Le taux d'utilisation des soins virtuels est élevé au Canada
Bien que le recours aux soins virtuels par les Canadiens ait diminué après la levée des mesures de confinement liées à la pandémie de COVID-19, il continue de jouer un rôle important dans la prestation des soins de santé. Il est donc important d'en savoir plus sur le recours récent aux soins virtuels et sur les caractéristiques sociodémographiques et les facteurs liés à la santé qui y sont associés.
L'article intitulé « L'utilisation des soins virtuels au Canada : variations selon les facteurs sociodémographiques et les facteurs liés à la santé » est fondé sur les données de l'Enquête sociale canadienne – Qualité de vie, soins de santé virtuels et confiance de 2023, menée du 14 juillet au 7 septembre. L'article révèle que, en 2023, plus de la moitié (57,5 %) des utilisateurs des soins de santé ont eu des rendez-vous en personne seulement au cours des 12 mois précédant l'enquête, et que 5,3 % ont eu des rendez-vous virtuels seulement. Plus du tiers (37,2 %) ont eu des rendez-vous en personne et des rendez-vous virtuels.
Parmi les personnes qui ont cherché à obtenir des soins virtuels ou à qui des soins virtuels ont été offerts en 2023, plus des trois quarts (78,5 %) ont eu un rendez-vous virtuel. La plupart des rendez-vous virtuels ont servi à consulter un médecin de famille, un médecin généraliste ou un infirmier praticien seulement (62,1 %). Le fait d'être titulaire d'un grade universitaire, le fait de ne pas avoir de fournisseur habituel de soins de santé et le fait de présenter une multimorbidité étaient associés positivement au recours aux soins virtuels.
En 2023, un peu moins de 1 utilisateur des soins de santé sur 10 (8,9 %) a refusé un rendez-vous virtuel; ces utilisateurs ont indiqué qu'ils étaient plus à l'aise lors des rendez-vous en personne ou qu'ils estimaient que leur problème de santé nécessitait un rendez-vous en personne comme raisons principales. Les inquiétudes liées à la technologie n'ont pas été fréquemment mentionnées comme raisons pour refuser des rendez-vous virtuels.
Les résultats de l'étude peuvent éclairer les décideurs, les planificateurs du système de santé et les fournisseurs de soins au sujet du recours aux soins virtuels après la pandémie et contribuer à réduire les inégalités en matière d'accès en cernant les groupes moins susceptibles d'avoir accès aux soins virtuels.
La consommation d'aliments ultratransformés et d'aliments transformés minimalement varie selon le lieu et l'occasion au Canada
De plus en plus de données probantes indiquent qu'une consommation élevée d'aliments et de boissons ultratransformés (AUT) et qu'une faible consommation d'aliments et de boissons non transformés ou transformés minimalement (ATM) sont associées à des effets négatifs sur la santé humaine et sur la santé de la planète. Les caractéristiques des environnements alimentaires, y compris le lieu (p. ex. à la maison, au restaurant) et l'occasion (p. ex. le déjeuner, le dîner) peuvent avoir une incidence sur l'apport alimentaire. L'article intitulé « La consommation d'aliments ultratransformés et d'aliments transformés minimalement selon le lieu et l'occasion au Canada » est fondé sur des données nationales sur l'alimentation de 2015, les plus récentes accessibles, pour caractériser la consommation d'AUT et d'ATM des Canadiennes et Canadiens selon les lieux et les occasions de consommation les plus courants.
En 2015, les Canadiennes et Canadiens de 2 ans et plus ont consommé, en moyenne, la plus grande part de leur apport énergétique quotidien total à la maison (70,1 %), et le souper représentait le tiers (33,1 %) de leur apport énergétique. Les repas consommés à la maison et dans des établissements institutionnels, comme une école ou un lieu de travail, fournissaient généralement une plus faible proportion d'énergie provenant d'AUT et une proportion plus élevée d'énergie provenant d'ATM, comparativement à ceux consommés aux restaurants et à « d'autres lieux ». Le souper pris à la maison présentait le profil le plus favorable quant au type de transformation des aliments. Dans l'ensemble, 30,6 % de l'apport énergétique total tiré d'un souper à la maison provenait d'AUT et 53,9 %, d'ATM. La consommation d'AUT dans les restaurants représentait une part élevée de l'apport énergétique total des repas pris au restaurant pour tous les groupes d'âge (plus de 50 % de l'énergie), particulièrement chez les enfants et les adolescents (plus de 65 % de l'énergie).
Les résultats suggèrent que tant le lieu de consommation que l'occasion peuvent avoir une incidence sur les apports énergétiques en AUT et en ATM. Bien que les résultats soient fondés sur des données de 2015, les tendances observées en matière de consommation d'AUT et d'ATM selon le lieu de consommation et l'occasion demeurent probablement pertinentes aujourd'hui. Les résultats de l'étude pourraient orienter l'élaboration de politiques et de programmes visant à favoriser des environnements propices à une saine alimentation.
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