Logements privés dans des propriétés résidentielles

Introduction

L’Initiative de modernisation des données sur le logement, qui résulte d’une collaboration entre Logement, Infrastructures et Collectivités Canada, la Société canadienne d’hypothèques et de logement et Statistique Canada, vise à générer des données détaillées et actuelles, qui orienteront l’élaboration des politiques et des programmes en matière de logement. Statistique Canada élargit actuellement le Programme de la statistique du logement canadien (PSLC) pour produire des données annuelles sur les logements au niveau municipal. Ces données fournissent de nouveaux renseignements sur le parc immobilier, ce qui contribue à une meilleure compréhension du marché du logement au Canada.

Méthodologie

La dérivation vise à produire une estimation complète et précise du nombre de logements privés au Canada. C’est le résultat du rapprochement de plusieurs sources de données administratives : des données provinciales et territoriales sur les propriétés tirées des registres fonciers et des rôles d’évaluation, ainsi que des données sur les bâtiments résidentiels provenant du Registre statistique des immeubles de Statistique Canada (RSIm). Le nombre de logements est estimé pour chaque propriété résidentielle couverte par le PSLC.

Le processus initial consistait en la normalisation et l’harmonisation des données afin d’intégrer les différences en matière de concepts et de données entre les ensembles de données en vue du couplage. Plusieurs méthodes de couplage ont été utilisées, dont le couplage déterministe fondé sur l’emplacement géospatial et le couplage probabiliste fondé sur l’adresse. Un processus de résolution post-appariement a ensuite été mis en place pour s’assurer que seuls les liens de grande qualité entre les propriétés et les unités de bâtiment étaient conservés.

Une estimation définitive a été produite en rapprochant les données d’entrée des différentes sources; celle-ci représente le nombre total de logements résidentiels privés au niveau de la propriété.

Évaluation de la qualité

Des consultations ont été tenues avec chacun des fournisseurs de données pour s’assurer que les points de référence étaient harmonisés, et l’accent a été mis sur l’harmonisation de la période associée aux attributs des logements dans les différentes géographies

Le contenu des données d’entrée, comme les caractéristiques des propriétés, a ensuite été comparé entre les différentes versions afin de garantir la cohérence au fil du temps.

Par la suite, des mesures ont été prises pour regrouper et normaliser les variables provenant des différentes sources de données afin d’obtenir la meilleure correspondance possible entre les enregistrements. Les versions des sources de données administratives ont été choisies de sorte à refléter au mieux la date de référence cible du parc de logements.

Les résultats de couplage ont été examinés pour s’assurer que les méthodes utilisées étaient globalement exactes et adéquates.

Ci-dessous se trouve une sélection des évaluations de données qui ont été effectuées.

Tableau 1. Taux de couplage des propriétés résidentielles du Programme de la statistique du logement canadien au Registre statistique des immeubles, par province, région métropolitaine de recensement (RMR) et agglomération de recensement (AR), années de référence 2023 et 2024
Province Région 2023 2024
pourcentage
Terre-Neuve-et-Labrador Total 87 87
RMR/AR 97 97
À l’extérieur des RMR/AR 75 76
Nouvelle-Écosse Total 98 97
RMR/AR 99 98
À l’extérieur des RMR/AR 96 95
Nouveau-Brunswick Total 92 92
RMR/AR 95 95
À l’extérieur des RMR/AR 88 88
Ontario Total 98 97
RMR/AR 99 99
À l’extérieur des RMR/AR 88 88
Manitoba Total 87 88
RMR/AR 97 97
À l’extérieur des RMR/AR 65 69
Colombie-Britannique Total 97 96
RMR/AR 98 98
À l’extérieur des RMR/AR 86 85
Note : Les sigles RMR et AR signifient respectivement « région métropolitaine de recensement » et « agglomération de recensement ».

Le tableau 1 présente les taux de couplage entre les propriétés résidentielles du PSLC et les unités de bâtiment du RSIm. Les résultats montrent que les taux de couplage sont généralement élevés et sont globalement stables entre les deux années de référence. Les taux sont plus élevés dans les régions métropolitaines de recensement (RMR) et les agglomérations de recensement (AR) que dans les régions à l’extérieur des RMR et des AR. Ces différences s’expliquent par la présence plus élevée d’adresses non civiques, d’adresses civiques incomplètes et par une mauvaise concordance des données d’entrée entre les différentes sources de données dans les régions à l’extérieur des RMR et des AR. Cela se constate en examinant la variation du taux de couplage dans les régions rurales du Manitoba, où l’amélioration de la qualité des adresses municipales a été le principal facteur ayant contribué à une plus grande réussite du couplage. De plus, les différences concernant la couverture des données d’entrée, en particulier pour les logements nouvellement construits, expliquent également une partie des enregistrements non couplés.

Pour ce qui est des enregistrements couplés, la concordance des nombres des logements entre les organismes d’évaluation foncière et le RSIm est cohérente et stable au fil du temps (tableau 2). Les résultats montrent que le taux de concordance était légèrement plus élevé en 2024 qu’en 2023, ce qui est attribuable aux améliorations apportées à la couverture des unités de bâtiment résidentielles dans le RSIm. En revanche, le taux de concordance de la Colombie-Britannique était légèrement inférieur à celui des autres provinces, principalement en raison des défis liés à la saisie des logements accessoires dans les collectivités urbaines.

Pour les situations où les enregistrements couplés affichent des nombres des logements différents entre les deux sources de données, c’est le nombre des logements le plus élevé qui est retenu, principalement pour tenir compte de la présence de logements secondaires. Lorsqu’il n’y a pas de lien au RSIm, le logement est obtenu à partir de la source d’évaluation foncière.

Tableau 2. Taux de concordance des nombres des logements entre les organismes d’évaluation foncière et le Registre statistique des immeubles, par province, 2023 et 2024
Province 2023 2024
pourcentage
Terre-Neuve-et-Labrador 92 92
Nouvelle-Écosse 93 94
Nouveau-Brunswick 94 95
Ontario 94 95
Manitoba 97 98
Colombie-Britannique 87 89

Limites

La base de données du PSLC reflète le contenu actuel du registre des propriétés résidentielles du fournisseur de données externe à la date d’extraction, laquelle varie selon la province et le territoire. À Terre-Neuve-et-Labrador, la couverture est limitée à une partie de la province. Par conséquent, le nombre total de logements résidentiels n’est pas disponible au niveau de la province.