Au total, trois nouveaux articles sont diffusés aujourd'hui dans la publication Rapports économiques et sociaux.
Les emplois dans les industries dépendantes de la demande américaine diminuent
Des droits de douane américains sur les biens importés du Canada sont en place et en constante évolution; ainsi, il faudra probablement un certain temps pour déterminer leur incidence globale sur l'emploi au Canada. Cependant, selon des données probantes, l'imposition de droits de douane a entraîné certaines répercussions : tandis que le nombre total d'emplois salariés a été essentiellement inchangé de décembre 2024 à août 2025, le nombre d'emplois dans les industries dépendantes de la demande américaine a diminué de 18 100 (-1,4 %). Parallèlement, le nombre d'emplois dans les industries qui dépendent moins de la demande des États-Unis a augmenté de 38 100 (+0,2 %) au cours de la même période.
L'article intitulé « Les tendances récentes en matière d'emploi dans les industries dépendantes de la demande des États-Unis » examine l'emploi salarié par industrie à la suite de l'entrée en vigueur des droits de douane sur les exportations canadiennes. L'article aborde aussi les tendances en matière de mises à pied, ainsi que l'embauche, afin de mieux comprendre la dynamique du marché du travail. Alors que le nombre de mises à pied est resté pratiquement inchangé durant l'été comparativement aux années antérieures, certaines données probantes indiquent que l'embauche a ralenti, compte tenu du nombre croissant de personnes étant demeurées au chômage d'un mois à l'autre. Le ralentissement de l'embauche peut avoir contribué à la baisse des niveaux d'emploi dans les industries dépendant de la demande des États-Unis en 2025.
Les petites entreprises contribuent à l'écart entre la productivité du travail au Canada et aux États-Unis
L'article intitulé « Le rôle de la taille des entreprises dans l'écart de productivité du travail entre le Canada et les États-Unis depuis 2000 » permet de quantifier les contributions des petites et des grandes entreprises quant à l'écart observé entre la productivité du travail au Canada et aux États-Unis. L'article révèle que la prévalence relativement élevée de petites entreprises moins productives contribue de manière importante à l'écart entre la productivité du travail au Canada et aux États-Unis.
En 2019, les petites entreprises (celles comptant moins de 500 employés) ont généré 56 % du produit intérieur brut nominal au Canada, comparativement à 45 % aux États-Unis. Les petites entreprises canadiennes affichaient 70 % du niveau de productivité de leurs homologues américaines, comparativement à 87 % pour les grandes entreprises. Dans l'ensemble, le niveau de productivité du travail dans le secteur des entreprises au Canada s'établissait à 73 % du niveau américain, ce qui représente un écart de 27 points de pourcentage.
Le fait que la proportion de petites entreprises était plus élevée au Canada expliquait environ 6 points de pourcentage (22 %) de cet écart, et le niveau de productivité plus faible des petites entreprises canadiennes expliquait 10 points de pourcentage (38 %) de l'écart. Ensemble, la plus forte prévalence des petites entreprises canadiennes et leur plus faible niveau de productivité représentaient 16 points de pourcentage (60 %) de l'écart entre la productivité du travail au Canada et aux États-Unis. Les 11 points de pourcentage (40 %) restants étaient associés au niveau de productivité plus faible des entreprises canadiennes dans l'ensemble.
La croissance de la productivité du travail était également moins marquée au Canada qu'aux États-Unis, et ce, tant pour les petites que pour les grandes entreprises au cours de la période allant de 2002 à 2019. Durant cette période, la productivité du travail au Canada a progressé en moyenne de 0,84 % par année, comparativement à 1,56 % aux États-Unis. L'écart observé est attribuable à une plus faible croissance de la productivité au sein de l'ensemble des entreprises canadiennes ainsi qu'à un déplacement des heures travaillées vers les petites entreprises dont la productivité était plus faible.
Le niveau de scolarité est un important facteur à l'origine des écarts du taux d'emploi observés entre les immigrants ayant une incapacité et ceux sans incapacité
Les immigrants ayant une incapacité qui ont un plus faible niveau de scolarité sont moins susceptibles d'occuper un emploi que leurs homologues sans incapacité. Cependant, parmi les immigrants qui détiennent un niveau de scolarité plus élevé, il n'y a aucun écart entre ceux ayant une incapacité et ceux sans incapacité. Selon un nouvel article, intitulé « Niveau de scolarité et emploi chez les immigrants ayant une incapacité », 77 % des femmes immigrantes ayant une incapacité et étant titulaires d'un baccalauréat ou d'un grade supérieur occupaient un emploi en 2021, un taux comparable à celui affiché par les femmes immigrantes sans incapacité.
En revanche, 36 % des femmes immigrantes ayant une incapacité qui étaient titulaires d'un diplôme d'études secondaires ou avaient atteint un niveau de scolarité inférieur occupaient un emploi, comparativement à 53 % des femmes immigrantes sans incapacité ayant le même niveau de scolarité; il s'agit d'un écart de 17 points de pourcentage. L'étude a révélé une tendance comparable chez les hommes immigrants ayant une incapacité et ceux sans incapacité.
Il est important d'examiner les immigrants ayant une incapacité, car l'intersection entre l'incapacité et le statut d'immigrant entraîne des défis uniques en ce qui concerne l'entrée sur le marché du travail. De plus, le niveau de scolarité pourrait jouer un rôle dans la réussite de ces personnes sur le marché du travail.
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