Le retour au bercail pour les fêtes est un refrain familier à cette période de l’année. Selon une étude récente, la distance que les adultes plus âgés doivent parcourir pour se rendre chez leurs parents dépend de plusieurs facteurs, notamment de leur revenu.
À l’échelle nationale, un peu plus de la moitié des enfants adultes dans la cinquantaine vivaient à 20 kilomètres ou moins de leurs parents dans les années précédant la pandémie
Dans les années qui ont précédé la pandémie (2016 à 2019), pour environ la moitié des enfants adultes dans la cinquantaine, rentrer à la maison pour les fêtes pour voir leurs parents signifiait très probablement effectuer un court trajet de 20 kilomètres ou moins. Cela se traduit par un trajet de 30 minutes au plus en automobile, un trajet plus long mais toujours faisable en transport en commun lorsque ceux-ci sont disponibles, ou même à un trajet à pied.
Pour d’autres adultes cependant, rentrer chez leurs parents pour les fêtes constituait un petit périple. Environ 1 enfant adulte sur 7 vivait à une distance de 100 à 499 kilomètres de ses parents dans les années qui ont précédé la pandémie, tandis que 1 enfant sur 9 devait parcourir 500 kilomètres ou plus pour rejoindre sa famille à l’occasion des fêtes.
Plus de la moitié des enfants adultes du Canada atlantique vivent près de leurs parents; ceux qui vivent loin vivent très loin
Parmi les enfants adultes qui avaient vécu au Canada atlantique à l’adolescence, on estimait que plus de la moitié d’entre eux vivaient à 20 kilomètres ou moins de chez leurs parents dans les années qui ont précédé la pandémie. Cependant, ceux qui vivaient à plus de 20 kilomètres de leurs parents avaient tendance, en moyenne, à vivre particulièrement loin.
À Terre-Neuve-et-Labrador, par exemple, les enfants adultes dans la cinquantaine qui vivaient à plus de 20 kilomètres de chez leurs parents devaient parcourir en moyenne 1 530 kilomètres pour être à la maison pour les fêtes. En Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard, les enfants adultes âgés de 50 ans et plus vivant à plus de 20 kilomètres de chez leurs parents devaient parcourir en moyenne environ 1 000 kilomètres.
Au Québec, les adultes sont plus susceptibles de vivre plus près de leurs parents que les adultes qui habitent en Ontario
Dans les années qui ont précédé la pandémie, les adultes qui habitaient au Québec avaient une plus grande probabilité de vivre à 20 kilomètres ou moins de leurs parents que les adultes résidant dans la province voisine de l’Ontario.
Parmi les adultes du Québec vivant à plus de 20 kilomètres de chez leurs parents, la distance qui les séparait de leurs parents était la plus courte de tout le pays : environ 270 kilomètres en moyenne.
En Saskatchewan, les enfants adultes sont les moins susceptibles de vivre à 20 kilomètres ou moins de leurs parents
Parmi l’ensemble des provinces, ce sont les enfants adultes de la Saskatchewan qui étaient les moins susceptibles de vivre à 20 kilomètres ou moins de leur père (43 %) et de leur mère (45 %) dans les années qui ont précédé la pandémie.
Parmi ceux qui vivaient à plus de 20 kilomètres, leur trajet était, en moyenne, de 570 à 580 kilomètres.
Les enfants adultes vivent plus près de leur mère que de leur père
L’étude a montré que les enfants adultes, surtout les filles, sont plus susceptibles de vivre plus près de leur mère que de leur père. Cela cadre avec des recherches antérieures qui indiquent que les filles vivent plus près de leurs parents âgés que les fils, et que cela pourrait être associé à une plus grande participation des filles aux soins des aînés ou au rôle plus important joué par les grands-parents maternels dans la garde des petits-enfants.
Les enfants adultes nés dans des foyers aisés vivent généralement plus loin de leurs parents
Les enfants adultes du sommet de la répartition du revenu parental étaient beaucoup moins susceptibles de résider à 20 kilomètres ou moins de leurs parents dans les années ayant précédé la pandémie (2016 à 2019).
Les personnes vivant dans des foyers à revenu élevé à l’adolescence dans les années 1980 étaient moins susceptibles de vivre près de leurs parents, particulièrement de leurs pères, lorsqu’elles étaient dans la cinquantaine. Pour les fils, ceux faisant partie du groupe de la première tranche de 75 % du revenu parental étaient de 1,5 à 7,4 points de pourcentage moins susceptibles de vivre à 20 kilomètres ou moins de leur père que ceux du groupe de la dernière tranche de 5 % du revenu parental.
Pour un peu plus du tiers des enfants jeunes adultes, être à la maison pour les fêtes, c’est être à la maison chaque jour
Une autre étude récente de Statistique Canada a montré que la proportion de jeunes adultes vivant avec leurs parents augmente : la proportion de jeunes de 20 à 34 ans vivant avec au moins un parent est passée de 31 % en 2001 à 35 % en 2021.
Pour ces jeunes adultes, être à la maison pour les fêtes, c’est être à la maison chaque jour.
Comment avons-nous fait les calculs?
Cet article utilise les données fiscales canadiennes pour établir des cohortes de personnes ayant vécu avec leurs parents dans les années 1980 à l’adolescence, et suivre leur distance de résidence par rapport à leurs parents à l’âge adulte, dans la cinquantaine, de 2016 à 2019, en se basant sur leurs codes postaux.
Pour en savoir plus
Le rapport complet, « Proximité géographique entre les enfants adultes et leurs parents au Canada », est accessible dans notre série Rapports économiques et sociaux.
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