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Le cancer du poumon est la première cause de décès attribuable au cancer au Canada

4 janvier 2022, 14 h 00 (HNE)
Image de poumons roses avec un ruban blanc.

Le cancer du poumon est le cancer le plus souvent diagnostiqué et la première cause de décès attribuable au cancer au Canada. En effet, un plus grand nombre de Canadiens meurent du cancer du poumon que des cancers colorectal, pancréatique et du sein combinés. En 2021, on estime que 21 000 Canadiens mourront du cancer du poumon. Le taux élevé de décès (taux de mortalité) attribuable au cancer du poumon reflète à la fois son taux élevé de diagnostic (taux d’incidence) et son faible taux de survie.

La stadification est une façon de classer un cancer en fonction de l’étendue de la maladie dans le corps au moment du diagnostic. Les stades varient habituellement de I à IV; plus le nombre est élevé, plus la maladie s’est propagée dans le corps depuis l’origine du cancer.

Environ la moitié de tous les cancers du poumon sont diagnostiqués au stade IV, celui où la survie nette est extrêmement faible, soit 4 % sur cinq ans. En revanche, environ un cancer du poumon sur cinq est diagnostiqué au stade I, celui où le cancer est relativement petit et contenu dans le poumon, et où le pronostic sur cinq ans est bien meilleur (63 %).

Les taux d’incidence et de mortalité attribuable au cancer du poumon augmentent nettement avec l’âge. Les taux d’incidence atteignent un sommet chez les Canadiens de 75 à 84 ans (396 pour 100 000 personnes), tandis que les taux de mortalité culminent chez les Canadiens de 85 ans et plus (366 pour 100 000 personnes). En général, le taux d’incidence du cancer du poumon chez les hommes dépasse d’un dixième celui observé chez les femmes, et le taux de mortalité chez les hommes dépasse de près du tiers celui enregistré chez les femmes. Toutefois, parmi les Canadiens de moins de 55 ans, les taux sont plus élevés chez les femmes que chez les hommes.

Bien qu’ils soient plus élevés chez les hommes que chez les femmes, les taux d’incidence du cancer du poumon se rapprochent avec le temps. En 1992, le taux d’incidence du cancer du poumon chez les hommes (109 pour 100 000 hommes) était plus de deux fois supérieur à celui enregistré chez les femmes (52 pour 100 000 femmes). Cependant, en 2013, l’écart s’était considérablement rétréci (75 pour 100 000 hommes par rapport à 61 pour 100 000 femmes) en raison de la diminution des taux chez les hommes et de leur croissance chez les femmes. Les taux ont par la suite diminué pour les deux sexes, mais à un rythme plus élevé chez les hommes, de sorte qu’en 2018 l’écart était plus petit que jamais (65 pour 100 000 hommes par rapport à 59 pour 100 000 femmes).

L’écart entre les taux de cancer du poumon chez les hommes et les femmes reflète en grande partie l’évolution du tabagisme dans ces deux groupes. Chez les homme, la prévalence de l’usage quotidien du tabac a commencé à diminuer au milieu des années 1960 et a précédé d’environ 20 ans la baisse de l’incidence du cancer du poumon. Chez les femmes, la diminution de l’usage quotidien du tabac n’a débuté qu’au cours des années 1980. Les tendances des taux de mortalité attribuable au cancer du poumon suivent essentiellement les tendances de l’incidence du cancer du poumon.

En 2020, environ 1 Canadien sur 10 a indiqué fumer la cigarette de façon régulière, et les Canadiens âgés de 25 ans et plus étaient près de trois fois et demie plus susceptibles de déclarer être fumeurs (11 %) comparativement à ceux âgés de 15 à 19 ans (3 %). Le tabagisme était plus fréquent chez les hommes que chez les femmes : 12 % des hommes ont déclaré qu’ils fumaient par rapport à 9 % des femmes.

Une récente étude réalisée par Santé Canada s’est appuyée sur les mesures de la cotinine (COT) dans l’urine et les données du questionnaire de l’Enquête canadienne sur des mesures de la santé pour examiner l’exposition à la fumée secondaire chez les non-fumeurs âgés de 6 à 79 ans. Parmi les non-fumeurs canadiens, plus du cinquième (22 %) a déclaré avoir été régulièrement exposé à la fumée secondaire; de ce nombre, le quart (26 %) présentait un niveau de COT détectable. L’exposition « à la maison » était le facteur ayant contribué le plus à l’augmentation des niveaux de COT.

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