Baisse le chauffage et mets un chandail!

22 janvier 2026, 11 h 00 (HNE)

Beaucoup de personnes qui lisent ce titre ont probablement déjà entendu un de leurs parents dire : « On ne va pas payer pour chauffer tout le quartier! »

Et comme nous sommes en plein mois de janvier, le moment est tout indiqué pour parler de thermostats. Tous les deux ans, dans le cadre de l’Enquête sur les ménages et l’environnement, les ménages canadiens dans les provinces sont interrogés sur leur utilisation des thermostats.

Les plus récentes données, qui datent de 2023, ont été publiées le mois dernier. Alors, penchons-nous sur l’utilisation des thermostats par les ménages canadiens (et ce qui pourrait alimenter les débats sur leur réglage)!

Plus du tiers des ménages canadiens avaient plusieurs thermostats

Un peu plus de 9 ménages canadiens sur 10 (91 %) possédaient au moins un thermostat en 2023. Parmi eux, près de 3 ménages sur 5 (59 %) avaient un thermostat, tandis que plus du tiers (37 %) en avaient plus d’un, ce qui a peut-être donné lieu à de nombreuses chaudes disputes sur le réglage de la température depuis différentes pièces.

Parmi les ménages disposant d’un thermostat, un peu plus de la moitié (51 %) réduisaient la température pendant la nuit en hiver, alors que 43 % la laissaient inchangée et 2 % l’augmentaient. Avec une couverture supplémentaire, bien dormir en hiver n’est pas si sorcier!

Un peu plus de 3 ménages possédant un thermostat sur 5 (61 %) ont déclaré utiliser un thermostat principal programmable en 2023, ce qui représente une augmentation considérable par rapport à 2007 (42 %), année où nous avons commencé à interroger les Canadiens à ce sujet.

En 2023, parmi les ménages possédant un thermostat principal programmable, plus de 3 ménages sur 5 (62 %) ont baissé la température la nuit en hiver, tandis que le tiers (33 %) l’ont maintenue au même niveau.

Les ménages de Terre-Neuve-et-Labrador étaient les plus susceptibles d’avoir plusieurs thermostats

En 2023, Terre-Neuve-et-Labrador (82 %) était la province où les ménages étaient les plus susceptibles d’avoir plusieurs thermostats parmi ceux qui en possédaient un, suivie du Québec (76 %) et du Nouveau-Brunswick (72 %). Les ménages de la Saskatchewan (12 %), de l’Ontario (14 %) et de l’Alberta (16 %) étaient les moins susceptibles d’avoir plusieurs thermostats.

Les ménages de Terre-Neuve-et-Labrador (57 %) étaient également les plus susceptibles de baisser la température pendant la nuit en hiver; venaient ensuite ceux de l’Alberta (56 %) et de la Saskatchewan (55 %). Cependant, les ménages étaient moins susceptibles de le faire en 2023 qu’en 2007, et ce, dans l’ensemble des provinces.

En 2023, plus de la moitié des ménages du Nouveau-Brunswick (55 %) ne modifiaient pas la température pendant la nuit. Seuls les ménages du Manitoba (50 %) s’approchaient de cette proportion, tandis que ceux de la Colombie-Britannique (35 %) étaient les moins susceptibles de ne pas modifier la température durant la nuit.

Coût

Les parents n’avaient pas tort de vouloir baisser la température et, sans surprise, c’est en raison du coût.

Bien sûr, le montant de la facture dépend également du type de source de chaleur ainsi que de la taille et de l’état du logement. Nos collègues de Ressources naturelles Canada ont quelques conseils pour emprisonner la chaleur.

Cela dit, nous ne prendrons pas position, la neutralité faisant partie du travail de l’organisme national statistique du Canada, mais nous souhaitons à tous les ménages que leurs débats sur les réglages de température soient éclairés par les données.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements, communiquez avec le Service de renseignements statistiques au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (infostats@statcan.gc.ca), ou communiquez avec les Relations avec les médias (statcan.mediahotline-ligneinfomedias.statcan@statcan.gc.ca).