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Consultations auprès des intervenants :
Statistique de la fabrication et du commerce de gros

Contexte

La fabrication et le commerce de gros sont deux des secteurs les plus importants de l'économie canadienne. Ils représentent environ 16 % de l'activité économique du Canada et réalisent des ventes annuelles de l'ordre de 1,2 billion de dollars. On compte plus de 2,2 millions d'emplois dans ces secteurs.

À Statistique Canada (StatCan), l'activité dans ces secteurs est suivie par la Division de la fabrication et du commerce de gros (DFCG), qui compile des données à la fois sur une base mensuelle et annuelle pour les industries de la fabrication et du commerce de gros. Les programmes mensuels sont axés sur la production de données sur les ventes, les commandes et les stocks pour les deux secteurs. Les programmes annuels fournissent des données plus détaillées, y compris sur les bénéfices, les dépenses ainsi que les salaires et traitements. Les données sont disponibles aux échelles nationale et provinciale. Elles sont aussi ventilées selon l'industrie et le sous-secteur à l'intérieur du secteur, selon le Système de classification des industries de l'Amérique du Nord.

Les données produites par la DFCG sont utilisées par des intervenants partout au pays. À l'intérieur de StatCan, ces données servent de données d'entrée importantes pour plusieurs indicateurs économiques clés, comme le produit intérieur brut. Finances Canada et la Banque du Canada utilisent les données sur la fabrication et le commerce de gros pour établir les politiques fiscale, financière et monétaire. Les institutions publiques et privées utilisent ces données pour étudier l'économie canadienne, alors que le secteur privé utilise les données de la DFCG pour effectuer des études de marché et déterminer la taille des industries au sein des secteurs.

Pour assurer la pertinence et l'utilité continues des programmes de la DFCG, Statistique Canada consulte les principaux utilisateurs de données pour obtenir de la rétroaction sur les données, les produits et les services de la DFCG; pour identifier les lacunes ou les déficiences possibles en matière de données; pour mettre l'accent sur les besoins nouveaux et émergents ainsi que pour trouver d'éventuelles possibilités de collaborations futures. Ces données d'entrée utiles serviront à planifier l'orientation et le développement futurs de ces programmes.

Ces consultations permettront de veiller à ce que les programmes de StatCan demeurent utiles et à jour. Il est important que nous comprenions comment les données de StatCan sont utilisées, ainsi que les questions que les chercheurs se posent concernant les secteurs de la fabrication et du commerce de gros. Ces consultations nous fourniront l'occasion de recueillir les données d'entrée dont nous avons besoin pour prendre des décisions concernant la planification stratégique de nos programmes, c'est-à-dire l'aspect qu'ils prendront à l'avenir, du point de vue des données recueillies, des produits générés et des services fournis. Ainsi, StatCan pourra continuer à recueillir les données adéquates pour ses clients, de façon efficace et efficiente.

Questions de discussion

  1. Parlez-nous de la nature du travail que vous effectuez.
  2. Dans le cadre de votre travail, comment utilisez-vous les données sur la fabrication et le commerce de gros? Pouvez-vous fournir des exemples? Quelles données utilisez-vous? Où les obtenez-vous? Comment les obtenez-vous?
  3. Les programmes de la fabrication et du commerce de gros sont-ils utiles pour vous?
  4. Lorsque vous avez des besoins en données, StatCan est-il votre principale source? Pourquoi ou pourquoi pas?
  5. Dans les données actuelles qui sont recueillies, y a-t-il des lacunes ou des déficiences? Quelles autres données voudriez-vous obtenir?
  6. Y a-t-il d'autres produits et services dont vous avez besoin? (Par exemple, des totalisations spéciales, des ententes de partage de données, des ateliers concernant les données disponibles.)
  7. Quels sont les enjeux stratégiques et questions clés des secteurs de la fabrication et du commerce de gros dont vous entrevoyez devoir vous occuper au cours des cinq prochaines années?
  8. Quels sont, selon vous, les trois enjeux les plus importants qui devraient être abordés dans le cadre des programmes de la statistique de la fabrication et du commerce de gros? Si vous pouviez choisir trois domaines sur lesquels mettre l'accent, que feriez-vous/régleriez-vous/ajouteriez-vous?

Annexe 1 : Variables clés et industries de la statistique de la fabrication

Variables clés de la fabrication
Variable Type de variable Fréquence Géographie
Total des revenus Revenus Annuelle Nationale/provinciale
Revenus tirés de produits fabriqués/ventes de produits fabriqués (livraisons) Revenus Annuelle/mensuelle Nationale/provinciale
Total des dépenses Dépenses Annuelle Nationale/provinciale
Total des salaires et traitements, main-d'œuvre directe et indirecte Dépenses Annuelle Nationale/provinciale
Coût total de l'énergie, de l'approvisionnement en eau et du carburant pour véhicules Dépenses Annuelle Nationale/provinciale
Coût de l'énergie et de l'approvisionnement en eau Dépenses Annuelle Nationale/provinciale
Coût du carburant pour véhicules Dépenses Annuelle Nationale/provinciale
Coût des matières premières et des fournitures Dépenses Annuelle Nationale/provinciale
Total des stocks d'ouverture Stocks Annuelle Nationale/provinciale
Stocks d'ouverture, produits ou travaux en cours Stocks Annuelle Nationale/provinciale
Stocks d'ouverture, produits finis fabriqués Stocks Annuelle Nationale/provinciale
Total des stocks de clôture Stocks Annuelle/mensuelle (nationale seulement) Nationale/provinciale
Stocks de clôture, produits ou travaux en cours Stocks Annuelle/mensuelle (nationale seulement) Nationale/provinciale
Stocks de clôture, produits finis fabriqués Stocks Annuelle/mensuelle (nationale seulement) Nationale/provinciale
Valeur ajoutée de la fabrication Stocks Annuelle Nationale/provinciale
Nouvelles commandes, valeurs estimées des commandes reçues pendant le mois Revenus Mensuelle Nationale
Commandes en carnet, valeurs estimées des commandes à la fin du mois Revenus Mensuelle Nationale
Matières brutes, carburant, fournitures, composantes, valeurs estimées à la fin du mois Stocks Mensuelle Nationale
Ratio du total des stocks aux ventes Ratio Mensuelle Nationale
Ratio des produits finis aux ventes Ratio Mensuelle Nationale
Industries de la fabrication
SCIAN Sous-secteur
31-33 Fabrication
311 Fabrication d'aliments
312 Fabrication de boissons et de produits du tabac
313 Usines de textiles
314 Usines de produits textiles
315 Fabrication de vêtements
316 Fabrication de produits en cuir et de produits analogues
321 Fabrication de produits en bois
322 Fabrication du papier
323 Impression et activités connexes de soutien
324 Fabrication de produits du pétrole et du charbon
325 Fabrication de produits chimiques
326 Fabrication de produits en plastique et en caoutchouc
327 Fabrication de produits minéraux non métalliques
331 Première transformation des métaux
332 Fabrication de produits métalliques
333 Fabrication de machines
334 Fabrication de produits informatiques et électroniques
335 Fabrication de matériel, d'appareils et de composants électriques
336 Fabrication de matériel de transport
337 Fabrication de meubles et de produits connexes
339 Activités diverses de fabrication

Outre les variables financières, des données sur la fabrication concernant les achats de matières premières et les ventes de produits fabriqués, selon le type de produits, sont aussi disponibles. Ces produits sont classés selon le Système de classification des produits de l'Amérique du Nord.

Système de classification des produits de l'Amérique du Nord
Variable selon le produit Type de variable Fréquence Géographie
Achats de matières premières Dépenses Annuelle Nationale/provinciale
Ventes de produits fabriqués Revenus Annuelle Nationale/provinciale

Statistique Canada produit aussi des statistiques sur la quantité de produits fabriqués pour plusieurs produits fabriqués au Canada.

Produits fabriqués au Canada
Produit Variables Fréquence Géographie
Asphalte Production et livraisons Mensuelle Nationale/provinciale
Ciment Production et livraisons Mensuelle Nationale/provinciale
Produits chimiques Production Annuelle Nationale
Scieries Production et livraisons Mensuelle Nationale/provinciale
Tabac Production et ventes Mensuelle Nationale

Annexe 2 : Variables clés et industries de la statistique du commerce de gros

Variables clés du commerce de gros
Variable Type de variable Fréquence Géographie
Ventes de 2007, enchaînées Revenus Mensuelle Nationale
Ventes de 2007, selon l'indice enchaîné de Fisher fixe Revenus Mensuelle Nationale
Indice de prix fixe de Fisher Indice de prix Mensuelle Nationale
Indice de Paasche pondéré en fonction de l'année en cours Indice de prix Mensuelle Nationale
Ventes de 2007 en prix constants selon la formule de Laspeyres à pondération fixe Indice de prix Mensuelle Nationale
Ventes Revenus Mensuelle Nationale/provinciale
Stocks Stocks Mensuelle Nationale
Vente de tous les produits achetés pour la revente Revenus Annuelle Nationale/provinciale
Revenus sous forme de commissions Revenus Annuelle Nationale/provinciale
Total des revenus d'exploitation Revenus Annuelle Nationale/provinciale
Achats de produits pour la revente Revenus Annuelle Nationale/provinciale
Produits achetés pour la revente, stocks d'ouverture Stocks Annuelle Nationale/provinciale
Produits achetés pour la revente, stocks de clôture Stocks Annuelle Nationale/provinciale
Coût des produits vendus Dépenses Annuelle Nationale/provinciale
Rémunération totale du travail Dépenses Annuelle Nationale/provinciale
Total des dépenses d'exploitation Dépenses Annuelle Nationale/provinciale
Marge brute (pourcentage) Ratio Annuelle Nationale/provinciale
Bénéfice d'exploitation (pourcentage) Ratio Annuelle Nationale/provinciale
Industries du commerce de gros
SCIAN Sous-secteur
411 Grossistes-marchands de produits agricoles
412 Grossistes-marchands de pétrole et de produits pétroliers
413 Grossistes-marchands de produits alimentaires, de boissons et de tabac
414 Grossistes-marchands d'articles personnels et ménagers
415 Grossistes-marchands de véhicules automobiles, et de pièces et d'accessoires de véhicules automobiles
416 Grossistes-marchands de matériaux et fournitures de construction
417 Grossistes-marchands de machines, de matériel et de fournitures
418 Grossistes-marchands de produits divers
419 Commerce électronique de gros entre entreprises, et agents et courtiers

Annexe 3 : Liste des enquêtes et des tableaux de données CANSIM correspondants

Liste des enquêtes et des tableaux de données CANSIM correspondants
Enquête Taille de l'échantillon Tableaux CANSIM
Enquêtes sur la fabrication
Enquête annuelle sur les manufactures et l'exploitation forestière Environ 9 960 entreprises 301-0006 et 301-0007
Papier-toiture asphalté Recensement des grandes entreprises 303-0052
Enquête de ciment Recensement des grandes entreprises 303-0060 et 303-0061
Produits chimiques industriels et résines synthétiques Recensement des grandes entreprises 303-0053
Enquête mensuelle sur les industries manufacturières Environ 10 500 établissements 304-0014, 304-0015 et 377-0009
Scieries Environ 215 établissements 303-0064 et 303-0065
Enquêtes sur le commerce de gros
Enquête annuelle sur le commerce de gros 15 100 établissements 081-0014
Enquête mensuelle sur le commerce de gros 7 500 groupes d'établissements 081-0011, 081-0012 et 081-0015
Date de modification :

Classification canadienne des unités et secteurs institutionnels (CCUSI) 2012

Introduction

Préface

La version 2012 de la Classification canadienne des unités et secteurs institutionnels (CCUSI) a été élaborée par suite de la mise en oeuvre des recommandations internationales publiées dans le manuel Système de comptabilité nationale de 2008 (SCN 2008). Elle a remplacé la Classification sectorielle des unités institutionnelles (CSUI) de Statistique Canada, qui était fondée sur le Système de comptabilité nationale de 1993 (SCN 1993).

La CCUSI est une classification importante qui définit de manière uniforme et cohérente les concepts qui sous-tendent la production des statistiques économiques servant à compiler les agrégats macroéconomiques qui sont publiés par tous les programmes de la Direction des comptes macroéconomiques. Elle procure le cadre de classification dont ont besoin l'infrastructure statistique et les programmes d'enquête tels que la Division des registres statistiques et la Division de l'organisation et des finances de l'industrie pour tenir à jour les bases de sondage et recueillir des données auprès des unités institutionnelles. La CCUSI sert également de base au cadre du Système de comptabilité nationale en assurant l'arrimage nécessaire avec la séquence des comptes économiques depuis le compte de production jusqu'au compte du patrimoine, améliorant l'intégration des données ainsi que la qualité des données et des métadonnées. Statistique Canada utilise la classification afin de publier les statistiques économiques du Canada selon le secteur institutionnel et de faire des présentations de données à des organismes internationaux comme l'Organisation de coopération et de développement économiques et le Fonds monétaire international, notamment.

La classification des unités et des secteurs institutionnels est le regroupement des unités institutionnelles qui constituent les secteurs et les sous-secteurs de l'économie totale présentés dans le manuel du SCN de 2008. Une unité institutionnelle est une entité économique qui est capable de posséder des actifs, de prendre des engagements et de s'engager dans des activités économiques et de réaliser des opérations avec d'autres entités. Les unités institutionnelles sont affectées à des secteurs institutionnels en fonction de l'activité économique qu'elles exercent, soit la production, la consommation et l'accumulation de capital. L'affectation vise à regrouper les unités institutionnelles semblables dans un secteur institutionnel donné, ainsi qu'à délimiter les secteurs qui sont fondamentalement différents les uns des autres selon leurs objectifs, leurs fonctions et leur comportement économiques.

L'économie totale se définit comme l'ensemble des unités institutionnelles résidentes. Il y a deux types d'unités institutionnelles, à savoir les personnes ou groupes de personnes, et les entités juridiques ou sociales. Les personnes ou groupes de personnes forment le secteur des ménages. Les entités juridiques ou sociales qui se sont engagées dans des activités ou des opérations économiques forment le reste des secteurs de l'économie, sous forme de secteur des sociétés non financières, le secteur des sociétés financières, le secteur des administrations publiques générales, le secteur des ménages et le secteur des institutions sans but lucratif au service des ménages. Les unités institutionnelles non résidentes sont classifiées dans le secteur des non-résidents.La version internationale des classifications institutionnelles telle qu'elle est présentée dans le SCN de 2008 intègre de nouveaux points qui n'étaient pas dans le SCN de 1993. Statistique Canada a mis en oeuvre certaines de ces recommandations. Certaines différences n'ont toutefois pas permis d'adopter pleinement la classification selon la recommandation du SNC 2008. Voici un résumé de certaines des principales différences. 1.) Dans le Système canadien de comptes macroéconomiques (SCCM), jadis appelé Système de comptabilité nationale du Canada (SCNC), toutes les sociétés financières publiques sont classées séparént comme entreprises publiques financières (EPF). Cette pratique date d'avant le SCN de 1993 et de 2008. Il en va de même pour les sociétés publiques non financières, qui sont classées séparément comme entreprises publiques non financières (EPNF). 2.) Pour la diffusion, il n'y a pas de répartition entre les unités institutionnelles nationales et étrangères dans le SCCM. Autrement dit, il n'y a pas de délimitation entre les unités contrôlées au pays ou à l'étranger. 3.) Même si le Registre des entreprises de Statistique Canada maintient d'autres variables (essentiellement en fonction des données administratives) pour désigner les institutions sans but lucratif (ISBL), le SCCM ne donne pas de répartition entre les ISBL et les institutions à but lucratif (IBL). 4.) Il y a aussi des différences d'étendue du détail sectoriel entre le SCCM et le SCN de 2008. Le SCCM présente plus de détail sur les sociétés d'assurance et les administrations publiques générales (étant donné l'inclusion de la spécificité canadienne - l'administration publique autochtone) et le SCN de 2008 a plus de sous-secteurs financiers que le SCCM, soit 9 contre 5, respectivement.

La CCUSI s'aligne étroitement sur la version internationale au niveau des secteurs (deux chiffres). À compter du niveau des sous-secteurs (trois chiffres), le SCCM et le SCN de 2008 commencent à diverger : le SCCM a 5 sous-secteurs financiers et le SCN de 2008 en a 9, qu'il a fallu regrouper en 5. Le niveau des sous-secteurs est donc davantage une version harmonisée de la classification du SCCM avec le SCN de 2008. Au niveau des grands groupes (quatre chiffres) et des groupes (cinq chiffres), la CCUSI est presque entièrement le reflet des détails au niveau de travail qui sont actuellement utilisés dans le SCCM. Au niveau des sous-groupes (six chiffres), les unités institutionnelles contrôlées par le gouvernement sont désignées par un code de classification qui se termine par 1, tandis que celles contrôlées par les unités institutionnelles privées nationales et étrangères sont désignées par des codes qui se terminent par 2 et 3, respectivement. Il s'agit simplement d'une désignation de codes qui est compatible avec le SCN de 2008 et pas nécessairement conforme au système de codage de classification type qui a été appliqué dans le reste de la structure.

La CCUSI est une classification type conforme au Modèle de classifications statistiques du Modèle générique d'informations statistiques (GSIM).

Remerciements

L'élaboration de la Classification canadienne des unités et secteurs institutionnels (CCUSI) de 2012 a mobilisé le temps, l'énergie et la coopération d'un certain nombre d'experts de la Division des normes, de la Direction des comptes macroéconomiques et d'autres divisions de Statistique Canada.

La CCUSI a été élaborée par Berouk Terefe sous la supervision de Tony Labillois et de Philippe Gagné, du Groupe d'intégration de la comptabilité nationale (GICN). Le travail a bénéficié de la contribution et des conseils d'experts d'Alice Born, directrice de la Division des normes, ainsi que de Johanne Pineau-Crysdale et de Michael Pedersen. James Tebrake, directeur général de la Direction des comptes macroéconomiques, ainsi que Charles Wright et Michel Pascal ont également formulé de précieux commentaires. Serge Aumont a fourni des commentaires sur la version préliminaire.

La CCUSI de 2012 est publiée par la Division des normes. Nous remercions Brent Hultquist et Niloufar Zanganeh de leur soutien technique.

Contexte

La Classification sectorielle des unités institutionnelles (CSUI) de Statistique Canada, qui était fondée sur le Système de comptabilité nationale (SCN) de 1993, a été mise à jour et remplacée par la Classification canadienne des unités et secteurs institutionnels (CCUSI) de 2012, fondée sur le SCN de 2008.

La classification des unités et des secteurs institutionnels est le regroupement des unités institutionnelles qui constituent les secteurs et les sous-secteurs de l'économie totale présentés dans le manuel du SCN de 2008. Une unité institutionnelle est une entité économique qui est capable de posséder des actifs, de prendre des engagements et de s'engager dans des activités économiques et de réaliser des opérations avec d'autres entités.

Les unités institutionnelles sont affectées à des secteurs institutionnels en fonction de l'activité économique qu'elles exercent, soit la production, la consommation et l'accumulation de capital. L'affectation vise à regrouper les unités institutionnelles semblables dans un secteur institutionnel donné, ainsi qu'à délimiter les secteurs qui sont fondamentalement différents les uns des autres selon leurs objectifs, leurs fonctions et leur comportement économiques.

Selon le SCN de 2008, les principales caractéristiques des unités institutionnelles peuvent être décrites comme suit :

  1. une unité institutionnelle est en droit de posséder, de son propre chef, des biens et des actifs; elle est donc capable d'échanger la propriété de biens ou d'actifs dans des opérations réalisées avec d'autres unités institutionnelles;
  2. elle est capable de prendre des décisions économiques et de s'engager dans des activités économiques pour lesquelles elle est tenue directement responsable et redevable en droit;
  3. elle est capable de souscrire des dettes en son nom propre, de prendre d'autres obligations ou des engagements sur l'avenir et de conclure des contrats;
  4. il existe pour l'unité un ensemble complet de comptes, y compris un bilan de ses actifs et de ses passifs, ou bien il serait possible et utile, d'un point de vue économique, d'établir un ensemble complet de comptes s'ils étaient demandés.

L'économie totale se définit comme l'ensemble des unités institutionnelles résidentes. Il y a deux types d'unités institutionnelles, à savoir les personnes ou groupes de personnes, et les entités juridiques ou sociales. Les personnes ou groupes de personnes forment le secteur des ménages. Les entités juridiques ou sociales qui se sont engagées dans des activités ou des opérations économiques forment le reste des secteurs de l'économie, sous forme de sociétés (non financières et financières), y compris les quasi-sociétés, les administrations publiques générales, et les institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM). Les quasi-sociétés sont des entreprises non constituées en sociétés qui se comportent comme des sociétés, tiennent un ensemble complet de comptes, y compris des bilans. À ce titre, toutes les unités institutionnelles résidentes sont regroupées en secteurs institutionnels, sur la base de leurs fonctions, de leurs comportements et leurs objectifs principaux, et sont affectées à un — et à un seul — des cinq secteurs institutionnels suivants : le secteur des sociétés non financières, le secteur des sociétés financières, le secteur des administrations publiques générales, le secteur des ménages et le secteur des institutions sans but lucratif au service des ménages. Ces secteurs sont décrits plus en détail dans les prochaines sections du présent document.

La résidence d'une unité institutionnelle correspond au territoire économique avec lequel elle possède la relation la plus étroite (c.‑à‑d. son centre d'intérêt économique prépondérant). Par conséquent, chaque unité institutionnelle est traitée comme résidente d'un seul territoire économique. Une unité institutionnelle a un centre d'intérêt économique prépondérant dans un territoire économique s'il existe, dans ce territoire économique, un lieu, un logement, un lieu de production ou d'autres locaux sur lequel ou à partir duquel elle s'engage et entend continuer à s'engager, indéfiniment ou pendant une période finie, mais longue, dans des activités et dans des opérations économiques sur une échelle importante. Il n'est pas nécessaire que le lieu soit fixe dès lors qu'il est situé sur le territoire économique. Un lieu d'implantation réel ou prévu pendant une année ou plus est utilisé comme définition opérationnelle; le choix d'un an est quelque peu arbitraire, mais il est adopté afin d'éviter les incertitudes et de faciliter la cohérence internationale.

Les unités institutionnelles résidentes autres que les ménages sont subdivisées en producteurs marchands et non marchands, c'est‑à-dire entre les secteurs des sociétés financières et non financières et le secteur des administrations publiques générales, avec unités institutionnelles sous contrôle public, de même que le secteur des institutions sans but lucratif au service des ménages. Les producteurs marchands sont les établissements dont la production est entièrement ou surtout une production marchande. C'est‑à-dire une production marchande consistant en production destinée à la vente à des prix économiquement significatifs. Les producteurs non marchands sont les établissements qui appartiennent à des unités publiques ou ISBLSM qui fournissent des produits ou services gratuitement, ou à des prix qui ne sont pas économiquement significatifs, aux ménages ou à l'ensemble de la collectivité.

Le SCN de 2008 établit une distinction entre trois types de propriété et de contrôle — contrôle public, contrôle privé et contrôle étranger — qui sont tous brièvement décrits ci‑après. Le lecteur est prié de consulter le manuel du SCN de 2008 pour une description plus détaillée de chacun.

En régime de contrôle public, une société est une société publique si une administration publique, une autre société publique ou une combinaison quelconque d'administrations publiques et de sociétés publiques contrôle l'entité, ledit contrôle étant défini comme le pouvoir de déterminer la politique générale de la société. L'expression « politique générale de la société » telle qu'utilisée ici est définie au sens large comme englobant des politiques financières et opérationnelles clés en relation avec les objectifs stratégiques de la société en tant que producteur marchand. Pour les entités désignées comme partenariat public-privé, en raison de leur fluidité, il n'y a pas de règle ni de critère prescriptif déterminant le contrôle et la propriété. Chaque partenariat public-privé est plutôt un cas d'espèce pour la détermination de l'unité qui a le contrôle de l'entité.

En régime de contrôle privé, une unité institutionnelle qui détient plus de la moitié des parts ou du capital d'une société est en mesure d'en contrôler la politique et l'exploitation en imposant, si nécessaire, son vote majoritaire aux autres actionnaires. De même, un petit groupe organisé d'actionnaires qui détiennent ensemble plus de 50 % du total des parts d'une société est en mesure de la contrôler en agissant de concert.

En régime de contrôle étranger, en général, une unité non résidente contrôle une société résidente si l'unité non résidente possède plus de 50 % du capital de la société. Les succursales des sociétés non résidentes sont, par définition, toujours sous contrôle étranger. Cependant, il est possible d'exercer le contrôle en détenant moins de la moitié du capital si l'unité non résidente peut exercer des pouvoirs qui s'exercent en vertu de la réglementation officielle, par exemple via le contrôle du conseil d'administration ou de l'organe directeur, le contrôle de la nomination et de la destitution du personnel clé, ou le contrôle des comités clés des sociétés et ainsi de suite.

Le SCN de 2008 établit aussi une distinction entre institutions sans but lucratif et institutions à but lucratif. Les institutions sans but lucratif (ISBL) sont des entités juridiques ou sociales créées dans le but de produire des biens ou des services, dont le statut ne leur permet pas d'être une source de revenu, de profit ou d'autre forme de gain financier pour les unités qui les créent, les contrôlent ou les financent. Dans les secteurs des sociétés financières et non financières à but lucratif, les unités qui ne sont pas des ISBL sont des institutions à but lucratif ou IBL. Il n'est pas interdit à une ISBL de réaliser un profit; il lui est tout simplement interdit de distribuer le profit qu'elle réalise à ses propriétaires. Les ISBL des secteurs des sociétés financières et non financières à but lucratif sont donc des producteurs marchands, tout comme les IBL. Pour plus de détail sur les ISBL et les IBL, le lecteur est prié de consulter le SCN de 2008.

Conformité de la CCUSI de 2012 avec la norme internationale

La version internationale des classifications institutionnelles telle qu'elle est présentée dans le SCN de 2008 intègre de nouveaux points qui n'étaient pas dans le SCN de 1993. Statistique Canada a mis en œuvre certaines de ces recommandations.

Certaines différences n'ont pas permis l'adoption intégrale de la classification selon la recommandation du SNC 2008. Voici un résumé de certaines des principales différences.

  1. Dans le Système canadien de comptes macroéconomiques (SCCM), jadis appelé Système de comptabilité nationale du Canada (SCNC), toutes les sociétés financières publiques sont classées séparément comme entreprises publiques financières (EPF). Cette pratique date d'avant le SCN de 1993 et de 2008. Il en va de même pour les sociétés publiques non financières, qui sont classées séparément comme entreprises publiques non financières (EPNF).
  2. Pour la diffusion, il n'y a pas de répartition entre les unités institutionnelles nationales et étrangères dans le SCCM. Autrement dit, il n'y a pas de délimitation entre les unités contrôlées au pays ou à l'étranger.
  3. Même si le Registre des entreprises de Statistique Canada maintient d'autres variables (essentiellement en fonction des données administratives) pour désigner les ISBL, le SCCM ne donne pas de répartition entre les ISBL et les IBL.
  4. Il y a aussi des différences d'étendue du détail sectoriel entre le SCCM et le SCN de 2008 :
    1. Le SCCM présente plus de détail sur les sociétés d'assurance et les administrations publiques générales (étant donné l'inclusion de la spécificité canadienne − l'administration publique autochtone).
    2. Le SCN de 2008 a plus de sous-secteurs financiers que le SCCM, soit 9 contre 5, respectivement.

La CCUSI s'aligne étroitement sur la version internationale au niveau des secteurs (deux chiffres). À compter du niveau des sous-secteurs (trois chiffres), le SCCM et le SCN de 2008 commencent à diverger : le SCCM a 5 sous-secteurs financiers et le SCN de 2008 en a 9, qu'il a fallu regrouper en 5. Le niveau des sous-secteurs est donc davantage une version harmonisée de la classification du SCCM avec le SCN de 2008. Au niveau des grands groupes (quatre chiffres) et des groupes (cinq chiffres), la CCUSI est presque entièrement le reflet des détails au niveau de travail qui sont actuellement utilisés dans le SCCM.

Au niveau des sous-groupes (six chiffres), le codage détaillé par type de contrôle a été élaboré et mis à disposition pour le cas où une division utilisatrice dans le SCCM voudrait l'utiliser à un moment donné, pour autant que l'information par type de contrôle devienne disponible. Cependant, ainsi qu'il est mentionné plus haut, puisque l'information sur le contrôle ne peut pas s'obtenir facilement dans le SCCM à ce stade‑ci, il est impossible de délimiter les données sur les unités institutionnelles en fonction du type de contrôle. Le problème, par contre, devient sans objet dans le cas des secteurs des administrations publiques générales et des ménages puisque toutes les unités du secteur des administrations publiques générales sont sous contrôle public alors que toutes les unités du secteur des ménages sont sous contrôle privé national.

On trouvera ci‑après une analyse plus détaillée des différences de conformité avec la version internationale, sous chacun des secteurs et sous-secteurs respectifs.

Sociétés non financières

Au contraire de la version internationale, dans le SCCM, les sociétés non financières ne sont pas désagrégées en institutions sans but lucratif (ISBL) et institutions à but lucratif (IBL) à cause de contraintes touchant les opérations et la diffusion. De même, dans le SCCM, les sociétés non financières qui sont des entreprises publiques (EP) sont classées séparément. Dans la CCUSI de 2012, elles sont présentées comme des sociétés non financières publiques. Le niveau des sous-groupes peut également être désagrégé davantage en sous-secteurs des administrations publiques générales pour montrer le niveau d'administration publique qui a le pouvoir de contrôle sur une unité institutionnelle donnée. Selon la version internationale, ces EP seraient classées dans le sous-groupe des sociétés non financières publiques nationales.

Les entreprises publiques sont généralement créées par les gouvernements en vertu d'une loi fédérale ou provinciale. Parfois, une entité devient une EP à la suite de la prise de contrôle d'une société privée par l'État, d'une expropriation, de l'achat d'un bloc majoritaire d'actions avec droit de vote ou d'autres mesures. Certaines entités peuvent aussi être classées comme des entreprises publiques conformément à une convention internationale.

Sociétés financières

Par opposition aux 9 sous-secteurs désignés dans la norme internationale, la version canadienne regroupe les unités institutionnelles du secteur des sociétés financières en 5 sous-secteurs. Trois de ces 5 sous-secteurs (de la version internationale), soit les sous-secteurs des fonds du marché monétaire , des fonds autres que du marché monétaire, des institutions financières captives et des prêteurs, sont tous intégrés dans un même sous-secteur du SCCM 2012, Autres intermédiaires financiers (excepté les sociétés d'assurance et les régimes de retraite). Deux autres sous-secteurs de la version internationale, soit les sociétés d'assurance et les fonds de pension, sont regroupés en un même sous-secteur dans le SCCM 2012 : sociétés d'assurance et fonds de pension.

Dans le SCCM, les sociétés financières qui sont des entreprises publiques (EP) sont classées séparément. Dans la CCUSI de 2012, elles sont présentées comme des sociétés financières publiques. Le niveau des sous-groupes peut également être désagrégé davantage en sous-secteurs des administrations publiques générales pour montrer le niveau d'administration publique qui a le pouvoir de contrôle sur une unité institutionnelle donnée. Selon la version internationale, ces EP seraient classées dans le sous-groupe des sociétés financières publiques nationales.

Autres intermédiaires financiers sauf les sociétés d'assurance et les fonds de pension

Dans le SCCM, ce sous-secteur inclut explicitement les fonds du marché monétaire et les fonds autres que du marché monétaire. Dans le SCN de 2008, chacun de ces fonds est traité comme sous-secteur indépendant du secteur des sociétés financières. Le sous-secteur comprend aussi implicitement les unités institutionnelles des institutions financières captives et des prêteurs. Le sous-secteur du SCCM regroupe ces sous-secteurs, que la version internationale traite autrement comme trois sous-secteurs indépendants.

Auxiliaires financiers

Dans le SCCM, au contraire du SCN de 2008, tous les auxiliaires financiers sont classés comme courtiers en valeurs mobilières et intégrés dans les Autres intermédiaires financiers.

Sociétés d'assurance et fonds de pension

Dans le SCCM, ce sous-secteur regroupe les sociétés d'assurance et les fonds de pension que la version internationale (le SCN de 2008) traite autrement comme deux sous-secteurs indépendants.

Administrations publiques générales

Selon le SCN de 2008, le secteur est formé de trois niveaux (sous-secteurs) d'administration publique et de fonds de sécurité sociale. Les trois niveaux d'administration publique sont l'administration publique centrale, les administrations publiques d'État, et les administrations publiques locales. Dans le SCCM, ces trois niveaux d'administration publique sont aussi appelés administration publique fédérale, administrations publiques provinciales et territoriales et administrations publiques locales, respectivement. En plus des trois niveaux d'administration publique, le SCCM comprend le sous-secteur des administrations publiques autochtones comme autre niveau d'administration publique autonome. Le sous-secteur représente les unités institutionnelles des Premières Nations et des autres administrations publiques autochtones.

Le SCN de 2008 présente deux types de systèmes de sectorisation pour le secteur des administrations publiques générales. La première méthode consiste à subdiviser le secteur en administration publique centrale, administrations publiques d'État, administrations publiques locales et fonds de sécurité sociale, où les sous-secteurs comprennent les ISBL, mais pas les fonds de sécurité sociale à ce niveau d'administration publique. La deuxième méthode consiste à subdiviser le secteur en administration publique centrale, administrations publiques d'État et administrations publiques locales, où il est entendu que chacun des sous-secteurs comprend à la fois les ISBL et les fonds de sécurité sociale à ce niveau d'administration publique. Le SCCM suit le premier de ces deux systèmes de sectorisation.

Dans le SCCM, en plus des entités désignées comme unités institutionnelles au sein du secteur des administrations publiques générales, il y a des entités désignées comme unités sous-institutionnelles. Il s'agit d'organismes d'administration publique générale autonomes et d'organismes d'administration publique générale non autonomes, respectivement. Les organismes d'administration publique générale autonomes sont classés comme unités institutionnelles qui ont le pouvoir d'opérer indépendamment de leur administration publique mère. Elles ont leur propre personnel et peuvent être organisées en sociétés d'État, conseils, commissions ou agences. Les organismes d'administration publique générale non autonomes sont des unités sous-institutionnelles qui ne peuvent fonctionner indépendamment de leur administration publique mère. Elles opèrent au sein d'un ministère de l'administration publique. Elles n'ont pas de comptabilité distincte; leurs activités font plutôt partie des opérations financières du Ministère.

Ménages

Il y a plus d'une façon de subdiviser le secteur des ménages en ses sous-secteurs selon le type d'analyse ou de travail de politique pour lequel il est utilisé. La méthode appliquée par le SCCM est la sous-sectorisation selon le revenu. Les autres méthodes sont la sous-sectorisation selon les caractéristiques d'une personne de référence et la sous-sectorisation selon la taille du ménage et l'emplacement. Les trois méthodes sont décrites en détail dans le manuel du SCN de 2008.

Selon le SCN de 2008, les entreprises marchandes non constituées en sociétés appartenant à des ménages sont créées pour produire des biens ou des services destinés à être vendus ou troqués sur le marché. Bien qu'en général les ménages ne soient pas comme les sociétés, car ils ont une consommation finale, ils peuvent aussi s'engager dans la production comme les sociétés. Les entreprises non constituées en sociétés qui sont des groupements de personnes comptant de nombreux associés, comme certains grands cabinets d'avocats, de comptables ou d'architectes, qui se comportent souvent comme des sociétés, sont traitées comme des quasi-sociétés dans la mesure où des ensembles complets de comptes sont disponibles pour les groupements de personnes. Les entreprises non constituées en sociétés qui sont fondées sur des sociétés de personnes à responsabilité limitée sont effectivement des entités juridiques distinctes et traitées comme des sociétés. L'entreprise non constituée en société ne peut être traitée comme société que s'il est possible de séparer tous ses actifs, y compris ses actifs financiers jusqu'au niveau de l'encaisse, en ceux qui appartiennent au ménage à titre de consommateur et ceux qui appartiennent au ménage à titre de producteur.

Institutions sans but lucratif au service des ménages

Ce secteur est formé des institutions sans but lucratif qui fournissent des biens et des services aux ménages gratuitement ou à des prix qui ne sont pas économiquement significatifs. Les institutions sans but lucratif (ISBL) sont affectées aux secteurs des sociétés financières ou non financières lorsqu'elles sont engagées dans la production marchande et au secteur des administrations publiques générales si elles se sont engagées dans la production non marchande, mais assujetties à la réglementation officielle. Une unité institutionnelle classée dans les ISBLSM n'est contrôlée ni par des sociétés ni par les administrations publiques générales. Comme dans le SCN de 2008, les ISBLSM sont un des secteurs institutionnels dans les comptes du SCCM.

Reste du monde

Le reste du monde comprend toutes les unités institutionnelles non résidentes qui effectuent des opérations avec des unités résidentes ou qui ont d'autres relations économiques avec les unités résidentes. Le reste du monde inclut aussi certaines unités institutionnelles qui peuvent se trouver physiquement situées dans le territoire géographique d'un pays, par exemple les enclaves étrangères comme les ambassades, les consulats ou les bases militaires, ainsi que les organisations internationales, y compris les banques centrales d'unions monétaires.

Selon le SCN de 2008, la banque centrale d'une union monétaire est traitée comme un type spécial d'organisation internationale. Les membres de l'organisation internationale dont fait partie la banque centrale sont les pouvoirs publics ou les banques centrales nationales des pays appartenant à l'union monétaire. La banque centrale est traitée comme une non-résidente dans chacun des pays membres de l'union monétaire, mais est résidente de l'espace monétaire dans son ensemble. On trouvera une analyse plus détaillée du traitement des unions monétaires et économiques à l'annexe 3 de la sixième édition du Manuel de la balance des paiements et de la position extérieure globale (MBP6). À l'heure actuelle, le Canada n'est pas membre d'une union monétaire et aucune banque centrale d'une union monétaire n'existe au Canada.

Titres et codes au niveau des sous-groupes

Comme dans le SCN de 2008, dans le SCCM, les unités institutionnelles contrôlées par les divers niveaux d'administration publique au Canada sont classées comme étant sous contrôle public, tandis que celles qui sont contrôlées par des unités institutionnelles du secteur privé sont classées dans la catégorie du contrôle privé national. Tous les sous-groupes des secteurs des administrations publiques générales et des ménages sont exclusivement sous contrôle public et privé national, respectivement. Par conséquent, pour éviter toute redondance, les titres au niveau des sous-groupes dans les deux secteurs ne font pas mention de « public national » ni de « privé national ».

Pour faire une distinction claire entre les unités institutionnelles nationales et privées contrôlées au pays et celles sous contrôle étranger, dans le SCCM, les unités contrôlées au pays sont appelées « publiques nationales » et « privées nationales », respectivement. Pour les unités institutionnelles contrôlées par des entités résidant à l'extérieur du Canada, la mention « sous contrôle étranger » est appliquée.

Au niveau des sous-groupes (six chiffres), les unités institutionnelles contrôlées par le gouvernement sont désignées par un code de classification qui se termine par 1, tandis que celles contrôlées par les unités institutionnelles privées nationales et étrangères sont désignées par des codes qui se terminent par 2 et 3, respectivement. Il s'agit simplement d'une désignation de codes qui est compatible avec le SCN de 2008 et pas nécessairement conforme au système de codage de classification type qui a été appliqué dans le reste de la structure.

Sommaire de la structure de la classification

Le CCUSI de 2012 est formé de 6secteurs, 2 economies, 19 sous-secteurs, 38 grands groupes, 44 groupes et 62 sous-groupes. Le tableau sommaire suivant indique les nombres à chaque niveau de la structure.

Structure de la classification de CCUSI de 2012
Secteur Économie Code Sous-secteur Grand groupe Groupe Sous-groupe Nombre total de catégories
Sociétés non financières Économie totale S11 2 2 2 3 9
Sociétés financières Économie totale S12 6 15 18 34 73
Administrations publiques générales Économie totale S13 5 11 14 14 44
Ménages Économie totale S14 4 8 8 8 28
Institutions sans but lucratif au service des ménages Économie totale S15 1 1 1 2 5
Reste du monde Reste du monde S20 1 1 1 1 4
Total 2 6 19 38 44 62 171

Tableaux de données en temps réel

Des tableaux de données qui contiennent les antécédents de révision de 19 séries chronologiques de données sociales et économiques sont accessibles. Statistique Canada a toujours fourni à ses utilisateurs les plus récentes données disponibles. Cependant, après avoir consulté un certain nombre de ses utilisateurs de données chevronnés, l'organisme a reconnu le besoin d'avoir accès à des données en temps réel, ou à différentes versions de données diffusées, pour faciliter certains types d'analyse. Ces nouveaux tableaux ont été créés pour combler cette lacune statistique.

Les tableaux contiennent les différentes versions de données diffusées à partir de janvier 2015. Certains tableaux sont élargis afin de fournir aux utilisateurs une série chronologique plus longue. Le tableau de données en temps réel sont diffusés environ une semaine après le tableau de données source.

Contexte

Les statistiques économiques et sociales compilées font régulièrement l'objet de révisions statistiques. Ces révisions comportent les renseignements les plus complets et les plus à jour tirés de nombreuses sources (enquêtes, données administratives, comptes publics, etc.) et reposent sur des méthodes d'estimation améliorées. Bien que la majorité des révisions soient réalisées au cours des mois ou des trimestres d'une année de référence donnée, ou annuellement, en tenant compte des deux à trois dernières années pour intégrer des données repères, certaines révisions sont apportées à des données encore plus anciennes par suite d'importantes modifications apportées aux concepts ou aux classifications.

Les programmes de statistique économique et sociale de Statistique Canada ont des politiques bien établies qui régissent les révisions. Chaque fois que l'organisme révise des données pour une certaine période, il remplace les données de donnée existantes par les données révisées. De cette façon, les utilisateurs disposent toujours des statistiques les plus à jour.

Ces renseignements à jour (ou révisés) satisfont aux besoins en données de la plupart des utilisateurs. Toutefois, certains utilisateurs ont dit souhaiter que Statistique Canada donne accès aux différentes versions d'une série chronologique de données économiques ou sociales dans un même tableau ou une même base de données. Dans la communauté internationale, un tableau ou une base de données qui contient les différentes versions des données diffusées s'appelle une base de données en temps réel.

Les bases de données en temps réel permettent aux utilisateurs d'examiner une série chronologique de données économiques ou sociales telle qu'elle figurait (et qu'elle était utilisée) à un moment particulier avant d'être révisée. Cette approche est utile si l'on veut examiner une décision stratégique — comme une modification des taux d'intérêt ou de la politique fiscale — à la lumière des renseignements dont disposaient les décideurs au moment où la décision a été prise. Les tableaux de données en temps réel aident les utilisateurs de données économiques et sociales à mieux analyser l'incidence et l'élaboration des politiques, à établir des prévisions et à mettre à l'essai des modèles économétriques.

Les révisions se trouvant dans les tableaux de données de donnée en temps réel ne doivent pas être considérées comme des corrections à des données erronées. Elles représentent une étape normale du processus statistique, au cours de laquelle les organismes statistiques produisent des données révisées de meilleure qualité à mesure que de nouveaux renseignements deviennent disponibles.

La publication de tableaux de données de donnée en temps réel reflète les valeurs de Statistique Canada que sont la transparence, l'accessibilité et l'intelligibilité des données et leur pertinence accrue pour les utilisateurs.

Tableaux de données de donnée en temps réel

Statistique Canada diffuse des données en temps réel pour 19 séries chronologiques de données économiques et sociales (tableau 1). Les tableaux de données de donnée en temps réel ne remplacerent pas les tableaux de donnée actuels pour ces séries chronologiques; ils représentent plutôt un nouveau produit pour les utilisateurs de données.

Tableau 1 — Tableaux de données de donnée en temps réel
  Tableau de donnée standard Tableau de donnée en temps réel
Diffusions historiques (temps réel) des importations et exportations de marchandises, base douanière et balance des paiements pour tous les pays, par désaisonnalisation et le Système de classification des produits de l'Amérique du Nord (SCPAN) 12-10-0163 12-10-0165
Diffusions historiques (temps réel) de valeur réelle des ventes, des commandes, des stocks possédés et le ratio des stocks aux ventes des industries manufacturières, en dollars de 2017, désaisonnalisées 16-10-0013 16-10-0014
Diffusions historiques (temps réel) des taux d'utilisation de la capacité de fabrication 16-10-0012 16-10-0015
Diffusions historiques (temps réel) des stocks, ventes, commandes et rapport des stocks sur les ventes pour les industries manufacturières, selon le Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN), Canada 16-10-0047 16-10-0118
Diffusions historiques (temps réel) des ventes pour les industries manufacturières, selon le Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN) et province 16-10-0048 16-10-0119
Diffusions historiques (temps réel) des ventes de grossistes, prix et volume, désaisonnalisées 20-10-0003 20-10-0005
Diffusions historiques (temps réel) du commerce de gros, ventes 20-10-0074 20-10-0019
Diffusions historiques (temps réel) du commerce de gros, stocks 20-10-0076 20-10-0020
Diffusions historiques (temps réel) des statistiques de l'Indice des prix à la consommation (IPC), mesures de l'inflation fondamentale - définitions de la Banque du Canada 18-10-0256 18-10-0259
Diffusions historiques (temps réel) du commerce de détail mensuel, ventes 20-10-0056 20-10-0081
Diffusions historiques (temps réel) des ventes au détail mensuelles, prix et volume 20-10-0067 20-10-0082
Diffusions historiques (temps réel) de l'emploi et la rémunération hebdomadaire moyenne (incluant temps supplémentaire) pour l'ensemble des salariés selon l'industrie, données mensuelles désaisonnalisées 14-10-0220 14-10-0331
Diffusions historiques (temps réel) de l'emploi et la rémunération hebdomadaire moyenne (incluant temps supplémentaire) pour l'ensemble des salariés selon la province et le territoire, données mensuelles désaisonnalisées 14-10-0223 14-10-0332
Diffusions historiques (temps réel) du produit intérieur brut (PIB) aux prix de base, par industries, mensuel 36-10-0434 36-10-0491
Diffusions historiques (temps réel) de la balance des paiements internationaux, compte courant, désaisonnalisé, trimestriel 36-10-0018 36-10-0042
Versions de diffusions du produit intérieur brut, en termes de revenus 36-10-0103 36-10-0430
Versions de diffusions du produit intérieur brut, en termes de dépenses 36-10-0104 36-10-0431
Diffusions historiques (temps réel) des dépenses en immobilisations et réparations, actifs corporels non résidentiels, par industrie selon la géographie 34-10-0035 34-10-0278
Diffusions historiques (temps réel) des dépenses en immobilisations et réparations, actifs corporels non résidentiels, selon l'industrie, Canada 34-10-0036 34-10-0279

Structure des tableaux de données en temps réel

Les tableaux de données de donnée en temps réel montrent toutes les révisions apportées à un point de données particulier au fil du temps. En général, Statistique Canada diffuse les estimations initiales pour une période donnée (un mois ou un trimestre), les révise au cours de périodes subséquentes en fonction des nouveaux renseignements, puis les révise une fois de plus dans le cadre d'un processus de révision annuel ou historique. Statistique Canada a déterminé que la façon la plus transparente de présenter les différentes versions consiste à consigner la date à laquelle les données ont été diffusées dans Le Quotidien, le bulletin de diffusion officielle des données de l'organisme. Les tableaux de données de donnée en temps réel sont aussi faciles à utiliser que les tableaux de données source, à une exception importante près : la date de diffusion officielle correspondant à la version des données y est consignée.

Par exemple, supposons que, le 30 novembre 2023, les données sur le produit intérieur brut pour le troisième trimestre de 2023 ont été diffusées pour la première fois. La date consignée correspondant à cette version serait le 30 novembre 2023. Supposons que, le 31 mai 2024, les données sur le produit intérieur brut pour le premier trimestre de 2024 ont été diffusées pour la première fois, conjointement avec une estimation révisée pour le troisième et le dernier trimestre de 2023. Une deuxième inscription serait ajoutée au tableau pour le troisième et le dernier trimestre de 2023, dont la version aurait pour valeur du 31 mai 2024. À mesure que de nouvelles versions s'ajoutent, les tableaux de données en temps réel afficheront les données révisées pour certaines périodes de référence sous forme de colonnes.

De même, les estimations initiales pour chaque période de référence correspondent au dernier chiffre (non manquant) de chaque colonne. Par conséquent, la comparaison entre l'estimation initiale et l'estimation la plus récente représente la différence entre la première et la dernière rangée du tableau pour une période de référence donnée. Pour la plus récente période de référence, l'estimation initiale est la même que l'estimation la plus récente.

Figure 1 — Produit intérieur brut, données en temps reel
Figure 1 — Produit intérieur brut, données en temps reel
Description - Figure 1 — Produit intérieur brut, données en temps reel

Il s'agit d'un tableau de données de donnée en temps réel qui montre toutes les révisions apportées à un point de données déterminé au fil du temps. Sur l'axe horizontal, les colonnes indiquent les années civiles. Chaque année est divisée en trimestres. Les rangées de l'axe vertical indiquent la date à laquelle les données ont été diffusées.

Dans chaque colonne, le dernier point de données contient les données initiales diffusées pour l'année et le trimestre en question. Chaque cellule supérieure subséquente contient les données révisées de l'année et du trimestre en question, la date de révision étant indiquée à la rangée correspondante de l'axe vertical.

La première rangée contient l'estimation la plus récente pour chaque période de référence d'une série chronologique de données économiques ou sociales. Cette estimation est conforme à l'information figurant dans le tableau de donnée standard de cette série chronologique.

Figure 2 — Produit intérieur brut, données en temps réel, 28 novembre 2025
Figure 2 — Produit intérieur brut, données en temps réel, 28 novembre 2025
Description - Figure 2 — Produit intérieur brut, données en temps réel, 28 novembre 2025

Il s'agit d'un tableau de données de donnée en temps réel qui montre toutes les révisions apportées à un point de données déterminé au fil du temps. Sur l'axe horizontal, les colonnes indiquent les années civiles. Chaque année est divisée en trimestres. Les rangées de l'axe vertical indiquent la date à laquelle les données ont été diffusées.

Dans chaque colonne, le dernier point de données contient les données initiales diffusées pour l'année et le trimestre en question. Chaque cellule supérieure subséquente contient les données révisées de l'année et du trimestre en question, la date de révision étant indiquée à la rangée correspondante de l'axe vertical.

Les données encerclées de la rangée du haut représentent l'ensemble des données diffusées à la date correspondante. Le point de données figurant à la fin de la rangée correspond à la première diffusion pour le trimestre indiqué, tandis que tous les points de données précédents rendent compte des dernières révisions apportées aux données précédemment diffusées pour des trimestres antérieurs.

Pour une période de référence donnée, on peut observer chacune des révisions effectuées en parcourant la colonne qui lui correspond. Les dates de diffusion (versions) associées à chaque nouvelle période de référence figurent dans la colonne de gauche du tableau.

Figure 3 — Produit intérieur brut, données en temps réel, T2, 2023
Figure 3 — Produit intérieur brut, données en temps réel, T2, 2023
Description - Figure 3 — Produit intérieur brut, données en temps réel, T2, 2023

Il s'agit d'un tableau de données de donnée en temps réel qui montre toutes les révisions apportées à un point de données déterminé au fil du temps. Sur l'axe horizontal, les colonnes indiquent les années civiles. Chaque année est divisée en trimestres. Les rangées de l'axe vertical indiquent la date à laquelle les données ont été diffusées.

Dans chaque colonne, le dernier point de données contient les données initiales diffusées pour l'année et le trimestre en question. Chaque cellule supérieure subséquente contient les données révisées de l'année et du trimestre en question, la date de révision étant indiquée à la rangée correspondante de l'axe vertical.

Les données encerclées de la première colonne montrent toutes les révisions apportées aux chiffres d'un trimestre déterminé depuis leur première diffusion, le chiffre initial figurant au bas de la colonne.

L'estimation initiale pour chaque période de référence est le dernier chiffre de chaque colonne.

Figure 4 — Produit intérieur brut, données en temps réel, du 30 novembre 2023 à 2025
Figure 4 — Produit intérieur brut, données en temps réel, du 30 novembre 2023 à 2025
Description - Figure 4 — Produit intérieur brut, données en temps réel, du 30 novembre 2023 à 2025

Il s'agit d'un tableau de données de donnée en temps réel qui montre toutes les révisions apportées à un point de données déterminé au fil du temps. Sur l'axe horizontal, les colonnes indiquent les années civiles. Chaque année est divisée en trimestres. Les rangées de l'axe vertical indiquent la date à laquelle les données ont été diffusées.

Dans chaque colonne, le dernier point de données contient les données initiales diffusées pour l'année et le trimestre en question. Chaque cellule supérieure subséquente contient les données révisées de l'année et du trimestre en question, la date de révision étant indiquée à la rangée correspondante de l'axe vertical.

Les données encerclées en diagonale du coin inférieur gauche au coin supérieur droit correspondent aux estimations initiales qui ont été diffusées pour chacune des périodes de référence.

Enfin, si les utilisateurs veulent examiner la série chronologique telle qu'elle figurait à un moment particulier, ils doivent se reporter à la rangée associée à la date pertinente.

Figure 5 — Produit intérieur brut, données en temps réel, 29 novembre 2024
Figure 5 — Produit intérieur brut, données en temps réel, 29 novembre 2024
Description - Figure 5 — Produit intérieur brut, données en temps réel, 29 novembre 2024

Il s'agit d'un tableau de données de donnée en temps réel qui montre toutes les révisions apportées à un point de données déterminé au fil du temps. Sur l'axe horizontal, les colonnes indiquent les années civiles. Chaque année est divisée en trimestres. Les rangées de l'axe vertical indiquent la date à laquelle les données ont été diffusées.

Dans chaque colonne, le dernier point de données contient les données initiales diffusées pour l'année et le trimestre en question. Chaque cellule supérieure subséquente contient les données révisées de l'année et du trimestre en question, la date de révision étant indiquée à la rangée correspondante de l'axe vertical.

Au milieu du tableau, la rangée encerclée illustre en quoi consistait une série chronologique à un moment précis.

L'importance des notes de bas de page et du contexte

On a publié dix-neuf tableaux de données en temps réel; ceux-ci représentent la majorité des principaux indicateurs économiques et sociaux produits par Statistique Canada. Dans la plupart des cas, des révisions sont apportées parce que les premières versions des estimations sont fondées sur des renseignements incomplets. À mesure que des renseignements plus à jour deviennent disponibles, les données sont révisées. Dans certains cas, des révisions sont apportées en raison de changements de concept ou de méthode. Les révisions de ce type ne doivent pas être analysées de la même façon que les révisions fondées sur la mise à jour des renseignements.

Pour aider les utilisateurs à effectuer leur analyse, les tableaux de données en temps réel comporteront des notes de bas de page détaillées donnant le contexte des révisions. Il convient d'utiliser ces notes de bas de page conjointement avec les données pour comprendre la façon d'interpréter les différentes versions. Plus précisément, les utilisateurs doivent faire preuve de prudence lorsqu'ils utilisent des données en temps réel, car ils risquent de tirer des conclusions erronées s'ils ne tiennent pas compte des notes de bas de page et d'autres métadonnées connexes.

Aperçu de l'Enquête sur les grandes cultures

Aperçu de l'Enquête sur les grandes cultures
Description : Aperçu de l'Enquête sur les grandes cultures

Le graphique a cinq sections : décembre, mars, juin, juillet et août, et novembre.

En hiver, alors que les champs sont encore couverts de neige, les exploitants agricoles indiquent leurs intentions d’ensemencement provisoires dans le cadre de l’Enquête sur les grandes cultures de décembre, y compris des estimations de la superficie selon le type de culture et de la superficie qu’ils ont l’intention d’ensemencer. Les exploitants agricoles fournissent également une première lecture des niveaux de stocks à la ferme après les récoltes de l’automne précédent, qui seront utilisés lors d’un exercice sur l’offre et l’utilisation. (Dans la section de décembre du graphique, on présente une image d’une ferme avec des montagnes enneigées en arrière-plan. Une flèche mène à la section de mars du graphique)

Au milieu de la campagne agricole, il est possible de produire des estimations de mi-année des stocks à la ferme à l’aide de données d’enquête historiques et de données administratives selon une approche fondée sur un modèle. (Dans la section de mars du graphique, on présente une image d'un agriculteur tenant un presse-papiers et des cultures visibles en arrière-plan. Une flèche mène à la section juin du graphique)

Alors que l’ensemencement est bien avancé et même terminé, dans de nombreux cas, les exploitants agricoles fournissent leurs estimations définitives des superficies réellement ensemencées dans le cadre de l’Enquête sur les grandes cultures de juin.

Des événements climatiques, comme les inondations et les mauvaises conditions météorologiques, contribuent souvent aux écarts entre les intentions d’ensemencement recueillies durant l’hiver et les superficies ensemencées définitives. (Dans la section de juin du graphique, on présente une image d'un agriculteur tenant une tablette avec un tracteur cultivant un champ en arrière-plan. Une flèche mène à la section juillet et aout du graphique.)

En juillet et en août, lorsque les cultures poussent et arrivent à maturité, il est possible de produire des estimations préliminaires du rendement et de la production à deux moments distincts de la période estivale, à l’aide d’un modèle du rendement des cultures qui repose sur des données satellitaires, agroclimatiques et administratives. (Dans la section de juillet et aout du graphique, on présente une image d’un agriculteur tenant un appareil numérique. Une flèche mène à la section novembre du graphique)

En novembre, au moment où la plupart des récoltes sont terminées dans l’ensemble du pays, les exploitants agricoles fournissent les données définitives sur la superficie récoltée, la production et les rendements réels.

Il s’agit des estimations définitives pour l’année et leur diffusion est souvent considérée comme la plus importante. Seront utilisées lors de l’exercice sur l’offre et l’utilisation. (Dans la section de novembre du graphique, on présente une image d'un groupe d'agriculteurs tenant des récoltes et des outils portatifs. Une flèche mène à la section décembre du graphique)

Série de rapports sur les grandes cultures

Chaque année, au cours d'un cycle de culture (qui se déroule habituellement du printemps à la fin de l'automne), Statistique Canada produit des données sur les grandes cultures. La Série de rapports sur les grandes cultures représente une source de renseignements fiables et actuels relatifs à l'industrie agricole, et donne un aperçu des grandes cultures et de l'économie agricole au Canada.

Les résultats permettent de suivre la production des principales céréales à l'échelle nationale et provinciale, de déterminer la disponibilité des cultures, de dégager les tendances annuelles selon la culture et les régions, et d'aider les exploitants agricoles en matière de planification.

Variables sur les grandes cultures

La Série de rapports sur les grandes cultures assure un suivi relatif à quatre variables clés :

  • la superficie ensemencée et récoltée;
  • le rendement obtenu;
  • les niveaux de production atteints;
  • les niveaux de stocks entreposés à la ferme à des moments précis au cours de la campagne agricole.

Cycle d'enquête

Les enquêtes sur les grandes cultures de Statistique Canada sont menées trois fois par année, du début du printemps à la fin de la saison des récoltes. Cela permet à l'organisme de fournir des données exactes sur les cultures à des moments clés tout au long de l'année.

Chacune des trois enquêtes dresse un portrait de la situation des grandes cultures à des moments clés. Les données sur les grandes cultures sont également modélisées trois fois par année dans le cadre d'une initiative en cours à Statistique Canada, qui vise à produire des estimations de grande qualité au moyen de la modélisation, de données administratives et d'autres approches fondées sur des données d'enquêtes non traditionnelles.

Collecte de données sur les grandes cultures

Voici les six cycles de la Série de rapports sur les grandes cultures :

  • Données modélisées sur les grandes cultures de mars : Les stocks à la ferme sont modélisés en utilisant des estimations d'enquêtes et des données administratives.
  • Enquête sur les grandes cultures de juin : Les exploitants agricoles fournissent leurs estimations définitives des superficies réellement ensemencées, au moment de l'interview (de la mi-mai à la mi-juin). Ils fournissent également la dernière lecture des stocks à la ferme au 31 juillet, soit la fin de la campagne agricole pour la majorité des principales grandes cultures.
  • Données modélisées sur les grandes cultures de juillet : Depuis 2020, des données basées sur un modèle sont utilisées pour estimer le rendement et la production du cycle de juillet pour les provinces de l'Ontario, du Québec, du Manitoba, de l'Alberta et de la Saskatchewan. Le modèle de juillet intègre des données satellitaires à faible résolution du Programme d'évaluation de l'état des cultures de Statistique Canada, des données de la Série de rapports sur les grandes cultures de Statistique Canada et des données agroclimatiques. De nombreux facteurs, y compris les sécheresses, les inondations et les maladies, peuvent avoir une grande incidence sur les estimations définitives, qui sont fournies une fois les récoltes terminées à l'automne.
  • Données modélisées sur les grandes cultures d'août : Les données basées sur un modèle sont utilisées pour estimer le rendement et la production en août pour les provinces de l'Ontario, du Québec, du Manitoba, de l'Alberta et de la Saskatchewan.
  • Enquête sur les grandes cultures de novembre : Les exploitants agricoles fournissent leurs estimations définitives du rendement et de la production réellement obtenus, au moment de l'enquête (de la mi-octobre à la mi-novembre).
  • Enquête sur les grandes cultures de décembre : Les exploitants agricoles fournissent les estimations provisoires du type et de la superficie des cultures qui seront ensemencés pendant la nouvelle campagne agricole. Ces renseignements sont importants, car Agriculture et Agroalimentaire Canada les utilise pour produire ses estimations provisoires de cultures de céréales pour les prévisions du revenu agricole de l'été. Les exploitants agricoles fournissent leur première lecture de leurs niveaux de stocks à la ferme une fois les récoltes de l'automne terminées.

Niveaux de stocks à la ferme

Les niveaux de stocks à la ferme, une mesure de la quantité de grains encore entreposés à la ferme, représentent un important volet des enquêtes sur les grandes cultures. Ils font l'objet d'estimations trois fois par année. Les renseignements produits sont essentiels à l'analyse des bilans des grains, qui permet de veiller à ce que le volume de grains produits et importés au cours d'une campagne agricole donnée soit égal au volume des mêmes grains qui sont entrés sur le marché. Les estimations se fondent sur des dates précises et ont lieu :

  • le 31 décembre (Enquête sur les grandes cultures de décembre);
  • le 31 mars (données de mars modélisées à partir d'estimations d'enquêtes et de données administratives);
  • le 31 juillet (Enquête sur les grandes cultures de juin).

Statistiques fiables sur les cultures

Statistique Canada est fier de fournir des statistiques fiables relatives à l'industrie agricole. Les données sur les cultures sont fournies en temps opportun, analysées et validées afin d'assurer que les réponses des exploitants agricoles sont correctement rendues et que les données produites sont fiables et exactes.

Participation

Les données d'enquête sont obtenues principalement auprès des exploitants agricoles. Sans cette collaboration et cette bonne volonté, il serait impossible de produire des statistiques exactes et actuelles.

Nouvelles économiques canadiennes

Le présent module présente un résumé concis de certains événements économiques canadiens et de faits nouveaux survenus sur le marché international et les marchés financiers, selon le mois civil. L'objectif de ce module est de fournir des renseignements contextuels visant à guider les utilisateurs des données économiques publiées par Statistique Canada. En faisant état des principaux événements ou faits nouveaux, Statistique Canada ne laisse pas entendre que ceux-ci ont une incidence importante sur les données économiques publiées au cours d'un mois de référence en particulier.

Tous les renseignements présentés ici sont obtenus à partir de sources de nouvelles et d'information publiques, et ils ne comprennent pas les renseignements protégés qui sont fournis à Statistique Canada par les répondants aux enquêtes.

2026

2025

2024

Pour les années précédentes, veuillez consulter Nouvelles économiques canadiennes - Portail du gouvernement ouvert

Taux normalisés selon l'âge

Taux

Les taux sont un outil utile pour comparer les caractéristiques de différentes populations, de différents segments d'une population ou de la même population au fil du temps. Le pourcentageNote de bas de page 1 constitue un type de taux. Le nombre de Canadiens qui, par exemple, fument ou sont obèses est souvent exprimé en un pourcentage de la population d'intérêt afin de faciliter la comparaison entre les provinces, les sexes et les groupes d'âge.

Taux bruts

Lorsqu'on utilise des taux pour examiner des faits inhabituels, comme certains crimes ou l'incidence de maladies rares, ils sont fréquemment exprimés sous la forme du nombre de personnes ou de cas par 1 000 ou 100 000 membres de la population visée. Ces taux sont souvent appelés des taux brutsNote de bas de page 2. À l'instar des pourcentages, ils tiennent compte de la taille de la population sous-jacente.

Les données du tableau 1, par exemple, révèlent qu'en 2000, 62 672 Canadiens sont décédés du cancer, tandis qu'en 2011, 72 476 en sont décédés. Au cours de cette période de temps, la population canadienne est passée de 30 685 730 habitants en 2000 à 34 342 780 en 2011. Lorsque nous exprimons cette information sous la forme d'un taux brut, nous constatons que le taux de mortalité par cancer s'est chiffré à 204,2 décès par 100 000 personnes en 2000 et à 211,0 décès par 100 000 personnes en 2011. L'utilisation d'un taux nous permet de voir rapidement et clairement qu'au cours de la période de 11 ans qui s'est écoulée, le taux de mortalité par cancer a augmenté.

Tableau 1 : Décès par cancer et estimations de la population, Canada, 2000 et 2011
Groupe d'âge Caractéristiques 2000 2011
0 à 39 ans Estimation de la population 17 068 876 17 191 850
Nombre de décès 1 345 1 004
Taux brut 7,9 5,8
40 ans et plus Estimation de la population 13 616 854 17 150 930
Nombre de décès 61 325 71 472
Taux brut 450,4 416,7
Tous les groupes d'âge Estimation de la population 30 685 730 34 342 780
Nombre de décès 62 672 72 476
Taux brut 204,2 211,0

Le taux brut de mortalité au sein de chaque groupe d'âge a cependant diminué au cours de la même période. Y a-t-il une erreur? Pour répondre brièvement, le taux brut calculé pour la population totale ne constitue pas, même s'il représente avec exactitude l'incidence des décès par cancer chaque année, le bon indicateur à employer pour comparer l'incidence entre les années.

Taux normalisés selon l'âge

La comparaison des taux entre deux périodes de temps ou deux zones géographiques différentes est habituellement plus représentative lorsqu'on prend en considération les différences existant dans la structure par âge des deux populations. Cela est particulièrement vrai lorsque la caractéristique observée varie selon l'âge. C'est le cas dans notre exemple des taux de mortalité, car le cancer affecte considérablement plus de Canadiens au cours des dernières années de leur vie que durant leurs premières années.

On utilise souvent les taux normalisés selon l'âge pour faire des comparaisons, car ils prennent en compte les différences dans la structure par âge des populations comparées. Dans le calcul du taux normalisé selon l'âge, on rajuste mathématiquement une population pour lui conférer la même structure par âge que l'autre ou on rajuste mathématiquement les deux populations pour leur conférer la même structure par âge qu'une troisième population, appelée la population typeNote de bas de page 3. On prête ainsi aux deux groupes la même structure de répartition par âge afin d'obtenir un tableau plus représentatif de la caractéristique en question.

Dans l'exemple de la mortalité par cancer, la population canadienne de 2011 comporte une proportion de personnes âgées de plus de 40 ans à celle de la population de 2000 : près de la moitié (49,9 %) de la population de 2011 était âgée de 40 ans ou plus, comparativement à 44,4 % en 2000. Étant donné le taux élevé de mortalité au sein de ce groupe d'âge, on observe considérablement plus de décès par cancer en 2011. Ce n'est toutefois qu'en supprimant l'effet des répartitions différentes selon l'âge que nous pouvons en arriver à des conclusions au sujet des baisses ou des hausses relatives de la mortalité avec le temps. Le calcul exact du taux normalisé selon l'âge de cet exemple est fourni à la fin du feuillet d'information.

Pour plus de simplicité, l'exemple ci-dessus comprenait uniquement deux groupes d'âge : les caractéristiques étudiées varient souvent considérablement d'un âge à l'autre et il faut en conséquence employer des catégories d'âge plus restreintes. Les taux normalisés selon l'âge figurant dans de nombreux tableaux CANSIM utilisent 20 groupes d'âge différents, ce qui rend les comparaisons par âge plus complexes, particulièrement quand on examine les données visant de nombreuses années ou provinces.

Calcul du taux normalisé selon l'âge

Le mode de calcul détaillé du taux de mortalité normalisé selon l'âge est présenté ici au moyen de l'exemple des décès par cancer et des données de l'année 2000 du tableau 1. Les taux sont normalisés en fonction de la population de 1991.

Pour calculer le taux de mortalité normalisé selon l'âge (TMNA), nous devons d'abord calculer les taux (de mortalité) par âge de chaque groupe d'âge, en divisant le nombre de décès par la population respective, puis en multipliant le chiffre obtenu par 100 000 :

Taux par âge, 0 à 39 ans
= 1 345 (nombre de décès) ÷ 17 068 876 (population totale) × 100 000
= 7,9 décès par cancer pour 100 000 habitants
Taux par âge, 40 ans et plus
= 61 325 (nombre de décès) ÷ 13 616 854 (population totale) × 100 000
= 450,4 décès par cancer pour 100 000 habitants

Nous multiplions ensuite chacun des taux par âge par la proportion de la population de 1991 faisant partie du groupe d'âge particulier visé (appelé poids de la population type). En 1991, 61,6 % des Canadiens avaient moins de 40 ans et 38,4 % avaient 40 ans ou plus. On obtient le taux normalisé selon l'âge en additionnant les nombres obtenus :

TMNA
= (7,9 × 61,6 %) + (450,4 × 38,4 %)
= 4,9 + 173,0
= 177,9 décès par cancer pour 100 000 personnes de la population type

De même, les taux par âge et les taux normalisés selon l'âge sont, respectivement, de 5,8 (0 à 39 ans), 416,7 (40 ans et plus) et 163,6 décès par cancer par population type de 100 000 personnes.

Nous avons obtenu à partir des données du tableau 1 :

  • le taux de mortalité normalisé selon l'âge de 2000, soit 177,9 décès par 100 000 membres de la population type, et
  • le taux de mortalité normalisé selon l'âge de 2011, soit 163,6 décès par 100 000 membres de la population type.

Il est à noter que les deux taux par âge sont plus faibles en 2011 qu'en 2000, mais que le taux de mortalité brut de 2011 est plus élevé. Cela est dû au fait que la population de 2011 est plus âgée que la population de 2000 : près de la moitié (49,9 %) de la population de 2011 avait 40 ans et plus, comparativement à 44,4 % en 2000. Comme le taux de mortalité au sein de ce groupe d'âge est beaucoup plus élevé, le nombre de décès par cancer observés en 2011 a été considérablement supérieur à celui de 2000, ce qui a contribué à un taux de mortalité brut supérieur même si les taux bruts par âge sont inférieurs. Ce n'est qu'en rajustant les deux populations pour obtenir la même répartition selon l'âge – dans ce cas, celle de la population de 1991 – que nous pouvons tirer des conclusions générales concernant les baisses ou les hausses de la mortalité.

Notes de bas de page

Notes de bas de page 1

Nombre de personnes présentant une caractéristique ou un comportement particulier par centaine de personnes.

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Notes de bas de page 2

En divisant les deux nombres par leurs proportions respectives de la population, puis en les multipliant par 100 000 pour les exprimer sous la forme d'un taux.

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Notes de bas de page 3

On utilise, dans le cas de nombreux taux normalisés selon l'âge figurant dans CANSIM, le Recensement de la population du Canada de 1991 comme population type, même si une transition à une structure par âge plus récente est envisagée.

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Statistique Mathématiques (MA) — Programme de recrutement et de perfectionnement

Recrutement - Statisticiens-mathématiciens

Le groupe des statisticiens-mathématiciens ne lancera pas de campagne de recrutement pour le moment. Toute opportunité future sera partagée sur notre site Web. Nous vous encourageons à visiter notre site Web pour voir les mises à jour ou à vous inscrire sur emplois.gc.ca pour recevoir des notifications par courriel.

Consultez les liens ci-dessous pour obtenir de l’information générale au sujet des postes et du processus d'application.

Le travail d'un statisticien-mathématicien

Le travail d'un statisticien-mathématicien

À Statistique Canada, nous produisons et interprètons un grand volume d'information statistique. Nous faisons l'échantillonnage, la collecte, l'acquisition, le nettoyage, l'appariement et l'analyse de données pour expliquer l'information statistique reliée à de nombreux aspects de l'économie et la société canadienne. Nous produisons des statistiques fondées sur des recensements à tous les cinq ans et sur de nombreuses enquêtes, mais aussi sur l'exploitation de nombreuses données provenant d'un très large éventail de sources. Nous développons et utilisons des solutions innovatrices incluant l'apprentissage automatisé et les mégadonnées, la théorie statistique de pointe et des méthodes statistiques avant-gardistes

Statistique Canada entreprend présentement une transformation substantielle. Les résultats de cette transformation permettront à Statistique Canada de répondre davantage aux besoins croissants en données et d'accroître les connaissances statistiques des canadiens, facilitant l'utilisation responsable de données pour la prise de décisions. Des méthodes statistiques innovantes n'ont jamais été aussi essentielles que maintenant à notre succès. Une main-d'oeuvre très compétente, talentueuse et diversifiée est au cœur de cette transformation et les statisticiens-mathématiciens jouent un rôle clé.

Les statisticiens-mathématiciens appliquent, adaptent et élaborent des méthodes mathématiques, statistiques ou d'enquêtes pour des problèmes pratiques. Ils explorent et adoptent des méthodes sophistiquées pour intégrer et transformer des sources de données alternatives en information statistique afin d'appuyer une prise de décision fondée sur des données probantes. Leur travail est primordial à Statistique Canada. La qualité des résultats et le coût des opérations dépendent grandement de la méthodologie utilisée.

Les tâches incluent la planification, la mise en œuvre et l'évaluation de méthodes statistiques liées à la production de statistiques officielles. Ce travail pourrait inclure du travail sur des enquêtes, une participation à des projets de recherche portant sur divers sujets liés aux méthodes statistiques, ou du travail sur de nouvelles méthodes telles que l'intégration des données provenant d'une variété de sources existantes ou l'utilisation de nouvelles méthodes pour les analyser. Les statisticiens-mathématiciens peuvent aussi être impliqués dans des projets visant à combiner les méthodes statistiques classiques et les méthodes avant-gardistes à la fine pointe de la technologie incluant l'exploration des méthodes d'apprentissage automatisé, d'intelligence artificielle, de microsimulation, d'échantillonnage non-probabiliste et de données modélisées et/ou synthétiques. Les statisticiens-mathématiciens font face à un large éventail de défis statistiques, autant théoriques et pratiques!

Statistique Canada développe normalement ses projets en équipes de projet multidisciplinaires. Ces équipes peuvent être constituées d'experts de divers domaines: domaine spécialisé (p. ex. économiste, sociologue, géographe), opérations d'enquête, développement des systèmes et méthodologie (statisticiens-mathématiciens). Cette structure requiert de la part des statisticiens-mathématiciens l'acquisition de certaines connaissances relatives au domaine du client dans le but de déterminer et de satisfaire ses besoins en méthodologie.

Au sein des équipes, le statisticien-mathématicien apporte son expertise, son expérience et son esprit analytique et critique sur les méthodes statistiques et d'enquête. Dans la structure de projet multidisciplinaire, le statisticien-mathématicien est d'abord un fournisseur de services. Le travail de statisticien-mathématicien est très diversifié. Il nécessite beaucoup de créativité et une grande capacité d'adaptation. Chaque statisticien-mathématicien travaille habituellement sur plusieurs projets ou activités à la fois. De plus, tout projet pose de nouveaux défis car les solutions existant dans les volumes peuvent rarement être appliquées directement. Les statisticiens-mathématiciens doivent constamment avoir recours à une combinaison équilibrée de recherche pure et empirique et à des travaux à caractère pratique afin d'élaborer et de mettre en place une méthodologie efficace et conforme aux critères scientifiques. Pour la majorité des statisticiens-mathématiciens, leur travail est relié aux activités méthodologiques bien que quelques-uns travaillent aussi du côté de la recherche.

La recherche

Comme tout organisme qui s'efforce d'être le meilleur dans sa sphère d'activités, Statistique Canada accorde une très grande importance à la recherche. Ainsi, l'organisme possède une longue et riche tradition de recherche dans le domaine des méthodes statistiques. En particulier, la recherche en méthodologie se concentre sur des développements qui permettront de satisfaire dans le futur la demande de meilleures statistiques à un coût moindre.

Qu'il s'agisse d'un problème spécifique à un projet ou de nature plus générale, Statistique Canada fournit le milieu et le soutien permettant à ses statisticiens-mathématiciens de se pencher sur les problèmes de recherche.

D'une part, les statisticiens-mathématiciens effectuent régulièrement des études théoriques et des simulations empiriques pour appuyer leurs services de méthodologie au sein des équipes de projet. D'autre part, ils exécutent des travaux de recherche portant sur plusieurs sujets liés aux méthodes statistiques tels que les méthodes d'estimation temporelle et spatiale, la variance non due à l'échantillonnage, la détection des valeurs aberrantes, l'étalonnage, l'interpolation et la calendarisation, l'analyse de données longitudinales et les séries chronologiques. Initialement, la recherche peut représenter une faible portion des tâches d'un statisticien-mathématicien. Par la suite, selon l'expérience acquise et l'intérêt du statisticien-mathématicien, la recherche peut devenir une de ses tâches principales.

Les résultats des recherches des statisticiens-mathématiciens peuvent être présentés à des conférences pertinentes et publiés dans des revues spécialisées. D'ailleurs, Statistique Canada publie lui-même une telle revue de réputation internationale : Techniques d'enquête.

Afin de promouvoir et de stimuler la recherche, Statistique Canada a mis sur pied un programme de bourses de recherche à l'intention des chercheurs de l'extérieur. De plus, Statistique Canada participe activement à des travaux de recherche qui sont réalisés conjointement avec des universités et des organismes statistiques d'autres pays.

Milieu de travail

À titre de nouvel employé, vous travaillerez étroitement avec un statisticien-mathématicien plus expérimenté ce qui vous permettra de développer une expérience de travail précieuse qui vous permettra d'enrichir vos compétences professionnelles.

Statistique Canada s'est engagé à offrir à ses employés un milieu de travail moderne et flexible et accorde une grande importance au mieux-être de ses employés. Nous disposons d'un éventail de programmes visant le respect de cette valeur. Ces programmes touchent des aspects qui sont au coeur de sa culture institutionnelle : santé et sécurité, respect et équité, flexibilité des horaires et assurance du mieux-être, de la reconnaissance et de l'appartenance.

La formation et le perfectionnement

La formation et le perfectionnement

Statistique Canada accorde la plus grande importance à la formation et au perfectionnement de ses employés. D'une part, le développement de leurs intérêts est encouragé et soutenus tout au long de leur carrière. D'autre part, nous offrons un programme de perfectionnement complet et bien organisé dans les deux langues officielles.

Notre programme de formation statistique est volumineux, varié et comprend des cours ou autres activités d'apprentissage de grande qualité. Dans le contexte actuel de modernisation à Statistique Canada, les mathématiciens-statisticiens doivent conserver le développement et le maintien de leurs capacités liées aux méthodes d'enquêtes traditionnelles, tout en faisant de la place aux méthodes avant-gardistes, liées à l'intégration et la science des données.

Un des objectifs de notre programme de formation et de perfectionnement est de bâtir une culture d'apprentissage productif. Les cours plus traditionnels en classe ne sont qu'un seul moyen d'atteindre ces objectifs d'apprentissage, et les outils d'apprentissage incluent aussi l'apprentissage autodirigé, informel et par expérience.

Cours internes

Plusieurs cours traitant de statistique et de méthodologie d'enquête sont offerts sur une base régulière par des professeurs invités ou des employés d'expérience de Statistique Canada. On y présente autant les concepts classiques que les résultats de recherches récentes. De plus, en guise de soutien technique et professionnel, une gamme complète de cours est offerte sur des sujets aussi variés que l'informatique, la gestion de projet, la supervision d'employés et les techniques de présentation.

Les nouveaux employés sont aussi appelés à participer au Cours d'exploration des habiletés d'enquête, d'une durée de deux semaines à temps plein. Ensemble, les participants ont à élaborer toutes les étapes d'une enquête portant sur une question socio-économique choisie à l'avance, ce qui augmente leurs connaissances des politiques, principes, complexités et interrelations inhérentes à la conception d'une enquête statistique. Cette formation pratique est accompagnée de séances en classe qui augmentent également les connaissances des méthodes et procédures d'enquête.

Séminaires, conférences et articles

Tous les statisticiens-mathématiciens sont encouragés à présenter les résultats de leurs travaux à des séminaires, à des conférences pertinentes à leur travail et aussi à soumettre des articles à des revues spécialisées. En plus de publier la revue Techniques d'enquête, l'organisme tient lui-même un symposium annuel portant sur un thème d'actualité lié aux méthodes statistiques.

Études universitaires

Statistique Canada encourage ses employés à continuer leur perfectionnement professionnel en suivant des cours pertinents à leur emploi. Trois universités dans la région d'Ottawa-Gatineau permettent aux employés de parfaire leurs connaissances. En plus des cours réguliers offerts par les universités locales, ils ont accès à des programmes qui ont été créés spécifiquement pour le personnel de Statistique Canada. Mentionnons également qu'à l'occasion, Statistique Canada autorise un employé à prendre un congé d'études pour entreprendre ou terminer un diplôme à temps plein en statistique ou dans un domaine relié à son travail.

Rémunération

Rémunération

En général, tous les candidats sont embauchés au niveau MA -2. Le salaire initial d'un statisticien-mathématicien est 67 476 $Note de bas de page *. Après 16 à 24 mois d'expérience à Statistique Canada, le salaire atteint normalement le premier échelon du niveau MA-3. Des augmentations annuelles ont lieu à l'intérieur du niveau MA-3 jusqu'à l'atteinte du salaire maximum.

Rémunération MANote de bas de page *
Niveau Poste Promotion Rémunération
MA-2 MéthodologisteNote de bas de page 1 Recrutement 67 476$ à 80 814$
MA-3 Méthodologiste PromotionNote de bas de page 2 de MA-2 généralement après 16 à 24 mois 82 148$ à 96 779$
MA-4 Méthodologiste principal Processus de sélection 98 091$ à 114 403$
MA-5 Méthodologiste principal Processus de sélection 114 914$ à 130 485$
MA-6 Chef de section Processus de sélection 128 014$ à 144 531$
MA-7 Directeur adjoint Processus de sélection 140 171$ à 156 872$
Note de bas de page *

En vigueur à compter du 1er octobre 2024.

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Note de bas de page 1

Les statisticiens-mathématiciens sont appelés méthodologistes à Statistique Canada.

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Note de bas de page 2

Ces promotions sont accordées après l'évaluation du rendement.

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Un régime de pension agréé, un régime de soins dentaires, un régime de soins de santé, un régime d'assurance-invalidité et une assurance-vie font partie des avantages sociaux accordés aux employés de la fonction publique fédérale. En tant que nouvel employé, vous aurez droit chaque année à 20 jours de vacances, 15 jours de congés de maladie, 5 ours de congés pour obligations familiales et 2 congés personnels. Vous aurez également droit à un congé de maternité ou un congé parental ainsi qu'à un congé sans solde d'une durée maximale de 5 ans pour la garde des enfants ou des parents.

Qui est admissible

Qui est admissible

Les personnes résidant au Canada ainsi que les citoyens canadiens résidant à l'étranger. La préférence sera accordée aux vétérans, aux citoyens canadiens et aux résidents permanents.

Processus d'application

Processus d'application

Étape 1 : Les candidats intéressés pourront postuler en ligne sur le site de la Commission de la fonction publique (Emplois au gouvernement du Canada)

  • Fournissez les renseignements suivants :
    • votre curriculum vitae;
    • vos notes pour tous les cours déjà suivis à un établissement d'enseignement postsecondaire reconnu (avec codes et titres complets);
    • la liste des cours que vous suivez ou suivrez à un établissement d'enseignement postsecondaire reconnu pendant l'année scolaire en cours (avec codes et titres complets).

Étape 2 : Rédigez l'examen.

Étape 3 : Les candidats ayant réussi seront invités à une entrevue.

Vous devez être en mesure de fournir les documents suivants sur demande seulement :

  • vos relevés de notes officiels d'établissements d'enseignement postsecondaire reconnus
  • une preuve d'équivalence canadienne, si vous êtes titulaire de un ou plusieurs diplômes étrangers.
Qualifications et autres exigences

Qualifications et autres exigences

Les candidats doivent remplir les critères suivants :

  • Un diplôme d'un établissement d'enseignement postsecondaire reconnu avec spécialisation :
    1. en mathématiques, en statistique ou en recherche opérationnelle ou
    2. dans une des sciences physiques, des sciences de la vie ou des sciences sociales en plus d'un nombre acceptable de cours (normalement 15 cours d'une session / approximativement 45 crédits) en mathématiques, statistique ou recherche opérationnelle à l'échelon d'un établissement d'enseignement postsecondaire reconnu.
  • Application de la théorie et des techniques mathématiques ou statistiques (inclut sans s'y limiter, théorie des probabilités et distribution des variables aléatoires, tests d'hypothèses, analyse de variance, analyse de régression, analyse des données).
  • Application des méthodes et concepts mathématiques, statistiques ou d'enquêtes (inclut sans s'y limiter, conception du questionnaire, plan d'échantillonnage, estimation).
  • Faire preuve d'intégrité et de respect (agir avec transparence et équité).
  • Réflexion approfondie (faire preuve de jugement et obtenir les faits pertinents avant de prendre une décision).
  • Travailler efficacement avec les autres (comprendre le rôle, les responsabilités et la charge de travail des collègues et concilier ses besoins avec ceux des membres de son équipe).
  • Faire preuve d'initiative et miser sur l'action (assumer des responsabilités et faire part de ses idées et opinions).
  • Capacité à communiquer efficacement par écrit en français ou en anglais.
Foire aux questions

Foire aux questions

Consultez la foire aux questions.

Lectures proposées

Lectures proposées

En français

  • ARDILLY, P. 1994. Les techniques de sondage, Technip.
  • BROSSIER, G. et A.-M. DUSSAIX. 1999. Enquêtes et sondages : Méthodes, modèles, applications, nouvelles approches, Dunod.
  • MORIN, H. 1992. Théorie de l'échantillonnage, Les Presses de l'Université Laval.
  • SATIN, A. et W. SHASTRY. 1993. L'échantillonnage - Un guide non mathématique, 2e édition, produit no 12-602F au catalogue de Statistique Canada, Ottawa.
  • STATISTIQUE CANADA. 2003. Méthodes et pratiques d'enquête, produit no 12-587-XPF au catalogue de Statistique Canada, Ottawa.
  • TILLÉ, Y. 2001. Théorie des sondages. Échantillonnage et estimation en populations finies, Dunod.

En anglais

  • COCHRAN, W.G. 1977. Sampling Techniques, John Wiley & Sons.
  • GOVINDARAJULU, Z. 1999. Elements of Sampling Theory and Methods, Prentice Hall.
  • HANSEN, M., W. HURWITZ et W. MADOW. 1953. Sample Survey Methods and Theory, John Wiley and Sons.
  • KISH, L. 1965. Survey Sampling, John Wiley & Sons.
  • LEVY, P.S. et S. LEMESHOW. 1999. Sampling of Populations : Methods and Applications, John Wiley & Sons.
  • LOHR, S.L. 1999. Sampling : Design and Analysis, Duxbury Press.
  • RAJ, D. et P. CHANDHOK. 1998. Sample Survey Theory, Narosa Publishing House.
  • RAO, P.S.R.S. 2000. Sampling Methodologies With Applications, Chapman and Hal.
  • SARNDAL, C.E., B. SWENSSON et J. WRETMAN. 1992. Model-Assisted Survey Sampling, Springer-Verlag.
  • SATIN, A. et W. SHASTRY. 1993. Survey Sampling: A Non-mathematical guide, 2e édition, produit no 12-602E au catalogue de Statistique Canada, Ottawa.
  • STATISTIQUE CANADA, 2003. Survey methods and practices, produit no 12-587-XPE au catalogue de Statistique Canada, Ottawa.
  • THOMPSON, M.E. 1997. Theory of Sample Surveys, Chapman and Hall.
  • THOMPSON, S.K. 1992. Sampling, John Wiley & Sons.
Exemples de questions pour l'examen écrit pour les statisticiens-mathématiciens

Exemples de questions pour l'examen écrit pour les statisticiens-mathématiciens

L'examen écrit est un examen évaluant les connaissances ET la capacité à communiquer par écrit. Il se divise en deux parties. La partie A contient une question visant à évaluer votre capacité de rédaction. La partie B évalue les connaissances et comporte des questions à choix multiples, des questions à réponse directe et une question à développement. Il n'y aura pas de pause entre les deux parties du test.

Vous trouverez ci-dessous des exemples de questions semblables à celles de l'examen.

Veuillez noter que les examens des années antérieures ne sont pas disponibles.

Partie A - Rédaction

Exemple 1
Rédigez une lettre de 200 à 300 mots au directeur du recrutement de Statistique Canada dans laquelle vous expliquez en quoi votre formation acquise, vos expériences de travail et vos aptitudes interpersonnelles font de vous un candidat ou une candidate de choix pour un poste de statisticien-mathématicien ou de statisticienne-mathématicienne.

Exemple 2
Les autorités de santé publique ont mené en 2002 et 2007 une enquête sur les habitudes de vie des citoyens de votre communauté. Le tableau suivant est extrait des résultats officiels de l'enquête :

Enquête sur les habitudes de vie des citoyens de votre communauté
Année Population (Nombre d'adultes) Nombre estimé d'adultes « fumeurs » Nombre estimé d'adultes « hypertendus » Nombre estimé d'adultes « fumeurs » et « hypertendus »
2007 5 000 300 350 250
2002 4 000 400 400 200

À titre de journaliste affecté aux affaires locales, vous avez suivi le dossier depuis le début. Votre rédacteur en chef vous demande donc d'écrire un article pour votre journal expliquant les résultats de l'enquête à vos lecteurs.

Veuillez écrire cet article en utilisant 200 à 300 mots.

Partie B - Connaissances

Probabilité et statistique

1. Dans un lot de 10 pièces, on veut prélever un échantillon sans remise de taille 3. Combien d'échantillons différents peut-on prélever ?

Réponse : 10! / (7!*3!) = 10*9*8 / (3*2*1) = 120

2. La différence entre le paramètre que l'on désire estimer et l'espérance de son estimateur est __________.

Réponse : le biais

3. Soit X et Y, deux variables aléatoires indépendantes. Supposons que les espérances de X et Y sont E(X) = 8 et E(Y) = 3 et les variances respectives V(X) = 9 et V(Y) = 6. Soit Z défini comme suit : Z = 2X – 3Y +5. Alors la valeur de E(Z) est _____ et la valeur de V(Z) est _____.

Réponse : 12 et 90

4. Lequel des énoncés suivants relatifs à la loi du X2 (Khi-deux) est toujours FAUX?

  1. La distribution du X2 est asymétrique.
  2. La variance d'une variable aléatoire distribuée selon la loi du X2 est le double de sa moyenne.
  3. Si X1 et X2 sont deux variables aléatoires indépendantes de distribution X2 avec n1 et n2 degrés de liberté respectivement, alors la variable Y = X1 + X2 a une distribution F (Fisher) avec n1 et n2 degrés de liberté.
  4. Si X1,…, Xn sont des variables aléatoires indépendantes distribuées selon la loi normale N(0,1), alor X12+…+ Xn2 est distribué selon une loi du X2 avec n degrés de liberté.
  5. La loi du X2 ne dépend que d'un seul paramètre.

Réponse : C

Échantillonnage

5. L'échantillonnage par grappes à un degré est plus précis que l'échantillonnage aléatoire simple lorsque ___________ est négative.

Réponse : la corrélation intra grappe

6. Pour l'estimation d'un total d'une variable d'intérêt, un échantillon de taille N/4, obtenu d'un plan d'échantillonnage à tirage simple sans remise, est considéré, où N est la taille de la population. On réévalue ensuite les besoins et on opte pour tirer un échantillon de taille N/2. De quel facteur se trouve-t-on à réduire la variance de cette estimation en augmentant la taille de l'échantillon de la sorte?

Réponse : 3

Mathématiques

7. L'inverse de la matrice X = 5 2 5 4 - 1 est ___________.

Réponse : X - 1 = 1 5 1 22 5 22 2 11 - 1 11 ou X - 1 = 1 110 1 22 2 55 - 1 55

Analyse de données

8. L'analyse en composantes principales a pour but principal de :

  1. Diviser un ensemble d'observations multivariées en plusieurs classes.
  2. Assigner une observation particulière d'un ensemble d'observations multivariéesà une classe.
  3. Caractériser la structure de corrélation entre deux ensembles de variables en remplaçant ceux-ci par deux ensembles plus petits mais fortement corrélés.
  4. Trouver les variables constituant les meilleurs prédicteurs pour l'ensemble des variables d'intérêts, parmi un ensemble de variables prédicteurs.
  5. Expliquer la variabilité totale d'un grand ensemble de variables par un plus petit ensembles de variables transformées expliquant une grande part de la variabilité totale.

Réponse : E

Question à développement

9. La taille de l'échantillon est l'une des questions de base en planification d'enquêtes. À votre avis, quels éléments doivent être pris en compte pour fixer la taille de l'échantillon, et de quelle façon chacun de ces éléments affecte-t-il la taille de l'échantillon?

Témoignages

Témoignages

« Statistique Canada est un milieu de travail chaleureux et positif au sein duquel vous pouvez apprendre et vous perfectionner à titre de professionnel en science des données. Au moyen d'un vaste éventail de projets et de formations offertes, il existe de nombreuses occasions de créer et d'appliquer des méthodes liées à la science des données et à l'apprentissage automatique. »

Angela Wang-Lin, B.Math, University of Waterloo
MA-02, recrue de 2021

« Statistique Canada offre une excellente culture en milieu de travail qui m'a permis de développer mes compétences de méthodologiste dans une ambiance accueillante et pleine de dynamisme. Les employés de Statistique Canada se stimulent mutuellement et s'appuient à titre de producteurs de données de qualité, d'apprenants permanents et de professionnels dévoués. »

Patricia Judd, M.Sc., Memorial University of Newfoundland
MA-03, recrue de 2016

« À Statistique Canada, mes projets m'offrent la possibilité de travailler sur diverses étapes d'une enquête en utilisant des méthodes statistiques d'avant-garde. De plus, c'est facile d'avoir un équilibre entre mon travail et ma vie personnelle. J'ai accès à des heures de travail flexibles, ce qui me donne la chance de participer à plusieurs activités à l'extérieur du travail. »

Émilie Mayer, B.Sc., Université Laurentienne
MA-04, recrue de 2014

« J'ai toujours eu des intérêts et aptitudes variés : devenir auteur, professeur ou mathématicien? J'ai découvert qu'à StatCan je pouvais être tout ça, et même plus! Non seulement suis-je devenu expert dans la mise en œuvre du Bootstrap dans les enquêtes, mais je donne aussi de la formation sur des sujets techniques connexes aussi bien à l'interne qu'à l'extérieur de l'Agence. »

Claude Girard, M.Sc., Université du Québec
MA-05, recrue de 1998

« J'adore mon emploi à Statistique Canada! J'ai l'occasion de travailler avec des collègues chevronnés sur une variété de projets intéressants et novateurs. Et ce, tout en continuant ma formation en statistique et en profitant d'une excellente conciliation travail-vie personnelle! »

Matei Mireuta, Ph.D., Université McGill
MA-05, recrue de 2016

« Travailler à Statistique Canada comble tous mes besoins : j'utilise ce que j'ai étudié pour œuvrer directement dans l'intérêt des canadiens et de la société, dans un environnement de travail plaisant et sain. De plus, je peux poursuivre mes initiatives de recherche et de collaboration internationale ce qui m'a permis de participer à de nombreuses conférences et de gagner le prix des jeunes statisticiens du International Association for Official Statistics en 2020. »

Kenza Sallier, M.Sc., Université de Montréal
MA-05, recrue de 2017

« J'ai été ravi de trouver un emploi qui me permet d'utiliser toutes les compétences acquises à l'université. Des projets novateurs, d'excellentes conditions de travail et de nombreuses possibilités d'avancement… Sans mentionner le groupe de collègues dynamiques avec lesquels j'ai la chance de travailler! Je suis comblé. »

Chi Wai Yeung, B.Sc., University of British Columbia
MA-05, recrue de 2005

« J'apprécie beaucoup mon travail au quotidien, particulièrement la recherche et le développement qui me permettent de mettre mes connaissances acquises à l'université au service de projets importants et novateurs. Par ailleurs, Statistique Canada est un employeur qui fait la promotion du bien-être en milieu de travail. J'aime venir travailler tous les jours! »

Shuai Zhang, Ph.D., University of Alberta
MA-05, recrue de 2013

« À titre de statisticienne-mathématicienne, tous les jours j'ai l'occasion de me pencher sur des défis statistiques diversifiés, de nature théorique ou appliquée, en compagnie de nombreuses personnes talentueuses. Comme mère au travail, Statistique Canada me donne la flexibilité nécessaire pour élever ma famille, tout en continuant de faire des recherches dans des domaines de la statistique nouveaux et intéressants, et en interagissant avec des collègues de la statistique partout dans le monde. »

Karelyn Davis, Ph.D., Carleton University
MA-06, recrue de 2006

« La formation donnée à Statistique Canada m'a permis de poursuivre mon apprentissage, et ce, depuis le premier jour de travail, dans de nombreux domaines, y compris ma langue seconde, les compétences en supervision, la statistique et la programmation informatique. »

Steven Thomas, B.Sc., Memorial University of Newfoundland
MA-06, recrue de 1997

« Le parcours de carrière du groupe MA de Statistique Canada m'a non seulement donné accès à un emploi, mais aussi à une carrière. De recrue à méthodologiste principale, j'ai pu tracer ma propre voie et travailler à des projets qui m'intéressent et me stimulent. Je crois que Statistique Canada s'est réellement investi dans mon perfectionnement, même lorsque j'ai fondé une famille. »

Beatrice Baribeau, B.Math, University of Waterloo
MA-07, recrue de 2004

Contactez notre équipe de recrutement

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Notez que si vous nécessitez de l'aide avec le processus d'application en ligne, vous devez contacter la Commission de la fonction publique du Canada au 1-888-780-4444.

Contactez-nous au statcan.marecruitment-marecrutement.statcan@statcan.gc.ca.

Bulletin d'information pour les entreprises et les collectivités

À propos du bulletin d'information

Les entreprises, les municipalités et les organismes communautaires ont des besoins particuliers en matière d'information. Le Programme de liaison de Statistique Canada a pour but de vous servir par le moyen du présent bulletin d'information mensuel gratuit ainsi que par des activités continues d'apprentissage et d'échange de renseignements.

Remarque : Le bulletin d'information pour les entreprises et les collectivités est distribué par courrier électronique. Pour rejoindre la liste de diffusion, veuillez envoyer un courriel à RayonnementStatCan : statcan.statcanoutreach-rayonnementstatcan.statcan@statcan.gc.ca.

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