Nous venons tout juste de célébrer l’Action de grâce, et c’est à peu près à ce temps-ci de l’année qu’un bon nombre de ménages canadiens montent le thermostat.
Mais comment les ménages chauffent-ils leurs maisons, et lesquels se tournent vers des sources d’énergie de substitution? Une étude de Statistique Canada récemment publiée, intitulée « Caractéristiques socioéconomiques et du logement des ménages canadiens qui utilisent des sources d’énergie de substitution », aide à répondre à cette question grâce aux données de l’Enquête sur les ménages et l’environnement (EME).
Jetons un coup d’œil aux principaux points à retenir, ainsi qu’à quelques données connexes sur les coûts et l’abordabilité, à l’approche d’un autre hiver canadien (brrr!).
Environ 1 % des ménages canadiens ont déclaré utiliser des sources d’énergie de substitution en 2021
L’étude a révélé qu’en 2021, 1 % des ménages canadiens ont déclaré utiliser au moins une forme d’énergie de substitution.
La plus grande proportion des ménages ont déclaré utiliser l’énergie solaire, à savoir près de 1 ménage sur 4 (23 %); venaient ensuite les ménages qui ont utilisé l’énergie géothermique (11 %) et ceux qui ont utilisé d’autres sources, comme l’énergie éolienne ou les biocarburants (10 %). La proportion restante des ménages n’ont pas déclaré une source d’énergie de substitution ou ont déclaré une source inconnue, ou ont signalé plus d’une source.
Les ménages les plus susceptibles d’utiliser des sources d’énergie de substitution sont ceux composés des personnes âgées, ceux occupant des maisons individuelles non attenantes et ceux de la plupart des provinces les plus à l’est
Les ménages qui ont déclaré utiliser des énergies de substitution en 2021 étaient plus susceptibles d’être composés uniquement de personnes âgées; ils représentaient environ 36 % des utilisateurs, comparativement à environ 22 % des non-utilisateurs.
Les ménages composés d’adultes et d’enfants représentaient une plus faible proportion des utilisateurs (18 %) que des non-utilisateurs (28 %). Par ailleurs, près de 9 ménages utilisant des énergies de substitution sur 10 (89 %) habitaient dans un logement individuel non attenant. À titre de comparaison, 73 % des non-utilisateurs d’énergies de substitution habitaient dans un tel logement.
De plus, 68 % des utilisateurs d’énergies de substitution habitaient leur logement depuis 10 ans ou plus, comparativement à 53 % des non-utilisateurs.
Dans l’ensemble, les ménages utilisant des énergies de substitution étaient plus susceptibles de se situer en Ontario, au Canada atlantique et dans les zones non urbaines, et moins susceptibles de se situer dans les provinces des Prairies, au Québec et dans les grandes régions métropolitaines de recensement.
Où en sommes-nous?
L’étude souligne que, même si environ 1 % des ménages utilisent des énergies de substitution, la disponibilité de certains programmes, comme l’Initiative canadienne pour des maisons plus vertes, a soutenu la réalisation de plus de 400 000 rénovations (dont l’installation de plus de 38 000 panneaux solaires) en date de mars 2026.
Les prochains cycles de l’EME pourraient permettre de déterminer si certaines initiatives ont mené à une adoption plus vaste par les ménages. Les données de 2025 devraient être diffusées au premier trimestre de 2027.
Coûts du combustible et de l’électricité et abordabilité
En plus de la disponibilité, le coût et l’emplacement géographique peuvent être des facteurs importants dans le choix des sources de chaleur et d’énergie. Sur une base annuelle moyenne, les prix du mazout et des autres combustibles (+32,1 %), les prix de l’électricité (+15,1 %) et les prix du gaz naturel (+3,1 %) ont tous affiché une hausse à l’échelle nationale de 2021 à 2025.
Les changements de prix variaient considérablement selon la province. Par exemple, les prix du mazout et des autres combustibles ont augmenté de plus de la moitié (+55,3 %) au Québec, tandis que le prix du gaz naturel a reculé de 13,7 % en Alberta.
L’abordabilité demeure un défi. Au deuxième trimestre de 2025, près d’un quart (24,1 %) de la population canadienne a déclaré qu’il était facile ou très facile pour son ménage de répondre à ses besoins financiers, ce qui est nettement inférieur à la proportion observée au troisième trimestre de 2021 (47,7 %).
Selon des données récemment publiées provenant de l’Enquête canadienne sur le logement, en 2024, près de 1 ménage canadien sur 4 (23,2 %) vivait dans un logement qui lui était inabordable (les ménages vivant dans un logement inabordable sont ceux qui consacrent 30 % ou plus de leur revenu aux frais de logement). Il s’agit d’une hausse par rapport à la proportion enregistrée en 2022 (22,0 %).
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