Élaboration du questionnaire

Consultations auprès des utilisateurs

La planification d'un recensement commence bien avant la fin du cycle du recensement précédent. Une série d'ateliers ont été tenues partout au Canada en 2007 afin de consulter les utilisateurs et divers intervenants, notamment des représentants des ministères fédéraux et provinciaux, des associations agricoles, des universitaires et des fournisseurs de services agricoles. Les utilisateurs ont ensuite proposé des recommandations relativement aux types de questions que devrait contenir le questionnaire du Recensement de l'agriculture de 2011. Statistique Canada a tenu compte de ces recommandations pour élaborer le contenu ainsi que la forme du questionnaire du recensement.

Évaluation des suggestions

Les recommandations formulées devaient satisfaire à certains critères avant d'être considérées pour une éventuelle intégration au Recensement de l'agriculture :

  • Le sujet est-il d'intérêt national?
  • Vaut-il la peine de produire des données à un niveau géographique plus détaillé que le niveau provincial ou national?
  • Les agriculteurs comprendront-ils facilement la question?
  • Est-il possible de répondre à la question — autrement dit, les exploitants agricoles ont-ils les renseignements nécessaires pour répondre à la question?
  • Les exploitants agricoles accepteront-ils d'y répondre?
  • La demande pour les données qui découleront de la question sera-t-elle importante?
  • Peut-on répondre à la question par « oui » ou par « non » ou par un chiffre?

Élaboration du contenu du questionnaire

Bien que le questionnaire soit mis à jour selon les besoins changeants des utilisateurs de données, que font ressortir les processus de consultation, certaines questions reviennent à chaque recensement. Ces questions — comme celles sur les exploitants agricoles, la superficie des terres, le nombre d'animaux d'élevage et les superficies en culture — sont jugées essentielles par Statistique Canada et les autres grands utilisateurs des données du Recensement de l'agriculture. La reprise des questions de base permet de mesurer le changement dans le temps, alors que l'ajout ou le retrait de questions permet de recueillir des données qui témoignent des nouvelles technologies et des changements structurels dans le secteur agricole. Par exemple, les questions sur les pratiques de gestion du fumier ont été mises à l'essai et raffinées pour refléter la façon dont les exploitants utilisent et comprennent les termes et pour correspondre aux pratiques des exploitations actuelles. Nous avons également modifié et raffiné d'autres sections sur l'utilisation des terres, les heures de travail — à l'intérieur et à l'extérieur de l'exploitation —, la région pour laquelle les résidus de récolte ont été pressés, la volaille, les salaires et les traitements, le recours à un ordinateur et la production biologique.

Des questions ont été conçues ou modifiées au bureau central, en collaboration avec des experts de l'industrie. Elles ont été mises à l'essai un certain nombre de fois auprès d'exploitants agricoles de partout au Canada dans le cadre d'interviews en personne dans les fermes et dans des groupes de discussion. Les exploitants choisis pour participer à ces interviews et groupes étaient représentatifs de la diversité régionale — c'est-à-dire en tenant compte des types d'agriculture, des techniques de production, de la taille des exploitations, de la langue parlée et de l'âge. Ces essais ont démontré que certaines questions se prêtaient mal au recensement, et qu'il fallait reformuler d'autres questions. Le fardeau pour les répondants, les résultats des essais de contenu, les priorités des utilisateurs et les budgets sont autant de considérations qui ont influencé le choix du contenu final du questionnaire du Recensement de l'agriculture de 2011. Le Cabinet a approuvé le questionnaire au printemps 2010.