Les produits et documents de référence relatifs au Recensement de l'environnement sont destinés à appuyer l'utilisation des données et à fournir des sources d'information supplémentaires à nos utilisateurs.
Comptabilité économique et environnementale
La comptabilité des écosystèmes est un cadre permettant de faire le suivi de l'étendue, de la condition et des services des écosystèmes au fil du temps.
Les données du Recensement de l'environnement sont agrégées et présentées pour différentes régions géographiques, et l'accent est mis sur les limites écologiques et hydrologiques :
Pour obtenir des renseignements sur la Classification géographique type, la Classification des centres de population et des régions rurales ainsi que d'autres classifications, consultez la page des classifications géographiques.
Méthodes et documentation
Cela comprend de la documentation et des documents techniques qui décrivent les méthodes ou fournissent un cadre pour l'élaboration de comptes écosystémiques dans le cadre du Recensement de l'environnement. Les comptes écosystémiques permettront de mesurer l'étendue et les conditions des écosystèmes, ainsi que les services qu'ils fournissent, tout en assurant la conformité à la norme de comptabilité économique et environnementale reconnue à l'échelle internationale.
Le recensement de l'environnement produit des données qui peuvent servir à l'établissement de rapports pour les cadres d'indicateurs pertinents suivants :
Le recensement de l'environnement fournira des informations sur l'étendue, l'état et les services fournis par plusieurs types d'écosystèmes au Canada. Sur cette page, vous trouverez les dernières informations du Recensement de l'environnement par thème. Pour une liste complète de tous nos produits, cliquez ci-dessous sur "Tous les produits de données".
Les agroécosystèmes sont des mosaïques de différentes couvertures terrestres et utilisations des terres, et comprennent les terres dédiées aux cultures annuelles et aux cultures pérennes ainsi que les pâturages et les habitats semi-naturels. Ces écosystèmes aménagés procurent des services écosystémiques essentiels, qui contribuent à fournir de la nourriture pour les humains et le bétail, tout en fournissant un habitat pour diverses espèces, des services de régulation du climat, des espaces pour les loisirs et un soutien au patrimoine culturel.
Les services écosystémiques désignent les avantages qu'offre la nature. Ils comprennent le stockage du carbone, la protection contre les tempêtes et les inondations côtières, le maintien de la quantité et de la qualité de l'eau, la fourniture d'aliments et d'habitats ainsi que le soutien aux activités culturelles et récréatives. Les bénéficiaires comprennent les entreprises, les gouvernements et les ménages qui bénéficient des services écosystémiques.
La disponibilité de l'eau dans l'environnement varie d'une année, d'une saison et d'une région du pays à l'autre. Le suivi de l'apport en eau, une estimation des ressources renouvelables en eau, fournit des renseignements qui permettent de comprendre la demande en eau destinée à l'utilisation humaine ainsi que les besoins des écosystèmes, par rapport aux ressources disponibles.
Les écosystèmes océaniques et côtiers abritent une vie marine diversifiée et jouent un rôle essentiel pour ce qui est de protéger les côtes, stocker le carbone et servir de nourricerie à de nombreuses espèces de poissons. Les écosystèmes océaniques et côtiers comprennent les zones océaniques par classe de profondeur; les écosystèmes côtiers, comme les marais salés, les herbiers marins et les forêts de varech; et les écosystèmes du plancher océanique classés par zone de récifs de corail et d'éponges, type de substrat et classe topographique.
Les marais salés sont des terres humides côtières qui constituent un lien important entre les milieux terrestres et marins. Des marais salés sains offrent des avantages, comme la régulation du climat et la protection côtière contre les tempêtes et les inondations, et ils constituent l'habitat de nombreuses espèces végétales et animales.
Les écosystèmes urbains sont un type d'écosystème où les gens vivent et travaillent et qui fait l'objet d'une utilisation intensive. Les zones habitées sont les endroits où les écosystèmes naturels sont les plus modifiés et où la demande de services écosystémiques est la plus concentrée. L'expansion des zones urbaines sur les territoires adjacents a une grande incidence sur le milieu environnant.
Les écosystèmes, comme les forêts, les montagnes, les prairies, la toundra, les lacs et les rivières, les zones océaniques et côtières ainsi que les villes font partie intégrante du Canada et sont une source de richesse et de biodiversité pour notre pays.
Le Recensement de l'environnement de Statistique Canada vise à suivre la taille et la santé de ces écosystèmes. Il permet également de mesurer les services écosystémiques , comme la nourriture, l'air pur, l'eau propre, le stockage du carbone, l'atténuation des catastrophes naturelles, l'habitat faunique et les possibilités de loisirs. Ainsi, tous ont accès à de l'information sur la valeur écosystémique et les avantages que procurent les écosystèmes à l'économie et au bien-être.
Le Recensement de l'environnement a pour objectif de brosser un tableau complet et facilement accessible des relations complexes entre les écosystèmes, l'économie, la société et le bien-être humain. Statistique Canada donne actuellement accès à un vaste éventail de renseignements économiques et socioéconomiques. Le suivi continu des données sur les écosystèmes au fil du temps est plus récent. Le Recensement de l'environnement jette les bases de la communication des données sur les écosystèmes en réunissant des renseignements sur l'environnement provenant de nombreuses sources, y compris les données d'observation de la Terre obtenues par satellite.
Le fait de rendre compte de l'étendue et de l'état des écosystèmes au Canada et de fournir des renseignements sur les services qu'ils offrent permet d'aider la population canadienne à prendre des décisions éclairées sur les écosystèmes et le capital naturel.
Description - Image des comptes écosystémiques
Les différents types d'écosystèmes du Canada, pour lesquels des renseignements seront produits dans le cadre du Recensement de l'environnement, sont illustrés. L'image, intitulée « Types d'écosystèmes », est celle d'une surface tridimensionnelle sur laquelle sont illustrés les différents types d'écosystèmes, chacun relié à une étiquette, sur laquelle figure le nom de l'écosystème. À partir du coin supérieur gauche puis en se déplaçant dans le sens antihoraire, les types d'écosystèmes suivants sont présentés :
Zones océaniques et côtières, représentées par de l'eau bleue sur laquelle navigue un bateau;
Zones urbaines, représentées par des gratte-ciel et des immeubles de hauteur moyenne (immeubles gris et bleus accompagnés d'une végétation urbaine et d'un paysage de rue), de petits bâtiments résidentiels (petites maisons individuelles à toits rouges entourées de végétation urbaine) et des rues;
Étendues d'eau douce, représentées par un cours d'eau turquoise;
Zones agricoles, représentées par un pâturage et des bâtiments agricoles;
Prairies et zones de végétation arbustive, représentées par un paysage vert sans relief, parsemé d'arbustes;
Milieux humides, représentés par un étang bleu entouré de végétation;
Forêts, représentées par un regroupement de conifères et d'arbres feuillus;
Terres stériles et zones de végétation clairsemée, représentées par un paysage rocheux de couleur grise parsemé de parcelles de verdure;
Neige permanente et glaciers, représentés par des montagnes de couleur grise aux sommets enneigés.
Dans un tableau sous l'image, les différentes facettes de la comptabilité des écosystèmes au Canada sont présentées et expliquées. Le texte se lit comme suit :
Étendue : Estimations de la superficie et de l'emplacement des écosystèmes.
Condition : Estimations de la santé des écosystèmes en fonction de diverses caractéristiques déterminantes.
Services écosystémiques : Estimations de la contribution des écosystèmes à la société.
Bénéficiaires : Utilisateurs et bénéficiaires des services écosystémiques, y compris les entreprises, les gouvernements et les ménages.
Produits : Tableaux, profils régionaux, outils interactifs de cartographie, fichiers géospatiaux et articles analytiques.
Normes : Normes statistiques rigoureuses et niveau élevé de gouvernance des données.
Évolution prévue du Recensement de l'environnement
Au cours des prochaines années, le Recensement de l'environnement fournira des renseignements sur l'étendue et l'état des écosystèmes partout au Canada, y compris les zones terrestres, les zones d'eau douce et les zones marines. Ils engloberont les systèmes utilisés de façon intensive, comme les régions urbaines et les paysages agricoles, ainsi que les régions naturelles et semi-naturelles, comme les herbiers marins, les terres humides côtières, les forêts, les prairies et les tourbières.
Collecte et intégration des données
Le Recensement de l'environnement fait référence à la création, à la collecte, à la compilation et à l'analyse systématiques et exhaustives des données relatives aux écosystèmes au Canada. Et tout ça, sans questionnaire!
Les sources d'information comprennent des ensembles de données sur l'observation de la Terre et la surveillance de l'environnement, mis à la disposition du grand public et provenant d'autres ministères (dont Environnement et Changement climatique Canada, Ressources naturelles Canada, Agriculture et Agroalimentaire Canada et Pêches et Océans Canada), ainsi que d'autres partenaires et organismes clés. Le Recensement de l'environnement ne compte pas de période de référence ni de période de collecte, car les ensembles de données pertinents sont associés à des périodes et à des fréquences différentes. Bon nombre de ces ensembles de données sont en cours d'intégration.
Accès aux données
De nouveaux produits du Recensement de l'environnement seront offerts régulièrement par l'intermédiaire de ce portail. Des tableaux de données, des infographies, des outils de cartographie et des articles analytiques seront produits. Au fur et à mesure que le programme prendra de l'expansion, d'autres données seront intégrées.
Pour comprendre les écosystèmes au Canada, il est essentiel de donner accès à des renseignements spatiaux détaillés ainsi qu'à des données régionales. Des fichiers de données spatiales (comme des fichiers de formes et des fichiers matriciels) seront accessibles, ce qui permettra aux utilisateurs spécialisés de tirer parti des données écosystémiques intégrées produites dans le cadre de ce programme.
Normes internationales, gouvernance et mobilisation
Nous maintenons des normes élevées au chapitre de la gouvernance des données et collaborons avec des partenaires autochtones et des intervenants pour répondre aux besoins stratégiques. Le Recensement de l'environnement fournira le cadre statistique et spatial nécessaire pour suivre nos progrès à l'égard de l'atteinte d'objectifs nationaux et internationaux, y compris ceux établis dans le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal qui orientent les mesures pour préserver et protéger la nature et les services essentiels qu'elle procure aux gens.
Foire aux questions
Qu'est-ce qui fait du Recensement de l'environnement un recensement?
Le terme « recensement » dans le contexte du Recensement de l'environnement fait référence à la création, à la collecte, à la compilation et à l'analyse systématiques et exhaustives des données relatives aux biens et aux services écosystémiques. Le Recensement de l'environnement mesurera les écosystèmes au moyen de données provenant de nombreuses sources différentes, y compris des données d'observation de la Terre obtenues par satellite, afin de produire des ensembles de données intégrés sur les écosystèmes et de nouvelles perspectives sur les services fournis par la nature.
Quelle est la portée du Recensement de l'environnement?
Le Recensement de l'environnement recueillera des renseignements sur l'étendue des écosystèmes, rendra compte de leur état et déterminera les flux de services écosystémiques et les bénéficiaires de ces services. Ces renseignements seront publiés sous forme de produits statistiques de grande qualité et seront accessibles sur le présent site Web. Par exemple, voici une illustration pour les zones urbaines.
Comment le Recensement de l'environnement répond-il aux besoins en matière de données environnementales au profit de la population canadienne?
Le programme vise à coupler des données sur les écosystèmes à des renseignements socioéconomiques, ce qui permettra de présenter les liens entre les écosystèmes, le bien-être humain et l'économie. Il soutient les efforts que le gouvernement déploie pour lutter contre les répercussions des changements climatiques sur les collectivités partout au Canada et rendre compte des progrès réalisés par rapport aux objectifs associés au Cadre mondial de la biodiversité.
Statistique Canada produit-il d'autres renseignements environnementaux?
Le Recensement de l'environnement met l'accent sur le suivi des changements des écosystèmes et des services écosystémiques au fil du temps. D'autres données environnementales sont également accessibles à partir des enquêtes et des comptes de Statistique Canada. Pour trouver une panoplie de renseignements, y compris des données sur les déchets solides et le recyclage, l'utilisation de l'eau et les eaux usées, les émissions de gaz à effet de serre, les technologies propres, les pratiques environnementales des ménages ou les dépenses et les taxes environnementales, consultez le portail Statistiques sur l'environnement (statcan.gc.ca).
Il y a 150 ans, un grade universitaire était décerné à une femme pour la première fois au CanadaNote de bas de page 1. En 2021, plus de 9 millions de femmes âgées de 15 ans et plus avaient obtenu un certificat, diplôme ou grade postsecondaireNote de bas de page 2.
Les jeunes femmes sont particulièrement scolarisées; plus de 3 femmes sur 4 (76,3 %) âgées de 25 à 34 ans détenaient un certificat, diplôme ou grade postsecondaire en 2021, par rapport à 66,1 % des hommes de ce groupe d’âgeNote de bas de page 3. Chez les jeunes femmes, des variations sont observées en fonction de différentes caractéristiques. Par exemple, les jeunes femmes raciséesNote de bas de page 4 (81,7 %), surtout les jeunes femmes chinoises (89,5 %), sont particulièrement susceptibles d’être titulaires d’un certificat, diplôme ou grade postsecondaireNote de bas de page 5.
Même si les femmes sont sous-représentées parmi les titulaires d’un doctorat au Canada, leur représentation a augmenté au fil du temps. En 2021, 40,7 % des titulaires d’un doctorat au Canada étaient des femmes, par rapport à 31,6 % en 2006Note de bas de page 6.
Durant la période allant de 2010-2011 à 2022-2023, le nombre de femmes inscrites à des programmes en STIM a progressé de 62,0 % pour passer de 141 171 femmes à 228 708. À titre de comparaison, le nombre d’hommes inscrits à des programmes en STIM a augmenté de 44,0 % au cours de la même période pour passer de 249 834 hommes à 359 763. Malgré la hausse, les femmes représentaient moins des deux cinquièmes (38,9 %) de toutes les personnes inscrites à des programmes en STIM en 2022-2023Note de bas de page 7Note de bas de page 8.
La place des femmes dans l’économie
La participation des femmes au marché du travail a augmenté considérablement dans les dernières décennies. En 2024, 85,1 % des femmes de 25 à 54 ans faisaient partie de la population active par rapport à un peu plus de 1 femme sur 2 (52,3 %) en 1976Note de bas de page 9.
De 1976 à 2024, la proportion de femmes âgées de 25 à 54 occupant un emploi à temps plein (par rapport à un emploi à temps partiel) a également progressé pour passer de 77,6 % à 84,6 %. Malgré la croissance, les femmes continuent d’être plus susceptibles que les hommes de travailler à temps partiel et en 2024, elles représentaient 70,2 % de l’ensemble des personnes travaillant à temps partielNote de bas de page 10.
Au premier trimestre de 2025, les entreprises appartenant majoritairement à des femmesNote de bas de page 11 représentaient près de 1 entreprise sur 5 (19,5 %) dans le secteur privé au Canada, en hausse de 1,9 point de pourcentage par rapport au premier trimestre de 2024 (17,6 %)Note de bas de page 12.
Les femmes fournisseuses de soins
En 2022, les femmes (44 %) étaient plus susceptibles que les hommes (40 %) d’indiquer avoir prodigué des soins non rémunérés à des enfants de moins de 15 ans ou à des adultes de 15 ans et plus ayant un problème de santé à long terme ou une incapacité au cours des 12 mois précédentsNote de bas de page 13.
Selon l’Enquête sur l’emploi du temps, les femmes âgées de 15 ans et plus ont consacré en moyenne 3,7 heures par jour à des activités non rémunérées — en majeure partie des travaux ménagers non rémunérés — en 2022, comparativement à 2,6 heures par jour chez les hommesNote de bas de page 14.
Les femmes, le leadership et la participation démocratique
En 1969, une première femme a été nommée juge à la cour supérieure au CanadaNote de bas de page 15. En 2023, près de la moitié (46,7 %) de l’ensemble des juges nommés par le gouvernement fédéral au Canada étaient des femmesNote de bas de page 16Note de bas de page 17.
En 2023, les femmes représentaient 36,3 % des membres du personnel policier (équivalent temps plein) au Canada, ce qui représente le double de la proportion (17,7 %) observée en 1986Note de bas de page 18.
Note aux lecteurs
Des données et des renseignements supplémentaires sur les femmes et l’égalité des genres se trouvent dans les nouveaux tableaux interactifs du Carrefour de statistiques sur le genre, la diversité et l’inclusion.
Étant donné la petite taille de la population non binaire, il est parfois nécessaire d’agréger les données dans une variable sur le genre à deux catégories pour protéger la confidentialité des réponses. Dans ces cas, les personnes de la catégorie « personnes non binaires » sont réparties dans les deux autres catégories de genre. Dans le texte, sauf indication contraire, la catégorie « hommes » comprend les hommes de même que certaines personnes non binaires, alors que la catégorie « femmes » comprend les femmes de même que certaines personnes non binaires. Un feuillet d’information sur les concepts de genre intitulé « Combler les lacunes : renseignements sur le genre dans le cadre du Recensement de 2021 » est disponible.
Les données du Recensement ont montré que la proportion de locuteurs de langues autochtones qui ont appris la langue comme langue seconde a augmenté pour passer de 25,7 % en 2016 à 29,5 % en 2021. La proportion restante de locuteurs (70,5 %) ont appris leur langue autochtone comme langue maternelle. (Familles de langues autochtones au Canada : nouveaux rapports du Recensement de la population de 2021)
Environ 18 % des membres des Premières Nations vivant hors réserve, 16 % des Métis et 40 % des Inuit ont voyagé hors de leur communauté pour avoir accès à des services de soins de santé au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête de 2024. (Accès aux soins de santé et expériences connexes des peuples autochtones, 2024)
En 2024, les services de soins de santé qui soutiennent les remèdes traditionnels et les pratiques de guérison et de mieux-être autochtones au sein du système de santé canadien étaient très importants ou assez importants pour les membres des Premières Nations vivant hors réserve (86 %), les Inuit (82 %) et les Métis (70 %). (Accès aux soins de santé et expériences connexes des peuples autochtones, 2024)
Économie
En 2022, le revenu intérieur brut (RIB) des Autochtones a atteint 60,2 milliards de dollars, en hausse de 9,8 % par rapport à 2021. Cela représentait 2,3 % du RIB total du Canada. Le secteur des arts, des spectacles et des loisirs (+30,6 %) a enregistré la croissance la plus marquée, suivi de celui de l'extraction minière, de l'exploitation en carrière et de l'extraction de pétrole et de gaz (+21,1 %). Ensemble, ces secteurs étaient à l'origine de 6,8 % du RIB des Autochtones. (Compte économique des peuples autochtones, 2022)
En 2024, environ 6 membres des Premières Nations vivant hors réserve sur 10 (59 %) et des proportions semblables de Métis (58 %) et d'Inuit (62 %) ont déclaré que la hausse des prix a causé un stress supplémentaire dans leur ménage et leurs relations au cours des six derniers mois. (Répercussions de la hausse des prix sur le bien-être des Autochtones, 2024)
En 2024, la hausse des coûts, tels que ceux de l'essence, des munitions ou de l'équipement, a limité la capacité de chasser, de pêcher ou de piéger pour 17 % des membres des Premières Nations vivant hors réserve, 14 % des Métis et 32 % des Inuit. De plus, 61 % des membres des Premières Nations vivant hors réserve, 59 % des Métis et 64 % des Inuit ont déclaré que la hausse des prix avait limité la quantité d'aliments sains et nutritifs qu'ils ont pu acheter au cours des six mois précédents. (Répercussions de la hausse des prix sur le bien-être des Autochtones, 2024)
Emploi et éducation
Près de 886 000 emplois au Canada étaient occupés par des Autochtones en 2022, en hausse de 4,4 % par rapport à l'année précédente. Près de 1 emploi sur 22 au Canada était occupé par des personnes autochtones. (Compte économique des peuples autochtones, 2022)
Les métiers les plus souvent choisis par les compagnons autochtones étaient ceux d'électriciens (15 %), de charpentiers-menuisiers (10 %) et de soudeurs (8 %), alors que ceux choisis le plus souvent par les compagnes autochtones étaient ceux de coiffeuses (40 %) et de cuisinières (12 %). (Compagnons et compagnes autochtones : tendances et caractéristiques socioéconomiques, 2010 à 2020)
En 2021-2022, les femmes des Premières Nations (72 %), les femmes métisses (65 %) et les femmes inuites (69 %) étaient plus susceptibles de s'inscrire à des programmes menant à un grade de premier cycle que leurs homologues masculins (hommes des Premières Nations 28 %; hommes métis 35 %; hommes inuits 31 %). Les femmes autochtones, peu importe leur identité autochtone, étaient également plus susceptibles que les femmes non autochtones (59 %) de s'inscrire aux mêmes programmes. (Faits saillants sur les nouveaux inscrits autochtones aux études postsecondaires)
Plus de 80 origines ethniques ou culturelles asiatiques ont été déclarées lors du Recensement de 2021, ce qui met en évidence la grande contribution des personnes ayant des origines asiatiques à la diversité ethnoculturelle du Canada.
En 2021, environ 7 millions de personnes au Canada ont déclaré avoir une origine ethnique ou culturelle asiatique, soit comme réponse unique, soit en combinaison avec d'autres origines, ce qui représentait 19,3 % de la population canadienne.
Les 10 origines asiatiques les plus fréquemment déclarées étaient les suivantes : chinoise, indienne, philippine, pakistanaise, pendjabie, vietnamienne, asiatique (sans autres indications), coréenne, libanaise et iranienne.
Caractéristiques démographiques
En 2021, les personnes déclarant avoir des origines asiatiques au Canada avaient un âge médian plus jeune (34,4 ans) par rapport à la population totale (41,2 ans). Parmi les origines asiatiques les plus fréquemment déclarées (par au moins 50 000 personnes), les personnes d'origine afghane avaient l'âge médian le plus bas (28,4 ans), suivies des personnes d'origine syrienne (28,6 ans) et des personnes d'origine pakistanaise (29,4 ans). Les trois origines asiatiques les plus fréquemment déclarées, à savoir les origines indienne, philippine et chinoise, affichaient respectivement un âge médian de 32,8 ans, 35,6 ans et 38,8 ans.
En 2021, le ménage familial comptant un couple était le type de ménage le plus courant (57,3 %) chez les personnes déclarant avoir des origines asiatiques. Parmi les origines asiatiques les plus fréquemment déclarées, la proportion de personnes vivant dans ce type de ménage variait de 38,5 % pour les personnes d'origine pendjabie à 71,6 % pour les personnes d'origine syrienne. Plus de la moitié des personnes d'origine chinoise (57,9 %), d'origine philippine (56,4 %) et d'origine indienne (51,5 %) vivaient dans un ménage familial comptant un couple.
Certains groupes d'origine asiatique étaient plus susceptibles de vivre dans un ménage multigénérationnel que l'ensemble de la population (6,6 %). Ce type de ménage était le plus courant parmi les personnes d'origine sud-asiatique (19,4 %). Notamment, près du tiers des personnes d'origine pendjabie (32,5 %) vivaient dans un ménage multigénérationnel.
Géographie
Plus de la moitié (50,9 %) de la population ayant déclaré avoir une origine asiatique vivait en Ontario, 21,3 % vivaient en Colombie-Britannique et 12,2 %, en Alberta.
Vancouver était la région métropolitaine de recensement (RMR) où la proportion de la population déclarant être d'origine asiatique était la plus élevée, suivie de Toronto (43,6 %) et de Calgary (29,2 %).
Certaines régions métropolitaines se distinguent en affichant une proportion relativement importante de leur population déclarant avoir une origine asiatique précise. Par exemple, Vancouver (18,2 %) et Toronto (10,9 %) étaient les RMR qui comptaient les plus fortes proportions de la population ayant des origines chinoises. Abbotsford-Mission (14,3 %) était la RMR comptant la plus forte proportion de personnes d'origine indienne, suivie de Toronto (9,4 %) et de Vancouver (8,2 %). Winnipeg (9,9 %) et Red Deer (7,6 %) comptaient une forte proportion de personnes d'origine philippine.
Statut de génération
Plus des deux tiers (69,5 %) des personnes ayant déclaré avoir une origine asiatique sont nées à l'extérieur du Canada (première génération), tandis qu'un peu plus du quart (25,9 %) sont nées au Canada et avaient au moins un parent né à l'étranger (deuxième génération).
Les origines asiatiques les plus fréquemment déclarées par l'ensemble des générations reflètent à la fois les tendances d'immigration récentes et historiques. Parmi les origines asiatiques les plus fréquemment déclarées, les origines iranienne (81,3 %), perse (78,0 %) et coréenne (77,2 %) étaient celles qui présentaient la plus forte proportion de personnes nées à l'extérieur du Canada. Les origines libanaise (36,9 %), vietnamienne (36,7 %) et sri-lankaise (34,1 %) étaient celles présentant la plus grande part de personnes de deuxième génération dans leur population. Les origines asiatiques japonaise (32,8 %) et libanaise (20,5 %) étaient celles présentant la plus grande part de la population née au Canada et ayant des parents nés au Canada (troisième génération).
Immigration
Depuis 2006, l'Asie est le continent de naissance de la plupart des immigrants vivant au pays. En 2021, un peu plus de la moitié (51,5 %) de tous les immigrants au Canada étaient nés en Asie.
La proportion d'immigrants nés en Asie parmi les immigrants récents a atteint un niveau record de 62,0 % chez les immigrants récents admis de 2016 à 2021. En 1971, 12,1 % des immigrants récents étaient originaires d'Asie.
En 2021, 6 des 10 principaux pays de naissance des immigrants récents étaient des pays asiatiques : l'Inde, les Philippines, la Chine, la Syrie, le Pakistan et l'Iran.
Les populations noires constituent le troisième groupe racisé en importance au Canada (1,55 million de personnes en 2021) et font partie de celles affichant la plus forte croissancede bas de page 1. En 2025, elles demeuraient le deuxième groupe racisé en importance au sein de la population active canadiennede bas de page 2. Le fait d'examiner la diversité au sein des populations noires, notamment les différences liées au genre, au statut d'immigrant, au statut de génération et à l'incapacité, peut fournir des renseignements précieux concernant les expériences variées sur le marché du travail et les défis rencontrés, en plus d'appuyer la deuxième Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine, qui s'étend de 2025 à 2034.
Populations noires sur le marché du travail canadiende bas de page 3
Les populations noires forment 5,5 % de la population active canadienne, ce qui représentait plus de 1,2 million de personnes en 2025, dont la majorité (70,0 %) faisait partie du principal groupe d’âge actif (25 à 54 ans)de bas de page 4.
En 2021, les personnes noires du principal groupe d'âge actif affichaient un taux d'emploi (73,7 %) plus faible et un taux de chômage (11,8 %) plus élevé que ceux de l'ensemble de la population racisée et de la population canadienne totale.
La plus forte proportion des immigrants noirs au sein du principal groupe d'âge actif sur le marché du travail canadien sont nés en Afrique (39,1 %) et plus de la moitié d'entre eux sont arrivés au Canada durant la période allant de 2011 à 2021.
Les immigrants noirs nés en Afrique étaient hautement scolarisés en 2021 : 46,1 % de ces personnes étaient titulaires d'un baccalauréat ou d'un grade supérieur, comparativement à 37,5 % de l'ensemble des populations noires.
Bon nombre des titulaires d'un grade parmi les immigrants noirs nés en Afrique étaient surqualifiés (27,5 %), occupant des emplois exigeant tout au plus un diplôme d'études secondaires. Le taux de surqualification était presque deux fois plus élevé chez les immigrants noirs nés en Afrique ayant obtenu leur grade à l'extérieur du Canada (35,2 %) que chez ceux l'ayant obtenu au Canada (17,7 %).
En 2021, les immigrants noirs nés dans les Caraïbes affichaient un taux d'emploi plus élevé (77,6 %) et un taux de chômage plus faible (9,6 %) comparativement aux autres populations noiresde bas de page 5.
En 2021, les populations noires de troisième génération ou plus (personnes nées au Canada dont tous les parents sont nés au Canada) affichaient un taux d'emploi plus faible (64,8 %) et un taux de chômage plus élevé (15,7 %) que l'ensemble des populations noires. En 2020, les populations noires de troisième génération ou plus avaient également un revenu d'emploi annuel médian (43 200 $) plus faible.
Femmes noires sur le marché du travail canadien
Même si, en général, les femmes noires ont obtenu de moins bons résultats sur le marché du travail que les hommes noirs en 2021, les femmes noires de deuxième génération (nées au Canada et ayant au moins un parent né à l'étranger) affichaient un taux d'emploi plus élevé que leurs homologues masculins (72,9 % par rapport à 72,1 %) et un taux de chômage plus faible (12,6 % par rapport à 14,3 %). En 2020, l'écart entre les genres au chapitre du revenu d'emploi était également plus faible pour ce groupe (1 200 $).
En 2021, parmi les travailleurs du principal groupe d'âge actif (25 à 54 ans), les femmes noires représentaient 4,2 % des femmes non cadres, 2,5 % des femmes occupant des postes de cadres intermédiaires et 2,0 % des femmes occupant des postes de cadres supérieurs, ce qui est inférieur à la proportion des femmes noires au sein du principal groupe d'âge actif (4,7 %)de bas de page 6.
Selon le Recensement de la population de 2021, chez les femmes, les femmes noires ont affiché le deuxième taux de travail autonome (6,0 %) en importance de tous les groupes de population, ce qui a été le cas en 2001de bas de page 7 également.
En 2021, les professions affichant la plus forte proportion de femmes noires travailleuses autonomes étaient les suivantes : préposés/préposées à l'entretien ménager et au nettoyage – travaux légers (5,6 %); éducateurs/éducatrices et aides-éducateurs/aides-éducatrices de la petite enfance (4,1 %); coiffeurs/coiffeuses et barbiers/barbières (3,9 %); aides-infirmiers/aides-infirmières, aides-soignants/aides-soignantes et préposés/préposées aux bénéficiaires (3,7 %); directeurs/directrices – commerce de détail et de gros (3,7 %). Aucune de ces professions, sauf la profession de directeurs/directrices – commerce de détail et de gros, ne figurait parmi les principales professions de travail autonome chez les hommes noirsde bas de page 8.
Expériences des personnes noires ayant une incapacité sur le marché du travail canadiende bas de page 9
En 2022, 5,5 % des personnes noires ayant une incapacité âgées de 25 à 64 ans estimaient s'être vu refuser une entrevue au cours des cinq années précédentes en raison de leur état de santé. Ce taux était inférieur à celui des populations non racisées et non autochtones (6,3 %) et de la population totale (6,9 %).
Les personnes noires ayant une incapacité âgées de 25 à 64 ans ont également déclaré le taux le plus bas de refus d'emploi (7,1 %) et de refus de promotion (7,2 %) en raison de leur état de santé au cours des cinq années précédentes. Ces taux étaient inférieurs à ceux des populations non racisées et non autochtones (9,6 % et 9,0 %, respectivement) et de la population totale (10,2 % et 9,6 %, respectivement).
En revanche, au cours des cinq années précédentes, 42,5 % des personnes noires ayant une incapacité âgées de 25 à 64 ans considéraient être désavantagées sur le plan du travail et 36,7 % estimaient que leur employeur actuel ou un employeur éventuel serait susceptible de les considérer comme étant désavantagées sur le plan du travail. Il s'agit des taux les plus élevés parmi les quatre plus grands groupes racisés.
Travail autonome et travail à la demandede bas de page 10 chez les Canadiens noirs
Selon la moyenne obtenue pour le quatrième trimestre de l'Enquête sur la population active (EPA) de 2022 et de 2023 et des suppléments de l'EPA, les populations noires étaient surreprésentées parmi les travailleurs à la demande : 43,0 % des travailleurs autonomes parmi les populations noires étaient des travailleurs à la demande, comparativement à 26,6 % de la population totale du Canada.
Les travailleurs noirs affichaient aussi un taux de travail autonome plus faible (6,2 %) que celui de la population totale (13,2 %) en 2023.
En 2021, parmi les 542 600 employés noirs au Canada âgés de 18 à 64 ans, on estimait que 32,0 % occupaient des emplois dont les tâches étaient susceptibles d'être remplacées par l'IA à l'avenir, que 23,0 % occupaient des emplois qui pourraient bénéficier de l'IA, mais dont les tâches sont peu probables d'être bientôt remplacées par cette technologie, et que 45,0 % occupaient des emplois potentiellement moins exposés à l'IA.
La proportion des employés noirs occupant des emplois dont les tâches pourraient être remplacées par l'IA à l'avenir (32,0 %) était légèrement supérieure à celle de leurs homologues au sein des populations non racisées (29,0 %) et de la population totale (31,0 %).
La proportion des employés noirs occupant des emplois qui pourraient bénéficier de l'IA, mais dont les tâches sont peu probables d'être bientôt remplacées par cette technologie (23,0 %), était inférieure à celle de leurs homologues au sein des populations non racisées (31,0 %) et de la population totale (29,0 %).
Les employés noirs étaient aussi plus susceptibles d'occuper des emplois potentiellement moins exposés à l'IA (45,0 %), comparativement aux populations non racisées (40,0 %) et à la population totale (40,0 %).
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