Le 22 mars est la Journée mondiale de l’eau, instituée pour attirer l’attention sur la crise qui touche de nombreuses régions du monde, où l’accès à cette ressource vitale est limité ou difficile.
Ici, chez nous, cette journée représente aussi l’occasion d’examiner la façon dont les ménages et les exploitations agricoles économisent de l’eau, tout en analysant les données sur les ressources en eau douce du pays.
Les ménages de l’Alberta sont les plus susceptibles d’avoir des toilettes à faible volume d’eau, de même que les ménages de certaines villes de la Colombie-Britannique et de l’Ontario…
Tous les deux ans, dans le cadre de l’Enquête sur les ménages et l’environnement, les ménages des provinces canadiennes répondent à des questions sur les mesures qu’ils prennent pour économiser de l’eau. En 2023, l’année pour laquelle les plus récentes données sont disponibles, près de la moitié des ménages (48 %) avaient des toilettes à faible volume d’eau, soit une proportion pratiquement inchangée depuis 2011 (47 %). Parmi les provinces, l’Alberta affichait le taux le plus élevé (51 %), suivie de près par la Colombie-Britannique (50 %) et l’Ontario (50 %).
Les ménages de Barrie (63 %), en Ontario, et ceux de Kamloops (63 %), de Victoria (62 %) et de Nanaimo (62 %), en Colombie-Britannique, affichaient les taux les plus élevés parmi les régions métropolitaines de recensement (RMR). Ils étaient suivis de près par les ménages de la RMR de Peterborough, en Ontario (61 %).
… qui sont également les plus susceptibles d’avoir des pommes de douche à débit réduit
En 2023, les ménages canadiens étaient moins nombreux à posséder une pomme de douche à débit réduit (46 %) que des toilettes à faible volume d’eau. La proportion de ménages qui avaient une pomme de douche à débit réduit n’a pas changé depuis 2021. À ce chapitre, la Nouvelle-Écosse (52 %) occupait la première place parmi les provinces, suivie du Québec (50 %).
Les ménages de Kamloops (63 %), de Peterborough (61 %), de Nanaimo (60 %) et de Barrie (60 %) se sont de nouveau classés au haut de la liste des RMR, à laquelle s’est ajoutée la RMR de Saguenay (62 %), au Québec.
À l’échelle nationale, les ménages alimentés en eau par une source non municipale (p. ex. un puits privé) étaient plus susceptibles d’avoir des toilettes à faible volume d’eau et des pommes de douche à débit réduit que les ménages dont l’eau était fournie par la municipalité.
Les ménages ayant un compteur d’eau sont plus susceptibles d’avoir des appareils pour économiser de l’eau
Plus du tiers (38 %) des ménages canadiens alimentés en eau par la municipalité ont déclaré posséder un compteur d’eau. Les ménages ayant un compteur d’eau étaient plus susceptibles que ceux qui n’en avaient pas d’avoir des toilettes à faible volume d’eau (60 % par rapport à 44 %), tandis que l’écart était légèrement plus faible parmi les ménages ayant déclaré avoir une pomme de douche à débit réduit (54 % par rapport à 44 %).
Les taux variaient grandement d’une région à l’autre. Les ménages du Québec (10 %) étaient les moins susceptibles parmi les provinces d’avoir un compteur d’eau, car bon nombre des grandes régions urbaines de la province ne sont pas équipées de compteurs. Un peu plus de 1 ménage sur 4 du Nouveau-Brunswick (26 %) en possédait un.
À l’inverse, les taux les plus élevés ont été enregistrés parmi les ménages de l’Alberta (62 %) et du Manitoba (58 %). À l’échelle urbaine, les taux allaient de 60 % à 71 % dans 11 RMR de l’Alberta et de l’Ontario.
L’utilisation de l’irrigation diminue
Près de 1,9 milliard de mètres cubes d’eau ont été utilisés pour l’irrigation dans les exploitations agricoles canadiennes en 2024, en baisse de 9,8 % par rapport à 2022.
La baisse du volume d’irrigation a été légèrement contrebalancée par une hausse observée dans certaines régions de drainage, comme en Colombie-Britannique.
Les régions de drainage constituent de vastes zones fondées sur des limites naturelles où l’eau de surface provenant de la pluie, de la fonte des neiges ou de la glace s’écoule dans un exutoire commun (p. ex. une rivière, un lac ou un océan).
Parmi les 6 378 exploitations agricoles qui ont pratiqué l’irrigation en 2024, plus de 2 exploitations sur 5 (2 689 exploitations) ont déclaré arroser la nuit ou le matin. Il s’agit de la réponse la plus courante à la question portant sur les mesures prises pour économiser de l’eau et de l’énergie. Un plus petit nombre d’entre elles (2 122 exploitations) ont indiqué utiliser des buses permettant d’économiser de l’eau ou de l’énergie. Si le nombre d’exploitations agricoles ayant déclaré utiliser ces deux types de mesures a légèrement diminué par rapport à 2022, le nombre de celles ayant déclaré ne prendre aucune mesure pour économiser de l’eau a diminué de 21 %.
Abondance de l’eau
En 2020, les étendues d’eau douce couvraient 12,6 % de la superficie intérieure du Canada, soit près de 1,3 million de kilomètres carrés.
La disponibilité de l’eau varie considérablement selon la région. Par exemple, 3 des 4 principales régions de drainage ayant la plus forte demande en eau douce, toutes situées dans les Prairies, avaient en 2021 les plus faibles ressources en eau douce renouvelables disponibles pour répondre à la demande.
En revanche, les régions côtières de la Colombie-Britannique, du nord du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador affichaient d’importants excédents en matière de précipitations par rapport à l’eau perdue dans l’atmosphère.
Pour en savoir plus
Visitez le portail du Recensement de l’environnement pour consulter les données et les renseignements les plus récents, y compris l’analyse récemment publiée sur les aires terrestres protégées, qui comprennent les étendues d’eau intérieures protégées.
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