Classification géographique type (CGT) 2021 – Introduction

Statut

Cette norme a été approuvée comme norme générale le 7 septembre 2021.

Préface

La Classification géographique type (CGT) est la classification officielle des régions géographiques du Canada qu'utilise Statistique Canada. La CGT couvre l'ensemble des provinces et des territoires du Canada. L'édition de la classification CGT 2021 comprend les noms et les codes normalisés des régions géographiques du Canada, des provinces et des territoires, des divisions de recensement (comtés, municipalités régionales de comté) et des subdivisions de recensement (municipalités). Les noms et les codes des régions métropolitaines de recensement, des agglomérations de recensement, des zones d'influence métropolitaine de recensement, des régions économiques, des régions agricoles de recensement et des subdivisions de recensement unifiées sont présentés dans les variantes de la CGT 2021.

La CGT a été élaborée pour permettre la production de statistiques intégrées par région géographique. Elle fournit une gamme d'unités géographiques qui sont pratiques pour la collecte et la compilation de données, et utiles pour l'analyse spatiale des statistiques économiques et sociales. La CGT est destinée surtout à la classification des unités statistiques telles que les établissements ou les ménages dont les activités sont normalement rattachées à un lieu précis.

La classification est constituée de deux parties, le volume I et le volume II. Le volume I renferme une description de la classification et des régions géographiques normalisées connexes et comprend les noms de localité. Il fournit également les renseignements sur les modifications, entre l'édition de 2021 de la CGT et celle de 2016, qui ont une incidence sur la classification, par exemple, les changements de nom, de genre ou de code, et montre la relation qui existe entre les nouveaux et les anciens codes. Le volume II renferme des cartes de référence indiquant les limites et l'emplacement des régions géographiques figurant dans la classification.

Cette mise à jour de la Classification géographique type (CGT) 2021 a été réalisée grâce aux efforts et à la collaboration de nombreux employés dans le Centre de géomatique statistique (CGS) à Statistique Canada.

La Classification géographique type 2021

La CGT permet la production de statistiques intégrées par région géographique. Créée au début des années 1960, la Classification géographique type a été diffusée sous forme de document de travail en 1964, 1966 et 1972. La classification devint une publication officielle de Statistique Canada en 1974 et fut rééditée en 1976, 1981, 1986, 1991, 1996, 2001, 2006, 2011 et 2016. La version 2021 constitue la onzième (11e) édition.

Cadre conceptuel et définitions

La CGT respecte les principes de base de toute classification. Elle englobe une série d'unités distinctes qui s'excluent mutuellement et dont la somme représente l'univers entier. Les classifications se présentent le plus souvent sous la forme d'une hiérarchie où chaque niveau, conforme au principe précité, se définit par l'application uniforme d'un seul et même critère. Lorsqu'on applique ces principes à la géographie, on obtient une classification de régions géographiques précisément délimitées en fonction de concepts bien définis et qui, ensemble, représentent la totalité des terres du Canada. Les unités géographiques de cette classification se situent à quatre niveaux hiérarchiques et sont classées selon un système de codage numérique à sept chiffres.

La CGT s'inscrit dans une série de classifications géographiques approuvées et promues par Statistique Canada. Ces classifications géographiques fournissent les définitions de base des régions géographiques qui, appliquées à la collecte et à la diffusion des données, donnent des statistiques comparables d'une série à l'autre et dans le temps.

Pour être retenues dans la CGT, les unités géographiques devaient satisfaire deux critères. Elles devaient d'abord être faciles à reconnaître par les répondants appelés à déclarer des données géographiques détaillées. Les unités administratives furent choisies parce que les répondants font souvent affaire avec une municipalité, un comté, une province ou quelque autre unité administrative du même genre.

Elles devaient aussi être utiles pour les besoins de la statistique en général. Ici encore, les unités administratives conviennent bien puisqu'elles utilisent beaucoup les statistiques dans l'établissement et la mise en oeuvre de programmes qui engagent les fonds publics et parce que le grand public peut facilement rapprocher les statistiques ainsi produites aux noms et limites des unités administratives.

Les unités géographiques vont des subdivisions de recensement plus détaillées aux régions géographiques du Canada. La subdivision de recensement est un terme générique qui désigne les municipalités (telles que définies par les lois provinciales ou territoriales) ou les territoires considérés comme étant des équivalents municipaux à des fins statistiques. Les municipalités sont des unités d'administration locale. Les régions géographiques du Canada sont des groupements de provinces et de territoires. La gamme des unités géographiques dans cette classification hiérarchique permet de publier des données à différents niveaux d'agrégation.

La CGT retient les quatre types d'unités géographiques suivants :

Dans CGT 2021, il y a 6 régions géographiques du Canada, 10 provinces et 3 territoires, 293 divisions de recensement et 5 161 subdivisions de recensement.

Structure de la classification et codes

Tout le Canada est compris dans chacun des quatre niveaux de la classification qui, ensemble, constituent une structure hiérarchique : les subdivisions de recensement peuvent être groupées pour former des divisions de recensement, les divisions de recensement sont groupées pour former les provinces et territoires qui sont groupés en région géographique du Canada. Cette hiérarchie est illustrée dans la figure 1.

Figure 1 La hiérarchie de la Classification géographique type
Figure 1
Description de la Figure 1
  • Niveau 1 - Régions géographiques du Canada
  • Niveau 2 - Provinces et territoires
  • Niveau 3 - Divisions de recensement
  • Niveau 4 - Subdivisions de recensement

La structure fait implicitement partie du code à sept chiffres de la CGT, comme le montre l'exemple suivant pour la ville de Brossard.

Code de la ville de Brossard
Région PR DR SDR Nom
2       Québec
  24     Québec
  24 58   Longueuil (Territoire équivalent)
  24 58 007 Brossard (Ville)

Le code de région est le premier chiffre du code de province et territoire. Le code de la ville de Brossard est 2458007.

Le système de codage de la CGT

Les codes numériques ont été adoptés dès le début par souci de simplification et de clarté et parce que toutes les machines utilisées alors pour le traitement des données acceptaient les chiffres.

Les codes numériques sont toujours utilisés cependant le nombre de chiffres du code est passé de six à sept en 1976 lorsqu'un code à trois chiffres a été adopté pour les subdivisions de recensement (SDR) parce que le nombre de SDR dans une division de recensement dépassait 99.

Les provinces sont numérotées d'est en ouest. Un code à deux chiffres leur est attribué parce qu'il y a plus de neuf provinces et territoires. Le premier chiffre correspond à la région géographique du Canada dans laquelle la province ou le territoire est situé et le second chiffre désigne l'une des 10 provinces ou l'un des 3 territoires. Les codes des régions géographiques du Canada sont présentés dans le tableau A.

Tableau A
Liste des régions géographiques du Canada avec codes, 2021
Code Région géographique du Canada Carte
1 Atlantique HTML | PDF
2 Québec HTML | PDF
3 Ontario HTML | PDF
4 Prairies HTML | PDF
5 Colombie-Britannique HTML | PDF
6 Territoires HTML | PDF

Les codes des provinces et territoires sont présentés dans le tableau B.

Tableau B
Liste des provinces et territoires avec codes et abréviations, 2021
Code Province ou territoire Abréviation Code alpha approuvé au niveau international Note de bas de page 1 Code alpha approuvé au niveau international Note de bas de page 2 Carte
10 Terre-Neuve-et-Labrador T.-N.-L. NL CA-NL HTML | PDF
11 Île-du-Prince-Édouard I.-P.-É. PE CA-PE HTML | PDF
12 Nouvelle-Écosse N.-É. NS CA-NS HTML | PDF
13 Nouveau-Brunswick N.-B. NB CA-NB HTML | PDF
24 Québec Qc QC CA-QC HTML | PDF
35 Ontario Ont. ON CA-ON HTML | PDF
46 Manitoba Man. MB CA-MB HTML | PDF
47 Saskatchewan Sask. SK CA-SK HTML | PDF
48 Alberta Alb. AB CA-AB HTML | PDF
59 Colombie-Britannique C.-B. BC CA-BC HTML | PDF
60 Yukon Yn YT CA-YT HTML | PDF
61 Territoires du Nord-Ouest T.N.-O. NT CA-NT HTML | PDF
62 Nunavut Nt NU CA-NU HTML | PDF
Note de bas de page 1

Postes Canada, Provinces et territoires canadiens (site consulté le 1 janvier 2021).

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Note de bas de page 2

Organisation international de normalisation, Liste de codes ISO 3166 (site consulté le 1 janvier 2021).

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Les conventions suivantes sont utilisées pour le système de codage :

  1. Les codes suivent habituellement un tracé en serpentin à partir du coin sud-est de chaque province, territoire ou division de recensement (DR). De cette façon, les codes adjacents représentent normalement des unités géographiques ayant une limite commune. Font exception, la Saskatchewan et l'Alberta, où la numérotation des DR se fait en ligne droite d'est en ouest, retournant à la limite est lorsque la limite ouest est atteinte. Par ailleurs, les réserves indiennes reçoivent des codes de la série 800 au Québec, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique, alors qu'elles sont intégrées au tracé en serpentin des codes de subdivisions de recensement (SDR) dans les autres provinces.
  2. Pour que le système de codage puisse être mis à jour au fil des ans, la numérotation n'est pas séquentielle (sauf pour les DR qui sont plus stables). Les codes attribués à de nouvelles unités géographiques peuvent ainsi être intégrés à la séquence numérique.
  3. Les codes ne sont utilisés qu'une seule fois. Toutefois, un code peut être réutilisé si au moins deux éditions de la classification ont été publiées depuis sa dernière utilisation. Par exemple, un code supprimé en 2006 ne peut être réutilisé avant 2021.
  4. Les parties constituantes d'un code sont conservées dans la mesure du possible. Par exemple, lorsqu'une nouvelle DR est créée, les codes de SDR attribués à l'origine sont conservés si possible.

Dénomination des unités géographiques

Les noms des unités géographiques sont choisis de la façon suivante :

  1. Les noms officiels sont utilisés lorsqu'ils existent. Les noms des municipalités locales et régionales constituées sont tirés des gazettes provinciales et territoriales où sont publiées les lois constitutives pour les nouvelles municipalités et les changements aux municipalités existantes.
  2. Les noms officiels publiés sont retenus tels quels dans la plupart des cas, mais Statistique Canada en corrige plusieurs par souci de cohérence et de clarté. À titre d'exemple de correction apportée, Statistique Canada ne retient que le nom géographique et supprime le genre de la subdivision de recensement (SDR), ainsi Ville de Montréal est le nom officiel, mais Montréal est le nom qui figure dans la CGT.
  3. Six municipalités (c.-à-d. SDR) au Canada ont des noms officiels différents en anglais et en français : Beaubassin East / Beaubassin-est, et Grand Falls / Grand-Sault au Nouveau-Brunswick, et Greater Sudbury / Grand Sudbury, French River / Rivière des Français, The Nation / La Nation, et West Nipissing / Nipissing Ouest en Ontario. Pour les publications en anglais, le nom officiel en anglais est utilisé (c.-à-d. Greater Sudbury); pour les publications en français, le nom officiel en français est utilisé (c.-à-d. Grand Sudbury), et pour les publications bilingues, la forme bilingue est employée avec l'anglais suivi du français (c.-à-d. Greater Sudbury / Grand Sudbury).
  4. La convention d'appellation des régions métropolitaine de recensement (RMR) et des agglomérations de recensement (AR) est fondée sur le nom du principal Centre de population (CTRPOP) ou de la plus grande municipalité au moment de la constitution de la RMR ou de l'AR. Cette règle a été utilisée depuis le Recensement de 1971. Au cours des années, le nom des RMR et des AR est demeuré stable. Les changements les plus importants proviennent des changements de nom des SDR (résultant de dissolutions municipales, d'incorporations et de changements de nom). L'élément clé de la révision de cette règle est la création des lignes directrices pour les demandes de changement de nom de RMR comme décrite ici : Région métropolitaine de recensement (RMR) et agglomération de recensement (AR).
  5. Les autres noms géographiques intraprovinciaux sont créés par Statistique Canada, en collaboration avec les provinces, les territoires et d'autres fonctionnaires fédéraux; par exemple, lors de la création des noms pour la plupart des régions économiques (RE).
  6. Certaines régions statistiques, comme les RMR et les AR, chevauchent les limites provinciales (par exemple, la RMR d'Ottawa–Gatineau). Dans un tel cas, lorsque les données sont présentées pour chacune des parties provinciales, le nom de la province doit accompagner le nom de la région statistique. Pour la RMR d'Ottawa–Gatineau, chaque partie de la RMR sera identifiée comme : Ottawa–Gatineau (partie de l'Ontario) et Ottawa–Gatineau (partie du Québec).
  7. Lorsque le genre de DR ou de SDR (p. ex., comté, village, ville) fait partie du nom légal de la DR ou de la SDR selon la législation provinciale ou territoriale, Statistique Canada utilise la forme linguistique du nom légal. Dans tous les autres cas, lorsque le genre de DR ou de SDR ne fait pas partie intégrante du nom légal, Statistique Canada utilise la langue de la publication. En conséquence, certains genres peuvent figurer en français dans les publications de langue anglaise et en anglais dans les publications de langue française. Par exemple, dans le cas de Lévis, Québec, la législation précise que le nom légal est « la Ville de Lévis ». Ainsi, le genre est indiqué comme étant Ville (V) dans les publications de langue française, Ville (V) dans les publications de langue anglaise et Ville (V) dans les publications bilingues.

En raison de contraintes liées aux systèmes, Statistique Canada est incapable de conserver certains caractères dans les noms géographiques. Par conséquent, il y aura une différence dans la présentation des noms officiels et des noms diffusés dans les produits du recensement. À titre d'exemple, le nom officiel de la RE « Campbellton–Miramichi » sera publié comme suit : « Campbellton--Miramichi ».

Dans les Annexes A et B, les abréviations et désignations normalisées de tous les genres de DR et SDR sont indiquées pour les publications de langue française, de langue anglaise et bilingues.

Changements aux limites municipales, statut et noms

La Liste intérimaire des changements fournit un résumé des modifications apportées aux subdivisions de recensement (SDR) tel que les changements aux limites municipales ou au noms, qui sont entrés en vigueur du 2 janvier 2016 au 1er janvier 2021. Cette liste rend compte des modifications qui ont été traitées par Statistique Canada à partir des renseignements reçus. Par conséquent, elle ne renferme peut-être pas toutes les modifications apportées durant la période.

La CGT 2021 présente les régions géographiques normalisées telles qu'elles existaient au 1er janvier 2021. Elle incorpore tous les changements au niveau des municipalités qui ont été apportés à cette date ou avant et qui ont été transmis à Statistique Canada avant le printemps de 2021.

L'information reçue après le printemps de 2021 n'est pas incluse et il est fort possible que les autorités provinciales et territoriales relèvent de légères différences entre la CGT et leurs propres registres officiels.

Tous les cinq ans, des centaines de changements sont apportés aux limites, aux codes, aux noms ou aux genres des SDR. Des changements sont aussi apportés périodiquement au niveau de la division de recensement. La plupart des changements proviennent de la législation provinciale (lois révisées et lois spéciales), les changements concernant les réserves indiennes proviennent du ministère des Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC) : anciennement Affaires autochtones et du Nord Canada (AANC), et d'autres changements proviennent de Statistique Canada.

Les changements imposés par une loi entrent en vigueur à la date prévue par cette loi. Les autres changements sont apportés au début de l'année, le plus souvent le 1er janvier de l'année de référence de la CGT.

La publication de la Classification géographique type se fait tous les cinq ans et coïncide avec le recensement de la population. Un aussi long blocage de la géographie d'une série statistique représente, pour la plupart des applications statistiques, un compromis acceptable entre la stabilité et l'actualité. Des observations à intervalles de cinq ans se prêtent bien à l'analyse des tendances historiques et ne faussent pas trop les séries courantes à ce niveau.

Présentation de la classification et cartes connexes

La Classification géographique type (CGT) 2021 a été divisée en deux produits distincts :

La présentation de base de la classification comprenant des tableaux qui illustrent les diverses catégories figure dans le volume I. Des cartes illustrent les limites des différentes régions géographiques, décrivant de ce fait les limites de chaque classe dans la classification. Les cartes figurent dans le Volume I et dans le Volume II de la classification.

Volume I, La classification

Le volume I est celui qui présente les fondements du système de classification des unités géographiques. Il décrit la CGT 2021 qui comprend quatre niveaux de régions géographiques :

  1. Région géographique du Canada
  2. Province ou territoire
  3. Division de recensement
  4. Subdivision de recensement

La CGT est la pièce maîtresse de la classification puisqu'il s'agit d'une liste complète de ses unités géographiques. C'est à partir de ces unités que toutes les autres régions géographiques normalisées sont constituées. La CGT donne le code, le nom et le genre de chaque subdivision de recensement (SDR).

Le volume I comprend également une description des variantes de la classification qui présentent les régions métropolitaines de recensement (RMR), les agglomérations de recensement (AR), les zones d'influence métropolitaine de recensement (ZIM), les régions économiques (RE), Nord et Sud, les régions agricoles de recensement (RAR) et les subdivisions de recensement unifiées (SRU), et les montre selon diverses configurations pour les rendre plus faciles à consulter et à comprendre. L'introduction fournit des données de base et expose les contextes des unités géographiques types.

Volume II, Les cartes de référence

Ce produit contient une série de vingt-trois cartes indiquant les limites des divisions de recensement (DR), des subdivisions de recensement (SDR), des régions métropolitaines de recensement (RMR) et des agglomérations de recensement en date du 1er janvier 2021. Les limites sont tracées sur des fonds de carte qui comprennent déjà les cours d'eau. Les cartes indiquent le nom et le code de chaque SDR et le code des DR et des RMR/AR.

Sont aussi comprises quatre cartes du Canada, montrant :

  1. Les limites des DR
  2. L'emplacement des RMR et des AR
  3. La distribution spatiale des SDR parmi les RMR, les AR, les zones d'influence métropolitaine de recensement (ZIM), et les territoires
  4. Les limites des régions économiques (RE) avec leurs DR composantes

Un index aux cartes de référence des DR et SDR est également inclus.

Documents de référence

  1. Classification géographique type (CGT)
  2. Liste intérimaire des changements aux limites municipales, statut et noms, no 92F0009X au catalogue
  3. Dictionnaire, Recensement de la population, définitions géographique de 2021.

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