Au total, six nouveaux articles sont diffusés aujourd'hui dans la publication Rapports économiques et sociaux.
Les hommes sont près de trois fois plus susceptibles que les femmes d'occuper un emploi dans une industrie dépendante de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes
Les tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis, qui ont commencé au début de 2025, ont soulevé des préoccupations au sujet des travailleurs des industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes. Fondée sur les données de l'Enquête sur la population active, l'étude « Caractéristiques socioéconomiques des travailleurs des industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes » a permis de constater que, au cours de la période allant de 2023 à 2024, 13,3 % des hommes étaient employés dans des industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes, comparativement à 4,9 % des femmes. Chez les hommes et les femmes, les travailleurs plus âgés et les travailleurs ayant un niveau de scolarité moins élevé étaient plus susceptibles d'être employés dans des industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes.
Chez les hommes, 10,0 % des travailleurs de 15 à 34 ans occupaient un emploi dans des industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes, comparativement à 17,4 % des travailleurs de 51 à 64 ans. Chez les femmes, 3,9 % des travailleuses de 15 à 34 ans occupaient un emploi dans des industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes, comparativement à 6,3 % des travailleuses de 51 à 64 ans.
Parmi les hommes, 10,6 % des travailleurs titulaires d'un baccalauréat ou d'un grade supérieur travaillaient dans des industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes, comparativement à plus de 15,0 % de ceux ayant un certificat d'une école de métiers, un diplôme d'études secondaires ou un niveau de scolarité inférieur. Parmi les femmes, 4,1 % des travailleuses titulaires d'un baccalauréat ou d'un grade supérieur travaillaient dans des industries dépendantes de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes, comparativement à plus de 6,0 % de celles ayant un certificat d'une école de métiers, un diplôme d'études secondaires ou un niveau de scolarité inférieur.
Il est trop tôt pour établir le nombre d'emplois qui pourraient être perdus en raison de l'augmentation des droits de douane et pour savoir de quelle façon les travailleurs touchés pourraient s'adapter. Toutefois, les caractéristiques socioéconomiques des travailleurs touchés pourraient jouer un rôle dans leurs transitions sur le marché du travail après une suppression d'emploi.
L'écart se rétrécit dans les flux de migration permanente entre le Canada et les États-Unis
Les préoccupations au sujet de l'exode des cerveaux canadiens vers les États-Unis ont été un thème récurrent dans le débat public. Elles sont liées aux discussions en cours sur la mobilité transfrontalière et l'échange de talents entre les deux pays. La nouvelle étude « Tendances récentes en matière d'immigration du Canada vers les États-Unis » permet de comparer les flux annuels de migration permanente entre les deux pays depuis les années 1990 et d'examiner les caractéristiques des travailleurs temporaires canadiens à la recherche d'un emploi permanent aux États-Unis.
Depuis 2018, l'écart dans les flux de résidents permanents entre les pays s'est rétréci, contrairement à la période allant du début des années 1990 au milieu des années 2010, lorsque le Canada a subi une perte nette dans l'échange de résidents permanents. Le nombre annuel moyen de personnes nées au Canada qui ont obtenu la résidence permanente aux États-Unis a diminué de 30 % pour passer de 15 600 à la fin des années 2000 à 10 900 à la fin des années 2010, tandis que le nombre de personnes nées aux États-Unis qui ont immigré au Canada a augmenté. Chaque année, de 2021 à 2023, les États-Unis ont admis en moyenne 11 100 résidents permanents nés au Canada, comparativement au Canada, qui a admis en moyenne 10 100 résidents permanents nés aux États-Unis.
Les citoyens canadiens présentant une demande d'accréditation professionnelle aux États-Unis, une étape clé de la procédure pour obtenir la résidence permanente parrainée par l'employeur, avaient un niveau de scolarité élevé et étaient concentrés dans les domaines de l'informatique, des mathématiques, de l'architecture et de l'ingénierie. Les offres salariales médianes s'élevaient à 137 000 $ US en 2024. Toutefois, le nombre de citoyens canadiens empruntant cette voie a diminué de 26 % pour passer de 3 310 en 2015 à 2 460 en 2024. Ces résultats semblent indiquer une amélioration du maintien en poste des travailleurs canadiens qualifiés au cours des dernières années.
Maintien au Canada des diplômés en science, technologie, ingénierie, mathématiques et informatique
La recherche et le développement en science, technologie, ingénierie, et mathématiques et informatique (STIM) sont les moteurs de la croissance économique. C'est la raison pour laquelle l'exode potentiel des cerveaux dans les domaines des STIM est une préoccupation croissante. L'article « Maintien au Canada des diplômés en science, technologie, ingénierie, mathématiques et informatique » permet d'examiner le taux de diplômés canadiens des programmes d'études postsecondaires en STIM qui restent au Canada en faisant le suivi de leurs taux de production de déclarations de revenus au cours des années suivant l'obtention de leur diplôme.
Parmi les Canadiens (personnes nées au Canada et résidents permanents) ayant obtenu leur diplôme au cours de la période allant de 2015 à 2020, 89 % de tous les diplômés en STIM, 86 % des diplômés en mathématiques et en un domaine connexe ainsi qu'en informatique et en sciences de l'information ont produit des déclarations de revenus trois ans après la fin de leurs études. Ce taux était inférieur au taux moyen affiché par les diplômés d'autres domaines que les STIM, à savoir 92 %. Les diplômés d'universités de premier plan enregistraient un taux de production de déclarations de revenus moins élevé (84 %) que ceux d'autres universités et collèges (91 %).
Les diplômés étrangers enregistraient des taux de production de déclarations de revenus beaucoup moins élevés que les étudiants canadiens, sauf ceux en provenance de l'Inde. Au total, trois ans après l'obtention du diplôme, 86 % des diplômés indiens ont produit des déclarations de revenus, comparativement à 56 % des diplômés chinois et à 29 % des diplômés des États-Unis.
Ces constatations donnent un aperçu des groupes de diplômés en STIM les plus susceptibles de demeurer au Canada et d'y travailler, et orientent ainsi les discussions en cours sur le maintien en poste des talents.
Les taux de correspondance du domaine d'études étaient plus élevés chez les anciens étudiants étrangers que chez les immigrants n'étant pas d'anciens étudiants étrangers
Un nombre croissant d'immigrants sont arrivés au Canada en tant qu'étudiants étrangers de niveau postsecondaire, mais peu de renseignements montrent si ces personnes utilisent leurs compétences dans les domaines pour lesquels elles ont été formées. L'article « Domaines d'études et professions des immigrants qui étaient étudiants étrangers au Canada avant leur immigration » indique que, parmi les anciens étudiants étrangers qui ont étudié en science, technologie, ingénierie, mathématiques et informatique (STIM), 43 % occupaient des postes en STIM en 2021.
Les diplômés en STIM détenant un grade supérieur au baccalauréat (57 %) enregistraient un taux de correspondance du domaine d'études plus élevé que ceux ayant fait des études postsecondaires inférieures au baccalauréat (22 %). Le taux de correspondance du domaine d'études était le plus élevé chez les personnes titulaires d'un baccalauréat dans un programme de soins de santé (57 %) et le plus bas chez celles qui ont étudié les affaires et l'administration dans des programmes d'études postsecondaires inférieurs au baccalauréat (19 %).
Les taux globaux de correspondance du domaine d'études étaient plus élevés chez les anciens étudiants étrangers que chez les immigrants n'étant pas d'anciens étudiants étrangers. Comparativement aux diplômés nés au Canada, les anciens étudiants étrangers enregistraient des taux de correspondance plus élevés dans les domaines des STIM, mais des taux plus faibles dans le domaine des affaires et de l'administration et dans celui des soins de santé.
Cette étude peut aider à orienter les politiques en matière d'immigration et de travail en mettant en évidence le recours aux étudiants étrangers comme source durable de main-d'œuvre qualifiée dans les régions où il y a des pénuries de main-d'œuvre.
L'adoption de technologies selon les caractéristiques des décideurs d'entreprises canadiennes
L'adoption de technologies de pointe, notamment de l'intelligence artificielle, est un impératif stratégique pour les entreprises qui veulent réussir sur des marchés concurrentiels en réduisant leurs coûts, en élargissant leur gamme de produits et en augmentant leur productivité. L'étude « Adoption de technologies et diversité chez les décideurs d'entreprises canadiennes : résultats de l'Enquête sur les technologies de pointe » permet de souligner des différences importantes dans l'adoption de technologies de pointe entre les décideurs d'entreprises canadiennes en fonction du genre, de l'appartenance ethnique et du statut d'immigrant.
Alors que 60,6 % des entreprises canadiennes ont adopté au moins une technologie de pointe en 2022, les taux d'adoption variaient grandement entre les groupes de population. Le taux d'adoption des décideurs qui sont des hommes était de 63,3 % comparativement à 53,0 % chez les décideurs qui sont des femmes, de 63,5 % chez les décideurs non racisés comparativement à 50,7 % chez les décideurs racisés et de 63,2 % chez les résidents de longue date comparativement à 33,3 % chez les immigrants récents.
Certaines caractéristiques comme la taille de l'entreprise, l'industrie et l'emplacement expliquent environ le tiers de la différence dans l'adoption de technologies. Les différences restantes mettent en évidence les obstacles potentiels qui pourraient limiter l'accès à la technologie chez les groupes sous-représentés, ce qui souligne la nécessité de disposer de politiques d'innovation plus inclusives.
Services de garde en milieu familial agréés et non agréés au Canada
Le système d'apprentissage et de garde des jeunes enfants à l'échelle du Canada (système d'AGJEC) offre aux familles des programmes et des services d'apprentissage et de garde des jeunes enfants flexibles, abordables, inclusifs et de grande qualité. Les services de garde en milieu familial offerts par des personnes non apparentées continuent d'être largement utilisés au Canada. L'étude « Caractéristiques des services de garde en milieu familial accueillant des enfants âgés de 0 à 5 ans au Canada, 2021 à 2022 » fournit une vue d'ensemble des services de garde en milieu familial et présente les premières estimations nationales sur les fournisseurs de services de garde en milieu familial non agréés, près du début de la mise en œuvre du système d'AGJEC.
En avril 2022, 14 435 établissements de service de garde en milieu familial agréés et 14 022 établissements de service de garde en milieu familial non agréés fournissaient des services de garde à des enfants âgés de 0 à 5 ans au Canada. Les fournisseurs de services de garde en milieu familial agréés étaient plus susceptibles d'avoir une formation en éducation à la petite enfance et facturaient des frais quotidiens un peu plus élevés pour certains groupes d'âge. Les services de garde en milieu familial non agréés étaient quant à eux plus susceptibles d'offrir des options de services de garde à temps partiel et de services de garde avant ou après l'école. Environ les deux tiers des services de garde en milieu familial non agréés ont déclaré qu'ils ne voyaient aucun avantage à obtenir un permis ou qu'ils le considéraient comme inutile compte tenu de la durée prévue de leur prestation de services.
Les caractéristiques des fournisseurs qui étaient le plus fortement associées au fait d'être agréé comprenaient l'intention de continuer à fournir des services de garde en milieu familial trois ans plus tard, un niveau de scolarité plus élevé et la province ou le territoire de résidence. De futures recherches pourraient se poursuivre pour explorer les caractéristiques des services de garde en milieu familial pendant la mise en œuvre en cours du système d'AGJEC.
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