Du jour de votre naissance au jour de votre décès, et lors de chaque fracture, test sanguin ou maladie grave entre les deux, il y a de fortes probabilités qu’un membre du personnel infirmier soit présent à vos côtés pour vous prodiguer des soins. En 2025, les Canadiennes et Canadiens ont eu recours aux services de 451 500 professionnels des soins infirmiers et paramédicaux, ce qui représente environ 1,1 membre pour chaque tranche de 100 personnes sur le territoire.
En 2025, plus de 4 professionnels des soins infirmiers et paramédicaux sur 5 (81,9 %) travaillaient à temps plein et on comptait un peu plus de 10 professionnelles des soins infirmiers et paramédicaux pour chaque professionnel des soins infirmiers et paramédicaux de sexe masculin.
Le taux de postes vacants en soins infirmiers diminue, après avoir atteint un sommet durant la pandémie
Le nombre de postes vacants représente une mesure importante pour analyser le resserrement du marché du travail. Lorsque la demande de travail sur le marché dépasse l’offre de travailleurs, le nombre de postes vacants augmente.
De 2016 à 2024, le taux de postes vacants dans les professions liées à la santé a presque triplé pour passer de 2,1 % à 5,8 %. Le taux de postes vacants, c’est-à-dire le nombre de postes vacants en proportion de tous les postes, était généralement plus élevé dans les professions infirmières et était le plus important pour les infirmiers auxiliaires/infirmières auxiliaires (12,8 %) en 2024.
Le nombre de postes vacants dans les professions liées à la santé a atteint un sommet vers la fin de la pandémie de COVID-19 en 2022 et s’est chiffré à plus de 90 000 tous les trimestres jusqu’au début de 2024. Depuis, le nombre de postes vacants en soins de santé affiche une tendance à la baisse. Au quatrième trimestre de 2025, le nombre de postes vacants dans les professions liées à la santé a diminué de près du tiers (-31,3 %) après avoir atteint un sommet durant la pandémie.
Les taux de postes vacants en soins infirmiers dans les régions éloignées sont deux fois plus élevés que dans les régions accessibles
En 2024, la majorité (88,1 %) des postes vacants dans les professions liées à la santé se situaient dans des régions économiques accessibles, ce qui cadre avec la plus forte demande associée à leur population plus importante. Cependant, la demande de personnel en soins de santé était beaucoup plus élevée dans les régions éloignées, où le taux de postes vacants s’est chiffré à 9,3 % par rapport à 5,5 % dans les régions accessibles. Les postes d’infirmiers autorisés/infirmières autorisées, d’infirmiers psychiatriques autorisés/ infirmières psychiatriques autorisées et d’infirmiers praticiens/infirmières praticiennes (13,7 % dans les régions éloignées par rapport à 6,7 % dans les régions accessibles) et d’infirmiers auxiliaires/infirmières auxiliaires (22,6 % par rapport à 12,1 %) ont enregistré les plus hauts taux de postes vacants.
Dans les régions éloignées, plus de 6 postes vacants sur 10 chez les infirmiers autorisés/infirmières autorisées, infirmiers psychiatriques autorisés/ infirmières psychiatriques autorisées et infirmiers praticiens/infirmières praticiennes (61,8 %) et les infirmiers auxiliaires/infirmières auxiliaires (62,3 %) étaient des postes vacants de longue durée (90 jours de recrutement actif ou plus) en 2024, ce qui est supérieur aux proportions correspondantes dans les régions accessibles (52,5 % de postes vacants chez les infirmiers autorisés/infirmières autorisées, infirmiers psychiatriques autorisés/ infirmières psychiatriques autorisées et infirmiers praticiens/infirmières praticiennes et 47,8 % de postes vacants chez les infirmiers auxiliaires/infirmières auxiliaires).
Les professionnels des soins infirmiers et paramédicaux effectuent des heures supplémentaires
Près de 1 personne sur 4 (23,8 %) parmi les professionnels des soins infirmiers et paramédicaux ont effectué des heures supplémentaires en 2025. De plus, près de 1 personne sur 4 (24,2 %) ayant effectué des heures supplémentaires l’a fait sans rémunération, tandis que 58,7 % ont été rémunérées pour leurs efforts.
En général, les professionnels des soins infirmiers et paramédicaux ont effectué plus d’heures supplémentaires en moyenne que les travailleurs de toutes les autres professions en 2025 (2,0 heures par semaine par rapport à 1,3 heure). Toutefois, le nombre d’heures supplémentaires qu’ils ont effectué a diminué de 30 minutes par semaine en moyenne en 2025, par rapport au sommet de 2,5 heures atteint durant la pandémie en 2022.
Le nombre de journées perdues en raison d’une maladie ou d’une incapacité revient aux niveaux prépandémie
Les professionnels des soins infirmiers et paramédicaux ont travaillé en première ligne durant la pandémie, non sans conséquences.
Au cours de l’année précédant le début de la pandémie, les professionnels des soins infirmiers et paramédicaux ont manqué en moyenne 14,8 journées de travail en raison d’une maladie ou d’une incapacité. Le taux a fortement augmenté pour se chiffrer à 19,0 jours en 2020 et en 2022, puis a reculé pour s’établir à 14,5 jours en 2025, tout juste sous les niveaux prépandémie.
Plus du tiers des travailleurs de la santé sont régulièrement exposés à des clients ou à des patients en colère ou insatisfaits
Les exigences émotionnelles au travail peuvent avoir une incidence sur le bien-être psychologique du personnel infirmier.
En 2024-2025, plus du tiers des travailleurs dans les professions de la santé (35,2 %) ont été exposés fréquemment à des clients ou à des patients en colère ou insatisfaits (au moins la moitié du temps au cours des 12 mois précédents), ce qui représente plus du double du taux enregistré dans toutes les autres professions.
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