Le poids des données sur l’obésité

3 mars 2026, 11 h 00 (HNE)

Nous avons tous une différente morphologie, et il n’y a rien de honteux à vivre avec l’obésité. Après tout, il s’agit d’un terme clinique utilisé pour décrire les individus qui se situent dans une fourchette spécifique fondée sur la taille et le poids. En effet, un grand nombre de personnes se situant dans la fourchette de l’« obésité » sont en forme et actives, voire athlétiques.

Le terme « obésité » décrit un problème médical dans lequel l'excès de graisse corporelle menace la santé. Il est vrai que pour certaines personnes, le fait de vivre avec l’obésité n’entraîne pas de répercussions sur leur santé. Cependant, à l’échelle de la population, l’obésité est associée à un risque accru de développer plusieurs maladies chroniques, comme le diabète de type 2, certaines formes de maladies cardiovasculaires, certains types de cancer et l’arthrose.

Voyons comment les taux d’obésité ont évolué parmi les groupes d’âge depuis que nous avons commencé à suivre ces données en 2009.

Le taux d’obésité chez les enfants affiche peu de variation

Le taux d’obésité chez les enfants et les jeunes est resté relativement inchangé depuis que nous avons commencé à le mesurer en 2009. Même s’il a affiché une certaine variabilité au fil des ans, aucun écart significatif n’a été observé. Chez les enfants de 5 à 11 ans, le taux d’obésité était de 13 % en 2009 et de 11 % en 2024. Chez les jeunes de 12 à 17 ans, il s’est chiffré à 15 % en 2009, puis il est resté stable par la suite, s’établissant à un peu moins de 12 % de 2017 à 2024.

Le taux d’obésité s’accroît fortement chez les jeunes adultes de 18 à 39 ans

Au cours des années précédant la pandémie, un peu moins de 1 personne âgée de 18 à 39 ans sur 5 vivait avec l’obésité. Cependant, au cours de la période allant de 2019 à 2024, le taux d’obésité au sein de ce groupe d’âge a augmenté pour passer de 20 % à 31 %.

La prise de poids à l’âge moyen se généralise

In 2009, one in four Canadians (25%) aged 40 to 59 years had obesity. By 2024, this rate had risen to over one in three (36%).

Des variations moins prononcées du taux d’obésité sont observées chez les personnes âgées

Chez les Canadiens et Canadiennes de 40 à 59 ans, 1 personne sur 4 (25 %) était atteinte d’obésité en 2009. En 2024, ce taux avait progressé pour s’établir à plus de 1 personne sur 3 (36 %).

Les restrictions liées à la pandémie sont en grande partie derrière nous, mais les kilos, eux, sont restés

La vie telle que nous la connaissions a changé radicalement en mars 2020, et plusieurs aspects de notre quotidien sont demeurés assujettis à des restrictions, d’une manière ou d’une autre, jusqu’à la levée de la plupart des mesures de santé publique au Canada au printemps 2022. Durant les années de confinements et de restrictions par intermittence, les routines quotidiennes ont changé, y compris la façon dont les Canadiennes et Canadiens faisaient leurs courses, mangeaient, restaient actifs et interagissaient. Par ailleurs, les entraînements réguliers en salle de sport ont laissé place au visionnage en rafale de contenus en ligne pendant les confinements.

Les adultes canadiens de tous les groupes d’âge ont pris quelques kilos durant cette période, mais ce sont les jeunes adultes qui ont pris le plus de poids pendant la pandémie et par la suite. De 2019 à 2024, les jeunes adultes (ceux de 20 à 39 ans) ont pris en moyenne 4,8 kilogrammes, les personnes d’âge moyen (celles de 40 à 59 ans) ont pris 3,5 kilogrammes, et les personnes âgées ont pris 2,9 kilogrammes.

Le tour de taille des adultes canadiens s’est un peu élargi pendant la pandémie

Alors, où ces kilos en trop ont-ils été emmagasinés? Pour les adultes canadiens, ces kilos se sont surtout emmagasinés autour de la taille.

Les mesures du tour de taille sont souvent utilisées en parallèle avec l’indice de masse corporelle (IMC), car un plus grand tour de taille est lié à des risques plus importants pour la santé.

Bien que l’IMC donne une idée de la taille corporelle globale, le tour de taille permet de mieux comprendre comment le poids est réparti. Le suivi de l’IMC et du tour de taille permet donc de brosser un portrait plus complet de la manière dont le corps des Canadiennes et Canadiens change au fil du temps.

En moyenne, le tour de taille a augmenté de 3,5 centimètres chez les adultes de 20 à 39 ans au cours de la période allant de 2019 à 2024. Chez les personnes d’âge moyen, il a augmenté de 2,1 centimètres, et chez les personnes âgées, il s’est accru de 3,2 centimètres.

Regard vers l’avenir

Comme en conviendront les personnes ayant déjà été confrontées à des problèmes de poids, les fluctuations de poids peuvent être difficiles à gérer et sont influencées par une multitude de facteurs individuels, sociaux et environnementaux.

Les Canadiennes et Canadiens qui sont en situation d’obésité aujourd’hui peuvent perdre du poids et ne plus se situer dans la fourchette des personnes considérées comme vivant avec l’obésité, tandis que ceux qui sont actuellement dans la fourchette des personnes considérées comme faisant de l’embonpoint (environ 35 % des adultes canadiens âgés de 18 à 79 ans) pourraient se retrouver en situation d’obésité.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements, communiquez avec le Service de renseignements statistiques au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (infostats@statcan.gc.ca), ou communiquez avec les Relations avec les médias (statcan.mediahotline-ligneinfomedias.statcan@statcan.gc.ca).