canada (site consulté le 15 janvier 2012).

MUNCH, Christopher. 2012. « Les services aux victimes au Canada, 2009-2010 », Juristat, produit no 85-002-X au catalogue de Statistique Canada (site consulté le 15 janvier 2012).

SINHA, Maire. 2013. « Mesure de la violence faite aux femmes : tendances statistiques », Juristat, produit no 85-002-X au catalogue de Statistique Canada (site consulté le 15 janvier 2012).

Notes

  1. La portée de l’Enquête sur les maisons d’hébergement (EMH) se limite aux établissements qui sont en contact avec Statistique Canada par l’entremise de consultations avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les associations de maisons d’hébergement et d’autres organisations. Voir l’encadré 1 pour obtenir la description des types de refuges visés par l’enquête. Parmi les 601 établissements d’hébergement offrant des services aux femmes violentées et à leurs enfants, 528 ont retourné leur questionnaire, ce qui représente un taux de réponse de 88 %. Nous avons utilisé une procédure d’imputation pour estimer les données manquantes des répondants qui n’ont pas fourni leurs renseignements au moyen du questionnaire et des répondants qui n’ont pas répondu à quelques-unes des questions clés de leur questionnaire d’enquête. Dans de rares cas, les données de certains répondants peuvent avoir été transférées de leur questionnaire de l’année précédente. Aux fins de l’EMH, les enfants sont définis comme ayant moins de 18 ans et étant accompagnés d’un parent ou d’un tuteur. Une erreur systématique des répondants dans la déclaration des admissions annuelles a été détectée pendant le traitement des données de 2011-2012. Par conséquent, les données recueillies avant l’année d’enquête 2011-2012 ne sont plus disponibles, et aucune analyse des tendances n’est incluse dans le présent rapport.
  2. L’Initiative de lutte contre la violence familiale est une initiative horizontale à laquelle collaborent 15 ministères, sociétés d’État et organismes fédéraux. Pour obtenir plus de renseignements, veuillez consulter www.justice.gc.ca/fra/fina-fund/jp-cj/vf-fv.html.
  3. On a demandé aux responsables des refuges de fournir des données d’une période de 12 mois correspondant à un exercice type (du 1er avril 2011 au 31 mars 2012), à une année civile, ou à une période de 12 mois de leur choix. En 2011-2012, 89 % des refuges ayant répondu à l’enquête ont déclaré leurs données annuelles en fonction d’un exercice type.
  4. L’EMH sert à recueillir des renseignements sur les services d’hébergement offerts aux femmes violentées. Bien qu’une minorité des établissements participant à l’EMH offrent des services tant aux hommes qu’aux femmes, le présent article porte sur les clientes des refuges. Parmi les 601 refuges ayant offert des services aux femmes violentées en 2011-2012, 43 (ou 7 %) ont une politique permettant l’admission d’hommes (habituellement des refuges d’urgence ou des réseaux de maisons d’hébergement).
  5. Bien que l’EMH ne permette pas de recueillir des renseignements sur l’identité autochtone des femmes hébergées dans les refuges, on demande aux répondants de l’enquête d’indiquer si leur établissement est situé dans une réserve ou s’il offre des services aux résidentes des réserves. En 2012, environ le quart (26 %) des responsables des refuges ont indiqué qu’ils fournissaient des services à la population des réserves. Au total, 44 refuges étaient situés dans une réserve, alors que 18 (3 %) offraient exclusivement des services aux résidentes des réserves.
  6. La capacité d’accueil dans les refuges peut se mesurer en fonction du nombre de lits. Les établissements qui déclarent des données à l’EMH fournissent le compte des lits subventionnés ou autorisés qu’ils offrent à la clientèle (que les lits soient occupés ou non). On demande aux répondants d’exclure les lits d’urgence non subventionnés et non autorisés, tels que les lits pliants ou les divans. Il se peut donc que le nombre total de lits disponibles qui est présenté ici soit inférieur au nombre total de lits que les refuges sont disposés à fournir à la clientèle, s’ils choisissent d’offrir des lits non subventionnés ou non autorisés. Afin de présenter le taux d’occupation de manière précise, la présence d’enfants résidents est utilisée dans le calcul.
  7. Le nombre total d’admissions de femmes comprend les femmes qui ont pu avoir été admises plus d’une fois. Chaque séjour dans un refuge est compté comme une admission distincte.
  8. Les taux d’admissions peuvent varier selon la capacité d’accueil du refuge. Par conséquent, il se peut que les différences entre les provinces soient influencées par le nombre de refuges de grande capacité en activité.
  9. Bien que l’EMH soit conçue pour recueillir des renseignements sur les services d’hébergement offerts aux femmes violentées, les refuges qui déclarent des données à l’enquête peuvent admettre des femmes pour des raisons autres que la violence.
  10. Les partenaires intimes actuels comprennent les personnes mariées ou vivant en union libre (de même sexe et de sexe opposé), les partenaires amoureux, de même que d’autres partenaires intimes actuels. Les ex-partenaires intimes comprennent les personnes séparées (d’un mariage ou d’une union libre, de même sexe et de sexe opposé), les personnes divorcées, les ex-partenaires amoureux, de même que d’autres ex-partenaires intimes. En 2011, cette définition a été élargie pour inclure les partenaires amoureux.
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