Travail rémunéré

Par Vincent Ferrao

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Introduction
Les femmes sur le marché du travail
Emploi par province
Niveau de scolarité et taux d'emploi
De nombreuses jeunes femmes ont perdu leur emploi pendant la dernière crise
Les mères travaillent davantage
Les mères de familles biparentales sont plus susceptibles que les mères seules d'occuper un emploi
Les femmes sont plus susceptibles que les hommes de travailler à temps partiel
Un nombre croissant de femmes sont travailleuses autonomes
Les jeunes femmes et les jeunes hommes sont plus susceptibles d'occuper un emploi temporaire
Hausse du nombre de femmes occupant plus d'un emploi
Des taux de syndicalisation plus élevés chez les femmes que chez les hommes
Malgré les progrès, les femmes sont davantage concentrées dans les professions à prédominance féminine
Même pendant le ralentissement économique, le taux de chômage est plus faible chez les femmes que chez les hommes
Raisons pour lesquelles le chômage varie
Les immigrants et le marché du travail
La population autochtone et le marché du travail

Début du texte

Introduction

En 2009, 58,3 % des femmes occupaient un emploi, ce qui représente 8,1 millions de personnes. Cela est plus que le double du nombre de femmes occupant un emploi en 1976. De plus, la situation des femmes sur le marché du travail diffère grandement de celle de 1976. À l'aide des données de l'Enquête sur la population active, le présent chapitre de Femmes au Canada analyse la situation des femmes sur le marché du travail au fil du temps tout en la comparant à celle des hommes. Plus particulièrement, on y examine les tendances d'emploi et de chômage, le travail à temps partiel, le niveau de scolarité, la situation des femmes ayant des enfants qui sont dans la population active, le travail autonome, les professions, la syndicalisation, le fait d'occuper plus d'un emploi ainsi que les tendances d'emploi temporaire.

Les femmes sur le marché du travail

La proportion de femmes qui travaillent a généralement suivi une tendance à la hausse au cours de trois dernières décennies. Elle a toutefois diminué pendant les périodes de ralentissement économique.

Après la récession du début des années 1990, la proportion de femmes occupant un emploi a augmenté de façon constante, atteignant 59,3 % en 2008. Cependant, en 2009, lorsque la plus récente crise du marché du travail s'est fait sentir, ce chiffre a chuté d'un point entier de pourcentage pour se situer à 58,3 %, soit 8 076 000 femmes occupant un emploi (tableau 1). Il n'en demeure pas moins que l'incidence du ralentissement économique a été moins considérable pour les femmes que pour les hommes. En 2009, la proportion d'hommes occupant un emploi a connu une baisse plus importante (2,9 points de pourcentage, ramenant ainsi leur proportion à 65,2 %) que celle des femmes. Cette situation suit les tendances que l'on avait pu dégager lors des deux récessions précédentes (au début des années 1980 et des années 1990), où la proportion de femmes occupant un emploi avait beaucoup moins diminué que celle des hommes (graphique 1).

Tableau 1 Tendances d'emploi des femmes et des hommes de 15 ans et plus, 1976 à 2009

Graphique 1 Taux d'emploi des femmes et des hommes, 1976 à 2009

Emploi par province

En 2009, les femmes et les hommes du Manitoba, de la Saskatchewan et de l'Alberta étaient plus susceptibles d'occuper un emploi. En effet, leurs taux d'emploi étaient plus élevés que ceux des femmes et des hommes des autres provinces (tableau 2).

Tableau 2 Pourcentage de femmes et d'hommes occupés de 15 ans et plus selon la province, 1976 à 2009

En 2009, l'Alberta affichait la plus grande proportion de femmes occupant un emploi au pays (64,1 %), une tendance qui a commencé au milieu des années 1970.

La proportion de femmes travaillant en Saskatchewan en 2009 était de 61,8 %. Au Manitoba, celle-ci s'établissait à 60,3 %.

Les femmes et les hommes de Terre-Neuve-et-Labrador affichaient les taux d'emploi les plus faibles : 47,8 % des femmes et 52,5 % des hommes travaillaient à un emploi ou dans une entreprise en 2009.

Les femmes de toutes les provinces ont continué d'enregistrer des taux d'emploi plus faibles que ceux des hommes en 2009. Cependant, l'écart s'est réduit dans la plupart des provinces, les femmes étant généralement moins touchées par la crise du marché du travail.

Niveau de scolarité et taux d'emploi

Même pendant les ralentissements économiques, la probabilité d'occuper un emploi augmente avec le niveau de scolarité de la personne. En 2009, 74,7 % des femmes détenant un diplôme universitaire, 59,1 % des femmes qui ont reçu une formation postsecondaire et 56,2 % des diplômées de l'école secondaire avaient un emploi. Par comparaison, 35,0 % des femmes qui ont été à l'école secondaire sans toutefois avoir obtenu leur diplôme et seulement 13,7 % des femmes qui n'avaient pas dépassé la 8e année occupaient un emploi cette année là (tableau 3).

Tableau 3 Pourcentage de femmes et d'hommes occupés, selon le niveau de scolarité le plus élevé, 2009

Indépendamment de leur niveau de scolarité, les femmes sont toujours moins susceptibles que les hommes d'occuper un emploi, même si l'écart se rétrécit chez les femmes ayant des niveaux de scolarité plus élevés. Par exemple, 74,7 % des femmes qui ont un diplôme universitaire (contre 77,3 % des hommes) occupaient un emploi en 2009. De même, 69,2 % des femmes détenant un certificat ou un diplôme postsecondaire non universitaire occupaient un emploi (contre 73,5 % des hommes). En revanche, les femmes qui avaient moins qu'une 9e année étaient deux fois moins susceptibles que leurs homologues masculins d'occuper un emploi cette même année (13,7 % par rapport à 27,1 %). Cela peut s'expliquer en partie par les différences de scolarité et d'expérience professionnelle des divers groupes d'âge. Par ailleurs, ces tendances se retrouvent généralement dans tous les groupes d'âge au dessus de 25 ans.

Cependant, ces tendances ne sont pas observables dans le groupe d'âge des 15 à 24 ans, où les jeunes femmes ayant un niveau de scolarité élevé s'en sortent mieux que les jeunes hommes possédant le même niveau de scolarité. Par exemple, 77,2 % des femmes de moins de 25 ans détenant un certificat ou un diplôme postsecondaire non universitaire occupaient un emploi en 2009, comparativement à 73,0 % des hommes.

De nombreuses jeunes femmes ont perdu leur emploi pendant la dernière crise

Les femmes de presque tous les groupes d'âge ont été touchées par la dernière crise du marché du travail. Les femmes de 15 à 24 ans ont été particulièrement concernées : leur taux d'emploi a chuté en un an, passant de 60,3 % en 2008 à 57,1 % en 2009. Malgré cela, elles s'en sont mieux sorties que les jeunes hommes, dont le taux d'emploi est passé de 58,9 % à 53,6 % au cours de la même période (tableau 4).

Tableau 4 Pourcentage de femmes et d'hommes occupés selon le groupe d'âge, 1976 à 2009

Le taux d'emploi des femmes de 25 à 44 ans a fléchi pour se fixer à 77,1 %. Chez les femmes de 45 à 54 ans, ce taux est tombé à 77,3 %, soit une baisse de 0,9 point de pourcentage pour ces deux groupes. Cependant, le taux d'emploi des femmes de 55 à 64 ans a augmenté, passant de 51,9 % en 2008 à 53,1 % en 2009. Chez les hommes, le taux d'emploi a régressé davantage pour le groupe des 25 à 54 ans. Toutefois, il a connu une baisse plus modérée pour le groupe des 55 à 64 ans.

Malgré les progrès notables qu'elles ont connus au cours des trois dernières décennies, les femmes sont toujours moins susceptibles que les hommes d'occuper un emploi. La seule exception concerne les jeunes femmes de 15 à 24 ans qui, ces dernières années, ont régulièrement affiché des taux d'emploi plus élevés que les jeunes hommes.

Les mères travaillent davantage

Le taux d'emploi des femmes ayant des enfants a, de façon générale, augmenté ces trois dernières décennies. En 2009, 72,9 % des femmes ayant des enfants de moins de 16 ans à la maison faisaient partie de la population active occupée. Bien que ce pourcentage soit en baisse par rapport à 2008 et 2007, il demeure plus élevé que celui observé en 1976, à savoir, 39,1 % (tableau 5).

Tableau 5 Taux d'emploi des femmes ayant des enfants, selon l'âge du plus jeune enfant, 1976 à 2009

La croissance du taux d'emploi chez les femmes ayant des enfants a été particulièrement importante ces trois dernières décennies. Cependant, ces femmes sont toujours moins susceptibles que celles sans enfants d'occuper un emploi. En 2009, 80,4 % des femmes de moins de 55 ans sans enfants occupaient un emploi.

Graphique 2 Pourcentage de mères occupées, selon l'âge du plus jeune enfant, 2009

La forte croissance de l'activité sur le marché du travail des femmes ayant de jeunes enfants se traduit dans leur taux d'emploi. En 2009, 64,4 % des femmes ayant des enfants de moins de 3 ans occupaient un emploi, ce qui est plus du double du pourcentage enregistré en 1976, où seulement 27,6 % de ces femmes occupaient un emploi. De même, 69,7 % des femmes dont l'enfant le plus jeune était âgé de 3 à 5 ans travaillaient en 2009, comparativement à 36,8 % en 1976 (graphique 2).

Bien que la proportion de femmes qui occupaient un emploi et avaient des enfants en âge préscolaire ait augmenté, ces femmes sont toujours moins susceptibles d'occuper un emploi que celles ayant des enfants en âge d'aller à l'école. En 2009, 66,5 % des femmes ayant des enfants de moins de 6 ans occupaient un emploi, par rapport à 78,5 % de celles dont l'enfant le plus jeune était âgé de 6 à 15 ans.

Les mères de familles biparentales sont plus susceptibles que les mères seules d'occuper un emploi

Les mères seules sont moins susceptibles que les mères de familles biparentales d'occuper un emploi. En 2009, 68,9 % des mères seules ayant des enfants de moins de 16 ans à la maison avaient un emploi, contre 73,8 % de leurs homologues de familles biparentales. Cela contraste avec la situation observée à la fin des années 1970, où les mères seules étaient plus susceptibles d'occuper un emploi que les mères ayant un conjoint (tableau 6).

Tableau 6 Taux d'emploi des femmes ayant des enfants, selon la situation familiale et l'âge du plus jeune enfant, 1976 à 2009

Graphique 3 Pourcentage de mères occupées, selon la situation familiale, 1976 à 2009

Entre-temps, le taux d'emploi des mères de familles biparentales a augmenté de façon constante, pour dépasser celui des mères seules au milieu des années 1980. Cependant, ces dernières années, la proportion de mères seules qui occupaient un emploi a connu une forte hausse, augmentant de 20 points de pourcentage entre 1995 et 2008 (graphique 3). Au cours de la même période, la proportion de mères de familles biparentales ayant un emploi a augmenté de 8 points de pourcentage. La crise du marché du travail de 2009 a touché les mères seules : le taux d'emploi des femmes ayant un enfant de moins de 16 ans a diminué, passant de 70,6 % en 2008 à 68,9 % en 2009. Cette tendance est également observable chez les femmes de familles biparentales ayant des enfants de moins de 16 ans, qui ont vu leur taux d'emploi passer de 74,5 % en 2008 à 73,8 % en 2009.

La présence de jeunes enfants a aussi une incidence plus significative sur l'emploi des mères seules que sur celui des femmes ayant un conjoint. En 2009, 45,9 % des mères seules ayant des enfants de moins de 3 ans avaient un emploi, par rapport à 66,5 % des mères de familles biparentales ayant des enfants de moins de 3 ans. Parmi les femmes dont l'enfant le plus jeune était âgé de 3 à 5 ans, 66,0 % des mères seules, contre 70,5 % des mères de familles biparentales, faisaient partie de la population active occupée en 2009. Les conséquences de la crise du marché du travail sur l'emploi étaient plus importantes pour les mères seules dont l'enfant le plus jeune était âgé de moins de 3 ans que pour les femmes de familles biparentales ayant des enfants faisant partie du même groupe d'âge. Le taux d'emploi des femmes de familles biparentales ayant des enfants de moins de 3 ans n'a presque pas changé par rapport à 2008 (66,5 %). En revanche, le taux d'emploi des mères seules a subi une baisse, passant de 49,1 % en 2008 à 45,9 % en 2009.

Les femmes sont plus susceptibles que les hommes de travailler à temps partiel

Bien que près de 73 % des femmes ayant un emploi travaillaient à temps plein en 2009, les femmes étaient plus susceptibles que les hommes de travailler à temps partiel. En 2009, 2,2 millions de femmes travaillaient à temps partiel. La proportion de femmes travaillant moins de 30 heures par semaine à leur emploi principal a légèrement augmenté entre 1976 et 2009, passant de 23,6 % à 26,9 %. Par comparaison, 11,9 % des hommes travaillaient à temps partiel en 2009, ce qui représente un peu moins de la moitié des femmes. Il n'en demeure pas moins que le taux d'emploi à temps partiel des hommes a plus que doublé depuis 1976, alors que 5,9 % des hommes travaillaient à temps partiel.

En 2009, près de 7 travailleurs à temps partiel sur 10 étaient des femmes. Cette proportion a peu changé au cours des trois dernières décennies (tableau 7).

Tableau 7 Emploi à temps partiel des femmes et des hommes, 1976 à 2009

Plus de la moitié des jeunes femmes de 15 à 24 ans travaillaient à temps partiel en 2009, comparativement à 38,7 % des hommes. Ce phénomène devint évident au début des années 1990, et la situation a peu changé depuis. En 1976, une jeune femme sur quatre travaillait à temps partiel, et en 1993, cette proportion atteignait 50,2 %. En 2009, la proportion de jeunes femmes travaillant à temps partiel s'établissait à 54,8 %. On peut comparer cette proportion à celle (20,0 %) des femmes du principal groupe d'âge (celles de 25 à 54 ans) qui occupaient un emploi à temps partiel en 2009 et à celle des femmes de 55 à 64 ans (28,3 %).

Tous groupes d'âge confondus, les femmes sont plus susceptibles que les hommes de travailler à temps partiel. Cela est surtout le cas des hommes et des femmes de plus de 25 ans. En 2009, 19,5 % des femmes de 25 à 44 ans et 20,0 % de celles de 45 à 54 ans travaillaient à temps partiel. Parallèlement, 5,8 % et 5,1 % des hommes appartenant à ces groupes d'âge travaillaient à temps partiel (tableau 8).

Tableau 8 Pourcentage de femmes et d'hommes occupés travaillant à temps partiel, selon le groupe d'âge, 1976 à 2009

La plupart des femmes qui travaillent à temps partiel le font parce qu'elles ne veulent pas d'un emploi à temps plein ou parce que cela convient mieux à leur situation personnelle. En 2009, 27,7 % des femmes travaillant à temps partiel avaient déclaré ne pas vouloir un emploi à temps plein par préférence personnelle et 25,0 % parce qu'elles étaient aux études (tableau 9).

Tableau 9 Raisons du travail à temps partiel, selon le groupe d'âge, 2009

En revanche, certaines femmes travaillent à temps partiel en raison de la garde d'enfants ou d'autres responsabilités. En 2009, près d'une femme travaillant à temps partiel sur cinq indiquait le faire en raison de responsabilités personnelles ou familiales. Cette même année, 13,4 % de ces femmes avaient affirmé ne pas travailler à temps plein pour prendre soin de leurs enfants, et 3,8 % donnaient d'autres responsabilités familiales ou personnelles comme raison de travailler à temps partiel. À l'inverse, seulement 2,3 % des hommes travaillant à temps partiel avaient indiqué ces raisons.

Parallèlement, un grand nombre de femmes travaillent à temps partiel parce qu'elles ne peuvent pas trouver d'emploi à temps plein. En 2009, 25,9 % des femmes travaillant à temps partiel indiquaient vouloir occuper un emploi à temps plein, mais ne trouver que des emplois à temps partiel. Les femmes sont moins susceptibles que les hommes de travailler à temps partiel de façon involontaire. En 2009, 30,9 % des hommes travaillant à temps partiel voulaient occuper un emploi à temps plein.

En outre, les raisons qu'ont les femmes de travailler à temps partiel varient beaucoup selon le groupe d'âge. Par exemple, près de 35 % des femmes de 25 à 44 ans ont déclaré travailler à temps partiel pour prendre soin de leurs enfants, contre 5,5 % des femmes de 45 ans et plus. Par comparaison, les femmes de 15 à 24 ans étaient plus susceptibles de travailler à temps partiel parce qu'elles étaient aux études, et celles de plus de 45 ans étaient plus susceptibles de ne pas vouloir d'emploi à temps plein.

Un nombre croissant de femmes sont travailleuses autonomes

De plus en plus de femmes deviennent travailleuses autonomes. En 2009, près d'un million de femmes (11,9 % des femmes de la population active occupée) étaient travailleuses autonomes, ce qui constitue une hausse par rapport à 1976 (8,6 %). Le travail autonome a connu une croissance à peu près aussi rapide chez les femmes que chez les hommes ces 20 dernières années, et ce, même si les femmes demeurent moins susceptibles que les hommes d'être des travailleuses autonomes (11,9 % contre 19,9 % en 2009). Les femmes représentaient 35,5 % de l'ensemble des travailleurs autonomes en 2009, un chiffre en hausse par rapport à 30,7 % en 1991 et à 26,3 % en 1976 (tableau 10).

Tableau 10 Tendances de travail autonome des femmes et des hommes, 1976 à 2009

En temps de ralentissement économique, le nombre de travailleurs autonomes tend à augmenter, et celui d'employés, à diminuer. Certains employés qui perdent leurs emplois et ne peuvent pas en trouver d'autres génèrent leur propre travail en devenant travailleurs autonomes. En 2009, année de la crise du marché du travail, le nombre de travailleuses autonomes a augmenté de 5,4 % par rapport à l'année précédente, et le nombre d'employées a chuté de 1,1 % (cette chute s'est fait sentir pour la quasi-totalité dans le secteur privé). Au cours de la même période, le nombre de travailleurs autonomes a augmenté à un rythme plus lent (1,3 %) que celui des travailleuses autonomes. Le nombre d'hommes employés a chuté de 3,7 %, presque tous dans le secteur privé également.

Les jeunes femmes et les jeunes hommes sont plus susceptibles d'occuper un emploi temporaire

Un emploi temporaire est un emploi qui a une date de fin déterminée à l'avance. En 2009, 12,9 % des femmes ayant un emploi occupaient un emploi temporaire, par rapport à 12,1 % des hommes (graphique 4). Ces chiffres étaient en baisse comparativement à 2005, où près de 14 % des femmes et 12,5 % des hommes occupés avaient des emplois temporaires.

La proportion de travailleurs temporaires varie de façon considérable. En 2009, les jeunes femmes de 15 à 24 ans étaient trois fois plus susceptibles d'occuper un emploi temporaire que les femmes de 45 ans et plus (28,0 % contre 8,5 %). Cet écart est également observable chez les hommes. En effet, les jeunes hommes sont beaucoup plus susceptibles d'occuper des emplois temporaires que ceux plus âgés.

Graphique 4 Pourcentage de femmes et d'hommes actifs occupant un emploi temporaire, selon le groupe d'âge, 2009

Hausse du nombre de femmes occupant plus d'un emploi

Les femmes représentent une part croissante des employés ayant plus d'un emploi. En 2009, environ 56 % des personnes ayant plus d'un emploi étaient des femmes. Cela s'explique par la croissance continue de la proportion de femmes ayant plus d'un emploi, alors que la proportion d'hommes reste relativement constante. En 1987, 4,0 % des femmes occupées avaient plus d'un emploi. En 2009, ce chiffre est passé à 6,2 %. Parallèlement, la proportion d'hommes ayant plus d'un emploi pendant cette période a connu une hausse, passant de 4,2 % à 4,4 % (tableau 11).

Tableau 11 Personnes occupant plus d'un emploi, en pourcentage de l'ensemble des femmes et des hommes occupés, selon le groupe d'âge, 1987 à 2009

Les jeunes femmes étaient les plus susceptibles d'occuper plus d'un emploi. En 2009, 8,0 % des femmes occupées de 15 à 24 ans avaient plus d'un emploi. Ce chiffre s'établissait à 6,3 % pour les femmes de 25 à 44 ans et à 5,4 % pour celles de 45 ans et plus. Dans chaque groupe d'âge, les femmes occupées étaient plus susceptibles que les hommes d'avoir plus d'un emploi.

Des taux de syndicalisation plus élevés chez les femmes que chez les hommes

La proportion de femmes occupant des emplois syndiqués a augmenté de façon considérable. En 1976, 22,3 % des femmes occupaient des emplois syndiqués. En 2009, ce chiffre atteignait 32,6 % (graphique 5). Le nombre d'hommes occupant des emplois syndiqués a baissé, passant de 39 % en 1976 à 30,3 % en 2009. Ainsi, le taux de syndicalisation était légèrement plus élevé chez les femmes que chez les hommes en 2009.

Graphique 5 Pourcentage de travailleuses et de travailleurs syndiqués, 1976 à 2009

Le taux de syndicalisation varie selon le sexe et le groupe d'âge (graphique 6). Chez les femmes et les hommes, ce taux augmente en fonction du groupe d'âge. Par exemple, alors que 15,4 % des femmes occupées de 15 à 24 ans avaient des emplois syndiqués, plus de 35 % de celles appartenant aux autres groupes d'âge faisaient de même. Fait intéressant, dans le groupe d'âge des 15 à 24 ans, le taux de syndicalisation est plus élevé chez les hommes que chez les femmes. Toutefois, chez les groupes plus âgés, le taux de syndicalisation des femmes dépasse celui des hommes.

Graphique 6 Taux de syndicalisation, selon le sexe et le groupe d'âge, 2009

Malgré les progrès, les femmes sont davantage concentrées dans les professions à prédominance féminine

La majorité des femmes au travail continuent d'occuper des emplois à prédominance féminine. En 2009, 67,0 % de l'ensemble des femmes occupant un emploi œuvraient dans les secteurs suivants : l'enseignement, les soins infirmiers et professions du domaine de la santé, le travail de bureau ou administration, les ventes et services. Cela était cependant le cas pour 31 % des hommes (tableau 12).

Tableau 12 Répartition professionnelle selon le secteur d'activité, 1987, 1999 et 2009

La proportion de femmes occupant des emplois à prédominance féminine a légèrement diminué ces 20 dernières années. En 2009, 67,0 % des femmes occupées travaillaient dans l'un de ces secteurs, contre 71,8 % en 1987.

Cette baisse depuis la fin des années 1980 s'explique en partie par la chute de la proportion de femmes occupant un emploi dans le secteur du travail de bureau et de l'administration. En 2009, 23,2 % des femmes occupées travaillaient dans ce secteur, contre 29,7 % en 1987 (graphique 7). En revanche, la proportion de femmes œuvrant dans le secteur de l'enseignement a légèrement augmenté, passant de 3,8 % à 5,8 % au cours de cette même période. La proportion de femmes occupant des emplois dans le secteur des soins infirmiers et autres professions du domaine de la santé a progressé, passant de 8,3 % à 9,1 %. La proportion de femmes œuvrant dans le secteur des ventes et des services a légèrement reculé, passant de 30,0 % à 28,9 %.

La proportion de femmes dans l'ensemble des emplois à prédominance féminine demeure importante. En 2009, 87,1 % des infirmiers et thérapeutes de la santé, 75,5 % des commis et autres employés administratifs, 65,9 % des enseignants et 56,9 % du personnel des ventes et des services étaient des femmes.

Graphique 7 Femmes occupées en pourcentage de l'ensemble des secteurs d'activité, 1987 et 2009

Toutefois, les femmes ont accru leur représentation dans plusieurs secteurs d'activité ces dernières années. Par exemple, les femmes constituaient 51,2 % des professionnels du secteur des affaires et de la finance en 2009, en hausse par rapport à 38,3 % en 1987. La proportion de femmes occupées a augmenté dans les postes de diagnostic et de traitement médicaux et dans les professions liées à la santé. En fait, les femmes représentaient plus de la moitié (55,2 %) des médecins, dentistes et autres professionnels de la santé en 2009, contre 43,1 % en 1987. En outre, 72,5 % des professionnels œuvrant dans le secteur des sciences sociales et religieuses en 2009 étaient des femmes, comparativement à 61,4 % en 1987.

Les femmes sont également davantage représentées dans les postes de gestion. En 2009, elles représentaient 37,0 % des personnes employées à des postes de gestion, un chiffre en hausse par rapport à 1987 (30,1 %). Toutefois, chez les gestionnaires, les femmes tendent à être davantage représentées à des postes inférieurs qu'aux échelons supérieurs. En 2009, les femmes constituaient 31,6 % des cadres supérieurs (contre 21,0 % en 1987), mais 37,4 % des gestionnaires des autres niveaux.

Les femmes sont toujours minoritaires parmi les professionnels du secteur des sciences naturelles, du génie et des mathématiques. En 2009, seulement 22,3 % des professionnels œuvrant dans ce secteur étaient des femmes, ce qui représente une légère hausse (19,5 %) par rapport à 1987.

On compte aussi relativement peu de femmes dans la plupart des métiers de production de biens, dans lesquels peu de femmes avaient l'habitude de travailler. En 2009, 30,1 % des travailleurs du secteur de la fabrication, 19,5 % de ceux du secteur primaire et tout juste 6,4 % de ceux du secteur des métiers, des transports et de la construction étaient des femmes. La représentation des femmes dans le secteur de la fabrication a reculé. Dans celui des métiers, des transports et de la construction cependant, la représentation des femmes a légèrement augmenté depuis la fin des années 1980. Dans le secteur primaire, la proportion de femmes occupées était à peu près la même en 2009 qu'en 1987.

Même pendant le ralentissement économique, le taux de chômage est plus faible chez les femmes que chez les hommes

Le ralentissement économique a touché les hommes et les femmes sur le marché du travail. En 2009, la pire année de la crise du marché du travail, le nombre de chômeuses a augmenté pour atteindre 608 000 personnes, contre 487 000 en 2008 et 476 000 en 2007. Le taux de chômage chez les femmes a grimpé pour se fixer à 7,0 % en 2009, le chiffre le plus élevé depuis 2003 (graphique 8).

Malgré la hausse du taux de chômage, les femmes ont été moins touchées que les hommes pendant la crise du marché du travail de 2009. Les industries les plus concernées par les pertes d'emploi en 2009 étaient celles du secteur de production de biens, principalement la fabrication, la construction et les ressources naturelles. L'emploi dans ces secteurs est dominé par les hommes. En revanche, les femmes occupent davantage d'emplois que les hommes dans le secteur des services, où l'emploi continue de croître, tels que les soins de santé et l'assistance sociale, les services d'enseignement et la finance, les assurances, l'immobilier et la location. Cela a contribué à réduire l'incidence du repli du marché du travail sur les femmes. Bien que le niveau et le taux de chômage aient augmenté chez les femmes en 2009, cette hausse a été moins marquée que celle des hommes, dont le taux de chômage s'établissait à 9,4 %, soit le taux le plus élevé depuis 1996.

Graphique 8 Taux de chômage des femmes et des hommes, 1976 à 2009

Même si le taux de chômage a augmenté chez les femmes pendant le ralentissement économique, il est demeuré plus faible que celui des hommes, comme il l'a toujours été depuis le début des années 1990. Cela constitue un contraste marquant par rapport à la période de 1976 à 1989, où les femmes affichaient des taux de chômage plus élevés que ceux des hommes.

Les femmes de 15 à 24 ans ont connu l'augmentation du taux de chômage la plus importante. En effet, ce taux est passé de 10,0 % en 2007 et 2008 à 12,4 % en 2009. Cela représente plus du double du taux de chômage des femmes plus âgées, à savoir, celles de 25 à 44 ans et celles de 45 à 64 ans (tableau 13).

Tableau 13 Taux de chômage des femmes et des hommes, selon le groupe d'âge, 1976 à 2009

Bien que les jeunes femmes (de 15 à 24 ans) affichent le taux de chômage le plus élevé de la population féminine, elles enregistrent toutefois un taux de chômage plus faible que celui des jeunes hommes. Pendant la dernière crise du marché du travail, le taux de chômage des jeunes femmes a grimpé, passant de 10,0 % en 2008 à 12,4 % en 2009. Le taux des jeunes hommes a augmenté de façon plus spectaculaire pour passer de 13,1 % à 18,0 % au cours de la même période. Bien que le taux de chômage ait connu une hausse chez les hommes et les femmes de 25 à 44 ans et ceux de 45 à 64 ans, les taux des femmes étaient de deux points de pourcentage inférieurs à ceux des hommes.

Les femmes des provinces de l'Atlantique et celles du Québec affichaient généralement des taux de chômage plus élevés que ceux des femmes des autres provinces. Cependant, la crise de 2009 a accentué le taux de chômage des femmes de toutes les provinces. En Ontario, les jeunes femmes (celles de 15 à 24 ans) ont enregistré le deuxième taux de chômage en importance (14,4 %) en 2009, tout juste derrière les jeunes femmes de Terre-Neuve-et-Labrador (16,0 %). Chez les femmes de tous les autres groupes d'âge, le taux de chômage était également le plus élevé à Terre-Neuve-et-Labrador (11,2 % pour les femmes de 25 à 44 ans et 13,1 % pour celles de 45 à 64 ans).

En 2009, 12,6 % de l'ensemble des femmes de la population active à Terre-Neuve-et-Labrador étaient au chômage, ce qui constitue le chiffre le plus élevé au Canada. En 2009, le taux de chômage des femmes de l'Île du-Prince-Édouard était de 10,1 %. En Nouvelle-Écosse, ce taux était de 7,4 % et au Nouveau-Brunswick, de 7,5 %. Le taux de chômage des femmes au Québec (6,9 %) était inférieur à celui des femmes en Ontario (7,7 %). En 2009, le taux de chômage des femmes des provinces de l'Ouest était le plus faible du pays. En effet, au Manitoba, il atteignait 5,0 % et en Saskatchewan, ce taux était de 4,2 %. En Alberta, le taux de chômage des femmes s'établissait à 5,8 % et en Colombie-Britannique, à 6,5 %. Dans toutes les provinces en 2009, le taux de chômage des femmes était inférieur à celui des hommes (tableau 14).

Tableau 14 Taux de chômage des femmes et des hommes, selon la province et le groupe d'âge, 2009

Raisons pour lesquelles le chômage varie

Le chômage se produit pour plusieurs raisons. Par exemple, en 2009, 45,6 % des chômeuses ont perdu leur emploi ou ont été mises à pied. Parallèlement, 23,7 % des chômeuses étaient des femmes qui réintégraient le marché du travail et qui n'avaient pas travaillé l'année précédente, et 9,7 % entraient sur le marché du travail pour la première fois (et n'avaient jamais occupé d'emploi auparavant). D'autre part, 5,6 % des femmes au chômage avaient quitté leur dernier emploi pour être aux études, 2,6 % l'avaient fait en raison de responsabilités personnelles ou familiales, et 2,1 %, en raison d'une maladie (tableau 15).

Tableau 15 Femmes et hommes au chômage, selon la raison du départ du dernier emploi, 2009

Bien que la majeure partie de la crise du marché du travail ait eu lieu en 2009, parmi les chômeurs, les femmes étaient moins susceptibles que les hommes d'avoir perdu leur travail ou d'avoir été mises à pied (45,6 % des chômeuses contre 58,2 % des chômeurs).

Les femmes au chômage étaient plus susceptibles que les hommes d'avoir réintégré la population active ou d'y entrer pour la première fois, et de ne pas avoir travaillé l'année précédente. En 2009, 9,7 % des chômeuses intégraient le marché du travail pour la première fois, et 23,7 % n'avaient pas travaillé l'année précédente. Parallèlement, 6,6 % des hommes entraient sur le marché du travail pour la première fois et 18,7 % étaient au chômage et n'avaient pas travaillé au cours de l'année précédente.

Les chômeuses étaient également plus susceptibles que les chômeurs d'avoir quitté leur emploi en raison de responsabilités personnelles ou familiales.

Les immigrants et le marché du travail

En 2009, 51,0 % de la population féminine née à l'étranger occupait un emploi, comparativement à 60,6 % des femmes nées au Canada.

Les immigrantes très récentes — celles qui avaient été au Canada pendant 5 ans ou moins — ont enregistré le taux d'emploi le plus faible (49,1 %). Les femmes qui avaient été au pays pendant 5 à 10 ans ainsi que celles qui y avaient passé plus de 10 ans, c'est à-dire les « immigrantes de longue date », s'en sortaient mieux et affichaient des taux d'emploi de 56,3 % et de 50,3 %, respectivement.

Comparativement aux immigrants de sexe masculin, les immigrantes ont enregistré un taux d'emploi plus faible en 2009, indépendamment de la durée passée au pays. Les femmes nées au Canada affichaient également un taux d'emploi plus faible (60,6 %) que les hommes nés au pays (66,4 %).

La crise du marché du travail a eu une incidence considérable sur le taux de chômage des immigrantes que sur celui des femmes nées au Canada. En 2009, le taux de chômage des immigrantes a atteint 9,6 %, ce qui représente une augmentation par rapport à 7,4 % en 2008. Le taux de chômage des femmes nées au Canada était de 6,3 % en 2009, comparativement à 5,2 % en 2008.

Les immigrantes très récentes affichaient le taux de chômage le plus élevé (15,9 % en 2009), suivi des immigrantes récentes (12,6 %) et des immigrantes de longue date (7,5 %). Le taux de chômage de la population totale des immigrantes était de 9,6 % en 2009, ce qui est inférieur au taux observé chez les immigrants de sexe masculin (10,5 %). Cependant, parmi les immigrants très récents, le taux de chômage des femmes (15,9 %) était plus élevé que celui des hommes (14,3 %) (tableau 16).

Tableau 16 Emploi, taux d'emploi et taux de chômage des femmes et des hommes, selon le statut d'immigrant, 2006 à 2009

La population autochtone et le marché du travail

En 2009, 53,7 % de la population autochtone féminine1 occupaient un emploi, comparativement à 60,6 % de la population autochtone masculine. En 2009, le taux d'emploi des femmes autochtones a enregistré une baisse de 1,1 point de pourcentage par rapport à l'année précédente (54,8 %). Les hommes autochtones ont connu une chute plus importante, puisque leur taux est passé de 66,1 % à 60,6 % au cours de la même période.

Le taux d'emploi des femmes autochtones (53,7 %) était inférieur à celui des femmes non autochtones (58,4 %) en 2009. Chez les femmes autochtones, le taux d'emploi des Métisses était de 58,2 %, soit le même pourcentage qu'en 2007. Toutefois, ce taux était en baisse par rapport à 59,2 % en 2008. Inversement, les Indiennes de l'Amérique du Nord ont vu leur taux d'emploi reculer pour passer de 50,9 % en 2007 à 49,7 % en 2009.

La baisse de l'emploi en 2009 a fait augmenter le taux de chômage des femmes autochtones, qui a atteint 12,7 %, contre 10,0 % en 2007 et 10,4 % en 2008. Malgré cette hausse, le taux de chômage des femmes autochtones restait en deçà de celui des hommes autochtones (15,1 %) en 2009.

En 2009, le taux de chômage des femmes autochtones (12,7 %) était près du double de celui de leurs homologues non autochtones (6,9 %) (tableau 17).

Tableau 17 Emploi, taux d'emploi et taux de chômage, selon l'identité autochtone, 2007 à 2009

Dans la population d'identité autochtone, les Indiens de l'Amérique du Nord affichaient le taux de chômage le plus élevé. Chez les Indiens de l'Amérique du Nord en 2009, les femmes présentaient un taux de chômage de 15,0 % et les hommes, un taux de 18,0 % cette même année — ce qui est à peu près le double de celui observé chez leurs homologues non autochtones. Chez les Métis, le taux de chômage était légèrement inférieur, 10,3 % pour les femmes et 12,3 % pour les hommes.

Les femmes et les hommes davantage admissibles à l'assurance-emploi en 2009

Parmi les personnes au chômage qui avaient cotisé au programme d'assurance-emploi et qui avaient un motif valable de cessation d'emploi en 2009, 558 000 d'entre elles, soit 65,1 %, étaient des hommes. En 2009, 87,3 % des cotisants au programme d'assurance-emploi étaient admissibles à toucher des prestations ordinaires, un chiffre en hausse par rapport à 84,6 % en 2008. Des 299 000 chômeuses qui avaient cotisé et qui avaient un motif valable de cessation d'emploi, 84,3 % étaient admissibles à des prestations d'assurance-emploi en 2009, en hausse par rapport à 77,8 % l'année précédente (données non montrées).

Comparativement aux hommes, une plus grande proportion de femmes ont dû laisser leur emploi pour une raison qui les disqualifiait de prestations ordinaires, et une proportion légèrement plus élevée de femmes que d'hommes n'avaient pas accumulé assez d'heures assurables.

Environ un tiers des chômeuses (32,5 %) n'avaient pas cotisé au programme d'assurance-emploi, contre 28,0 % de leurs homologues masculins. La proportion de femmes était un peu plus importante que celle des hommes, principalement parce que les femmes étaient moins susceptibles d'avoir un emploi rémunéré dans les 12 mois précédents.

En 2009, 76,2 % de l'ensemble des nouvelles mères (celles ayant un enfant de moins de 12 mois) avaient un emploi assurable; 88,0 % d'entre elles touchaient des prestations de maternité ou parentales. Les deux taux ont peu changé par rapport à 2008 (77,0 % et 88,1 %, respectivement). Inversement, la proportion de nouveaux pères prenant un congé parental en 2009 était de 30,1 %, ce qui représente une légère hausse par rapport à 28,2 % en 2008.

Prestataires de l'assurance-emploi

Le nombre de femmes touchant des prestations d'assurance-emploi a augmenté en 2009 pour atteindre une moyenne mensuelle d'environ 483 000 prestataires, en hausse par rapport à 392 000 par mois en 2008. Le nombre d'hommes touchant des prestations d'assurance-emploi était plus élevé que celui des femmes en 2009. En effet, les hommes étaient près de 574 000 par mois à toucher de telles prestations.

Le type de prestations d'emploi touchées diffère selon le sexe. Par exemple, environ 734 000 personnes ont reçu des prestations ordinaires chaque mois en 2009. Environ 36 % des personnes qui touchent des prestations ordinaires sont des femmes, et ce, tout comme 31,5 % des personnes recevant des allocations de formation et 29,7 % des personnes touchant des prestations pour travail partagé. Inversement, les femmes se taillaient la part du lion pour ce qui est de toucher des prestations parentales. Par exemple, environ 114 000 personnes touchaient des prestations parentales chaque mois en 2009, et 92,5 % d'entre elles (105 000) étaient des femmes. La proportion de femmes touchant des prestations de maladie était également plus élevée que celle des hommes. En 2009, près de 62 000 personnes qui recevaient de l'assurance-emploi ont touché des prestations de maladie chaque mois, et environ 57,5 % d'entre elles étaient des femmes (tableau de l'encadré).

Tableau de l'encadré Programme d'assurance-emploi, bénéficiaires à revenu, selon le type de prestations de revenu des femmes et des hommes, 1997 à 2009


Note

  1. Les données pour la population autochtone excluent les personnes vivant dans les réserves et les territoires.
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