Vidéo - Voir tout le monde: Les données sur la diversité de genre

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Voir tout le monde: Les données sur la diversité de genre - Transcription vidéo

(Le symbole de Statistique Canada, le mot-symbole « Canada » et le titre : « Voir tout le monde: Les données sur la diversité de genre »)

[Interprète] Bonjour et bienvenue. Je m'appelle Jason Bett. Mes pronoms sont "il" et "lui" et je suis le champion du réseau de la fierté de la fonction publique. J'aimerais également souligner que puisque je vis et travaille à Ottawa, je me trouve sur le territoire traditionnel non cédé de la Nation Anishinabe. Je reconnais que nous vivons et travaillons tous dans des endroits différents et que par conséquent, vous vous trouvez sur un territoire autochtone traditionnel différent. Je vous encourage à prendre moment pour réfléchir au territoire sur lequel vous vous trouvez actuellement. Aujourd'hui, est un jour spécial, puisque nous donnons le coup d'envoi de notre quatrième semaine annuelle de la fierté de la fonction publique. Plus tôt ce matin, nous avons entendu de notre premier ministre, l'honorable Justin Trudeau et nous avons hissé le drapeau de la fierté progressive sur plus de 140 édifices fédéraux et aux consulats et embrassades du Canada dans le monde. Toute la première Semaine de la Fierté de la fonction publique en 2019 a envoyé un message clair.

[Jason Bett] Nous reconnaissons que le Réseau de la fierté publique est fondé sur le travail accompli par des réseaux ministériels qui existent depuis la fin des années 1990. En 2018, un petit groupe d'employés fédéraux s'est réuni et a pris des mesures pour créer un lieu de travail plus diversifié, sécuritaire, respectueux et sain pour les fonctionnaires LGBTQ2+.

[Interprète] Aujourd'hui, ce réseau de base composé de milliers d'employés engagés, dont 60 ministères fédéraux, organise une grande variété de programmes pour obtenir et pour aider l'impact sur les employés LGBTQ+ et les alliés. Cette année, la semaine de la fierté de la fonction publique est la plus importante que nous avons jamais eue.

[Jason Bett] ...et activités tout au long de la semaine. Le thème de cette année est: être soi-même au travail. Et nous vous encourageons à le faire, mais pas seulement cette semaine, mais à tous les jours durant l'année. Nous avons tout un rôle à jouer pour faire de notre fonction publique un milieu de travail diversifié, sécuritaire, respectueux et sain pour les fonctionnaires LGBTQ2+.

[anglais]

[Interprète] Encore une fois, j'aimerais remercier Statistique Canada et à Femmes et Égalité des genres Canada d'avoir organisé le panel d'aujourd'hui intitulé « Voir tout le monde » donné sur la diversité de genres. Car sont des événements comme celui-ci qui permettent aux histoires des Canadiens LGBTQ2S+ d'être entendus. Tous les cinq ans, Statistique Canada procède à un recensement. Les données nous donnent un instantané de ce à quoi ressemble notre pays et nous montre qui nous sommes et où nous allons. Avant le recensement de 2021, certaines personnes ont indiqué qu'elles n'étaient pas en mesure de se reconnaître dans les deux réponses « homme » ou « femme ».

[Jason Bett] Les données du recensement ont évolué et le recensement de 2021 comprenait de nouvelles questions et variables afin que plus de personnes puissent se voir dans les données. Plus tôt cette année, le Canada est devenu le premier pays à recueillir et à publier des données sur la diversité des sexes à partir d'un recensement national.

[Interprète] Aujourd'hui, nous avons réuni des experts pour discuter de l'impact et de l'avenir de ces ensembles de données. Comment ils seront utilisés, quels sont les défis à relever, et quelles sont les prochaines étapes. Pour vous rappeler, l'interprétation simultanée, ASL et LSQ, ainsi que les sous-titrages en direct sont disponibles. Les instructions sur la façon d'accéder à ces services sont disponibles dans la boîte de clavardage. Cet événement virtuel est également diffusé en continu sur Facebook live en direct de Statistique Canada et sera enregistré et partagé sur le site Web de Statistique Canada une ou deux semaines après l'événement. Veuillez vous référer aux informations. Et vous pouvez donner-- nous pouvons recevoir votre rétroaction dans quelques semaines. Maintenant, on continue. Je voudrais présenter Madame Josée Bégin directrice générale de Statistique Canada qui donnera un aperçu des nouvelles données sur le genre et le sexe.

[Interprète] Bonjour! Bonjour tout le monde. Je m'appelle Josée Bégin et je suis la directrice générale de la direction du marché de travail, de l'éducation et du bien-être socio-économique de statistique Canada et je me présente sous le pronom « elle ». Je suis vraiment heureuse d'être ici et de contribuer au dialogue sur la diversité des genres avec vous, les experts, les universitaires les organisations et communautés LGBTQS+.

[Josée Bégin] J'ai quelques informations contextuelles, ainsi que les principaux résultats du recensement de 2021 sur la diversité des sexes.

[anglais]

[Interprète] Avant le recensement de 2021, certaines personnes ont indiqué qu'elle ne se reconnaissait pas dans les deux réponses existantes « homme » et « femme » à la question sur le genre dans le recensement. À la suite d'une vaste consultation et d'un engagement à l'échelle du pays auprès de la population canadienne ainsi que de la mise à essais du nouveau contenu y compris auprès de personnes transgenres non binaires, le recensement a évolué comme il le fait depuis plus d'un siècle pour refléter les changements sociétaux. Pour le recensement de 2021, la précision «  à la naissance » a été ajoutée à la question sur le genre du recensement et une nouvelle question sur le genre a été incluse.

[Josée Bégin] On est devenu le premier pays à recueillir et à diffuser des données sur les personnes transgenres et non binaires à partir d'un recensement national.

[Interprète] En mai 2021- On va passer à la prochaine diapo. En mai 2021, il y avait au Canada environ 100 000 personnes transgenres ou non binaires au Canada, âgées de 15 ans et plus vivant dans un ménage privé. Ce qui représente une personne de 15 ans et plus sur 300. Il y avait 41 355 personnes non binaires et 59 460 personnes transgenres. Prochaine diapo. Voici un nuage de mots montrant les différents termes utilisés par les gens pour préciser leur genre. Plus de deux tiers des personnes de 15 ans et plus qui ont répondu à l'option d'une réponse écrite ont utilisé le terme « non binaire » pour préciser leur genre. Et près d'un tiers des personnes non binaires ont décrit leur genre en utilisant des termes autres que non binaire; notamment : fluide agenre, queer, neutre, bi spirituel, ni homme ni femme et non conformé au genre. Prochaine diapo. Les générations plus jeunes comptaient une plus grande proportion de personnes transgenres ou non binaires. La proportion des personnes transgenres et non binaires était de trois à sept fois plus élevée pour la génération Z à 0,79 % et les milléniaux à 0,51 %, que pour la génération X, 0,19 % et les baby-boomers, 0,15 % et les générations plus anciennes soient l'entre-deux- guerres, la génération des grands, 0,12 %. Ainsi, les personnes non binaires et transgenres étaient en moyenne plus jeunes que les personnes cisgenres. En mai 2021, la population canadienne âgée de 15 ans et plus avait un âge moyen de 48,01. En comparaison, l'âge moyen de la population transgenre était environ 40 ans, tandis que celui de la population non binaire était d'environ 30 ans. La diversité de genres était la plus élevée chez les personnes âgées de 20 à 24 ans, dont près de 100- un sur 100 étaient transgenres ou non binaires. Prochaine diapo. S'il vous plaît. Bien que les personnes transgenres et non binaires vivent dans toutes les provinces et tous les territoires du Canada, la diversité des genres varie selon les régions. C'est en Ontario que l'on trouve le plus grand nombre de personnes transgenres et non binaires. En 2021, près de deux personnes transgenres ou non binaires sur cinq, soit environ 40 000 personnes auraient élu domicile en Ontario, ce qui correspond à la part de l'Ontario de la population canadienne de 15 ans et plus. Prochaine diapo. Mais par rapport à leur population totale, c'est en Nouvelle-Écosse, au Yukon et en Colombie Britannique que nous avons trouvé des proportions les plus élevés de personnes transgenres et non binaires parmi les provinces et les territoires. Près d'une personne sur 200 vivants en Nouvelle-Écosse, 0,48 %, au Yukon, 0,47 %, en Colombie Britannique, 0,44 % étaient transgenres ou non binaires. Des proportions supérieures à la moyenne nationale d'une personne sur 300. Parmi les provinces, c'est au Québec que l'on trouve les plus faibles proportions des personnes transgenres à 0,14 % et non binaires à 0,09 %, suivis de la Saskatchewan, 0,16 % et 0,12 % respectivement. Alors, au cours des dernières années, il y a eu une série de changements constituels liés aux familles qui ont été introduits dans le recensement afin de mieux refléter l'évolution des familles canadiennes au fil du temps. Fait à noter: c'était en 2001 que les renseignements sur les couples de même sexe vivant en union libre ont été fourni pour la première fois tandis que les renseignements sur les couples mariés de même sexe sont devenus disponibles lors du recensement suivant. En 2021, les renseignements sur les couples de sexes différents, les couples du même sexe, les couples transgenres ou non binaires sont devenus disponibles pour la première fois. Vous trouverez de plus amples informations sur le nouveau concept de diversité de genres des couples dans la fiche d'information, Statut de diversité de genre des couples : nouveaux renseignements de Recensement de 2021 qui est disponible sur notre site Web. Prochaine diapo s'il vous plaît. En 2021, sur les 8,6 millions de couples Canada, 32 205 comprenaient au moins une personne transgenre ou non binaire. Les couples de même sexe, c'est-à-dire, les couples dans lesquels il y a soit deux femmes, soit deux hommes et dont les deux membres sont cisgenres étaient au nombre de 95 435. Ensemble, les couples de même sexe, transgenres ou non binaires représentaient, 1,5 % de tous les couples du pays. Prochaine diapo s'il vous plaît. Voici une image sur la façon dont les données de recensement selon le genre sont diffusées. Notre objectif est de maintenir l'équilibre entre la diffusion d'un maximum de données ventilées par genre et la préservation de la confidentialité. En fonction des seuils de population qui ont été déterminées par les statisticiens, il est parfois possible de publier des informations en utilisant la variable de genre à trois catégories : les hommes, les femmes, les personnes non binaires ou le statut de diversité de genre. C'est une variable dérivée utilisant à la fois le genre de trois catégories et le sexe à la naissance. Les hommes cisgenres, les femmes cisgenres, les hommes transgenres, les femmes transgenres et les personnes non binaires. Cependant, comme les populations transgenres et non binaires sont relativement petites, il sera parfois nécessaire de publier des informations en utilisant la variable de genre à deux catégories. C'est-à-dire les hommes+ et les femmes+. Pour des raisons de confidentialité, les individus de la catégorie personnes non binaires sont répartis dans les deux autres catégories de genre et sont signalés par le symbole +. Une méthode d'imputation aléatoire par donneur utilisant des variables démographiques autres que la variable du sexe à la naissance a été utilisée pour créer cette variable. De plus, en plus d'informations sur les variables de genre et les seuils de population sont disponibles dans notre site Web dans la fiche d'information comblez les lacunes et renseignements sur le genre dans le recensement de 2021.

[Josée Bégin] Je vous encourage à rester à l'affût.

[anglais]

Et voici le calendrier. Vous pouvez voir les différentes tables, et puis il y a les autres analyses au niveau des caractéristiques socio-économiques sur la population qui vont être publiées quand nous faisons la diffusion de tous les renseignements sur le recensement.

[Josée Bégin] Votre participation à améliorer notre capacité à combler les lacunes statistiques importantes sur la diversité de genre au Canada et aussi à offrir une meilleure visibilité à la communauté LGBTQ2+. Prochaine acétate. Je veux juste terminer rapidement.

[anglais]

[Interprète] Je voudrais vous rappeler que la confiance est tellement importante. Et c'est tellement important d'avoir cette confiance, parce que sans cela, nous ne pouvons protéger la vie privée. Nous sommes engagés à protéger vos données et toutes les données sont anonymisées, cryptées et dépersonnalisées. Il n'est jamais possible de relier les données rendues publiques à vous ou à votre foyer. Merci. Jason, à vous.

[Jason Bett] Alors débutons avec le panel. J'aimerais maintenant présenter nos panélistes pour la discussion d'aujourd'hui. D'abord, nous avons Dominique Beaulieu-Prévost qui est le directeur du département de sexologie à l'Université du Québec à Montréal. Nous avons Mona Greenbaum qui la directrice générale de la coalition des familles LGBT+.

[anglais]

[Interprète] Nous avons aussi Harlan Pruden, cofondateur de Two Spirit Dry Lab et responsable de l'application des connaissances autochtones de Chee Mamuk, un programme de santé autochtone du Centre des contrôles des maladies de la Colombie Britannique, et nous avons aussi Anu Radha, gestionnaire de la recherche, Centre de la recherche communautaire.

[Jason Bett] ...ils ont pu se voir dans les données officielles recueillies par le gouvernement fédéral. La première fois qu'il y avait une case qu'elles pouvait cocher et qui reflétait ce qu'elles sont et la première fois qu'elles pouvaient se voir véritablement représentées dans les données. J'aimerais d'abord donner la parole à Monsieur Dominique Beaulieu-Prévost. Quelle est la signification de cette collecte et des données qui en résultent? Comment pensez-vous que ces données seront utilisées par divers partis prenants incluant le monde académique? Nous commençons avec vous, Dominique.

[Dominique Beaulieu Prévost] Merci. Dominique Beaulieu, j'utilise les pronoms masculins. C'est une grande question. Je vais essayer de peut-être commencer avec un début de réponse. Une des choses principales, que le recensement amène, c'est peut-être un pas de plus pour surmonter l'invisibilité sociale et politique de la diversité de genre. Particulièrement pour les personnes trans identifiées et non binaires. J'en avais parlé dans le résumé, vers 2001, on ne reconnut les couples de même sexe, en 2003, j'ai travaillé sur les premières questions sur l'orientation sexuelle et questions d'auto-identification qui était mis dans des enquêtes de Statistiques Canada. Ça fait maintenant près de 20 ans. Nous sommes maintenant à reconnaître les diversités au niveau du genre, la dissociation entre le sexe et le genre, qui est l'une des choses qui étaient faites, et la possibilité de s'exprimer en dehors de la minorité de genre. Comme je l'ai dit, j'ai l'impression que les principales choses que ça fait, ce sera d'aider à surmonter cette invisibilité sociale et politique des personnes qui s'inscrivent dans la diversité de genre, mais aussi de leurs familles, leurs couples, leurs parentalités. Beaucoup d'autres choses, je vais laisser les autres panélistes aussi donner leur opinion par rapport à ça. Un petit mot peut-être maintenant sur l'usage. Je suis directeur du département de sexologie à l'Université du Québec à Montréal. Je peux tout de suite vous dire que ces changements de pratiques dans le recensement vont pouvoir améliorer la formation des sexologues et des autres professions d'intervention psychosociale, simplement en leur donnant de l'information sur les réalités que vivent ces personnes. Autant le recensement va nous aider à comprendre où sont ces personnes, qui elles sont, autant par la suite toutes les enquêtes de Statistique Canada vont pouvoir amener la question de la diversité de genre dans toutes les autres questions sociales importantes au Canada. Je me permets d'arrêter ici pour laisser d'autres- s'ils veulent continuer, mais je peux continuer la discussion si par la suite.

[Jason Bett] Oui, ça va. Merci, Dominique. Mona, est-ce que vous avez quelque chose à ajouter de votre côté?

[Mona Greenbaum] Oui. Je vais juste déclencher la vidéo. Merci. Bonjour tout le monde. Est-ce que vous me voyez avec la vidéo?

[Jason Bett] Oui ça va bien.

[Mona Greenbaum] Parfait. Je m'appelle Mona Greenbaum, j'utilise le pronom « elle » ou « she » an anglais. Je pense que je suis la seule personne sur le panel qui n'est pas chercheur. Donc je vais répondre de façon très simple. Je suis une organisatrice communautaire. Mon organisme, la coalition des familles LGBT+ est un organisme qui fait énormément d'éducation populaire, des formations pour les professionnels, pour les futurs professionnels aussi. On forme les gens qui travail en milieu scolaire, dans le milieu santé des services sociaux, on forme les avocats, les policiers, policières, les médecins, les infirmiers, etc. Ces formations touchent toutes sortes d'enjeux sur la diversité sexuelle et la pluralité des genres. Que ce soit sur les familles LGBT plus, sur les jeunes trans et non binaires, sur l'homophobie, la transphobie en milieu scolaire ou dans les services de la santé, même dans le monde des sports. Toutes nos formations sont basées sur l'idée que si on veut influencer les gens, c'est sûr qu'on peut les influencer, on veut qu'ils deviennent plus inclusifs dans leurs pratiques, on veut qu'ils deviennent moins homophobes, moins transphobes selon le cas. Si on veut influencer les gens, il faut qu'on les touche à trois niveaux. D'abord au niveau cognitif avec des données scientifiques, avec des concepts de base, ensuite au niveau émotionnel avec les témoignages, les clips vidéo, les [indistinct]. Et finalement, au niveau d' empowerment en leur fournissant des outils et des ressources qu'ils peuvent facilement appliquer leur milieu de travail. Pour nous en ce moment, les données précises du recensement ne sont pas aussi importantes que la valeur symbolique. Le gouvernement du Canada avec Statistique Canada a séparé deux choses que les gens qui participent à nos formations ont une énorme tendance à confondre. Le sexe assigné à la naissance et le genre de la personne. Au début, toutes nos formations, n'importe quel sujet qu'on couvre, nous commençons avec la démystification des quatre éléments principaux liés à la diversité sexuelle et de genre. Soit le sexe assigné à la naissance, l'identité de genre, l'orientation sexuelle et l'expression de genre. Pourtant, dans l'utilisation de nos documents légaux- en général dans la société, la majorité des gens vont confondre le sexe assigné à la naissance et le genre. Quand l'enfant est né, la première chose qu'on fait est de regarder entre ses jambes et à partir du constat des organes génitaux, on dit: c'est un garçon ou c'est une fille. En fait, on ne connaît pas les genres de la personne. C'est uniquement un constat sur son corps. On va découvrir son genre plus tard. Mais ce constat à la naissance de nos organes génitaux subsiste dans tous nos documents, même notre permis de conduire et dans beaucoup d'autres facettes de notre vie. Quand je présente mon passeport aux douanes, je suis certaine que l'agent devant moi ne pense pas c'est une personne qui avait une vulve à la naissance. En fait, l'interprétation est plutôt: c'est une femme. Mais en fait mon identité de genre peut être homme ou non binaires ou autre. Dans certaines communautés autochtones avant la colonisation, c'était complètement autre, et peut-être mon collègue Harlan va parler de ça, mais on ne faisait pas des présomptions dans les communautés autochtones sur le genre de la personne à la naissance, car on attendait pour voir comment la personne va développer dans sa communauté en grandissant. On laissait du temps avant de dire si c'est un garçon et une fille ou complètement un autre genre. Oui il y avait certaines communautés autochtones qui avaient jusqu'à sept ou huit différents genres. Pour nous, les chiffres précis de recensement sont moins importants que le fait que maintenant, on peut dire dans toutes nos formations à la coalition qu'à partir de 2021, le gouvernement du Canada a commencé à faire la séparation entre les éléments physiologiques de nos corps et nos identités de genre. C'est énormément progressiste et en même temps, un retour vers les valeurs autochtones traditionnelles avant la colonisation. Donc, je laisse la parole à mes collègues.

[anglais]

[Interprète] Mona! C'est à moi! Merci! Merci beaucoup. Bonjour. Wow! Je voudrais vous féliciter pour la Journée de la fierté. Bonjour! Bonjour, mes amis. Mon nom du gouvernement, c'est Harlan, c'est un nom, mais mon nom indien et j'utilise le mot « indien » avec un « I », mais moi j'ai reçu mon nom autochtone de ma mère et d'une réservation. Mon père est de Saddle Lake, ma mère est de Beaver Lake. Je voudrais reconnaître que j'habite et je travaille et je joue sur la côte Ouest. Sur les territoires des peuples autochtones [indistinct] mais je suis honoré sur le fait qu'ils honorent ma présence là-bas. Et je fais cette reconnaissance de manière humble en tant qu'invité sur leur territoire. Ce ne sont pas mes territoires et si je ne faisais pas la reconnaissance des territoires traditionnels, c'est comme entrer chez vous dans votre maison sans respect, parce que ce n'est pas ce que je voudrais faire. Pour cela, je fais la reconnaissance. Il y a aussi le risque. Si je ne me porte pas de manière honorable, mes hôtes vont penser des mauvaises choses de Harlan. Ils vont me juger ou juger mes peuples Cris. Alors moi, j'essaie de me présenter en tant qu'ambassadeur des peuples Cris et je pense que les peuples Cris ne savent pas que je suis là pour les représenter. Mais c'est une question de faire les bonnes représentations en cri, notre langue et [indistinct] et inclut tous les différents genres. Et après, les pronoms qui sont utilisés d'une manière respectueuse que j'utilise. Le Canada est le premier pays qui recueille les données des différents genres dans le recensement! Ça, c'est quelque chose de formidable. Je voudrais remercier Madame Bégin et les autres collègues. Quand je travaille dans le conseil sur le VIH et le sida pour le président des États-Unis, ce qui est mesuré et très heureux. Je suis tellement content avec le leadership du Canada dans le fait de recueillir les données non binaires.

[Interprète] Notre équipe est informée au sujet des constats avec nos collègues ici en Colombie Britannique pour le Centre de Contrôle des Maladies. J'ai reçu ce message suite à notre présentation. Notre site est entre guillemets. Je suis non binaire et très souvent, j'étais perdu dans les statistiques quantitatives. Mais surtout au niveau du gouvernement lorsque je vois le sexe et le genre qui sont tellement confondus. Comme vous l'avez mentionné lors de votre présentation, il y a une [indistinct] de la part des chercheurs au sujet des personnes comme moi. Donc c'est affirmant d'avoir une confirmation de mon identité. Je tiens à remercier mon équipe qui a facilité cela. Fermeture de guillemets. Donc on peut reconnaître cela au niveau du leadership de Statistique Canada. Je pense que ça nous donne des possibilités incroyables. Je vais m'arrêter là et donner la parole à un collègue. Merci beaucoup Harlan.

[Interprète pour Jason] Je pense qu'on va donner la parole à Anu Radha Verma pour des commentaires. Anu.

[anglais]

[Interprète] Merci beaucoup. Bonjour, je suis Anu Radha. J'utilise le pronom « elle » Je suis gestionnaire de recherche au Centre communautaire de recherche. Je vous parle du territoire traditionnel du territoire Anishnabeg [indistinct] et Chippewa. Je passe mon temps dans plusieurs domaines, des différents traités. Je voudrais parler en disant que je vais parler au sujet de cette idée d'expertise. Moi je suis gestionnaire de recherche et SPE. Je suis une femme queer et j'essaie de toujours interrompre la transphobie dans ses différentes expressions. Ce sont des moments difficiles quand on voit la violence et les menaces transphobistes. Je pense que le recensement de 2021 est un bon point de départ et en plus ça donne des donnés additionnelles aux données que l'on a collectées pendant plus de 20 ans. Il y a des différences cependant. C'est Statistique Canada qui effectue la collecte de données et pas seulement notre collectivité. Je pense aux différents organismes qui font des collectes des données. Si on pense à cet événement comme point de départ, on peut voir que cet ensemble de données, lance discussion sujet des genres non binaires et transgenres et la définition des personnes est ce qu'on doit changer, donc plus tard dans cette discussion au panel, je vais parler de la différence et de la promotion des droits. Mais si on veut être mené par le genre de ces collectivités au sujet de l'importance de ces données, je pense qu'il faut retourner aux séances d'engagement lors de la préparation de part de Statistique Canada et d'entendre les réponses des gens par rapport à ces données. Certainement il y a des limites par rapport aux questions et qui interprète les données, mais je pense que c'est important pour moi chez CBRC qu'on accueille ce point de départ afin de parler des informations, des expériences, des collectivités, leurs conditions matérielles et aussi d'avoir des ensembles de données complémentaires à nos propres ensembles de données. On a des ensembles de données de plus longue durée existantes pour notre collectivité. Je vais m'arrêter là et redonner la parole à Jason. Merci beaucoup.

[Interprète] Merci Anu. Merci à vous tous de vos commentaires. C'est intéressant d'entendre ces commentaires de vos organisations. Je sais qu'on va pouvoir parler des prochaines peurs, mais-

[Jason Bett] Nous procédons avec la deuxième question. Voici la deuxième question. Nous demandons à Mona de bien répondre. Le concept de famille peut signifier différentes choses pour différentes personnes à différents moments. Bien que la façon dont nous recueillons l'information ait changé, comme l'a mentionné Madame Bégin, il y a près de 20 ans, le couples de même sexe vivant en union libre ont été inclus dans le recensement, puis les couples mariés de même sexe dans le recensement suivant. Comment pouvons-nous assurer que les familles de tous types sont représentées? Aucun ensemble de données n'est parfait, mais où se situent les lacunes? Mona, à vous.

[Mona Greenbaum] Merci Jason. Comme vous avez dit pendant des années, la diversité sexuelle et de genre n'étaient pas comptabilisés quand on faisait des études sur une population avec des grands échantillons. Avant les années 90, les familles avec parents de même genre n'étaient pas non plus incluses dans les statistiques. En fait, dans les années 90, il n'y avait même pas de mots en français pour une famille avec deux mères ou deux pères. Le mot homoparental a seulement été créé à la fin des années 90. Donc c'est très difficile de compter quelque chose quand on est même pas capable de le nommer. Donc ça souligne l'importance des mots. S'il n'y a pas de mots pour nous, on est complètement invisibilisés, on existe pas. La manque de mots sur certaines réalités dans le passé comme par exemple, les personnes non binaires. Le mot non binaire n'existait pas il y a 10 ou 15 ans, je suis certaine. Le manque de mots a créé des angles morts dans la recherche. La première fois que j'ai vue des statistiques quantitatives sur les familles homos parentales, était au début des années 2000 avec une analyse secondaire de l'enquête sociale de la santé du gouvernement du Québec. L'analyse été réalisée par un chercheur nommé [indistinct] et dans le recensement de la population, il y a eu des questions sur les comportements sexuels et dans toutes une autre section, des questions sur la présence ou non des enfants dans la famille. À partir de cela, [indistinct] nous a donné des pourcentages sur les familles homoparentales. Il nous a dit que 1,3 % de toutes les mères au Québec et 0,2 % de tous les pères sont homosexuels. Donc ça c'était à partir de l'enquête sociale qui a été faite en 98. Ça nous a permis de calculer qu'il y avait à ce moment-là avec le recensement, autour de 30 000 enfants au Québec vivant dans des familles homoparentales. Mais si on avait posé des questions directes sur l'homoparentalité à ce moment-là, on aurait une réponse complètement différente. Au Québec, en 2011, fast forward 10 ans ou plus, Statistique Canada a dénombré 18 430 couples de même sexe, et de ce nombre, 1410 avec un ou des enfants la maison. On parle d'un chiffre d'à peu près un peu plus que 2000 enfants dans les familles homos parentales en 2011. Un énorme écart entre les chiffres de [indistinct] qui nous disait autour de 30 000 et les chiffres de Statistique Canada. Qu'est-ce qui se passe exactement? On voit déjà juste avec l'orientation sexuelle, qu'il y a plusieurs façons de définir la chose. Est-ce qu'on parle des comportements sexuels, des attirances, de l'auto-identification, des relations conjugales, du statut légal? Chaque question nous donnera des réponses dramatiquement différentes et des angles morts différents aussi. Un exemple des angles morts qu'on utilise, l'auto-identification, c'est dans les communautés BIPOC et PANDC, les personnes noires, autochtones et de couleur. Il y a beaucoup de personnes BIPOC de la diversité sexuelle qui ne s'identifient pas du tout avec le mot gay ou le mot lesbienne. Pour ces personnes, les identités gay et lesbienne sont liées avec des personnes blanches qui marchent dans les défilés de fierté avec leurs bannières, qui ont des revendications politiques. Ces personnes BIPOC, queer, peuvent vivre leur vie avec facilité, pas dans le placard, il n'y a pas de bibittes, mais ils ne vont pas s'identifier du tout avec ces mots-là. Pour les familles, c'est encore plus compliqué qu'avec l'orientation sexuelle. Qu'est-ce que c'est exactement une famille? On peut avoir plein de définitions différentes. À cause des imprécisions dans les définitions ou à cause de certains choix, pendant des années, il y avait plein de famille dans les angles morts. Par exemple, les pères gays et les mères lesbiennes célibataires ne sont souvent pas comptés car la famille est perçue parfois termes de conjugalité. La même chose s'applique aux familles avec parents trans. Les familles avec parents trans en couple étaient souvent comptées ou comme hétéroparentales ou comme homoparentales selon le statut légal du parent trans comme homme ou femme. Mais la transitude- si on peut utiliser ce mot-là, la transitude était invisibilisée complètement. Avec le recensement récent, c'est la première fois que les familles avec parents trans et non binaires ont été comptabilisées. Mais est-ce que la crainte de divulgation de son statut comme personne trans affecte les chiffres? On va parler de ça plus tard, mais malheureusement, on pense que oui. Autre angle mort rapidement, certains statistiques ne comptent pas les familles dans lesquelles les enfants ont plus que 18 ans. Donc ils ne vont pas compter les familles dans lesquelles les enfants ont quitté la maison. Moi ma conjointe, on a deux enfants de 24 et 22 ans. Dans certaines statistiques, on ne serait pas compté comme une famille à cause de leur âge. Une de nos enfants a déjà quitté la maison. Quand l'autre va quitter, est-ce qu'on cessera d'être une famille? Pour certains sondages, oui. Et la reconnaissance légale est toute une autre chose. Avant que les familles homoparentales soient reconnues légalement au Québec en 2002, il y avait seulement le nom d'un parent sur l'acte de naissance. Mes propres enfants avaient mon nom comme mère étant donné que je les ai portés et les mots « père non déclaré » sur leur acte de naissance. Ma conjointe était nulle part légalement. L'utilisation de statut légal aura donné un angle mort. Vous pouvez penser que c'est loin dans le passé puis c'est vrai, mais la même chose s'applique aujourd'hui avec les familles pluri parentales. Les familles pluri parentales sont des familles où il y a plus que deux parents. Il peut y avoir trois ou même quatre parents. Comme pour les familles homoparentales dans le passé, les familles pluri parentales sont complètement invisibilisées car elles ne sont pas légalement reconnues au Québec. Je me demande, est-ce que ces familles ont été comptées dans les trois autres provinces qui les reconnaisse, donc, en Colombie Britannique, en Ontario et en Saskatchewan. Ces trois provinces reconnaisse les familles pluri parentales. Est-ce qu'elles ont été comptés ou est-ce que ces familles sont un autre angle mort. Peut-être je peux finir avec une note plus générale. Même si on a beaucoup élargi la définition de la famille et des individus, en ayant inclus la notion de sexe assigné à la naissance et le genre au recensement, dans les cultures avec une majorité de personnes blanches et une histoire colonialiste comme le Canada, on a tendance à oublier plein de différentes structures familiales. Notre vision est limitée à la famille nucléaire. Même quand on accepte que les parents puissent être gays, trans ou non binaires. Je pense notamment à toutes les personnes BIPOC que je connais qui prennent soin des enfants qui ne sont pas légalement ou souvent même pas biologiquement directement liés. Par exemple, un homme noir gay Haïtien à Montréal qui prend soin de deux enfants dont les parents sont toujours en Haïti et il fait ça depuis des années. Pour moi, ça c'est une famille, mais est-ce que ça serait compté? Comment faire la meilleure représentation de toutes ces réalités-là ? Statistique Canada est déjà dans la bonne voie, car le mot-clé est: consultation. Plus on parle avec les personnes concernées, plus on comprend les nuances de leurs vies et plus qu'on réduit les angles morts. Merci.

[Jason Bett] Merci, Mona. C'est très intéressant ce que vous dites et je vois le chat avec plusieurs questions suite à vos propos. Quelques petits commentaires par rapport à la définition. Est-ce que les gens sont plus réticents de répondre correctement au census puisque la définition de quel est une famille nucléaire versus comment est-ce qu'on se voit dans une famille aujourd'hui, est-ce que les gens sont bien informés? Est-ce que les gens ont ce qu'ils ont besoin pour pouvoir déterminer et pouvoir remplir leur formulaire correctement?

[Mona Greenbaum] Est-ce que cette question est adressée à moi, Jason ? -

[Jason Bett] Oui. C'est juste un commentaire suite à vos propos.

[Mona Greenbaum] Juste en général sur les formulaires, je peux dire que même au Québec, qui a reconnu les familles homoparentales en 2002, les formulaires, 20 ans plus tard, parce qu'on vient juste de fêter ce 20e anniversaire de la réforme du Code civil, même 20 ans plus tard, les formulaires sont toujours pas adaptés. Donc si on parle des familles qui sortent des normes, donc les familles non nucléaires, c'est certain qu'on aura de la difficulté. Au moins au Québec. Je ne sais pas si la situation est meilleure ailleurs, mais j'ai des doutes, parce qu'on est très dans les normes des familles: deux parents et leurs enfants biologiques ou adoptés légalement.

[Jason Bett] Intéressant. Et aussi la définition- pas la définition, mais quand vous avez dit qu'un de vos enfants a quitté la maison puis là on se regarde: est-ce qu'on est toujours une famille? Est-ce qu'on n'est pas une famille? Comment est-ce qu'on remplit un formulaire versus l'autre? Alors si c'est une question pour vous, comment est-ce que les gens comme citoyens canadiens se sentent quand ils reçoivent ce genre de formulaire pour dire: est-ce que oui je suis une famille? Non, parce que mon enfant, 21, est prêt à quitter la maison. Non. Alors évidemment, ça contribue aussi aux chiffres et aux résultats que nous recevons.

[Mona Greenbaum] Exactement.

[Jason Bett] Très intéressant. Merci. Est-ce que nous avons un autre paneliste

[parle en anglais]

[Interprète] Est-ce qu'il y a d'autres panelistes qui aimeraient intervenir ou répondre à cette question sur les familles, la définition des familles et les types de familles représentées ? Harlan, Anu, Dominique, des commentaires? Sinon vous pourrez facilement procéder à la prochaine question.

[interprète pour Dominique Beaulieu-Prévost] Moi, je pourrais donner une réponse. Désolé, je ne peux pas allumer ma caméra. Ah voilà. Je pense que mon avis au sujet des familles c'est très important. C'est aussi très complexe déjà, il faut reconnaître la diversité de genre et comment cette diversité nous facilite le traitement de ces informations. Je pense que ce qu'on pourrait certainement indiquer ici est la question du pourcentage. Maintenant, on a des chiffres et ces chiffres pourraient être plus faibles que prévu. Il y a cette question de: comment pourrait-on faire refléter la diversité dans toute sa complexité? L'une des choses qu'on a vu avec l'orientation sexuelle au début, par exemple dans un des recensements, j'étudiais la question de l'identification sexuelle auto identifiée pour la première fois. En 2005, on avait la même question et la question continue à être là. Donc on a réalisé que les résultats divergeaient de ce qu'on voyait par la suite. Donc, au moins notre explication était que la relation et la confiance entre Statistique Canada et la collectivité continuait à grandir, à se renforcer. Au tout début, on avait une hausse de pourcentage, donc ce n'était pas une hausse annuelle, il s'agissait plutôt du niveau de confort avec la question. Je pense qu'au niveau social, c'est quelque chose qui va se passer. On pourrait le considérer comme une question de confiance, mais en même temps, il faut avoir ces mots, ces termes présents dans les médias, dans la discussion, plus qu'on entend au sujet de la diversité de genre, c'est quelque chose qu'on considère raisonnable et pertinent au niveau social. Donc que, on peut voir qu'il s'agit aussi d'une question de santé publique aussi. C'est donc quelque chose qu'on va avoir dans les chiffres et les chiffres vont peut-être noter une hausse s'il y a une amélioration de la relation entre le gouvernement, Statistique Canada et les collectivités, et la confiance. Et aussi le développement d'une langue une langue commune pour faciliter tout cela.

[Interprète] Merci beaucoup. Certainement on va parler de ça, lorsqu'on discute les prochaines fois. Il y a des commentaires dans le chat. On ne parle pas seulement des citoyens canadiens, mais aussi des résidents permanents au Canada, donc je voulais reconnaître cela.

[anglais]

[Interprète] Parfait. On va donc procéder à la prochaine question. Je vais poser la question à Harlan de répondre tout d'abord. Si on parle de langue et auto-description, puisqu'ils sont la pierre angulaire de la façon dont toutes les communautés s'identifient. Nous constatons souvent que cela change avec le temps et diffèrent d'une génération à l'autre. À titre d'exemple, les jeunes générations comptent une part nettement plus importante de personnes transgenres et non binaires. La diversité des genres étant le plus élevé chez les jeunes de 20 à 24 ans. Comment pouvez-vous faire en sorte que le matériel évolue au fil du temps pour permettre davantage d'individus de se reconnaître dans ces données? Comment les différences générationnelles influencent-elles sur ce défi?

[Interprète] Merci beaucoup, Jason. Je tiens à remercier Anu pour ses commentaires de démarcation, parce que moi je ne suis pas expert, je cherche la collecte de données et je veux partager cette histoire avec vous dans les chansons. Donc ce que je tiens à reconnaître, vous transmettre, ce sont des mots importants, c'est le leadership de Statistique Canada. Comme personnes deux esprits, je pense qu'on peut centrer les expériences deux esprits dans des expériences comme le recensement quinquennal, puisque c'est critique pour avoir cette relation responsable et critique avec une agence du gouvernement et avec les collectivités des deux esprits. Tandis qu'il y a beaucoup de personnes de deux esprits qui s'identifient comme autochtones et lesbiennes, gays, transsexuels, queers, sous les terminologies de LGBTQ+. Ce terme a une signification, par rapport aux gens et aux expressions sexuelles dans les différentes collectivités autochtones. En plus, l'endroit distinctif des personnes identifiées comme de deux esprits, prédate la présence- les identités médicales occidentales et coloniales et- ou la formation des communautés sexuelles urbaines. C'est une représentation d'une identité sexuelle dans la recherche collective et quantitative. C'est une façon d'honorer nos antécédents, nos membres des familles des deux esprits. C'est une façon d'identifier les personnes avec différentes identités sur l'Île de la Tortue. Il s'agit aussi d'une identification spécifique de définir le terme deux esprits. Ça doit être contextualisé dans le monde autochtone et dans un contexte très contact autochtone. C'était connecté avec le genre de travail. Ce n'est pas vu comme une orientation sexuelle durable. Cependant, il y avait des relations sexuelles- homosexuelles avant les contacts. La majorité des gens, des autochtones, des deux esprits à travers le travail des leaders, des ainés, et dans le lien avec cette compréhension et ces façons de faire et de savoir dans une approche traditionnelle de notre Dry Lab de deux esprits. On sait qu'une reconnaissance est essentielle pour avoir de bonnes relations et pour avoir les bonnes histoires et les bonnes chansons. Le laboratoire Two Sprit Dry Lab est une initiative avec les autochtones et les colonistes pour comprendre l'indexation géographique, sexualité, bonnes pratiques dans la science sexuelle pour améliorer les résultats de santé des autochtones, queers et LGBTQ2S+ et leurs histoires. Traditionnellement, ce laboratoire a une capacité d'établissement pour avoir des bonnes pratiques sur la recherche, ainsi que pour avoir une fonctionnalité de développement au sein de la collectivité. La vision de ce laboratoire et d'avoir un réseau robuste de chercheurs et de leaders et d'illustrateurs reconnaissants une bonne relation avec un réseau intégratif avec nos alliés. Pour parler du laboratoire et avoir d'autres informations, vous pouvez visiter notre site Web. Je vais mettre dans le chat. Un instant. Donc, c'est qu'on a vu dans notre travail, avec le sondage Sex Now, c'est mené par CBRC, je ne sais pas si Anu va le mentionner, c'est notre réseau national de plus longue durée en lien avec la santé des hommes gays et de deux esprits. Donc, si on voyait dans le Recensement de 2015, 65 % des autochtones qui ont fait l'identification de deux esprits ne sont pas identifiés comme des autochtones. En apprenant cela, on s'est dit qu'on devrait peut-être recompiler les données de deux esprits sous la question de race. Parce qu'il faut qu'on soit des résidents de l'Île de la Tortue. CHRR ainsi que le Centre de recherche communautaire a pris des orientations dans le recensement. Et comment pourrait-on recompiler les données et honorer les traditions, les expériences et les histoires des personnes autochtones avant les notions occidentales, Comme par exemple, gays, lesbiennes, queers, transsexuels. Dans la série du centre, on a donné cette orientation afin que les personnes de notre collectivité puissent honorer, proclamer et utiliser le terme deux esprits et en même temps, voyons la présence de ces personnes dans un monde occidental et comment ils voulaient proclamer leur identité de deux esprits dans ce monde. Donc, dans ces orientations, si les gens ont sélectionné leur race autochtone, donc ils avaient la question de suivi: Est-ce que vous êtes des Premières nations, Métis, Inuit? Est-ce que vous voulez vous identifier ou vous préférez ne pas vous identifier? Et puis, ont donné les questions aux autochtones. Est-ce que vous êtes deux esprits, oui ou non? Parce qu'on a mis en place cette approche dans le recensement de 2018, on a vu qu'il y avait un pourcentage de personnes qui ont utilisé deux esprits. Donc 0 % des non autochtones était de deux esprits. Donc j'apprécie le leadership de Statistique Canada pour recompiler et chercher, collecter les données de ces collectivités. Il faut toujours penser que si on cherche à collecter ces données de cette façon, on a la possibilité que les non autochtones puissent s'identifier comme de deux esprits. Lorsque ce laboratoire des deux esprits- lorsqu'on décide de se pencher sur cet ensemble de données formidables de statistique Canada, il faut voir comment peut-on utiliser ces données et qui sont des résidents de l'Île de la Tortue et tout comme on a fait avec les données en 2017. On sait que les adultes avaient plus de personnes transgenres ou non binaires et en tant que [indistinct] de données, j'ai hâte de voir ces données pour voir s'il y a une correspondance des données.

[anglais]

[Interprète] Je voudrais voir une manière qui est plus sécure et qui honore les expériences de nos proches bi-spirituels. Parce que si Statistique Canada utilise notre méthode- Bon- s'ils utilisaient nos méthodes pour recueillir les données des personnes aux deux esprits, c'est quelque chose qui correspond aux actions de-- de la commission de la vérité et puis aussi de la déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Alors sur cela, être bi-spirituel est l'idée pour- Les répondants doivent avoir un sondage qui reflète la réalité de ce qu'ils sont avec leur terminologie comme la déclaration a dit clairement des États-Unis- la déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Et je voudrais remercier mes collègues pour nous avoir donné toute une idée de l'histoire de l'évolution. Parce que tout au début, on n'a pas eu les mots d'une famille ou les couples du même sexe et ses genres, de l'informations. Cela donne de l'espoir pour qu'on puisse voir de manière plus claire surtout tout le monde bi spirituel et tous nos proches. Et maintenant, je voudrais vous remercier. Je viens de le dire en crie. Et ce serait tout.

[Interprète] Merci Harlan pour votre réponse. Vous avez généré beaucoup d'informations intéressante. Vous l'avez généré aussi, dans la boîte de clavardage. Alors vos questions vont être soumises à statistique Canada pour recevoir une réponse et vous allez recevoir un formulaire pour que vous puissiez donner votre rétroaction. Si jamais en tant que publique, vous avez d'autres questions, Statistiques Canada va vous donner les réponses. Alors maintenant, nous avons la quatrième question. C'est une question pour Anu. Anu, maintenant, euh-- Peut-être que c'est la question la plus difficile au niveau de prochaines étapes. Où allons-nous à partir de là? Comment pouvons-nous faire en sorte que ceux qui se sentent encore invisibles soient reconnus? Comment ces données complètent telles les recherches existantes? Comment transformer ces données en changements positifs et soutenir les efforts de plaidoyer? À vous, Anu.

[Interprète] Merci de votre question, Jason. Je suis en train de vibrer par les commentaires de mon collègue Harlan et je réfléchis surtout aux apprentissages et je pense que plusieurs personnes sur l'appel vont entendre des choses tellement intéressantes. Mais avant de parler du plaidoyer et de la défense des intérêts, je voudrais dire que le travail que notre centre a fait, le Centre de recherche communauté pour défendre les intérêts des peuples LGBTQAI+. Alors donc, mes commentaires là-dessus. Je voudrais dire être responsable. Il faut prendre la rétroaction. Par exemple, quand il y a un outil que nous diffusons qui ne capturent pas la résilience et les différences dans toutes nos communautés. Alors, il faut prendre la rétroaction et travailler là-dessus. Le processus d'entendre, écouter, absorber avec humilité, à informer, le développement d'un de nos projets qui s'appelle Our Health, Notre Santé. C'est une enquête sur la santé en trois langues pour les peuples LGBTQ2S+. Et c'est au niveau de la gamme de nos communautés en tant que notre organisation- en tant que centre de recherche communautaire. Ce n'est pas juste pour les hommes gays où nous avons commencé, maintenant c'est une question de défendre les intérêts des personnes tous les différents genres, toute la gamme des différents genres. Et c'est ce que je voudrais faire avec ces données. Je voudrais nommer que ce sont les moments tellement difficiles de rhétorique trans phobique, comment nous pouvons voir cela en ligne, dans les endroits en ligne-- Il y a une augmentation de [indistinct] les jeunes non binaires ou les jeunes trans. C'est une discussion qui est liée à notre discussion d'aujourd'hui. Et quand on parle de voir- les jeunes populations doivent être plus représentés dans ces données, ces jeunes non binaires, pour ne pas améliorer les enjeux auxquels les personnes- pour ne pas ajouter les autres difficultés aux personnes trans phobiques. Il y a des raisons pour trouver le pouvoir dans le langage. Alors, ce jeu de données, ces questions peuvent être un point de départ pour la défense des intérêts que nous devrions faire. Recueillir des données qui vont être contextualisées dans la compréhension de sexisme, transphobie, les autres formes systémiques d'agression. Quelqu'un avait fait un commentaire pour voir comment ces données se montrent pour les nouveaux arrivants, les immigrants, les réfugiés, les gens sans statut. Parce que ces personnes souvent ne peuvent pas contribuer dans les projets de collecte de données comme ceci. Alors en tant que personne cis- et je voudrais dire qu'il faut prendre le leadership des personnes non binaires, des personnes trans et c'est ça. C'est la bonne voie pour aller de l'avant. Alors ce que je vois, ce que j'entends et ce que j'écoute des différents militants, organisations, des leaders, c'est que ce n'est pas un jeu de questions parfait. Il faut garder à l'esprit comment on veut adapter, comment veux répondre, comment nous voudrions utiliser le fait que nous abordons les personnes non binaires et trans en tant que point de départ pour parler de la transphobie. Alors pour les organisations comme le centre de recherche communautaire et pour les différentes organisations LGBTQ+, les petites organisations de base et aussi les grandes organisations. Ces données sont importantes pour fournir les données probantes pour parler de ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons. Quand je parle de données probantes, moi, j'étais à la table dans plusieurs comités mais je me rappelle d'une phrase parce que je suis un peu nerd. Si on n'est pas compté, on compte pas. Ce qui compte, ce qui est important ne peut pas toujours être compté. Alors, il faut qu'on complique la représentation aussi, mais on donnant des données probantes, c'est vraiment important pour faire un plaidoyer pour une augmentation des services, des programmes pour soutenir les personnes trans et non binaires dans les communautés et aussi pour aider aux ressources LGBTQ2S+. Au sein du pays, nous pouvons voir des lacunes dans tout le réseau. C'est une chose de demander aux personnes qui ils sont, mais c'est une autre chose de dire: comment est votre vie quotidienne? La réalité que la collecte de données ne change pas les conditions matérielles de la vie de nos peuples. C'est quelque chose pour déclencher l'organisation au sein des communautés et avoir un dialogue entre les différentes organisations. À notre organisation, le CRC, c'est quelque chose d'important. Nous avons un tableau de bord avec toutes les différentes versions de sexe. Et on va voir les tableaux de bord pour les prochains projets. Si on pense aux données de statistique Canada et probablement on va déclencher les discussions: quels sont les volets qui sont sous représentés? Qu'est-ce que ça veut dire de poser ces questions de cette façon? Comment cela fait une comparaison avec les questions des membres de la communauté quand ils sont posés? Les questions dans les contextes cliniques, communautaires, quand il veut avoir l'accès aux services, d'avoir par exemple une carte de santé pour soigner les proches. Si je pense au commentaire de Mona après, il y a plusieurs autres choses que les panélistes peuvent dire, mais il faut garder à l'esprit le rôle et notre responsabilité pour s'attaquer à la transphobie. C'est avec une grande partie de ce que ces données nous donnent. Maintenant, je voudrais passer la parole aux autres panélistes.

[Interprète] Merci. C'est une réponse avec plusieurs éléments intéressants basés sur la confiance aussi. Le premier enjeu des données, par exemple, si les gens se voient représentés, s'ils voient qu'il y a une confiance entre l'organisation et les personnes qui remplissent le sondage, il y a aussi le recensement. Il faut aussi être flexible avec la langue, le langage qu'on utilise. Et quand on fait les futures éditions de recensement, nous pouvons changer le langage, si les gens se voient représentés dans les questions. Y a-t-il d'autres panélistes qui voudraient parler des prochaines étapes. ? Où allons-nous à partir de là? Est-ce que-- Oui? Mona! À vous la parole.

[Mona Greenbaum] J'aimerais juste rebondir ce quelque chose qu'on a dit sur les données. Sur la prépondérance des identités trans et non binaires parmi la jeune génération. C'est quelque chose qu'on entend tout le temps dans nos formations. L'idée que c'est un peu comme la mode, une contagion, il y a vraiment un fonds de transphobie parce qu'on met des doutes sur l'identité de ces jeunes personnes. Il faut être très vigilant sur ces données qui sont d'ailleurs très intéressants et qui ne sont pas utilisés contre les jeunes trans et non binaires, parce qu'en termes de différences générationnelles, on voit à travers les différentes générations que c'est clair que la disponibilité des mots et des concepts aux différentes époques a fait un grand impact sur les différences générationnelles percutantes qu'on voit avec ce recensement. Par exemple, je connais plein de femmes lesbiennes avec une expression de genre très masculin qui ont eu d'autres identités peut-être comme personne non binaire, peut-être comme homme trans, ou autre si elles étaient nées à une autre époque. Les données démontrent que la majorité des personnes non binaires se trouve dans la jeune génération. Pour moi c'est un peu une illusion, parce que cette façon d'être existait avant. C'est sûr que ce n'est pas comme une nouvelle invention. On avait pas les mots ou la permission sociale pour nommer ces réalités. L'époque ne nous permettait pas de prétendre à des identités autres. Ce sont des données fabuleuses, mais il faut penser à contextualiser les différences générationnelles.

[Jason Bett] Merci, Mona. Dominique, est-ce que tu aimerais ajouter un commentaire?

[Dominique Beaulieu-Prévost] Oui. Je rebondirais un petit peu. Désolé pour-- Voilà. Mona a ouvert un dossier je pense, qui est vraiment important, qui est fascinant aussi. Toute cette question-là de diversité. On voit entre autres que les proportions de personnes qui s'identifient comme étant non binaires vont de varier d'une province à l'autre. Clairement, la question de la génération est là pour la capacité ou l'accessibilité du langage par exemple, c'est une chose qui va être important à regarder. On a vu aussi avec ce que Harlan a discuté, la question de l'identité bi spirituelle ou two spirit, peut amener une compréhension différente dans ces questions. Tout ça touche un peu à ce qu'on peut appeler les questions intersectionnelles ou les enjeux croisés. Il y a des choses qu'on va commencer à pouvoir comprendre à partir du recensement pour voir que c'est important d'y être sensible. Toutes ces questions du langage en français, en anglais. Est-ce que le genre s'exprime aussi bien, de la même manière? Est-ce qu'il y a des enjeux culturels qui changent le sens donné à cette notion? On l'a vu pour la question des premiers peuples. Mais ces questions peuvent se poser ou se poser aussi votre la question de la diversité ethnoculturelle. En même temps, ce sont des données sensibles pour lesquelles il faut prendre le temps de s'assurer de bien comprendre de bien interpréter et de garder contact avec les communautés pour s'assurer de faire les bons pas. Dans les prochaines étapes que je vois aussi, pour moi qui travaille entre autres sur les questions d'orientation sexuelle, ajouter la diversité du genre amène un défi supplémentaire aux questions sur l'orientation sexuelle. Défi que je vois déjà que Statistique Canada ont pris à pleine mesure. Ces questions-là maintenant, tout ce qui découle du genre doit s'adapter aux nouvelles réalités du genre. J'ai bien hâte de le voir dans les prochaines enquêtes, la forme que cela va prendre et ce que ça va nous donner comme possibilité aussi en termes d'intervention ou de politique sociale, tout ce qu'on va être capable de comprendre et de voir dépend de ce qu'on est capable de capturer comme réalité. J'ai l'impression que ces questions qu'on peut appeler entre autres, inter sectionnelles ou de croisement d'enjeu vont devenir très importante et maintenant la diversité de genre peux s'ajouter à ça. Un petit mot que j'ai vu aussi dans les conversations, je pense que ça vaut la peine de le noter. Un autre défi dont on n'a absolument pas parlé qui n'est pas tout à fait le même et qui en partie connexe, c'est la question intersexe qui n'est pas une question de genre, qui est peut-être la question de la diversité aussi. mais au niveau de la question sexuelle. C'est une question qui est beaucoup plus complexe aussi, l'invisibilité n'est pas simplement sociale et beaucoup plus complexe. Ça ne demande pas simplement d'ajouter une question et d'arriver à ça, mais c'est clairement, je pense, quelque chose qu'on peut se poser maintenant comme question: est-ce qu'on va être rendu à capturer ces questions? On est pas encore rendu dans les questions de Statistique Canada. C'est très compréhensible. Je pense que le pas est très important, ce qui a été fait la diversité de genre. Je peux comprendre que pour certaines personnes, ça devient une question qui devient peut-être la prochaine. Est-ce que c'est quelque chose dont on veut tenir compte? Qu'on veut ajouter? Que ce soit dans le recensement ou dans les enquêtes. Sans considérer, sans faire l'amalgame non plus entre les questions de genre et les questions intersexuelles. Je vais arrêter là. Merci.

[Jason Bett] Merci Dominique. Merci à Mona, merci Harlan, merci Anu.

[Interprète] Merci aux quatre panélistes. On a beaucoup appris et quelle bonne façon de commencer la semaine de la fierté à la fonction publique! Merci de ces données historiques et comment va les utiliser.

[Jason Bett] À quel point il est important de poursuivre cette discussion. Prenez ce que vous avez appris aujourd'hui et utiliser ces connaissances comme un pouvoir. Joignez-vous à un réseau, faites du bénévolat, passez à l'action. Nous devons tous travailler ensemble, alliés et communautés LGBTQ2+ pour créer des espaces où est-ce que les gens peuvent être leur véritable identité.

[anglais]

[Interprète] Merci à tous ceux et celles qui ont participé dans cette séance, et allez visiter notre site Web du réseau de la fierté à la fonction publique pour voir les activités de cette semaine.

[Josée Bégin] Je tiens à remercier les panélistes pour leur précieuse contribution à la discussion d'aujourd'hui. C'était très instructif. L'événement se voulait un forum pour explorer comment les nouvelles données du recensement sur le genre sont importantes et peuvent être utilisées par les diverses parties prenantes LGBTQ2+ et le monde universitaire et aussi quelles sont les lacunes statistiques qui restent à combler. Je pense que vous serez d'accord avec moi que nous avons atteint cet objectif aujourd'hui.

[anglais]

[Interprète] C'est important pour nous chez Statistique Canada d'améliorer notre habilité d'adresser les besoins des utilisateurs pour les informations intéressantes. C'est pour ça que les discussions avec les experts et les utilisateurs de données sont tellement importantes. On a pris note de vos commentaires et je tiens à noter que Statistique Canada prend très au sérieux la confidentialité et la protection de la vie privée des Canadiens et Canadiennes. Toutes les informations données y compris pour le recensement, sont confidentielles et utilisées pour des fins statistiques. Je vous encourage à garder l'oeil sur nos annonces par rapport au contenu de genre. Par exemple, on va vous donner une analyse sur les ensembles transgenre non binaires. Merci beaucoup. Si vous avez des questions, veuillez les poser à info@statcanada.qc.ca. Merci beaucoup à vous tous d'avoir participé à ces discussions avec nos panélistes et d'avoir entendu ces informations par rapport au recensement et comment cela impacte les personnes.

[anglais] Bonne semaine de la fierté à la fonction publique! Je vous souhaite une très belle semaine. Merci. Au revoir.

(Le mot-symbole « Canada » est à l'écran.)