Au total, cinq nouveaux articles sont diffusés aujourd'hui dans la publication Rapports économiques et sociaux.
Plus des trois quarts des Canadiens ont des sentiments neutres ou chaleureux à l'égard des autres, qu'ils aient ou non des opinions politiques semblables
Des études ont montré que les sociétés cohésives sur le plan social sont en meilleure santé, plus résilientes face aux crises et connaissent une croissance économique et un bien-être plus importants. Malgré l'existence de plusieurs questions d'enquête sur les relations avec les personnes d'un groupe d'appartenance proche (p. ex. la famille, les amis, les collègues, les voisins), un moins grand nombre de mesures portent sur les relations avec les personnes externes aux groupes d'appartenance des répondants (p. ex. les groupes ayant des identités, des opinions, des valeurs ou des coutumes différentes). L'étude intitulée « L'unité au Canada : mesures expérimentales des sentiments à l'égard des personnes dont on partage ou ne partage pas les opinions » porte sur six questions expérimentales sur les sentiments des répondants à l'égard d'autres personnes selon le fait que ces dernières aient des opinions semblables ou divergentes aux leurs relativement à la politique, au racisme et à l'identité de genre.
La plus grande proportion de répondants (32 %) a exprimé des sentiments neutres à l'égard des personnes ayant des opinions politiques semblables ou différentes aux leurs. Par ailleurs, 27 % des répondants ont exprimé des sentiments chaleureux à l'égard des personnes ayant des opinions politiques semblables ou différentes aux leurs. Peu de répondants (2 %) exprimant des sentiments très chaleureux à l'égard de personnes ayant des opinions politiques semblables aux leurs ont exprimé des sentiments très froids à l'égard des personnes ayant des opinions politiques différentes aux leurs. Toutefois, les résultats montrent également que plus de personnes ont exprimé des sentiments très chaleureux envers les personnes provenant de leur groupe d'appartenance et très froids à l'égard des personnes d'un groupe différent du leur en fonction des points de vue des personnes sur le racisme (24 %) et l'identité de genre (15 %).
Ces constatations peuvent refléter des différences qui existent depuis longtemps entre les groupes sociaux ou des changements de valeurs sociétaux plus récents. Reconnaître de quelle façon les divergences d'opinions façonnent les sentiments des uns envers les autres permet de mieux comprendre l'unité de la société au Canada.
Vision de l'avenir de la société par les Canadiens
L'unité nationale est un élément fondamental des sociétés cohésives. L'étude intitulée « Le sentiment d'optimisme à l'égard de la société canadienne » porte sur de nouvelles questions concernant l'avenir de la société canadienne, indicateur de la qualité de vie qui représente des possibilités de prospérité pour les personnes.
En avril 2024, plus de 8 répondants sur 10 (82 %) étaient optimistes au sujet de l'unité au sein de la population canadienne, et des pourcentages similaires de personnes se disaient optimistes à propos du mode de fonctionnement de la démocratie au Canada (83 %) et des possibilités économiques au Canada (75 %). Près de trois quarts (73 %) des répondants qui ont exprimé des sentiments chaleureux ou très chaleureux à l'égard de la population canadienne en général ont déclaré être plus optimistes au sujet de l'unité canadienne, des possibilités économiques au Canada et de la façon dont la démocratie fonctionne au Canada.
Toutefois, les disparités sur le plan économique, de la santé ou social se sont traduites par une baisse de l'optimisme à l'égard de l'unité entre les Canadiens. Les répondants éprouvant des difficultés financières, déclarant être en moins bonne santé ou ayant été victimes de discrimination ont en général déclaré être moins optimistes à l'égard de l'unité entre les Canadiens.
Bien que ces données aient été recueillies avant les défis récents survenus entre le Canada et les États-Unis, elles constituent néanmoins une base de référence utile pour comprendre le sentiment d'unité nationale de la population canadienne ainsi que sa vision de la société.
Les emplois dans les industries dépendantes de la demande américaine pour les exportations canadiennes sont généralement des emplois de grande qualité
Les tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis (le principal partenaire commercial du Canada), qui ont surgi au début de 2025, ont soulevé des préoccupations au sujet des travailleurs des industries dépendant de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes. S'il est difficile d'estimer le nombre d'emplois qui pourraient disparaître dans le contexte de l'imposition de droits de douane par les États-Unis, l'étude intitulée « Qualité de l'emploi dans les industries dépendantes de la demande américaine pour les exportations canadiennes » présente des renseignements sur la qualité des emplois qui risquent d'être touchés par une baisse de la demande américaine de produits canadiens.
En 2023 et 2024, les salaires horaires moyens dans les industries dépendant de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes (36,92 $) étaient plus élevés que dans les industries ne dépendant pas de la demande américaine pour les exportations canadiennes, à l'exclusion des services d'enseignement, des soins de santé et de l'assistance sociale et des administrations publiques (33,16 $). Les salaires horaires dans les industries dépendant de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes variaient de près de 60,00 $ pour le transport par pipeline et l'extraction de pétrole et de gaz, à moins de 30,00 $ pour la fabrication de vêtements et de produits en cuir et de produits analogues; les usines de textiles et les usines de produits textiles; la pêche, la chasse et le piégeage; et le transport par camion. Les travailleurs des industries dépendant de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes étaient également plus susceptibles d'occuper des emplois permanents à temps plein (90,1 % par rapport à 75,8 %), des emplois syndiqués (21,0 % par rapport à 16,2 %) et des emplois comportant des régimes de pension d'employeur (39,1 % par rapport à 27,9 %). Ces résultats donnent à penser que, en grande partie, les licenciements potentiels dans les industries dépendant de la demande des États-Unis pour les exportations canadiennes concerneraient des emplois de grande qualité qu'il pourrait être difficile de remplacer.
Développements récents de l'économie canadienne
L'article intitulé « Développements récents dans l'économie canadienne : printemps 2025 » présente un résumé intégré de l'évolution récente de l'économie, soulignant les principaux mouvements observés dans les données économiques à la fin de 2024 et au début de 2025. L'article met l'accent sur la façon dont la conjoncture économique a évolué alors que les ménages et les entreprises ont commencé à s'adapter à l'incertitude persistante entourant la relation commerciale du Canada avec les États-Unis. Il souligne également les tendances à long terme liées à la résilience économique du Canada et à l'exposition potentielle du Canada à d'importants changements dans les relations économiques entre le Canada et les États-Unis.
Utilisation des logements par les immigrants et les résidents temporaires
Il est essentiel de comprendre l'utilisation des logements par les immigrants et les résidents temporaires afin d'élaborer des politiques de logement et des stratégies de planification urbaine efficaces. L'étude conjointe d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada et de Statistique Canada, intitulée « Utilisation des logements par les immigrants et les résidents temporaires sur les marchés de la propriété et de la location », s'appuie sur les données du Recensement de la population de 2021 pour estimer les taux d'occupation des logements, définis comme le nombre de logements pour 1 000 personnes, pour les immigrants et les résidents temporaires.
Les résultats montrent que les immigrants affichent un taux d'occupation de logements supérieur à celui des personnes nées au Canada. En moyenne, les immigrants occupent 310 logements possédés et 151 logements locatifs pour 1 000 habitants, ce qui représente 461 logements au total; à titre de comparaison, le nombre total de logements occupés est de 397 pour les personnes nées au Canada. En revanche, les résidents temporaires occupent 41 logements possédés et 316 logements locatifs pour 1 000 habitants, ce qui donne un total de 357 logements.
À mesure que les immigrants passent plus de temps au Canada, leur dépendance à l'égard du marché locatif diminue, et le nombre de propriétaires augmente. Au cours des premières années suivant leur admission, les immigrants enregistrent un taux d'occupation de logements inférieur à celui des personnes nées au Canada. Toutefois, au fil du temps, leur taux d'occupation de logements augmente considérablement, surtout en raison d'une croissance importante du nombre de propriétaires; cela met en évidence l'incidence durable de l'immigration sur le marché de la propriété.
Ces estimations peuvent aider à prévoir les variations de la demande totale de logements selon différents scénarios d'immigration et de population de résidents temporaires.
Référence
Communiqué précédent : Rapports économiques et sociaux, avril 2025.
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