Grâce à la récupération, le volume de déchets non résidentiels demeure sous son sommet des 18 dernières années

12 août 2026, 11 h 00 (HAE)

En 2024, plus de 16,4 millions de tonnes de déchets ont été générées par des sources non résidentielles au Canada. Ce volume est le plus élevé enregistré depuis 2008 (près de 16,6 millions de tonnes), mais il est tout de même en deçà du niveau record atteint en 2006 (plus de 16,7 millions de tonnes). (Nous avons commencé à faire le suivi des données sur l’élimination des déchets tous les deux ans en 2002, puis chaque année en 2023 en ce qui concerne le recyclage et le compostage.)

Les déchets de sources non résidentielles comprennent les déchets provenant des établissements institutionnels et des activités commerciales, ainsi que ceux générés par les activités de construction, de démolition et de fabrication.

Si le précédent niveau record n’a pas été dépassé, c’est grâce en partie aux efforts continus visant à détourner les matières résiduelles des sites d’enfouissement. En 2024, parmi les différents types de matières suivies, la quantité récupérée a augmenté d’une année à l’autre pour 7 types de matières sur 16.

Fouillons un peu pour voir ce que les données ont à révéler!

L’Ontario et l’Alberta contribuent le plus à l’augmentation du volume de déchets

En 2024, l’Ontario a généré près de 7,4 millions de tonnes de déchets provenant de sources non résidentielles, ce qui représente une hausse considérable par rapport à 2022 (+250 920 tonnes). Ce volume fait de l’Ontario la province ayant le plus contribué à l’augmentation observée à l’échelle nationale au cours de cette période.

En Alberta, plus de 2,7 millions de tonnes de déchets de sources non résidentielles ont été générées en 2024, en hausse de 60 883 tonnes par rapport à 2022. Le Québec suit de près, le volume de tels déchets ayant atteint 2,6 millions de tonnes en 2024, ce qui représente néanmoins une baisse comparativement à deux ans plus tôt (-75 048 tonnes).

Ailleurs au pays, le Manitoba (+33 398 tonnes), la Nouvelle-Écosse (+19 149), la Saskatchewan (+5 129), l’Île-du-Prince-Édouard (+4 359) et le Nouveau-Brunswick (+1 058) ont tous contribué à la hausse nationale, tandis que les territoires et les autres provinces ont enregistré de légères baisses.

La récupération de fibres de papier a atteint un creux sans précédent, mais celui-ci a été contrebalancé par l’augmentation de la récupération de matières organiques et de déchets de construction

À l’échelle nationale, près de 1,7 million de tonnes de fibres de papier provenant de sources non résidentielles ont été détournées des sites d’enfouissement en 2024. Il s’agit d’une baisse marquée par rapport à 2023 (-125 595 tonnes) et du plus faible volume enregistré depuis que nous avons commencé à suivre les données annuelles sur la récupération des déchets en 2018.

Les fibres de papier constituent de loin la plus grande catégorie de matières récupérées en termes de volume. Elles sont suivies des matières organiques, dont le volume récupéré s’est chiffré à 623 547 tonnes, en hausse par rapport à 2023 (+119 575 tonnes). Cette croissance s’explique surtout par une augmentation de la récupération de déchets alimentaires et d’autres matières comme les déchets forestiers et agricoles et les déchets de bois.

La récupération de matériaux de construction, de rénovation et de démolition a affiché une légère hausse en 2024, s’élevant à 561 444 tonnes (+14 337).

La quantité de métaux, de matières plastiques et de verre récupérée diminue

En 2024, la quantité de métaux ferreux (comme les petites pièces de ferraille, les feuillards d’emballage et les contenants, excluant les véhicules, les machines, les poutres et autres gros matériaux de construction) récupérée a diminué par rapport à 2023, s’établissant à 266 710 tonnes (-17 028). Des baisses ont également été enregistrées au chapitre du verre et des matières plastiques, dont les quantités récupérées se sont établies à 114 373 tonnes (-6 364) et 66 883 tonnes (-13 952), respectivement.

Par ailleurs, 50 585 tonnes de cuivre ((+5 375) et d’aluminium et 25 688 tonnes de produits blancs (comme des appareils électroménagers) (+1 420) ont été récupérées, en hausse par rapport à 2023. Quant aux métaux mélangés, ceux-ci ont affiché une légère baisse par rapport à 2023, la quantité récupérée s’étant située à 59 727 (-8 011).

Des quantités relativement plus faibles de récipients triangulaires et aseptiques et de textiles ont été récupérées, à l’instar des années précédentes.

Les émissions diminuent en 2024

Toute réduction des matières résiduelles est bénéfique pour l’environnement. En 2024, le secteur des déchets a généré 23 mégatonnes d’émissions de gaz à effet de serre (GES), soit 3,3 % des émissions totales de GES du Canada. Sur ce volume, 19 mégatonnes (85 %) provenaient des sites d’enfouissement, en incluant les déchets de sources résidentielles ainsi que non résidentielles.

De 2005 à 2024, les émissions de GES provenant du secteur des déchets ont diminué de 4,1 %, en partie grâce à des mesures telles que la collecte des gaz d’enfouissement (torchés ou utilisés pour produire de l’énergie) et l’oxydation par le matériel de couverture des sites d’enfouissement.

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