Répercussions des événements météorologiques extrêmes et des catastrophes naturelles
En 2023, 23 % des ménages canadiens ont déclaré avoir vécu un événement météorologique extrême ou une catastrophe naturelle. Les ménages de la Nouvelle-Écosse (48 %), de l'Alberta (36 %) et de l'Île-du-Prince-Édouard (33 %) étaient les plus susceptibles de déclarer cela, alors que ceux du Québec (17 %) étaient les moins susceptibles.
Parmi les ménages ayant déclaré avoir vécu un événement météorologique extrême ou une catastrophe naturelle, le type d'événement le plus souvent déclaré était une mauvaise qualité de l'air (58 %). Ce type d'événement était le plus fréquemment déclaré en Alberta (85 %), en Saskatchewan (76 %), en Colombie-Britannique (70 %), au Manitoba (57 %), en Ontario (56 %) et au Québec (45 %). Près d'un tiers (31 %) des ménages de la Colombie-Britannique et un peu plus du quart (26 %) de ceux de l'Alberta ont déclaré avoir vécu un feu de forêt ou un feu de broussaille. Parallèlement, 52 % des ménages de l'Île-du-Prince-Édouard et 44 % de ceux de la Nouvelle-Écosse ont déclaré avoir vécu un ouragan. À Terre-Neuve-et-Labrador, 7 ménages sur 10 ont déclaré avoir vécu une tempête hivernale.
La répercussion d'un événement météorologique extrême la plus souvent déclarée était une mauvaise qualité de l'air (58 %), suivie d'une panne de courant d'une durée de moins de 24 heures (46 %). Environ 15 % des ménages touchés par un événement météorologique extrême ont déclaré que leur logement avait subi des dommages, et les ménages des provinces maritimes sont ceux qui ont le plus fréquemment déclaré ce type de répercussion. Les ménages des provinces maritimes ont également déclaré plus souvent des pertes de courant de plus de 24 heures et ont plus souvent déclaré avoir eu à jeter de la nourriture (Nouvelle-Écosse, 32 %; Île-du-Prince-Édouard, 28 %). Des fermetures de routes ont également été déclarées par 31 % des ménages de Terre-Neuve-et-Labrador, 23 % des ménages de l'Île-du-Prince-Édouard, 32 % des ménages de la Nouvelle-Écosse et environ 17 % des ménages du Nouveau-Brunswick.
Parmi les ménages touchés par un événement météorologique extrême, 34 % ont déclaré s'être remis de l'événement le jour même, 42 % ont déclaré avoir eu besoin de plusieurs jours pour s'en remettre, 14 % ont indiqué avoir eu besoin de plusieurs semaines et 4 %, de plusieurs mois. Par ailleurs, 4 % de ces ménages ont déclaré qu'ils ne s'étaient pas encore remis de l'événement au moment de l'interview.
Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux envoient des alertes météorologiques et des alertes concernant d'autres situations potentiellement dangereuses au moyen de plusieurs méthodes de communication. Dans l'ensemble, un peu moins de la moitié (46 %) des ménages canadiens touchés par un événement météorologique extrême ont déclaré avoir reçu une alerte, et ce sont ceux de l'Alberta (55 %), de la Nouvelle-Écosse (50 %), de l'Île-du-Prince-Édouard (48 %) et de l'Ontario (46 %) qui ont déclaré cela le plus fréquemment. Les ménages ont le plus souvent déclaré avoir reçu une alerte de 1 à 7 jours d'avance (38 %) ou de 1 à 24 heures d'avance (31 %). Parmi les ménages qui ont reçu une alerte, la moitié (51 %) ont déclaré l'avoir reçue par téléphone, 46 % ont déclaré l'avoir vue à la télévision, 33 % ont déclaré l'avoir entendue à la radio et 31 %, sur les médias sociaux. De plus, un quart des ménages ont reçu une alerte d'une application.
Chats de compagnie
La perte d'oiseaux donne lieu à une diminution de la biodiversité. Selon certaines recherches, environ 2 à 7 % des oiseaux dans le sud du Canada sont tués par des chats chaque année, et la plupart du temps, par des chats sauvages. Néanmoins, la prédation par les chats de compagnie est probablement la plus importante source de mortalité chez les oiseaux au Canada qui est liée à l'humain. En 2023, 1 ménage canadien sur 5 (21 %) a déclaré avoir au moins un chat de compagnie. Les ménages de l'Atlantique et du Québec étaient plus susceptibles de déclarer avoir un chat de compagnie que ceux des autres provinces.
Les ménages ayant un seul chat étaient un peu plus courants (12 % de tous les ménages) que ceux en ayant plusieurs (9 %). Plus du tiers (37 %) des ménages ayant des chats les laissaient aller dehors, et la majorité (67 %) d'entre eux le faisait tous les jours.
Morts d'oiseaux au Canada attribuables aux chats
Selon une étude de 2013, environ 100 à 350 millions d'oiseaux sont tués par des chats chaque année au Canada, ce qui représente environ 2 à 7 % de la population d'oiseaux dans le sud du pays. Dans le cadre de l'étude, on a estimé le nombre de chats de compagnie (urbains et ruraux) et de chats sauvages au Canada, ainsi que le nombre d'oiseaux tués par chaque groupe. Les estimations indiquent que les chats sauvages représentent environ 25 % de la population totale de chats au Canada, alors qu'ils sont à l'origine de 59 % de toutes les morts d'oiseaux attribuables aux chats. Le nombre de morts d'oiseaux attribuables aux chats est probablement plus élevé que celui des autres morts d'oiseaux attribuables à l'humain, y compris celles attribuables à des collisions avec les bâtiments, des voitures et des lignes de transport d'électricité.
Source : Blancher, P. 2013. Estimated number of birds killed by house cats (Felis catus) in Canada. Avian Conservation and Ecology 8 (2) : 3. http://dx.doi.org/10.5751/ACE-00557-080203 (lien en anglais seulement).
Objectifs de développement durable
Le 1er janvier 2016, des pays du monde entier ont officiellement commencé à mettre en œuvre le Programme de développement durable à l'horizon 2030, le plan d'action des Nations Unies axé sur la transformation qui vise à relever des défis mondiaux urgents au cours des 15 années suivantes. Ce plan se fonde sur 17 objectifs précis de développement durable.
L'Enquête sur les ménages et l'environnement est un exemple de la manière dont Statistique Canada appuie le suivi des progrès relatifs aux objectifs mondiaux de développement durable. Le présent communiqué contribuera à mesurer les objectifs suivants :
Note aux lecteurs
L'Enquête sur les ménages et l'environnement (EME) vise à obtenir auprès des ménages canadiens des renseignements à propos de leurs activités et de leurs comportements à l'égard de l'environnement. L'enquête porte sur un vaste éventail de sujets, comme la consommation et la conservation de l'eau et de l'énergie, les produits dangereux utilisés à la maison ainsi que les interactions du ménage avec la nature. Les données de l'enquête sont utilisées par les gouvernements pour orienter les politiques et les programmes, les chercheurs s'en servent pour en savoir davantage sur les Canadiennes et Canadiens et les personnes les utilisent pour savoir comment elles se comparent à celles résidant ailleurs au pays.
L'EME de 2023 a été menée auprès d'environ 64 800 ménages.
La population cible de l'EME de 2023 comprenait les ménages des 10 provinces du Canada. Les ménages exclus de l'enquête sont ceux situés au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut, ceux situés dans des réserves et d'autres peuplements autochtones des provinces ainsi que ceux situés dans les bases des Forces canadiennes, des établissements et des logements collectifs.
L'EME a été réalisée pour la première fois en 1991, puis elle a été menée en 1994 et en 2006. À partir de 2007, elle a été menée tous les deux ans. Certaines variables environnementales du premier cycle de l'enquête sont encore mesurées aujourd'hui, mais de nombreux nouveaux thèmes ont été ajoutés au fil du temps.
Référence
Tableaux de données : Accès aux tableaux les plus récents.
- Note : certains tableaux de données peuvent être mieux visualisés sur un ordinateur de bureau.
Définitions, source de données et méthodes : numéro d'enquête 3881.
Communiqué précédent : Enquête sur les ménages et l'environnement, 2021.
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