L’économie canadienne et son potentiel vert

10 février 2026, 11 h 00 (HNE)

Les progrès vers un environnement plus propre passent par l’économie. Selon une étude de Statistique Canada diffusée à la fin de l’année dernière, certaines industries affichent de bons résultats sur ce plan.

L’étude « Accélérer le progrès : vers une meilleure compréhension de l’économie verte au Canada » démontre que certaines industries canadiennes à intensité verte élevée affichent des niveaux plus élevés de productivité, de croissance et de résilience.

Les activités dites « vertes » comprennent toute activité économique qui contribue à réduire les répercussions environnementales, à réparer les dommages environnementaux ou à préserver les écosystèmes. Ces activités couvrent de nombreux domaines, allant des types d’industries et de travaux effectués aux exportations de biens environnementaux, en passant par les investissements des entreprises dans des équipements et des processus respectueux de l’environnement.

Afin d’obtenir un aperçu du potentiel économique vert du Canada, jetons un coup d’œil aux principales constatations de l’étude ainsi qu’à d’autres données sur l’économie et le travail.

La productivité du travail et la croissance sont plus élevées parmi les industries à intensité verte

Dans le cadre de l’étude, 285 industries de l’ensemble des secteurs ont été classées en trois catégories d’intensité verte : faible, moyenne et élevée. De 2016 à 2022, les industries à intensité verte élevée étaient surtout présentes dans des secteurs comme les services professionnels, scientifiques et techniques, la construction et les services publics.

L’étude a révélé que de 2016 à 2022 les industries à intensité verte élevée étaient en moyenne 51,7 % plus productives que les industries à intensité verte faible.

Au cours de la même période, les industries à intensité verte élevée ont contribué le plus à l’augmentation de la productivité (+15,8 %), comparativement aux industries des secteurs à intensité verte plus faible. Cette croissance est attribuable à l’amélioration de l’efficacité au sein des entreprises, aux mouvements de l’emploi vers des entreprises plus productives et à la sortie nette des entreprises moins productives.

L’étude a également démontré que les industries à intensité verte élevée ont été plus résilientes durant la pandémie de COVID-19.

La contribution économique des produits environnementaux et de technologies propres

D’autres données semblent indiquer un léger recul de la contribution économique verte, malgré une augmentation du nombre d’emplois.

En 2024, le produit intérieur brut (PIB) généré par le secteur des produits environnementaux et de technologies propres (ECT) a reculé de 1,1 % pour s’établir à 70 milliards de dollars, après avoir progressé en 2023 (+1,5 %) et en 2022 (+4,9 %).

Toutefois, le nombre d’emplois attribuables au secteur des produits ECT a été estimé à 363 094 en 2024, ce qui représentait 1,7 % de tous les emplois au Canada. Il s’agissait d’une quatrième hausse annuelle consécutive de l’emploi dans ce secteur. La rémunération dans ce secteur a également augmenté pour une troisième année d’affilée pour dépasser celle de l’ensemble de l’économie.

Les dépenses en immobilisation

StatCan mesure également la contribution économique en matière de dépenses en immobilisation selon les actifs et les fonctions d’infrastructures.

En 2024, les investissements dans les actifs d’infrastructures du Canada ont généré une valeur ajoutée de 101,8 milliards de dollars pour l’économie, dont près de 4,3 milliards de dollars provenaient des dépenses consacrées à la protection de l’environnement.

La majeure partie de ces dépenses a été consacrée aux infrastructures pour les eaux usées. Venaient ensuite les autres travaux de génie, comme les installations d’élimination des déchets, et la lutte contre la pollution.

Les investissements dans les actifs relatifs aux infrastructures du Canada se sont élevés à 136,5 milliards de dollars en 2024. De ce montant, 4,7 milliards de dollars ont été consacrés à des intrants propres.

L’économie dans son ensemble est un peu plus verte

La nature, un moteur de l’activité économique

Une analyse menée par StatCan sur les données du PIB de 2021 selon les sous-aires de drainage a révélé que les industries productrices de biens, y compris la foresterie et l’agriculture, dépendent grandement des actifs de capital naturel pour permettre la production.

L’examen de l’activité économique par région permet de mieux comprendre la manière dont les industries interagissent avec les ressources naturelles abondantes à l’échelle du pays.

Pour en savoir plus

Consultez les portails « Statistiques des comptes économiques » et « Statistiques sur l’environnement » pour accéder aux plus récentes données et analyses sur ces sujets.

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