L'importance des entreprises

18 mars 2015

Vous possédez une entreprise au Canada? Que celle‑ci soit grande ou petite, vous avez probablement eu à répondre à l'une ou l'autre des enquêtes auprès des entreprises menées par Statistique Canada. Qu'il s'agisse d'une petite entreprise ou d'une très grande société ayant des ramifications internationales, chaque entreprise a sa contribution au chapitre du produit intérieur brut du Canada ainsi qu'à ceux de l'emploi, du commerce, de la distribution des impôts et de la recherche‑développement.

L'activité des entreprises représente un élément fondamental de la prospérité économique du Canada, ce qui explique la raison pour laquelle la participation à ces enquêtes de Statistique Canada est obligatoire. Les données agrégées ainsi produites nous en apprennent beaucoup sur les industries prises individuellement ainsi que sur la santé de l'économie. Dans le monde des affaires en constante évolution, le pouvoir passe par l'information.

Programme intégré

Il y a cinq ans, Statistique Canada a pris une mesure importante en vue de gagner en efficience et d'alléger le fardeau de la paperasserie pour les entreprises canadiennes en lançant le Programme intégré de la statistique des entreprises (PISE). Comme son nom l'indique, le PISE a été créé dans le but d'établir un cadre normalisé pour la plupart des enquêtes‑entreprises. Les questionnaires sont fondés sur des concepts et un contenu harmonisés, et les enquêtes font appel à des méthodologies communes aux fins d'échantillonnage, de collecte et de traitement.

« Nous allons produire des données de grande qualité sur les entreprises », déclare Marie Brodeur, directrice générale de la Direction de la statistique de l'industrie. « Nous disposons d'une infrastructure très robuste. De plus, étant donné que toutes les enquêtes reposent sur la même plateforme, il nous est plus facile d'en vérifier la cohérence. »

En novembre dernier, nous avons diffusé les résultats d'une petite enquête‑entreprise portant sur l'aquaculture; il s'agissait du premier ensemble de données produit dans le cadre du PISE. En mai, nous diffuserons les résultats d'une enquête d'une envergure nettement plus grande — le Programme des dépenses en immobilisations et réparations — qui mesure les perspectives de dépenses des entreprises. Dans le cadre du processus d'intégration du PISE, le Programme des dépenses en immobilisations et réparations a fait l'objet d'un remaniement complet afin de concorder avec le nouveau cadre établi. Plus tard en 2015, nous diffuserons des données d'enquête sur le secteur de la fabrication, du commerce de détail et de gros, et du secteur des services.

D'ici 2019, un total de 150 enquêtes, soit 80 % des enquêtes‑entreprises de Statistique Canada, seront produites selon ce processus intégré. Jusqu'à présent, ce projet de 10 millions de dollars a permis de réaliser des gains d'efficience estimés à 2,5 millions de dollars, entre autres en raison de la réduction du temps qu'il faut consacrer à la gestion des données et de la diminution des ressources informatiques nécessaires à l'échelle de l'organisme.

Ce programme permet aussi de réduire le fardeau imposé aux entreprises. Étant donné que les données relatives aux petites entreprises sont désormais obtenues à partir des données fiscales, les propriétaires d'entreprises ne doivent plus fournir des renseignements en double au gouvernement. Dans le cas des moyennes et grandes entreprises, le processus a été harmonisé, et là aussi le recours aux données fiscales s'est accru. Dans le cadre du PISE, les données fiscales sont maintenant utilisées pour remplacer les données d'enquête de près de 350 entreprises complexes qui devaient auparavant remplir des questionnaires d'enquête.

Questionnaires électroniques

Le programme met notamment l'accent sur le recours aux questionnaires électroniques, étant donné que l'on peut gagner du temps et économiser de l'argent lorsque les données sont recueillies et traitées en ligne.

Dans le cadre du PISE, le processus de collecte se déroule en deux étapes. Lors de la première étape, les entreprises fournissent des renseignements de nature générale; ensuite, certaines entreprises ciblées sont rééchantillonnées de manière à recueillir des renseignements plus détaillés. Lors de chaque étape, le taux de réponse moyen a été de 73 %. Le taux d'utilisation des questionnaires électroniques lors de la deuxième étape a été de 85 %.

La responsabilité du PISE a été confiée au groupe de Madame Brodeur, mais beaucoup d'autres divisions de Statistique Canada ont pris part à cette initiative. Afin de gérer un projet d'une telle ampleur, il était crucial de mettre en place une structure de gouvernance robuste. Au total, huit comités interreliés régissent les activités opérationnelles.

On compte un grand nombre d'utilisateurs des données sur les entreprises. À l'interne, le principal utilisateur est le Système de comptabilité nationale. Les données du PISE représentent la clé de voûte des tableaux d'entrées‑sorties qui sont utilisés à la répartition de la taxe de vente harmonisée aux provinces qui y participent. À part Statistique Canada, Patrimoine canadien, Finances Canada, Ressources naturelles Canada, Industrie Canada et différents autres ministères et organismes fédéraux utilisent aussi ces données annuelles dans le cadre de leurs programmes.

Les exploitants d'entreprises peuvent utiliser les données en question dans le contexte de leur planification afin de mieux comprendre les tendances au sein de leur industrie. Par exemple, un détaillant peut procéder à des comparaisons annuelles des indicateurs de rendement clés de leurs états financiers — comme la marge opérationnelle ou la rotation des stocks — avec d'autres détaillants qui exploitent des magasins semblables.

Le PISE a suscité l'attention à l'étranger parce qu'il peut permettre de réduire les coûts et de hausser la qualité des enquêtes. « Tous les organismes statistiques ont fait part d'un très grand intérêt pour nos activités, et ils aimeraient les reproduire », a indiqué Madame Brodeur. « Pour les analystes, il est vraiment utile de discerner les tendances au fil du temps afin de voir comment évolue l'économie. »

Madame Brodeur souhaite que les données du PISE intéressent désormais encore plus d'utilisateurs. « C'est une mine d'or. Certaines de ces données n'ont jamais été utilisées autant qu'elles auraient dû l'être par les utilisateurs externes. J'ose croire que les autres ministères, les chercheurs universitaires et les chercheurs du secteur privé commenceront à employer davantage nos données sur les entreprises. C'est pour nos utilisateurs que nous déployons ces efforts. »

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