Les dents manquantes sont associées à un risque plus élevé d'hospitalisation chez les adultes canadiens
La santé buccodentaire est un élément important de la santé globale, mais son lien avec les résultats généraux en matière de santé n'est pas entièrement compris. Une nouvelle étude intitulée « Dents manquantes, mortalité et hospitalisation : analyse de cohorte fondée sur la population à partir des résultats de l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé et des bases de données couplées » se penche sur ce lien en analysant les données de l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé (2007 à 2009), qui ont été couplées aux enregistrements de décès et aux dossiers de congé des patients. L'étude visait à examiner si la perte de dents était associée à des risques accrus de mortalité et d'hospitalisation.
L'étude a révélé que, parmi les adultes de 20 à 79 ans, les participants à qui il manquait cinq dents ou plus présentaient un risque 76 % plus élevé d'hospitalisation toutes causes confondues et un risque 120 % plus élevé d'hospitalisation attribuable à une maladie de l'appareil circulatoire, comparativement à ceux qui avaient toutes leurs dents, après correction pour tenir compte de l'âge, du sexe, du statut de fumeur et du diabète. Par ailleurs, des dents manquantes étaient associées à un risque accru d'hospitalisation attribuable à une maladie respiratoire. Aucune association significative n'a été observée entre les dents manquantes et les hospitalisations liées à des maladies de l'appareil digestif ou au cancer.
Si des analyses non ajustées ont montré que les dents manquantes étaient associées à un taux élevé de mortalité, toutes causes confondues ou attribuable au cancer, ces associations n'étaient plus statistiquement significatives après la prise en compte de facteurs socioéconomiques, tels l'âge et le sexe, et de facteurs liés à la santé, comme les problèmes de santé chroniques.
Ces constatations donnent à penser que les dents manquantes peuvent servir d'indicateur de la santé globale et de l'utilisation de services de santé chez les adultes canadiens. La compréhension du rôle de la santé buccodentaire dans la prédiction de l'hospitalisation peut orienter la mise en place de stratégies préventives et d'approches de soins intégrés.
La modélisation de microsimulation aide à planifier un déploiement efficace du test de dépistage du virus du papillome humain pour une meilleure détection du cancer du col de l'utérus
Le Canada s'est engagé à réduire le taux de cancer de l'utérus à moins de quatre cas pour 100 000 femmes d'ici 2040. Une stratégie essentielle pour atteindre cet objectif est d'améliorer la détection précoce grâce au dépistage du cancer. Bien que la plupart des provinces et territoires utilisent les tests Pap dans le cadre de leurs programmes de dépistage du cancer du col de l'utérus, bon nombre d'entre eux envisagent de passer au test de dépistage du virus du papillome humain (VPH), qui est plus sensible, nécessite des examens moins fréquents et permet l'autodépistage. Toutefois, ce changement pourrait faire augmenter la demande pour des tests de colposcopie de suivi, ce qui pourrait être difficile à gérer.
Une nouvelle étude intitulée « Le modèle de microsimulation du cancer OncoSim-Cervix : dévoilement des stratégies de déploiement pour les tests de dépistage primaire du virus du papillome humain » examine trois stratégies de déploiement du test de dépistage du VPH : un déploiement unique, un déploiement sur deux ans fondé sur la population et un déploiement sur trois ans fondé sur l'âge. En général, les trois stratégies de déploiement du test de dépistage du VPH ont amélioré les résultats cliniques par rapport aux tests Pap, donnant lieu à des baisses d'environ 20 % pour les cas de cancer du col de l'utérus et de 18 % pour les décès attribuables à ce cancer, malgré la fréquence réduite des tests de dépistage (tous les cinq ans au lieu de tous les trois ans). Comparativement au dépistage par cytologie, le déploiement unique du dépistage du VPH a d'abord fait fortement augmenter de 60 % le taux d'aiguillage en colposcopie, tandis que la mise en œuvre progressive s'est traduite par des pics moins importants de 35 % et de 40 %, suivis d'une baisse du taux d'aiguillage.
Les outils de microsimulation comme OncoSim aident les décideurs à mettre à l'essai des scénarios complexes et à en évaluer les répercussions à long terme avant leur mise en œuvre. Ces résultats offrent une orientation précieuse aux provinces et aux territoires qui envisagent un changement dans leurs programmes de dépistages du cancer du col de l'utérus.
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