Résolution du Nouvel An : manger plus sainement. Peut-être plus facile à dire qu’à faire!

8 janvier 2026, 11 h 00 (HNE)

Alors que nous approchons de la mi-janvier, il y a fort à parier que vous levez les yeux au ciel chaque fois que vous entendez parler de « résolutions » — car nous aussi. La litanie habituelle se termine souvent par l’engagement de faire plus d’exercice ou de s’inscrire à une salle de sport. (Oui, nous avons même écrit un article sur ce sujet.)

Mais une alimentation saine est tout aussi importante. Il est de plus en plus démontré que la consommation excessive d’aliments et de boissons ultratransformés (AUT) — des produits industriels tels que les boissons gazeuses, les repas surgelés, les charcuteries ou de nombreuses céréales pour le déjeuner ne contenant que peu ou pas d’aliments entiers et ayant une faible valeur nutritionnelle — peut être nocive pour la santé.

Une étude de Statistique Canada intitulée « La consommation d’aliments ultratransformés et d’aliments transformés minimalement selon le lieu et l’occasion au Canada », diffusée à la fin de 2025, apporte un éclairage sur la quantité, la fréquence et les lieux de consommation des AUT au Canada.

Examinons quelques-unes des principales conclusions, ainsi que d’autres données pertinentes, pour déterminer ce qui pourrait influencer les choix alimentaires.

Les Canadiennes et Canadiens obtiennent leur principal apport énergique des repas pris à la maison

L’étude, qui a analysé les données nationales de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes — Nutrition de 2015, s’est penchée sur les habitudes de consommation des AUT et des aliments et boissons non transformés ou transformés minimalement (ATM). Elle a révélé que les personnes âgées de 2 ans et plus au Canada consommaient en moyenne la plus grande part de leur apport énergétique (en kilocalories) à la maison (70,1 %) et que le souper représentait le tiers (33,1 %) de cet apport.

Plus de 50 % de l’apport énergique consommé dans les restaurants provenait des AUT, un taux encore plus élevé chez les enfants et les adolescents (plus de 65 %).

L’apport énergétique variait selon le lieu de consommation des aliments et l’occasion

L’étude a également révélé que les AUT représentaient les deux tiers (66,5 %) de l’apport énergétique provenant des dîners pris au restaurant. Ils représentaient une proportion légèrement inférieure de l’apport énergétique provenant des collations (62,2 %) et des déjeuners (60,2 %) pris au restaurant, ainsi que plus de la moitié (52,5 %) de l’apport énergétique provenant des déjeuners pris à la maison.

En revanche, les ATM représentaient les deux cinquièmes de l’apport énergétique provenant des dîners pris à la maison (40,8 %) et des dîners consommés dans les établissements institutionnels (40,4 %), comme l’école ou le lieu de travail.

L’apport énergétique d’un peu plus de la moitié des soupers consommés à la maison (53,9 %) et de ceux consommés dans les établissements institutionnels (50,8 %) provenait des ATM — les deux seuls cas où les ATM représentaient la majorité de l’apport énergétique. Cela indique que des repas nutritifs se retrouvent souvent sur la table, même s’il reste encore des progrès à faire.

Toutefois, comme le suggèrent certaines de nos autres données, manger plus sainement n’est pas forcément un choix facile pour beaucoup.

Les prix à l’épicerie continuent d’augmenter

L’étude s’appuie sur les données nutritionnelles nationales représentatives les plus récentes (2015) pour analyser les habitudes de consommation. Sur une base annuelle moyenne, les prix des aliments achetés en magasin ont augmenté de 4,1 % de 2014 à 2015. Plus récemment, les prix des produits d’épicerie ont atteint un sommet en 2022, affichant une hausse annuelle moyenne de 9,8 %. Il s’agit de la plus forte hausse en plus de 40 ans.

De 2015 à 2024, les prix des articles d’épicerie ont augmenté de 32,4 %. Au cours de la même période, les prix des aliments plus sains, comme les légumes frais (+49,6 %), la volaille fraîche ou surgelée (+38,3 %) et le poisson (+39,6 %), ont tous augmenté de façon plus marquée que la facture globale d’épicerie, tandis que la viande fraîche ou surgelée (excluant la volaille) (+32,3 %) et les fruits frais (+24,2 %) suivaient de près.

L’insécurité alimentaire et les finances des ménages

Pour de nombreux ménages, se procurer de la nourriture et d’autres produits de première nécessité continue d’être difficile.

En 2023, environ 1 Canadien sur 4 (25,5 %) vivait dans un ménage ayant connu une certaine forme d’insécurité alimentaire et les taux étaient encore plus élevés chez les familles monoparentales (47,8 %) et chez les personnes hors famille autres que les personnes âgées (31,7 %).

Au printemps 2025, l’Enquête sociale canadienne a révélé que près de 1 Canadien sur 4 (24,1 %) déclarait qu’il était facile ou très facile pour son ménage de répondre à ses besoins financiers, en baisse par rapport à près de la moitié (47,7 %) à l’été 2021.

Pressés par le temps

Si vous avez les moyens d’acheter les ingrédients, mais que vous n’avez pas le temps de cuisiner, sachez que c’est le lot de beaucoup de gens.

Nos plus récentes données sur l’emploi du temps datent de 2022, année où près de 1 Canadien sur 4 (24,2 %) éprouvait des niveaux élevés de contrainte de temps, ce qui représente le taux le plus élevé depuis que nous avons commencé à recueillir des données sur l’emploi du temps au début des années 1990. Cette proportion s’établissait à plus du tiers (36,9 %) chez les personnes vivant au sein d’un ménage comptant des enfants de moins de 15 ans.

De plus, plus de la moitié (52,2 %) des personnes ayant des enfants ont déclaré se sentir prises au piège dans leur routine quotidienne, ce qui traduit en chiffres ce que de nombreux parents vous diront à propos de la difficulté de trouver du temps pour quoi que ce soit, y compris pour préparer des repas sains!

 

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