Le Canada est reconnu à l’échelle mondiale comme chef de file dans le secteur de l’énergie renouvelable. En fait, le Canada s’est classé au quatrième rang mondial des producteurs d’électricité renouvelable en 2023, malgré sa population relativement faible.
Son approvisionnement énergétique repose sur une combinaison de sources, notamment l’hydroélectricité, l’énergie thermique et l’énergie nucléaire, ainsi que sur des sources en expansion telles que l’énergie éolienne, l’énergie solaire et l’énergie de biomasse. Le pays continue de moderniser ses façons de produire et d’utiliser l’énergie, en mettant l’accent sur les énergies renouvelables et l’électrification.
Toutefois, la demande en électricité ne cesse de croître. En raison de l’adoption croissante des véhicules électriques, de l’électrification des industries et de l’essor des technologies numériques, on estime que les besoins en électricité du Canada augmenteront de 62 % de 2025 à 2050 (en anglais seulement).
Les dépenses en immobilisations dans la production d’électricité augmentent
En réponse à cette demande croissante, les dépenses en immobilisations dans les installations de production d’électricité au Canada ont progressé de 31,8 % de 2018 à 2024. En 2024, plus des quatre cinquièmes (83,3 %) des 11,8 milliards de dollars en dépenses en immobilisations dans les centrales de production d’énergie ont été consacrés à des sources d’électricité non émettrices (hydroélectrique, nucléaire, éolienne, solaire et de biomasse).
Graphique 1 – Dépenses en immobilisations dans la production d’électricité
Description - Chart 1: Capital investment in electric power generation
Le titre de ce graphique est « Dépenses en immobilisations dans la production d’électricité ».
Il s’agit d’un graphique à barres verticales.
L’axe vertical affiche les millions de dollars, de 0 à 6 000, par intervalles de 1 000.
Le titre de l’axe vertical est « millions de dollars courants ».
L’axe horizontal montre les années de 2018 à 2024, par ordre chronologique de gauche à droite.
Il y a quatre séries pour chaque année et chaque série représente une source d’énergie différente. La première série représente les centrales électriques au gaz naturel, au charbon et au pétrole. La deuxième série représente la production d’énergie hydroélectrique. La troisième série représente la production d’électricité nucléaire. La quatrième série représente les autres activités de production d’électricité.
En 2018, la première série est de 1 049,6, la deuxième, de 4 968, la troisième, de 2 059,6, et la quatrième, de 855,4.
En 2019, la première série est de 398,8, la deuxième, de 5 268,6, la troisième, de 2 184,7, et la quatrième, de 1 175,5.
En 2020, la première série est de 1 155,4, la deuxième, de 4 987,1, la troisième, de 2 107,8, et la quatrième, de 841,2.
En 2021, la première série est de 1 667,6, la deuxième, de 5 182,6, la troisième, de 1 880,8, et la quatrième, de 1 941,5.
En 2022, la première série est de 1 116,9, la deuxième, de 5 190,3, la troisième, de 1 941,3, et la quatrième, de 2 895,1.
En 2023, la première série est de 1 265,6, la deuxième, de 5 017, la troisième, de 2 133,7, et la quatrième, de 3 192,8.
En 2024, la première série est de 1 970,8, la deuxième, de 4 471, la troisième, de 2 737,7, et la quatrième, de 2 594,1.
Source(s) : Tableau 34-10-0063-01.
La production hydroélectrique représente plus du tiers des dépenses en immobilisations des centrales électriques
Le Canada est l’un des plus grands producteurs d’hydroélectricité au monde et s’appuie sur celle-ci comme pilier de son réseau, comme les projets en cours en témoignent.
Par exemple, le projet d’énergie propre du site C en Colombie-Britannique fournira 1 100 mégawatts (MW) de capacité et 5,1 millions de mégawattheures (MWh) d’électricité chaque année (en anglais seulement), soit suffisamment pour alimenter 450 000 foyers par année. Le coût total de ce projet devait atteindre 16 milliards de dollars à son achèvement en 2025. Les dépenses en immobilisations dans les centrales hydroélectriques se sont chiffrées à 4,5 milliards de dollars en 2024, ce qui représente 38 % des dépenses en immobilisations totales des centrales électriques au Canada.
L’Ontario contribue le plus aux investissements dans le nucléaire
Au Canada, l’énergie nucléaire se classe au deuxième rang parmi les sources d’électricité non émettrices, mais au troisième rang de l’ensemble des sources d’électricité, en raison du recours persistant à des combustibles émetteurs. Elle joue un rôle essentiel dans la fourniture d’une énergie stable et fiable, en particulier en Ontario. Bien que non émettrice, l’énergie nucléaire n’est pas considérée comme renouvelable en raison des ressources limitées en uranium, mais elle reste essentielle à la stabilité du réseau et à la décarbonation à long terme.
De multiples projets de remise en état ou de nouvelles constructions sont en cours, y compris ceux de Darlington, Bruce et Pickering, en vue d’atteindre une capacité de production future de 28 000 MW. En 2024, plus du cinquième (22,2 %) de toutes les dépenses en immobilisations dans les installations de production d’électricité au Canada a été consacré aux centrales nucléaires en Ontario, et les investissements dans les centrales nucléaires dans cette province ont augmenté de plus du tiers (+34,7 %) par rapport à 2018.
La capacité éolienne et solaire devrait doubler d’ici 2035
Depuis 2010, la capacité de production d’énergie éolienne et solaire s’est fortement accrue, soutenue par la diminution des coûts, les initiatives d’approvisionnement et les réformes des marchés provinciaux. En 2025, l’Alberta, l’Ontario et le Québec avaient déjà beaucoup d’installations à grande échelle pour l’éolien, le solaire et le stockage d’énergie. La capacité à l’échelle du pays est maintenant d’environ 25 millions de MW et cette capacité devrait doubler d’ici 2035.
Les dépenses en immobilisations dans les autres installations de production d’énergie (éolienne, solaire, biomasse) se sont accrues de 203,3 % de 2018 à 2024 et représentaient plus du cinquième (22,0 %) de tous les investissements dans les installations de production d’énergie en 2024. Plusieurs projets d’envergure ont été complétés au Canada en 2024 et 2025, dont le projet Summerside Sunbank, à l’Île-du-Prince-Édouard, le projet Neweg Energy, au Nouveau-Brunswick, le parc éolien Apuiat, au Québec, le projet d’énergie éolienne Bekevar, en Saskatchewan, ainsi que les projets Buffalo Plains Wind Farm, Halkirk Wind 2 et Big Sky Solar Farm, en Alberta.
Note aux lecteurs
Toutes les estimations présentées dans le présent article sont tirées de l’Enquête sur les dépenses en immobilisations et sont exprimées en dollars courants. Cela signifie que la mesure de la croissance sur une période donnée ne tient pas compte de l’inflation. La croissance, si elle était exprimée en dollars constants, se ferait à un rythme beaucoup plus lent que dans les exemples présentés dans l’article. Selon les indices implicites des prix pour les structures non résidentielles, l’augmentation de 28 % des dépenses de 2018 à 2024 est attribuable à l’inflation.
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