Échanger des points de vue

15 mai 2013

L'un des avantages de travailler à Statistique Canada est qu'il est facile d'avoir le dernier mot. Il suffit de commencer chaque phrase en disant « Selon Statistique Canada… » et d'enchaîner avec une longue suite de statistiques impressionnantes.

Ce truc rend les employés de Statistique Canada très populaires lors des barbecues estivaux et d'autres rencontres sociales.

Bien entendu, les passionnés de statistiques ont toujours soif de nouveautés. Ainsi, quand Statistique Canada a lancé son nouveau magazine en ligne Regards sur la société canadienne en décembre dernier, à temps pour la période des Fêtes, il a fait un cadeau à tous les observateurs de tendances.

Regards sur la société canadienne, comme son nom l'indique, jette un regard sur les tendances de l'heure au moyen d'un article mensuel approfondi sur une question d'actualité sociale. En voici les quatre premiers titres :

Combien d'années avant la retraite? Les travailleurs de tous les niveaux de scolarité prennent leur retraite trois années plus tard qu'à la fin des années 1990. Cependant, comme les travailleurs plus scolarisés ont une espérance de vie plus longue, on s'attend à ce qu'ils passent trois années de plus à la retraite que leurs homologues moins scolarisés. Même lorsqu'on tient compte de certains facteurs (comme la maladie ou une mise à pied) poussant les travailleurs à prendre une retraite involontaire, les travailleurs de 50 ans sont encore plus susceptibles que leurs prédécesseurs des années 1990 de reporter leur départ à la retraite.

Pourquoi est-ce important? Le report de la retraite pourrait atténuer l'incidence du vieillissement démographique sur l'économie canadienne. Par contre, en raison des retraites involontaires, certaines personnes âgées pourraient connaître une baisse de leur revenu et de leur niveau de vie et les gouvernements, une augmentation des coûts des programmes de soutien du revenu.

Consommation culturelle sur Internet par les Canadiens âgés explore les habitudes des internautes âgés. Des contrastes étonnants ont été relevés. Par exemple, 10 % des internautes de 65 ans et plus regardaient des films ou des vidéos sur Internet en 2010, comparativement à 80 % de ceux de 18 à 24 ans.

Les industries culturelles peuvent utiliser ces données lorsqu'elles tentent de modifier leurs modèles opérationnels. Par exemple, les auteurs sont d'avis que les baby-boomers adeptes d'Internet pourraient représenter un important marché pour les nouveaux produits et les nouvelles plateformes. La lecture électronique, par exemple, pourrait devenir un créneau, car les Canadiens âgés demeurent les principaux consommateurs de livres.

Vivre en couple chacun chez soi s'intéresse aux couples qui ne partagent pas la même adresse. Environ 1,9 million de Canadiens (1 personne sur 13) de 20 ans et plus sont en couple sans pour autant habiter avec leur conjoint. Il s'agit surtout de Canadiens dans la jeune vingtaine. Mais 2 % des personnes de 60 ans étaient en couple vivant chacun chez soi, en légère hausse par rapport à 2001.

L'une des explications avancées par les auteurs serait que les relations de ce type de couple pourraient constituer une source de soutien émotif et contribuer au bien-être de certains aînés ne désirant pas nécessairement reformer une union et cohabiter. Cependant, soulignent-ils, il pourrait y avoir des répercussions légales et financières à vivre chacun chez soi.

Variation de l'emploi par industrie lors du repli et de la reprise porte sur les flux d'emplois en période de repli économique.

Ce sujet est important, car il permet de fournir des données tangibles sur les répercussions de la plus récente récession et les sources de la croissance au terme de la reprise. Par exemple, l'étude révèle que depuis la fin de la période de redressement du marché du travail, la croissance de l'emploi se concentre dans quatre industries : l'hébergement et les services de restauration, les soins de santé et l'assistance sociale, les services d'enseignement et la construction.

La plupart des articles que l'on vient de mentionner ont été repris par les grands médias canadiens. Il faut s'en réjouir, car une partie du mandat de Statistique Canada consiste à informer les Canadiens sur leur société et à fournir aux décideurs et aux universitaires des données brutes et des documents de recherche.

Le rédacteur en chef de Regards sur la société canadienne, Sébastien LaRochelle-Côté, affirme choisir les sujets pour leur pertinence dans le contexte de la société d'aujourd'hui et pour donner une visibilité à de nouvelles sources d'information et à de nouveaux ensembles de données. Monsieur LaRochelle-Côté, qui a corédigé le rapport sur les emplois et la récession, s'inspire de ses antécédents d'analyste du marché du travail pour diriger la publication. Le but, dit-il, était de concevoir une publication Internet hybride permettant aux utilisateurs de téléphones cellulaires d'avoir accès à des résultats clés et à ceux qui aiment les médias traditionnels d'en imprimer la version PDF.

Au cours des prochains mois, vous aurez droit à des articles sur le bilinguisme, les jeunes, les peuples autochtones, la prestation de soins et de nombreux autres sujets. Statistique Canada continuera à participer utilement au dialogue social.

Le mois prochain : Le Nouveau modèle de diffusion

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