Foire aux questions — Estimations provisoires et surmortalité au Canada

La Base canadienne de données de l'état civil - Décès (BCDECD) est la source faisant autorité pour les données sur les causes de décès au Canada. Statistique Canada collabore avec ses partenaires aux échelles fédérale, provinciale et territoriale pour offrir aux Canadiens des aperçus des données récentes sur les décès et la mortalité au Canada. Pour répondre aux nouveaux besoins en données avec l'arrivée de la pandémie de COVID-19, Statistique Canada a entrepris de fournir de nouvelles estimations provisoires sur la surmortalité et la mortalité.

Pour en savoir plus sur nos sources de données et nos méthodes et obtenir d'autres renseignements importants, veuillez consulter les réponses à certaines questions fréquentes ci-dessous.

Sources de données

1.1 Comment les statistiques de l'état civil sont-elles recueillies?

Le système national de statistiques de l'état civil du Canada est un système décentralisé et complexe qui repose sur une relation de collaboration entre les bureaux provinciaux et territoriaux de l'état civil et Statistique Canada.

Le registraire de l'état civil de chaque province et territoire enregistre tous les décès qui se produisent dans sa province et transmet l'information à Statistique Canada. Le formulaire d'enregistrement de décès comprend des renseignements personnels, fournis à l'entrepreneur de pompes funèbres par une personne bien informée (plus proche parent), et le certificat médical indiquant la cause du décès, rempli par le médecin qui a constaté le décès ou par un coroner ou un médecin légiste.

Les organismes provinciaux et territoriaux de statistique de l'état civil communiquent l'information qu'ils ont recueillie par le biais de leurs processus d'enregistrement des décès à Statistique Canada, qui compile les renseignements dans la Base canadienne de données de l'état civil - Décès (BCDECD).

Une entente entre le gouvernement du Canada et les gouvernements provinciaux et territoriaux régit le fonctionnement du système canadien de statistiques de l'état civil. Le Conseil de la statistique de l'état civil du Canada est un comité consultatif formé de représentants des bureaux provinciaux et territoriaux de l'état civil et de Statistique Canada qui supervise la politique et les questions opérationnelles liées à la collecte des renseignements statistiques de l'état civil.

Vous trouverez plus d'information sur les sources de données utilisées pour la Base canadienne de données de l'état civil - Décès sur le site Web de Statistique Canada.

1.2 Qu'entend-on par le fait que les données de la Base canadienne de données de l'état civil - Décès (BCDECD) sont « provisoires »?

La capacité de Statistique Canada à fournir des renseignements actuels dépend des renseignements qu'il reçoit des provinces et des territoires.

Le bureau provincial ou territorial de l'état civil présente les données à Statistique Canada en deux étapes : le fait du décès et les images du certificat de décès, qui sont utilisés pour coder les causes de décès. En général, l'événement du décès (le fait du décès) sera enregistré dans le système en premier. Pour plusieurs secteurs de compétence, ces renseignements sur le décès sont généralement envoyés dans les 30 jours suivant le décès, tandis que pour d'autres, ils sont envoyés de 30 à 60 jours, ou plus, après le décès. Il peut s'écouler plus de temps avant que Statistique Canada reçoive les renseignements sur la cause du décès, particulièrement dans le cas de décès de cause non naturelle qui nécessitent une investigation médicale ou une autopsie.

Les nombres de décès provisoires et les causes de décès ne comprennent pas tous les décès survenus pendant la période de référence en raison des délais de déclaration. Les estimations provisoires des décès sont corrigées pour tenir compte de la nature incomplète des chiffres, lorsque cela est possible. Ces ajustements s'ajoutent aux chiffres pour y intégrer les décès n'ayant pas encore été déclarés à Statistique Canada, selon les schémas de déclaration provinciaux et territoriaux passés et actuels. Les estimations provisoires sont révisées dans les diffusions subséquentes à mesure que plus de renseignements sont déclarés.

Vous trouverez plus d'information sur les sources de données et la méthodologie pour la Base canadienne de données de l'état civil - Décès sur le site Web de Statistique Canada.

1.3 Quels renseignements trouve-t-on dans la Base canadienne de données provisoires de l'état civil - Décès diffusée tous les mois?

La base de données provisoires sur les décès comprend les renseignements suivants pour chaque décès survenu au Canada :

  • âge, sexe, état matrimonial, lieu de résidence et lieu de naissance de la personne décédée;
  • date du décès
  • cause initiale du décès codée selon la « Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes » (CIM);
  • province ou territoire de l'évènement;
  • province ou territoire de résidence de la personne décédée.

Deux outils interactifs et quatre tableaux de données présentent les plus récentes données provisoires diffusées à partir de la Base canadienne de données de l'état civil - Décès.

2. Échéanciers

2.1 À quel moment les données canadiennes de l'état civil sur les décès sont-elles diffusées?

Pour mieux comprendre les répercussions de la pandémie sur les familles et les collectivités canadiennes, Statistique Canada a adopté, et continue d'adopter, de nouvelles façons de répondre au besoin de renseignements plus actuels. Ainsi, la Base canadienne de données provisoires de l'état civil - Décès est diffusée mensuellement pour les provinces et les territoires déclarants.

Veuillez consulter l'horaire du communiqué du Quotidien de Statistique Canada pour obtenir les dates de diffusion prévues.

2.2 Pourquoi n'y a-t-il pas d'estimations pour certaines semaines?

La qualité des chiffres hebdomadaires ajustés dépend en grande partie du niveau d'intégralité des données, ou de la mesure dans laquelle tous les décès ont été déclarés à Statistique Canada. Les estimations manquantes sont plus susceptibles d'être pour les semaines les plus proches de la date de diffusion, car il y a parfois un retard dans les déclarations. À mesure que Statistique Canada reçoit les renseignements, les données deviennent plus complètes pour les diffusions subséquentes.

Seules les estimations pour les semaines dont le niveau d'intégralité atteint 75 % ou plus sont montrées. Ce seuil offre un compromis entre la robustesse et l'actualité des estimations. Le niveau d'intégralité atteint 90 % ou plus pour presque toutes les semaines, à quelques exceptions près. Même s'il est utile de signaler les nouvelles tendances récentes possibles en ce qui a trait à la surmortalité, les estimations qui reposent sur les données hebdomadaires ayant un niveau d'intégralité plus faible devraient être utilisées avec précaution, car elles comportent plus d'incertitude et sont plus sensibles aux hypothèses modèles (comme le choix de la période de référence). Par conséquent, ces estimations peuvent changer de façon marquée dans les diffusions subséquentes alors que le nombre de décès déclarés augmente pour ces semaines.

2.3 Pourquoi les chiffres dans la plus récente diffusion ne correspondent-ils pas aux chiffres des diffusions précédentes?

Statistique Canada reçoit constamment des renseignements des provinces et des territoires. Les données et les estimations provisoires sont mises à jour mensuellement avec l'ajout de nouvelles semaines de données et de révisions à ces semaines pour lesquelles les données ont été diffusées précédemment.

3. Méthodologie

3.1 Pourquoi les chiffres sur les décès sont-ils corrigés?

Pour fournir des renseignements plus à jour sur les décès pendant la pandémie, de récentes améliorations à la méthodologie et à l'actualité des données ont été apportées à notre processus de collecte des données. Ainsi, les chiffres de décès provisoires pour les années de référence 2020 et 2021 ont été corrigés pour tenir compte des délais de déclaration, dans la mesure du possible, qui entraîneraient autrement un sous-dénombrement dans les données. Ces ajustements s'ajoutent aux chiffres pour y intégrer les décès n'ayant pas encore été déclarés à Statistique Canada, selon les schémas de déclaration provinciaux et territoriaux passés.

Pendant la production des statistiques mensuelles sur les décès, les données des mois et des années précédents pourraient être révisées pour refléter toutes les mises à jour et les modifications qui ont été reçues des bureaux de l'état civil des provinces et des territoires.

Les données des années de référence 2017, 2018 et 2019 sont aussi provisoires, car les mises à jour des bureaux de l'état civil sont aussi enregistrées.

Vous trouverez plus d'information sur les sources de données et la méthodologie pour la Base canadienne de données de l'état civil - Décès sur le site Web de Statistique Canada.

3.2 Pourquoi n'y a-t-il pas de données pour certains secteurs de compétence?

La capacité de Statistique Canada à fournir des renseignements utiles et actuels dépend de sa capacité à recevoir les renseignements des provinces et des territoires. Pour plusieurs secteurs de compétence, ces renseignements sont généralement envoyés dans les 30 jours suivant le décès, tandis que pour d'autres, ils sont envoyés de 30 à 60 jours ou plus après le décès. C'est pourquoi les données pour certaines provinces et certains territoires pour certaines semaines sont supprimées.

3.3 Pourquoi les chiffres de décès et les estimations provisoires qui sont diffusés par Statistique Canada ne correspondent-ils pas aux chiffres provenant d'autres sources?

Les données qui sont diffusées chaque mois par Statistique Canada reposent sur les données qui sont déclarées par les registraires de l'état civil des provinces et des territoires, qui sont la source officielle des statistiques sur les décès au Canada. Statistique Canada corrige les chiffres pour tenir compte des délais de déclaration. Les renseignements sur la cause du décès qui se trouvent dans la Base canadienne de données de l'état civil - Décès (BCDECD) sont tirés du certificat médical de la cause du décès, qui est rempli par les professionnels de la santé, les coroners ou les médecins légistes.

Les données produites par d'autres sources peuvent être recueillies aux fins de surveillance auprès d'autres organismes, comme les autorités sanitaires provinciales et territoriales ou les organes de presse. Ces données peuvent être fondées seulement sur des cas confirmés du virus causant la COVID-19, ce qui signifie qu'elles n'incluent pas toujours les cas où une personne est décédée de la COVID-19 avant d'avoir été testée. De plus, les chiffres de la surveillance peuvent être fondés sur la date à laquelle le décès a été déclaré plutôt que sur la date à laquelle le décès est survenu. Enfin, ces chiffres peuvent utiliser des définitions de cause du décès qui sont différentes de celles qui sont appliquées par les bureaux et les registraires de l'état civil qui utilisent les lignes directrices de Classification internationale des maladies.

De janvier à août 2020, les décomptes officiels de décès attribuables à la COVID-19 partout au Canada dépassaient d'environ 5 % les chiffres de surveillance pour la même période.

3.4 Pourquoi certaines causes de décès provisoires sont-elles indiquées comme inconnues?

Les périodes de référence plus récentes comportent un plus grand nombre de causes de décès qui sont inconnues ou en attente d'une investigation. Certains décès, comme les suicides possibles ou les décès accidentels, nécessitent de longues investigations. Ce que cela signifie, c'est que Statistique Canada n'a pas encore reçu l'information finale sur la cause des décès des bureaux provinciaux et territoriaux de la statistique de l'état civil en raison des investigations médicales toujours en cours sur la cause du décès des personnes décédées.

Lorsque le nombre d'inconnus est élevé dans ces données, les données provisoires sur les causes de décès ne doivent pas être utilisées pour déclarer les principales causes de décès jusqu'à ce que les données soient plus complètes.

3.5 Pourquoi certains chiffres dans les données provisoires sont-ils arrondis alors que d'autres ne le sont pas?

En fonction des analyses menées, l'information sur la cause du décès pourrait comporter de petits chiffres, qui obligent à protéger la confidentialité par le biais d'un processus d'arrondissement standard pour la variable de la cause du décès. Seuls les chiffres sur la cause du décès sont arrondis et cet arrondissement est fait au 5 le plus proche. Cela signifie que tous les renseignements sur les causes de décès sont présentés en unités de 5 ou 10 (p. ex., 0, 5, 10, 15, etc.).

En raison de la nature provisoire des données, de la fréquence des mises à jour des données par les provinces et les territoires ainsi que de la pratique d'arrondissement de la cause de décès, on peut observer une plus grande variabilité à travers la variable de la cause de décès – comparativement au reste des variables de la base de données – entre les diffusions mensuelles.

4. Analyse

4.1 Qu'est-ce que la surmortalité et pourquoi la mesurons-nous?

Les effets de la COVID-19 se font toujours sentir sur les collectivités et les familles au Canada et dans le monde. Au-delà des décès attribuables à la maladie elle-même, la pandémie pourrait aussi avoir des répercussions indirectes qui font augmenter ou diminuer le nombre de décès en raison de différents facteurs, dont le report de procédures médicales ou l'augmentation de la consommation d'alcool ou de drogues.

Pour comprendre les répercussions directes et indirectes de la pandémie, il est important de mesurer la surmortalité,

qui se produit lorsque le nombre de décès au cours d'une période est supérieur à ce qui serait attendu pour cette période. Il convient cependant de noter que, même sans la pandémie, le nombre de décès déclarés pour une semaine donnée varie d'une année à l'autre. Par conséquent, le nombre de décès auquel on peut s'attendre devrait se situer dans une certaine fourchette. On trouve des signes de surmortalité lorsque le nombre de décès hebdomadaire est constamment plus élevé que le nombre attendu, mais surtout lorsqu'il dépasse la fourchette du nombre de décès attendus pendant plusieurs semaines consécutives.

Pour mesurer la surmortalité, il est également nécessaire d'avoir recours à un moyen de déterminer le nombre de décès auquel on pourrait s'attendre s'il n'y avait pas de pandémie. Il existe un certain nombre de façons d'estimer le nombre de décès attendus, notamment en les comparant aux décomptes annuels précédents ou en utilisant des moyennes historiques, par exemple au cours des quatre années précédentes. Dans le contexte du Canada, qui compte une population vieillissante et croissante, le nombre de décès s'accroît graduellement depuis un certain nombre d'années, et un nombre plus élevé de décès était attendu en 2020 (ou 2021), avec ou sans COVID-19. Pour ces raisons, afin d'estimer les décès attendus, Statistique Canada utilise une approche fondée sur un modèle statistique pour projeter les tendances récentes en matière de mortalité. Cette approche a également été adoptée par d'autres pays.

De plus amples renseignements sur l'estimation de la surmortalité pendant la pandémie de COVID-19 au Canada peuvent être obtenus dans l'article La surmortalité au Canada pendant la pandémie de la COVID-19.

5. Autres renseignements sur la mortalité

5.1 Où les Canadiens peuvent-ils trouver de plus amples renseignements sur les statistiques sur la mortalité au Canada pour 2020?

La Base de données ouvertes sur les installations récréatives et sportives

Numéro de catalogue : 21260002
Numéro d'exemplaire : 2021001

The Open Database of Recreational and Sport Facilities

La Base de données ouvertes sur les installations récréatives et sportives (BDOIRS) est une collection de données ouvertes comprenant le nom, le type et l'emplacement des installations récréatives et sportives à travers le Canada. Elle est publiée en vertu de la Licence du gouvernement ouvert – Canada.

La BDOIRS compile des données ouvertes, des données accessibles au public et des données fournies directement sur les installations récréatives et sportives au Canada. Les sources de données comprennent les gouvernements provinciaux, territoriaux et municipaux.

Cette base de données vise à fournir un meilleur accès à une liste harmonisée des installations récréatives et sportives à travers le Canada, en les rendant disponibles en tant que données ouvertes. Cette base de données est une composante de l'Environnement de couplage de données ouvertes (ECDO).

Sources de données et méthodologie

Les données d'entrée de la BDOIRS sont des ensembles de données dont les sources incluent les gouvernements provinciaux, territoriaux et municipaux. Ces ensembles de données étaient disponibles soit en vertu de l'un des divers types de licences de données ouvertes, par exemple un portail gouvernemental ouvert, soit sous la forme de données accessibles au public. Les détails des sources utilisées sont disponibles dans un tableau « Sources de données » situé dans le dossier compressé téléchargeable de la BDOIRS.

Les différentes sources de données utilisées ne s'appuient pas sur un système de classification uniforme. La BDOIRS harmonise le type d'installation en attribuant dix-huit types à chaque installation. Ce processus a été mis en œuvre sur la base du type d'installation fourni par la source de données, ainsi qu'en utilisant d'autres recherches menées à cette fin.

La BDOIRS utilise les dix-huit types d'installations suivants :

  • sentiers : sentiers urbains et ruraux ou voies pour la marche, la randonnée pédestre ou le vélo.
  • terrains de sport : terrains sur lesquels on peut pratiquer des sports.
  • arénas : installations où des activités sportives et/ou récréatives ont lieu.
  • parcs sportifs : aires de loisirs axées sur l’activité sportive.
  • plages : plages au bord de l'eau.
  • casinos : casinos ou installations de jeux de hasard.
  • centres communautaires : centres communautaires et installations de loisirs.
  • gymnases : salles de conditionnement physique publiques et privées.
  • marinas : ports de plaisances.
  • parcs : parcs et espaces verts, y compris les parcs municipaux et nationaux.
  • terrains de jeux : espaces de jeux qui sont distincts des parcs en ce sens qu’ils ont été spécifiquement classés comme tels par l’éditeur des données. Ils comprennent souvent de l’équipement de terrain de jeux.
  • piscines : piscines intérieures et extérieures.
  • pistes de course : pistes réservées à la course.
  • patinoires : le plus souvent des patinoires à glace.
  • planchodromes : parcs utilisés pour la planche à roulettes.
  • aires de jeux d'eau : espaces urbains réservés aux jeux d'eau.
  • stades : installations où des activités sportives et/ou récréatives ont lieu.
  • divers : installations qui ne correspondent à aucune des catégories qui précèdent.

La BDOIRS ne prétend pas avoir une couverture exhaustive et peut ne pas contenir toutes les installations dans le champs d’application de la version actuelle. En dépit des efforts réalisés pour minimiser ces lacunes, des erreurs de classification du type d'installation et de géolocalisation des installations sont également possibles. Bien que toutes les données soient publiées à la même date, les dates à partir desquelles les données sont actuelles dépendent des dates de mise à jour des sources utilisées.

Un sous-ensemble de coordonnées géographiques disponibles des sources a été validé en utilisant l'internet et mis à jour lorsque nécessaire. Lorsque la latitude et la longitude n'étaient pas disponibles, un géocodage a été effectué pour certaines sources en utilisant les données de l’adresse de la source.

Une déduplication a été effectuée pour supprimer les doublons dans les cas où les sources se chevauchaient.

La version actuelle de la base de données (version 1.0) contient environ 182 000 enregistrements. Les données ont été recueillies à partir des sources entre 2020 et 2021.

Les variables incluses dans la BDOIRS sont les suivantes :

  • Nom de l'installation
  • Type d'installation de source
  • Type d'installation de la BDOIRS
  • Fournisseur
  • Numéro d'unité
  • Numéro de rue
  • Nom de la rue
  • Genre de la rue
  • Direction de la rue
  • Code postal
  • Ville
  • Province ou territoire
  • Identificateur unique de la province
  • Nom de la subdivision de recensement
  • Identificateur unique de la subdivision de recensement
  • Longitude
  • Latitude
  • Index

Pour obtenir plus de renseignements sur la façon dont les variables ont été compilées, consultez le document de métadonnées qui accompagne la BDOIRS.

Téléchargement de la BDOIRS

Pour faciliter son téléchargement, la BDOIRS est fourni sous forme de fichier CSV compressé.

Visualisant la BDOIRS

Le contenu de la BDOIRS peut être visualisé sur une carte à l'aide du Visualiseur de l'Environnement de couplage de données ouvertes.

Introduction aux techniques cryptographiques : Calcul multiparties sécurisé

Combinaison sécurisée de données provenant de plusieurs sources tout en préservant la confidentialité

par Betty Ann Bryanton, Agence du revenu du Canada

Introduction

La prédominance croissante de technologies comme le nuage, l'informatique mobile, l'apprentissage automatique et l'Internet des objets crée des possibilités d'innovation et d'échange de renseignements, mais également des défis pour la sécurité et la confidentialité des données. Ces défis ont été amplifiés pendant la pandémie mondiale; le télétravail a accéléré l'adoption des services hybrides et infonuagiques. Cette situation a mis à rude épreuve les capacités de sécurité existantes et a révélé des lacunes dans la sécurité des données (Lowans, 2020). Pendant ce temps, les lois sur la protection des données à l'échelle mondiale ont évolué, et chaque organisation qui traite des données personnelles est exposée à des niveaux de risque en matière de confidentialité et d'inobservation plus élevés que jamais auparavant (Wonham, Fritsch, Xu, de Boer, & Krikken, 2020).

Par conséquent, les techniques de calcul améliorées sur le plan de la confidentialité, qui protègent les données pendant leur utilisationNotes de bas de page1, ont gagné en popularité.

Qu'est-ce que le calcul multiparties sécurisé?

Le calcul multiparties sécurisé est une technique qui permet de combiner des renseignements provenant de différentes zones de confidentialité pour obtenir des renseignements sur les données combinées sans avoir à révéler les données brutes aux parties concernées. Il a évolué d'une curiosité théorique établie par le problème des millionnairesNotes de bas de page2 d'Andrew Yao dans les années 1980 à un outil important pour la création d'applications de préservation de la confidentialité à grande échelleNotes de bas de page3.

Pour illustrer le concept, Bob et Alice veulent savoir s'ils touchent la même paye, mais ne veulent pas poser cette question délicate. Ils achètent quatre boîtes à suggestions verrouillables, chacune portant une étiquette sur laquelle figure un taux horaire : 10 $, 20 $, 30 $ et 40 $. Bob gagne 20 $ l'heure, alors il n'a qu'une clé pour déverrouiller la boîte portant l'étiquette « 20 ». Alice gagne 30 $ l'heure, alors elle n'a qu'une clé pour déverrouiller la boîte portant l'étiquette « 30 ». Bob et Alice mettent tous les deux un bout de papier indiquant « oui » ou « non » dans chaque boîte sans que l'autre le voie. Par exemple, Alice met un bout de papier indiquant « non » dans les boîtes portant les étiquettes « 10 », « 20 » et « 40 », et un bout de papier indiquant « oui » dans la boîte portant l'étiquette « 30 » parce qu'elle gagne 30 $ l'heure. Bob déverrouille la boîte portant l'étiquette « 20 » et apprend qu'Alice ne gagne pas 20 $ l'heure, mais il ne sait toujours pas si son taux horaire est de 10 $, de 30 $ ou de 40 $. Alice déverrouille la boîte portant l'étiquette « 30 » et apprend que Bob ne gagne pas 30 $ l'heure, mais elle ne sait toujours pas si son taux horaire est de 10 $, de 20 $ ou de 40 $. - C'est ce que l'on appelle un « transfert inconscient ». La capacité d'effectuer des transferts inconscients est la base de l'exécution du calcul multiparties sécuriséNotes de bas de page4.

Le calcul multiparties sécurisé est une méthode d'informatique distribuée et de cryptographieNotes de bas de page5 qui combine la transformation des données (chiffrement) avec un logiciel spécialisé. Il permet à plusieurs parties qui ne se font pas confiance, ou à un tiers commun, de travailler conjointement avec des données qui dépendent de tous leurs intrants privés tout en gardant ces données chiffrées. Les participants ne connaissent que les résultats de la collaboration et non les données précises fournies par les autres. Cela permet une collaboration entre des partenaires de confiance ou même entre des concurrents.

On présume souvent que le calcul multiparties sécurisé exige la participation de plusieurs organisations; toutefois, l'exigence précise concerne plusieurs zones de confidentialité, c'est-à-dire deux domaines ou plus ayant des ensembles de restrictions de confidentialité différents. Plusieurs zones de confidentialité existent entre plusieurs organisations ayant des propriétaires de données indépendants, mais elles peuvent aussi exister au sein d'une seule organisation entre des équipes, des services ou des administrations.

On se fie à ce que les parties respectent le protocole. Si une partie n'est pas digne de confiance, des mesures supplémentaires, qui ne s'inscrivent pas dans la portée du présent document, doivent être prises pour prévenir les tentatives d'atteinte malveillantes ou cachées.

Forces

  • Permet d'atteindre simultanément la confidentialité, l'inconscience et l'authenticité.
    • Élimine le besoin de faire confiance à un courtier de données tiers pour accéder aux données et les traiter.
    • Permet de déduire les données chiffrées : le propriétaire du modèle ne voit jamais les données privées du client et ne peut donc pas les divulguer ou les utiliser de façon malveillante.
  • Élimine les compromis entre la convivialité et la confidentialité des données; autrement dit, étant donné que les données brutes sont chiffrées, il n'est pas nécessaire de masquer ou de supprimer des fonctions pour les échanger et les traiter.
  • Offre de nouvelles possibilités de collaboration entre des entreprises qui n'étaient pas possibles auparavant en raison de la réglementation ou du risque.
  • Niveaux de confidentialité semblables à ceux du chiffrement entièrement homomorphique, mais moins coûteux et complexe sur le plan informatique.

Défis

  • Les techniques de calcul multiparties sécurisé sont extrêmement complexes et nécessitent une cryptographie exhaustive et souvent compliquée. Par conséquent, il est difficile pour les profanes de les comprendre ou de les mettre en œuvre.
  • L'incapacité à voir les données d'entrée peut éveiller des soupçons.
  • Si les fonctions ne sont pas soigneusement conçues et mises à l'essai, la sécurité peut être cassée.
  • Frais généraux importants en ce qui concerne les aspects informatiques en raison de la complexité et de la nature distribuée. Le coût varie grandement en fonction de la collaboration requise (p. ex., nombre de parties, utilisation de différents fournisseurs de services infonuagiques) et du besoin de protection contre les parties malveillantes.
  • Sensible à la latence entre les nœuds (Krikken, 2019)
  • Nécessite une infrastructure supplémentaire, ce qui ajoutera à la planification des projets et au calcul du coût total de possession (Byun, 2019)

Pourquoi est-ce important?

Selon le directeur du renseignement national des États-Unis, la cybersécurité dans les secteurs public et privé des États-Unis est continuellement à risque, et on doit s'attendre à une augmentation des attaques. Les organisations qui possèdent beaucoup de données et d'actifs de propriété intellectuelle sont des cibles de choix. Les attaquants ciblent souvent ces données « joyaux de la couronne »Notes de bas de page6 en raison de leur valeur et de leur potentiel de perturbation (Enveil).

Les organisations sont de plus en plus préoccupées par la sécurité des données dans plusieurs scénarios, notamment :

  • la collecte et la conservation de renseignements personnels de nature délicate;
  • le traitement de renseignements personnels dans des environnements externes, comme le nuage;
  • l'échange de renseignements, comme l'échange et le traitement de données de nature délicate dans des environnements distribués, des soins de santé aux finances (Krikken, 2019)

Le calcul multiparties sécurisé permet de répondre à ces préoccupations et de les atténuer en permettant aux organisations de fournir des renseignements sur les données réparties de façon conforme, sécurisée et confidentielle sans jamais les exposer ou les déplacer.

Cela est important parce que la nature de plus en plus distribuée des données sur les clients signifie que de nombreuses organisations ne génèrent pas par elles-mêmes les niveaux de données nécessaires pour obtenir les renseignements impartiaux requis pour fournir de nouvelles expériences, ouvrir de nouvelles sources de revenus et appliquer de nouveaux modèles opérationnels. Le calcul multiparties sécurisé permet une collaboration sécurisée qui offre des avantages mutuels à toutes les parties, tout en préservant la vie privée et la confidentialité.

Applications concrètes

Bien qu'il soit encore nouveau et qu'il présente des défis, le calcul multiparties sécurisé est sur le point de perturber considérablement le domaine de l'échange de données d'entreprise et d'offrir des solutions efficaces d'échange de données entre des propriétaires de données méfiants. Vous trouverez ci-dessous des déploiements réussis notablesNotes de bas de page7.

  • Vente aux enchères de betteraves sucrières danoises, le premier exemple réussi de déploiement du calcul multiparties sécurisé, en 2008, où la confidentialité des soumissions des agriculteurs pour des contrats a été assurée.
  • Études sur la disparité de salaire entre les hommes et les femmes du Boston Women's Workforce CouncilNotes de bas de page8, qui ont été menées pour la première fois en 2016 et qui visaient à analyser les données sur la paye de plusieurs employeurs pour établir une feuille de route du changement pour la ville et ses employeurs.
  • Étude du gouvernement estonien qui a été menée en 2015 et qui visait à analyser les dossiers fiscaux et scolaires pour déterminer si le fait de travailler à temps partiel pendant les études faisait augmenter le taux d'échecNotes de bas de page9.

Cas d'utilisation

Le calcul multiparties sécurisé est très populaire pour les cas d'utilisation où des organisations doivent échanger des données avec plusieurs parties ou analyser des données provenant de plusieurs parties sans divulguer leurs données ou leur modèle d'analyse aux autres parties.

Cette liste illustre la portée et l'ampleur des applications du calcul multiparties sécurisé.

  • Collaboration avec des parties disparates, par exemple, échange de données sur les citoyens entre des ministères et des institutions financières ou échange de dossiers médicaux électroniques entre des hôpitaux, des pharmacies et des assureurs.
  • Exploration de données réparties : Collecte de données privées à partir de sources de données indépendantes pour apprendre quelque chose qui n'est pas possible à partir d'une source unique, par exemple, trouver des contribuables frauduleux au moyen de données d'entreprise privées ou d'autres données sur les contribuables.
  • Gestion des clés : Protection des clés d'authentification pendant leur utilisation.
  • Infonuagique : Échange de données, analyse des données et apprentissage automatique entre plusieurs fournisseurs de services infonuagiques inconnus.
  • Surveillance de la sécurité de plusieurs réseaux entre des entités pour regrouper des données privées.
  • Filtrage des pourriels dans les courriels chiffrés.
  • Découverte médicale, par exemple, applications de recherche des contacts avec des personnes ayant une maladie ou un virus combinant les données de nombreux hôpitaux pour la recherche en génomique.
  • Évitement de la collision de satellites sans divulguer leur emplacement.

Conclusion

La conscience que les données personnelles peuvent être compromises dans une atteinte à la protection des données ou peuvent être utilisées de façon malveillante par des entreprises dont les intérêts ne cadrent pas avec ceux de leurs utilisateurs augmente. De nouveaux règlements font de la détention de données personnelles un risque de responsabilité pour les entreprises. Le calcul multiparties sécurisé est devenu une technique puissante et polyvalente pour obtenir des renseignements sur l'échange de données sans jamais les exposer directement.

Bien qu'il n'y ait pas de produit ou de technique unique qui puisse satisfaire à toutes les exigences relatives à la sécurité des données, le calcul multiparties sécurisé peut être utilisé comme une défense avec d'autres mesures de protection des données, comme le masquage des données, et d'autres techniques de préservation de la confidentialité, comme la confidentialité différentielle et le chiffrement homomorphique.

Prochaines étapes

Gartner s'attend à ce que le calcul multiparties sécurisé soit transformationnel au cours des cinq à dix prochaines années (Lowans, 2020). Pour être prête, compte tenu de la quantité de données privées qu'elle détient et de la pression exercée pour que ces données soient protégées, une organisation devrait continuer de faire des recherches sur le calcul multiparties sécurisé et d'autres techniques de protection des données et de préservation de la confidentialité.

Sujets connexes : Anonymisation des données, confidentialité différentielle, chiffrement homomorphique, environnements d'exécution fiables/informatique confidentielle, apprentissage fédéré

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Références

Enquête sur la rémunération auprès des entreprises - Secteur public : Guide de déclaration

Veuillez lire ce guide de déclaration avant d'inscrire les renseignements sur le questionnaire. Vous pourrez ainsi mieux comprendre les exigences de la présente enquête. Veuillez conserver ce guide pour référence future.

Introduction

But de l'enquête

L'Enquête sur la rémunération auprès des entreprises mesure les tendances mensuelles de l'ensemble des salariés inscrits sur la liste de paye, des heures rémunérées, et des gains. Cette enquête ainsi que l'information provenant des formules PD7A des versements des retenues de l'Agence du revenu du Canada fournissent les données de base pour produire les estimations du programme de l'Enquête sur l'emploi, la rémunération et les heures de travail (EERH). Votre participation est essentielle à l'obtention de résultats qui reflèteront correctement votre industrie, région et taille d'entreprise. En vertu de la Loi sur la statistique, vous êtes tenu de répondre à cette enquête.

Ce guide contient des définitions et des directives sur la manière de remplir le questionnaire d'enquête.

Pour cette enquête, la définition d'un employé est toute personne qui reçoit une rémunération pour services rendus au Canada ou pour un congé payé et pour laquelle l'employeur est tenu de remplir une déclaration État de la rémunération payée de l'Agence du revenu du Canada (Feuillet T-4). Le terme salarié englobe les salariés à temps plein, à temps partiel et occasionnels ou temporaires.

Veuillez noter que la Question 1 couvre le nombre total de salariés de la dernière période de paye du mois de référence, pour l'ensemble des catégories de salariés. Pour les Questions 2 à 15, le nombre de salarié, la rémunération brute régulière et les heures se rapportent tous à la dernière période de paye du mois de référence, pour chacune des catégories de salariés. Les questions sur les paiements spéciaux recueillent l'information sur les paiements faits en tout temps durant le mois de référence, et les périodes que le montant couvre.

Confidentialité

La loi interdit à Statistique Canada de divulguer toute information recueillie qui pourrait dévoiler l'identité d'une personne, d'une entreprise ou d'un organisme sans leur permission ou sans en être autorisé par la loi. Statistique Canada utilisera les données de cette enquête à des fins statistiques.

Période de déclaration

Le mois de référence est indiqué sur l'invitation électronique.

Tous les salariés incluant les membres du conseil (Question 1)

Toute personne rémunérée pour les services rendus au Canada ou pour des congés payés par l'employeur et pour laquelle l'employeur est tenu de remplir une déclaration T-4 de l'Agence du revenu du Canada. Le terme salarié englobe les salariés à temps plein, à temps partiel, et les salariés occasionnels ou temporaires.

Indiquez le nombre total de salariés rémunérés pour les services rendus ou pour des congés payés par l'employeur au cours de la dernière période de paye, du mois de référence. Inclure les salariés à temps partiel et les membres du conseil, s'il y a lieu.

Tous les salariés incluant les membres du conseil (Questions 2 15)

Les questions suivantes concernent le nombre de salariés, les dates, la rémunération régulière brute et le nombre d'heures qui se réfèrent à la dernière période de paye payable, du mois de référence. Il importe peu que les chèques de paye aient été émis ou non pour cette période. Veuillez noter que la question sur les paiements spéciaux fait référence à des paiements faits en tout temps durant le mois de référence. Les dates que vous devez déclarer sont les dates de la période visée par les paiements.

Déclarez vos données par catégorie de salariés. S'il y a seulement un registre de paye pour une catégorie de salariés, inscrivez vos renseignements dans la première colonne. Utilisez les colonnes additionnelles si vous avez plus d'un registre de paye par catégorie de salariés.

Catégorie de salariés :

Salariés rémunérés à l'heure :
Tout salarié dont la rémunération de base est calculée selon un taux horaire.
Employés à salaire fixe :
Tout salarié dont la rémunération de base constitue une somme fixe versée pour une période d'au moins une semaine.
Autres salariés :
Tout salarié n'ayant pas été déclaré dans les catégories précédentes – par exemple, les membres du conseil.

Exemple:

Les employés à salaire fixe d'une compagnie sont payés à différents intervalles, certains employés à salaire fixe reçoivent leur paye toutes les semaines tandis qu'un autre groupe est payé aux deux semaines. Pour déclarer ces renseignements pour la dernière période de paye, utilisez la première colonne pour déclarer les employés payés toutes les semaines, avec des dates correspondant à une période hebdomadaire, et la deuxième colonne pour les employés payés toutes les deux semaines, avec des dates correspondant à deux semaines.

Nombre de salariés (Questions 2, 7 et 12)

Choisissez la catégorie de salariés appropriée et déclarez le nombre de salariés ayant été rémunérés au cours de la dernière période de paye du mois de référence. Cette rémunération peut être pour les services rendus ou pour des congés payés par l'employeur tels que des jours fériés, des jours de vacances, etc. Déclarez un employé dans une catégorie de salariés seulement.

Dates concernant la dernière période régulière de paye

Dates du premier et dernier jour (Questions 3, 8 et 13)

La dernière période de paye du mois correspond à la dernière période de paye consignée dans les livres comptables comme une charge courue. Il importe peu que les chèques de paye aient été émis ou non pour cette période.

Indiquez les dates du premier et du dernier jour de la dernière période de paye complète du mois de référence pour chaque catégorie de salariés applicable. Si votre dernière période de paye inclut trois jours ou moins du mois suivant, vous pouvez inscrire cette période de paye.

Rémunération régulière brute (Questions 4a, 9a et 14)

Déclarez la rémunération régulière brute payable pour la dernière période de paye du mois de référence. Il faut inclure la rémunération payable pour les heures supplémentaires travaillées durant la même période.

La rémunération régulière brute payable, avant les retenues, inclut :

  • les salaires normaux ;
  • les paiements habituels prévus ou imprévus pour les heures supplémentaires versées spécifiquement pour la dernière période de paye du mois ;
  • les gratifications versées régulièrement pour la dernière période de paye du mois (par exemple, les primes à la production, à l'initiative, d'éloignement) ; et
  • les congés payés par l'employeur pour la dernière période de paye du mois.

La rémunération régulière brute payable, avant les retenues, exclut :

  • tous les paiements qui ne portent pas sur la dernière période de paye visée ;
  • les avances d'indemnisation des accidents de travail faites aux salariés pendant la résolution d'une réclamation ;
  • les paiements en espèce ;
  • les avantages imposables et non imposables ;
  • les frais de déplacement ; et
  • les cachets des administrateurs qui ne sont pas des salariés de l'entreprise.

Rémunération des heures supplémentaires (Questions 4b et 9b)

Rémunération versée pour toutes les heures de travail effectuées en sus de la journée ou de la semaine normale de travail durant la dernière période de paye du mois de référence. La rémunération pour les heures supplémentaires représente le paiement versé au salarié après que le taux a été majoré. (Se reporter à la section sur la « Rémunération régulière brute » et les « Paiements spéciaux » pour obtenir d'autres détails).

Nombre total d'heures payables (pour salariés à l'heure seulement) (Question 5a)

Déclarez toutes les heures payables pour les services rendus et pour les congés payés pour la dernière période de paye du mois de référence. Il faut inclure les heures supplémentaires et les autres heures payées, telles que les heures de congé payées, les jours fériés, les vacances, les congés de maladie, et les congés pour fonctions de jury. Arrondissez les chiffres à une heure près.

Exemple :

Une compagnie compte 7 salariés rémunérés à l'heure qui sont payés toutes les semaines :

  • 2 salariés travaillent à temps plein 40 heures par semaine ;
  • 3 salariés travaillent à temps plein 37 1/2 heures par semaine ; et
  • 2 salariés travaillent à temps partiel 24 heures par semaine.

Pour la dernière période de paye du mois, les salariés ont travaillé le nombre d'heures normales, sauf que :

  • 1 salarié a pris une journée de congé de maladie payé ; et
  • 1 salarié à temps partiel a pris un congé sans solde de 4 heures.
  • Il y avait également trois heures supplémentaires travaillées.

Le nombre total d'heures payables pour du travail accompli et des congés payés de la dernière période de paye du mois de référence, serait de 240 heures.

(Voir l'exemple du calcul)

Calcul:

2 temps plein x 40.0 heures

= 80,0

3 temps plein x 37.5 heures

= 112,5

2 temps partiel x 24.0 heures (moins 4 heures sans rémunération)

= 44,0

3 heures supplémentaires (avant majoration)

= 3,0

Total 239,5
Arrondi à 240

Nombre total d'heures supplémentaires travaillées (Salariés rémunérés à l'heure seulement) (Question 5b)

Déclarez le nombre d'heures supplémentaires travaillées durant la dernière période de paye du mois de référence avant que le taux de majoration soit appliqué. Seul le nombre réel d'heures supplémentaires travaillées est requis.

Exemple:

Si un salarié a travaillé deux heures supplémentaires à un taux majoré de moitié, le nombre réel d'heures supplémentaires travaillées est de 2 heures.

Nombre moyen d'heures de travail prévues dans une semaine (Employés à salaire fixe seulement) (Question 10)

Déclarez le nombre moyen d'heures prévues dans une semaine de travail normale au cours de la dernière période de paye du mois de référence. Il est important que ce nombre soit pour une seule semaine.

Si tous vos employés à salaire fixe comptent le même nombre d'heures prévues dans une semaine normale de travail, déclarez ce nombre. Exprimez les fractions sous forme de décimales.

Si le nombre moyen d'heures de travail prévues diffère pour vos employés à salaire fixe, indiquez le nombre moyen d'heures travaillées par ces employés. (Voir exemple ci-dessous)

Exemple:

Si 4 employés à salaire fixe à temps plein travaillent 40 heures par semaine et 2 employés à salaire fixe à temps partiel travaillent 24 heures par semaine, alors la moyenne pour ces employés est calculée de la façon suivante :

((4x40) + (2x24)) ÷ (4+2) = 34,66 heures en moyenne

Paiements spéciaux versés n'importe quand durant le mois (Questions 6, 11 et 15)

Les paiements spéciaux sont les sommes versées aux salariés pour le travail accompli ou pour d'autres versements :

  • qui ne portent pas exclusivement sur la dernière période de paye du mois ;
  • qui sont effectués à un moment quelconque au cours du mois ;
  • qui ne font pas partie des salaires normaux ;
  • qui sont habituellement inscrits aux livres selon la méthode de comptabilité de « aisse ». (La comptabilité de caisse est une méthode qui consiste à ne comptabiliser les produits et charges qu'au moment où les opérations en cause donnent lieu à des rentrées ou des sorties de fonds).

Les paiements spéciaux ne comprennent pas la rémunération comptabilisée comme une rémunération régulière ainsi que les allocations et les avantages non imposables. Il ne faut pas inclure dans la dernière période de paye les paiements spéciaux, car cela donnerait une image inexacte des gains moyens.

Si les paiements sont effectués sur une base régulière (par exemple, à chacune des périodes de paye), ils peuvent être inclus avec la rémunération régulière brute. Toutefois, si les paiements sont faits sur une base irrégulière (par exemple, s'ils ne sont pas versés à chaque période de paye), ils doivent être rapportés avec les paiements spéciaux.

Les exemples suivants constituent une liste partielle de paiements spéciaux possibles. Il peut exister d'autres paiements qui soient uniques à votre entreprise. Les intervieweurs des bureaux régionaux sont disponibles pour répondre à toutes vos questions et vous renseigner en ce qui concerne les paiements spéciaux.

  • les primes : annuelles, contractuelles, de Noël, incitatives, mensuelles, de rendement, de recrutement et de maintien en poste ;
  • les indemnités de vie chère ou de subsistance ;
  • les paiements cumulatifs au titre des heures supplémentaires portant sur une période plus longue que la période de paye visée ;
  • les congés réguliers (fériés, maladie) qui portent sur une période autre que la dernière période de paye ;
  • les paiements de participation aux bénéfices ;
  • les indemnités de cessation d'emploi, de départ et de retraite ;
  • les paiements rétroactifs ;
  • la rémunération cumulative de vacances qui porte sur une période plus longue que la période de paye visée ;
  • les salaires versés aux membres du conseil portant sur une période autre que la dernière période de paye.

Dates de début et de fin de la couverture des paiements spéciaux (Questions 6, 11 et 15)

Indiquez les dates du premier et du dernier jour de la période visée par les paiements spéciaux pour une catégorie d'employé. Il est essentiel que les dates des paiements spéciaux correspondent aux périodes couvertes et non pas le mois dans lequel les paiements ont été versés. Ne pas déclarer les dates auxquelles ces paiements ont été versés aux salariés.

Exemple:

Le 24 mars, les salariés rémunérés à l'heure ont reçu une prime de rendement de l'ordre de 2 200 $ pour le travail accompli entre le 1er janvier 2011 et le 29 février 2011. Le type de paiement serait « Prime », et les dates qu'il faudrait indiquer pour ce paiement spécial payé durant le mois de référence « mars » seraient du 01-01-2011 au 29-02-2011, et le montant serait 2 200 $.

Pour tous les paiements spéciaux versés pendant le mois de référence, indiquez le type de paiement spécial, le montant versé et la période couverte par le paiement spécial.

Renseignements generaux

Ententes de partage de données

Afin de réduire le fardeau des répondants, Statistique Canada a conclu des ententes de partage de données avec des organismes statistiques provinciaux et territoriaux et d'autres organisations gouvernementales, qui ont accepté de garder les données confidentielles et les utiliser uniquement à des fins statistiques. Statistique Canada communiquera les données de la présente enquête seulement aux organisations ayant démontré qu'elles avaient besoin de les utiliser.

L'article 11 de la Loi sur la statistique prévoit le partage de données avec des organismes statistiques provinciaux et territoriaux répondant à certaines conditions. Ces organismes doivent posséder l'autorisation légale de recueillir les mêmes données, sur une base obligatoire, et les lois en vigueur doivent contenir essentiellement les mêmes dispositions que la Loi sur la statistique en ce qui concerne la confidentialité et les sanctions imposées en cas de divulgation de renseignements confidentiels. Comme ces organismes possèdent l'autorisation légale d'obliger les entreprises à fournir les mêmes données, on ne demande pas le consentement des entreprises et celles-ci ne peuvent s'opposer au partage des données.

Pour la présente enquête, des ententes en vertu de l'article 11 ont été conclues avec les organismes statistiques provinciaux et territoriaux de Terre-Neuve-et-Labrador, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, du Québec, de l'Ontario, du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta, de la Colombie-Britannique et du Yukon.

Les données partagées seront limitées aux renseignements relatifs aux établissements commerciaux situés dans la province ou le territoire en question.

L'article 12 de la Loi sur la statistique prévoit le partage de données avec des organisations gouvernementales fédérales, provinciales ou territoriales. En vertu de cet article, vous pouvez refuser de partager vos données avec l'une ou l'autre de ces organisations en écrivant une lettre d'objection au statisticien en chef et en la retournant avec le questionnaire rempli. Veuillez préciser les organisations avec lesquelles vous ne voulez pas partager vos données.

Pour la présente enquête, des ententes en vertu de l'article 12 ont été conclues avec les organismes statistiques de l'Île-du-Prince-Édouard, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut.

Dans le cas des ententes conclues avec des organisations gouvernementales provinciales et territoriales, les données partagées seront limitées aux renseignements relatifs aux établissements commerciaux situés dans la province ou le territoire en question.

Liens d'enregistrement

Vos réponses à cette enquête seront combinées avec les fichiers mensuels de retenues sur la paie de votre entreprise reçus de l'Agence du revenu du Canada. Statistique Canada peut également combiner les informations que vous fournissez avec d'autres sources de données d'enquête ou administratives.

Merci de votre collaboration!

Demandes de renseignements — Éducation, formation et apprentissage

En vertu de la Loi sur la statistique, Statistique Canada demande par la présente les renseignements suivants, qui seront utilisés uniquement à des fins statistiques et de recherche et qui seront protégés conformément aux dispositions de la Loi sur la statistique et de toute autre loi pertinente. Veuillez noter que cette demande est à caractère obligatoire.

Études primaires et secondaires

Données sur les élèves du primaire et du secondaire (de la maternelle à la 12e année) en Colombie-Britannique

Quels sont les renseignements demandés?

Statistique Canada demande des dossiers administratifs à jour au ministère de l'Éducation de la Colombie-Britannique.

L'organisme détient les dossiers administratifs des élèves du primaire et du secondaire de la Colombie-Britannique pour les années scolaires de 1991-1992 à 2018-2019. Ces dossiers administratifs comportent des renseignements sur les caractéristiques démographiques des élèves (p. ex. l'âge, la langue parlée à la maison, si un élève avait des besoins spécifiques), des renseignements sur l'école (p. ex. le nom de l'école, le district scolaire), des renseignements sur les inscriptions (p. ex. si un élève était inscrit dans un programme d'immersion en français), les résultats des évaluations des compétences fondamentales, des renseignements sur le rendement scolaire au niveau secondaire, des renseignements sur l'obtention du diplôme (p. ex. l'année et le mois d'obtention du diplôme, le type de diplôme) et des renseignements sur le quartier des élèves selon le Recensement de la population de 2016.

Dans le cadre de cette demande, Statistique Canada recevra des dossiers administratifs mis à jour, ainsi que de nouveaux dossiers pour les années scolaires 2019-2020 et 2020-2021.

Les dossiers des élèves mis à jour comprendront des renseignements sur les notes de cours des élèves. Les dossiers administratifs déjà reçus comportaient le nombre de tentatives d'un élève pour terminer un cours et sa note finale en lettre et en pourcentage. Les dossiers administratifs à jour comprendront des notes distinctes pour la partie travail du cours et la partie examen du cours, chacune en lettre et en pourcentage. La liste des cours pour lesquels ces notes sont disponibles reste la même (33 cours au niveau secondaire). Les dossiers à jour comprendront également une variable indicatrice pour indiquer si un élève a suivi un cours à deux crédits au cours d'une année donnée.

Une variable supplémentaire indiquant l'organisation de niveau supérieur de l'école qu'un élève a fréquentée l'année où l'élève était admissible à obtenir son diplôme sera également comprise. Les organisations de niveau supérieur comprennent l'« External Schools Association' », l'« Independent Schools Association' », le « conseil scolaire » et les organisations « Inconnues ». Les données demandées viendront compléter les données déjà obtenues par Statistique Canada auprès du ministère de l'Éducation de la Colombie-Britannique sur les élèves du primaire et du secondaire.

Quels renseignements personnels sont inclus dans cette demande?

Les renseignements demandés comprennent des identifiants personnels comme le prénom, le nom, le surnom, le genre, la date de naissance, la province, l'adresse et le code postal des élèves. Ces renseignements sont nécessaires pour effectuer des couplages de données et seront utilisés à des fins statistiques uniquement. Une fois les données couplées, les identifiants personnels sont remplacés par une clé anonyme.

Quelles seront les années de données demandées?

Statistique Canada a demandé des données annuelles pour les années scolaires 2018-2019 à 2020-2021, ainsi que des variables supplémentaires sur une base annuelle.

L'organisme a aussi demandé les fichiers révisés pour les années 1991-1992 à 2018-2019, y compris les variables supplémentaires.

À qui les renseignements seront-ils demandés?

Cette demande de renseignements est présentée au ministère de l'Éducation de la Colombie-Britannique.

Pourquoi ces renseignements sont-ils demandés?

Statistique Canada a demandé les données les plus récentes afin de calculer des indicateurs clés actuels sur l'éducation et d'effectuer une analyse précise et pertinente liée à la transition aux études postsecondaires, aux programmes d'apprentissage et à la transition vers le marché du travail. Cela se fera grâce à l'intégration des données sur la scolarité de la maternelle à la 12e année de la Colombie-Britannique aux données sur les étudiants postsecondaires et sur les apprentissages dans les fichiers d'impôt sur le revenu de la Plateforme longitudinale entre l'éducation et le marché du travail.

Les renseignements supplémentaires sur les élèves du primaire et du secondaire seront utilisés par les décideurs, les chercheurs et les intervenants de l'industrie sur la programmation étudiante afin de prendre des décisions puisqu'ils auront une meilleure compréhension des cheminements scolaires des élèves de la Colombie-Britannique, y compris l'incidence de la scolarisation de la maternelle à la 12e année sur les résultats en éducation et les résultats sur le marché du travail.

Statistique Canada peut également utiliser les renseignements à d'autres fins statistiques et de recherche.

Pourquoi ces organismes ont-ils été choisis comme fournisseurs de données?

Le ministère de l'Éducation de la Colombie-Britannique est responsable de la collecte et du maintien des données sur les élèves du primaire et du secondaire (de la maternelle à la 12e année) en Colombie-Britannique.

Quand ces renseignements seront-ils demandés?

Ces renseignements seront demandés annuellement à partir de juin 2021.

Quand cette demande a-t-elle été publiée?

Le 28 juillet 2021

Données sur les élèves du secondaire (de la 9e à la 12e année) de l’Ontario

Quels sont les renseignements demandés?

L’organisme détient des dossiers administratifs sur les élèves du secondaire de l’Ontario pour les années scolaires 2009-2010 à 2015-2016. Ces dossiers administratifs comprennent des renseignements démographiques sur les élèves (p. ex. l’âge, le genre, si l’élève avait des besoins particuliers), des renseignements sur l’école (p. ex. le nom de l’école, le district scolaire), des renseignements sur l’inscription (p. ex. si l’élève était inscrit à un programme d’immersion en français, à un programme d’enseignement coopératif ou à un programme d’enseignement technique), les notes obtenues aux tests normalisés (OQRE), certains résultats scolaires au secondaire (l’inscription à un cours et la note finale), ainsi que des renseignements sur l’obtention du diplôme (p. ex. l’année et le mois de l’obtention du diplôme, le type de diplôme).

En plus des renseignements déjà détenus, Statistique Canada présente une demande officielle de renseignements démographiques supplémentaires sur les élèves (genre de visa, plan d’enseignement individualisé), de renseignements sur l’inscription (si l’étudiant était inscrit à un programme d’enseignement coopératif ou à un programme d’enseignement technique), les notes obtenues aux tests normalisés (OQRE), ainsi que des renseignements sur un plus grand nombre de cours et sur les notes obtenues au secondaire.

Quels renseignements personnels sont inclus dans cette demande?

Statistique Canada reçoit déjà des identificateurs personnels, comme le prénom, le nom de famille, le genre, la date de naissance et le code postal des élèves, qui sont nécessaires au couplage des données et qui serviront uniquement à des fins statistiques. Une fois les données couplées, les identificateurs personnels seront remplacés par une clé anonymisée.

En plus de ces renseignements, Statistique Canada demandera le genre de visa et l’année d’entrée des étudiants étrangers afin de permettre une analyse et une compréhension plus approfondies de cette sous-population.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le supplément à l’Évaluation générique des facteurs relatifs à la vie privée de Statistique Canada pour cette demande. Plateforme longitudinale entre l'éducation et le marché du travail – addenda.

Quelles seront les années de données demandées?

Statistique Canada détient des données pour les années scolaires 2009-2010 à 2015-2016 et demandera des années supplémentaires si nécessaire, lorsqu’elles sont disponibles.

À qui les renseignements seront-ils demandés?

Cette demande de renseignements est présentée au ministère de l’Éducation de l’Ontario.

Pourquoi ces renseignements sont-ils demandés?

Statistique Canada a besoin de ces renseignements pour créer et publier des statistiques agrégées sur l’éducation et pour effectuer des analyses précises et pertinentes au sujet de la transition des élèves du secondaire vers les études postsecondaires, les programmes d’apprentissage et le marché du travail. Cette tâche sera réalisée au moyen de l’intégration des données sur les élèves de la 9e à la 12e année du secondaire de l’Ontario aux données sur les étudiants postsecondaires et sur les apprentis ainsi qu’aux déclarations de revenus dans la Plateforme longitudinale entre l’éducation et le marché du travail (PLEMT).

Les décideurs, les chercheurs et les intervenants de l’industrie utiliseront ces renseignements pour éclairer les décisions sur les programmes offerts aux élèves, puisqu’ils permettront de mieux comprendre les parcours en éducation des élèves en Ontario, y compris les répercussions des études secondaires sur les résultats clés en matière d’éducation et sur le marché du travail.

Statistique Canada pourrait également utiliser les enseignements à d’autres fins statistiques et de recherche.

Pourquoi ces organismes ont-ils été choisis comme fournisseurs de données?

Le ministère de l'Éducation de l'Ontario est responsable de la collecte et de la mise à jour des données sur les élèves du secondaire (de la 9e à la 12e année) en Ontario.

Quand ces renseignements seront-ils demandés?

Avril 2024, avec des mises à jour ad hoc lorsque les nouvelles années sont disponibles.

Quand cette demande a-t-elle été publiée?

Le 18 janvier 2024

Résumé des changements

Février 2024 - Horaire pour recevoir de nouvelles données a été mise à jour. Il n'y a pas de changement au niveau de l'information requise.

Études postsecondaires

Études postsecondaires : inscriptions d’étudiants, diplômés et programmes

Quels sont les renseignements demandés?

Statistique Canada demande des dossiers administratifs qui comprennent des détails sur les programmes et les cours offerts par les établissements, ainsi que des renseignements sur les étudiants, y compris leurs inscriptions à des programmes et à des cours, ainsi que des données sur les diplômés.

Quels renseignements personnels sont compris dans les renseignements demandés? 

Cette demande comprend des renseignements personnels, tels que le prénom, le nom, le deuxième prénom, le genre, la date de naissance, la province, l’adresse et le code postal de l’étudiant. Cette information est nécessaire pour effectuer des couplages de données à des fins statistiques seulement. Une fois les données couplées, les identificateurs personnels seront remplacés par une clé anonymisée.

De plus, la demande contient d’autres identificateurs, tels qu’un numéro de téléphone, une adresse électronique et le code postal de résidence permanente au moment de l’admission, qui sont utilisés pour améliorer les taux de couplage, réduire les biais et améliorer l’exhaustivité et la qualité des données.

Un supplément à l’évaluation générique des facteurs relatifs à la vie privée de Statistique Canada pour cette demande sera publié ici Évaluation générique des facteurs relatifs à la vie privée pour les programmes statistiques de Statistique Canada.

Quelles seront les années de données demandées?

Statistique Canada demandera des données annuelles à partir de l’année universitaire 2023-2024. 

Des fichiers révisés des années précédentes sont également demandés pour remplacer les données imputées antérieurement.

À qui les renseignements seront-ils demandés?

Ces renseignements sont demandés aux ministères provinciaux de l’Éducation ou à leurs commissions d’éducation respectives.

Pourquoi ces renseignements sont-ils demandés?

Statistique Canada a besoin de ces renseignements pour produire des statistiques sur les inscriptions d’étudiants et les diplômés postsecondaires. Ces statistiques appuieront également l’élaboration d’indicateurs sur les trajectoires des étudiants et les résultats des diplômés. Pour ce faire, on intégrera les données du Système d’information sur les étudiants postsecondaires (SIEP) aux fichiers de revenu de la  (consultez la page ). Les statistiques et indicateurs descriptifs qui en résulteront aideront les décideurs, les chercheurs et les intervenants de l’industrie à prendre des décisions éclairées sur les programmes pour les étudiants. L’accès à ces données améliorera également les résultats statistiques utilisés pour comprendre les parcours en éducation et les résultats sur le marché du travail des étudiants de niveau postsecondaire au Canada. 

Statistique Canada demande les mêmes données qui sont habituellement fournies par les institutions individuelles. Cette approche vise à réduire le fardeau de réponse des institutions tout en améliorant la rapidité et la qualité de la présentation des données du SIEP.

Statistique Canada pourrait aussi utiliser ces renseignements à d’autres fins statistiques et de recherche.

Pourquoi ces organismes ont-ils été choisis comme fournisseurs de données?

De par sa conception, le SIEP recueille des données sur les inscriptions d’étudiants et les diplômés de niveau postsecondaire directement auprès des établissements d’enseignement postsecondaire publics. Cependant, dans certains secteurs de compétence, cette collecte de données est centralisée par les ministères provinciaux de l’Éducation, qui soumettent des données à Statistique Canada au nom de leurs établissements. Chaque province peut décider de centraliser la collecte des données et leur soumission au SIEP, car l’éducation relève de la compétence exclusive des provinces. Par conséquent, le SIEP recueille des données, directement et indirectement, auprès de chaque province.

Quand ces renseignements seront-ils demandés?

Ces renseignements seront demandés à partir de décembre 2025 puis de manière continue (annuellement).

Dans le cadre de quels programmes de Statistique Canada ces données seront-elles principalement utilisées?

Quand cette demande a-t-elle été publiée?

Le 9 avril 2025

Programme canadien pour l'épargne-études (PCEE)

Quels sont les renseignements demandés?

Statistique Canada détient des dossiers administratifs sur les étudiants de niveau postsecondaire qui ont reçu de l'aide financière de 1998 à 2020 dans le cadre du Programme canadien pour l'épargne-études du ministère de l'Emploi et du Développement social. Ces dossiers administratifs contiennent des renseignements sur les personnes cotisant à un régime enregistré d'épargne-études (REEE), leurs bénéficiaires et les activités liées au régime (c.-à-d. les cotisations et les retraits).

Des renseignements à jour seront demandés pour 2021 et les années suivantes, dont toute nouvelle information sur la personne responsable de l'enfant pour chaque bénéficiaire du Bon d'études canadien (BEC), des renseignements supplémentaires sur l'admissibilité des bénéficiaires et leur réception de la Subvention canadienne pour l'épargne-études, et de nouveaux renseignements sur les fournisseurs de REEE.

Quels renseignements personnels sont inclus dans cette demande?

Aucun nouveau renseignement personnel ne sera demandé. Statistique Canada reçoit du ministère de l'Emploi et du Développement social des identificateurs personnels des étudiants, comme leur prénom, leur nom, leur numéro d'assurance sociale, leur genre, leur date de naissance, leur province, leur adresse et leur code postal. Ces renseignements sont nécessaires à la réalisation de couplages de données et sont utilisés à des fins statistiques seulement. Une fois que les données sont couplées, une clé anonymisée au niveau de la personne remplace les identificateurs personnels.

Quelles seront les années de données demandées?

Statistique Canada demandera des données pour l'année 2021 et les années suivantes, sur une base annuelle, ainsi que des fichiers révisés de 1998 à 2020.

À qui les renseignements seront-ils demandés?

Ces renseignements sont demandés au ministère de l'Emploi et du Développement social.

Pourquoi ces renseignements sont-ils demandés?

Statistique Canada demande des renseignements à jour afin d'établir les principaux indicateurs actuels en ce qui concerne l'épargne-études et d'effectuer des analyses précises et pertinentes en lien avec les résultats futurs au niveau postsecondaire et ceux sur le marché du travail des personnes qui ont reçu des incitatifs à l'épargne-études dans le cadre du Programme canadien pour l'épargne-études (PCEE).

Les décideurs, les chercheurs et les intervenants de l'industrie peuvent se servir des éléments d'information supplémentaires pour obtenir des renseignements plus utiles sur les bénéficiaires des régimes d'épargne, les subventions qu'ils ont reçues et les fournisseurs de régimes d'épargne responsables de la gestion de l'investissement tout au long de son cycle de vie. Cela permettra aux administrateurs du programme de mieux comprendre la portée du PCEE et l'utilité de ses services aux Canadiens. De plus, les administrateurs pourront élaborer de nouvelles approches novatrices visant à renforcer la participation aux incitatifs à l'épargne-études proposés par le programme. Statistique Canada peut en outre utiliser ces renseignements à d'autres fins statistiques et de recherche.

Pourquoi ces organismes ont-ils été choisis comme fournisseurs de données?

Le Programme canadien pour l'épargne-études du ministère de l'Emploi et du Développement social est responsable de la collecte et de la tenue à jour des données liées aux transactions reçues de fiduciaires et de fournisseurs de régimes enregistrés d'épargne-études au Canada.

Quand ces renseignements seront-ils demandés?

Ces renseignements seront demandés en 2022 et par la suite (annuellement).

Quand cette demande a-t-elle été publiée?

Le 3 août 2022

Programme canadien d'aide financière aux étudiants (PCAFE), anciennement le Programme canadien de prêts aux étudiants (PCPE)

Quels sont les renseignements demandés?

Statistique Canada demande des dossiers administratifs à jour sur le Programme canadien d'aide financière aux étudiants (PCAEF) à Emploi et Développement social Canada (EDSC).

Statistique Canada détient des dossiers administratifs sur les étudiants du niveau postsecondaire qui ont reçu de l'aide financière dans le cadre du PCAFE de 2003-2004 à 2015-2016. Ces dossiers administratifs comprennent des renseignements sur les caractéristiques démographiques des étudiants (p. ex. l'âge, le sexe, la province de résidence), l'établissement d'enseignement postsecondaire, l'inscription (p. ex. si l'étudiant était inscrit à un programme de génie), l'évaluation du besoin d'aide, le type et le montant de l'aide reçue et les renseignements sur le remboursement des prêts étudiants.

Statistique Canada demandera les dossiers administratifs à jour, y compris les nouveaux dossiers pour les années scolaires allant de 2016-2017 à 2019-2020.

Ces dossiers d'étudiants mis à jour contiendront des renseignements sur les trois étapes du cycle d'aide financière, y compris les subventions et les prêts, l'évaluation des besoins en matière de décaissement et, dans le cas des prêts, les remboursements. Les dossiers administratifs déjà reçus comprennent des renseignements supplémentaires sur les subventions et les prêts accordés. Les dossiers administratifs mis à jour contiendront des renseignements sur la période d'études, les nouveaux types de subventions disponibles pendant la période mise à jour et des détails sur le type d'aide au remboursement fournie.

Quels renseignements personnels sont inclus dans cette demande?

Statistique Canada a déjà reçu des identificateurs personnels du PCAFE, comme le prénom, le nom de famille, le surnom, le sexe, la date de naissance, la province, l'adresse et le code postal des étudiants. Ces renseignements sont nécessaires pour effectuer des couplages de données et sont utilisés à des fins statistiques seulement. Une fois les données couplées, une clé anonymisée au niveau de la personne remplace les identificateurs personnels.

Cette nouvelle demande comprendra l'acquisition d'identificateurs personnels supplémentaires, comme un numéro de téléphone, une adresse de courriel et un autre code postal, ce qui permettra d'améliorer les taux de couplage. Ces taux plus élevés aident à réduire le biais dans les résultats et à offrir des données plus exhaustives et de meilleure qualité.

Quelles seront les années de données demandées?

Statistique Canada demandera des données annuelles pour les années scolaires allant de 2016-2017 à 2019-2020, y compris les variables supplémentaires susmentionnées.

Les fichiers révisés de 2009-2010 à 2015-2016, y compris les variables supplémentaires, seront également demandés.

À qui les renseignements seront-ils demandés? 

Ces renseignements sur le Programme canadien d'aide financière aux étudiants sont demandés à Emploi et Développement social Canada.

Pourquoi ces renseignements sont-ils demandés?

Statistique Canada demande les données administratives mises à jour sur le PCAEF afin d'obtenir des indicateurs clés opportuns sur l'aide financière et d'effectuer des analyses exactes et pertinentes liées aux études postsecondaires, aux programmes d'apprentissage et à la transition des étudiants au marché du travail.

Les renseignements sur les bénéficiaires de l'aide financière aux étudiants peuvent être utilisés par les décideurs, les chercheurs et les intervenants de l'industrie pour prendre des décisions sur les programmes destinés aux étudiants. L'accès à ces données permettra de mieux comprendre le cheminement scolaire et la situation d'emploi des bénéficiaires et des non-bénéficiaires de l'aide financière aux étudiants.

Statistique Canada peut également utiliser ces renseignements à d'autres fins statistiques et de recherche.

Pourquoi ces organisations ont-elles été sélectionnées pour fournir des données?

Le Programme canadien d'aide financière aux étudiants est chargé de recueillir et de tenir à jour des données sur l'aide financière aux étudiants dans 10 provinces et territoires (Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve-et-Labrador, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Ontario, Manitoba, Saskatchewan, Alberta, Colombie-Britannique et Yukon).

Quand ces renseignements seront-ils demandés?

Ces renseignements seront demandés en mars 2022 et par la suite (annuellement).

Quand cette demande a-t-elle été publiée?

Le 25 mars 2022

Renseignements sur le personnel d’enseignement à temps plein dans les universités canadiennes

Quels sont les renseignements demandés?

Statistique Canada demande que les renseignements suivants soient recueillis dans le cadre de l’enquête sur le Système d’information sur le personnel d’enseignement dans les universités et les collèges – Personnel enseignant à plein temps (SIPEUC-PT) : prénom, nom de famille et date de naissance.

Quels renseignements personnels sont inclus dans cette demande?

Cette demande contient des renseignements personnels comme le prénom, le nom de famille et la date de naissance du personnel d’enseignement à temps plein dans les universités canadiennes.

Ces renseignements sont nécessaires à la réalisation de couplages de données et sont utilisés à des fins statistiques seulement. Une fois les données couplées, les identificateurs personnels seront remplacés par une clé anonyme.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le Modernisation du Système d’information sur le personnel d’enseignement dans les universités et les collèges (SIPEUC) (projet pilote sur l’EDI et le personnel à temps partiel) – Supplément à l’Évaluation générique des facteurs relatifs à la vie privée de Statistique Canada relative à la modernisation du SIPEUC.

Quelles seront les années de données demandées?

Données annuelles à partir de 2022 et les années suivantes.

À qui les renseignements seront-ils demandés?

Ces renseignements sont demandés à tous les établissements publics décernant des diplômes (universités publiques) au Canada.

Pourquoi ces renseignements sont-ils demandés?

Statistique Canada a besoin de ces renseignements pour créer et publier des statistiques sur les diverses populations au sein du milieu universitaire canadien. Ces renseignements aideront les universités à faire un suivi de la représentation, à prendre des décisions éclairées au chapitre de la répartition équitable des fonds de recherches et à répondre aux besoins en matière de données des principales parties prenantes de l’enseignement postsecondaire, y compris Innovation, Sciences et Développement économique Canada, les trois organismes subventionnaires (le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie, le Conseil de recherches en sciences humaines et les Instituts de recherche en santé du Canada) ainsi que la Fondation canadienne pour l’innovation.

Statistique Canada peut aussi utiliser les renseignements à d’autres fins statistiques et de recherche.

Pourquoi ces organismes ont-ils été choisis comme fournisseurs de données?

Les universités canadiennes ont la responsabilité de la collecte et de la tenue à jour des données sur les ressources humaines de leur établissement.

Quand ces renseignements seront-ils demandés?

Annuellement, à partir de décembre 2022.

Quand cette demande a-t-elle été publiée?

Le 29 novembre 2022

Résumé des changements

Le 4 mars 2025 - De décembre 2022 à juin 2024, Statistique Canada a collaboré avec huit universités canadiennes pour combler des lacunes statistiques dans le programme du SIPEUC. Pour cette étude de faisabilité, Statistique Canada a demandé des renseignements sur le personnel d’enseignement à temps partiel et contractuel, ainsi que des renseignements sur l’identité autochtone, les groupes racisés (minorités visibles), l’incapacité autodéclarée et l’orientation sexuelle.

Statistique Canada a déterminé que la collecte de données sur le personnel d’enseignement à temps partiel et contractuel est faisable et pourrait être envisagée dans le cadre de futurs efforts de collecte de données.

Toutefois, les établissements ont éprouvé des difficultés à fournir les données demandées portant sur la diversité. Une analyse plus approfondie serait nécessaire si Statistique Canada souhaitait intégrer ces données dans une demande de données administratives à l’avenir.

Par conséquent, la demande de renseignements mise à jour concerne l’ajout de renseignements nominaux (prénom, nom de famille et date de naissance) sur le personnel d’enseignement à temps plein uniquement. Ces informations seront couplées avec les données du recensement afin d’obtenir les caractéristiques liées à la diversité et d’estimer la représentation au sein du personnel d’enseignement.

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Hé-coutez bien! Épisode 2 - Au bord de l'effondrement : les répercussions de la COVID-19 sur les familles canadiennes

Date de diffusion : le 7 décembre 2021

Nº de catalogue : 45-20-0003
ISSN: 2816-2269

Hé-coutez bien balados

De maintes façons, la pandémie menace le bien-être mental et physique des enfants, des parents et des enseignants partout au pays. Pour aider à mettre fin à la pandémie et à revenir à la normale, les décideurs ont dû faire des choix difficiles, comme fermer des écoles. Avec notre invitée, la docteure Hilary Myron, pédiatre à l'hôpital Montfort, nous discutons des effets potentiels à court et à long terme de la fermeture des écoles sur les enfants et leurs parents.

Animatrice

Alexandra Bassa

Invitée

Dre Hilary Myron, pédiatre

Écoutez

Hé-coutez bien! Épisode 2 - Au bord de l'effondrement : les répercussions de la COVID-19 sur les familles canadiennes - Transcript

Témoignage - Marie-Pierre Annik : Je m'appelle Marie-Pierre et j'enseigne en maternelle-jardin. Un des aspects difficiles cette année était l'incertitude à savoir si on allait être en personne ou en ligne d'une semaine à l'autre. En maternelle-jardin, nous avons une approche basée sur l'apprentissage par le jeu, par la manipulation. En virtuel, ce mode d'apprentissage devient quasi-impossible car nous ne sommes pas près de nos élèves pour les accompagner dans leur jeu. Ça fait maintenant 2 ans que nous sommes mi-présentiel, mi-virtuel et certains enfants ont fait tout leur apprentissage préscolaire dans ce mode donc, ils n'ont pas eu la chance de développer les habiletés sociales nécessaires pour leur parcours scolaire.

Ce qui m'inquiète, c'est que certains élèves qui étaient forts en classe semblent avoir régressé en ligne, soit par manque d'attention ou à cause qu'ils ne font pas de travail à la maison. Je crains que ceci va directement affecter tous les élèves l'an prochain et que les enseignants auront beaucoup de rattrapage à faire.

Témoignage - Manon Harvey, professeure en maternelle : Bonjour, je m'appelle Manon Harvey. J'enseigne dans la province du Manitoba. J'enseigne au niveau de la prématernelle. Nous avons 16 élèves toute la journée, 5 jours/semaine. Ce que j'ai trouvé était le plus gros défi cette année, est que la division scolaire nous a demandé d'enseigner à l'extérieur pour le mois de septembre et octobre à temps plein. À ce moment-là on a dû se trouver nous-même des façons de procéder. Nous avons pu acheter des tentes pour au moins avoir un abri au-dessus de nous. Nous avons dû un peu apprendre sur le tas comment adapter nos pédagogies tout en restant à l'extérieur et en pouvant permettre aux enfants d'apprendre le français ainsi que la sociabilité et le partage et tout ça, à travers le jeu.

Générique : Vous êtes à l'écoute de Hé-coutez bien!, un balado de Statistique Canada où nous faisons la connaissance des personnes derrière les données et découvrons les histoires qu'elles révèlent. Je suis votre animatrice Alexandra.

Alexandra Bassa : En mars 2020 les choses ont changé pour le monde entier et la vie est devenue beaucoup plus compliquée. Fini les sorties en groupes, on travaille à distance lorsque c'est possible, les masques ont pris leur place dans notre quotidien et au fur et à mesure on a fini par s'habituer à ces restrictions. Mais pour les enfants d'âge scolaire, les perturbations causées par la pandémie ont été particulièrement importantes.

Quand on est enfant nos préoccupations sont simples. Aller à l'école, apprendre à lire et à écrire et surtout se faire des amis et s'amuser, sans soucis. Mais avec la pandémie les meilleurs moments de l'école ont été un peu différents. Pour certains, l'école s'est déroulée partiellement ou entièrement à distance, en ligne devant un écran. Même lorsque l'école était possible en personne, la situation n'était pas idéale. Fini les récréations passées à s'amuser en groupe, il faut plutôt penser à la distanciation physique en salle de classe, et porter des masques toute la journée. Mettez-vous à la place d'un enfant pour un moment. Les choses changent du jour au lendemain et les adultes autour de vous n'ont pas toujours toutes les réponses en ce qui concerne combien de temps les restrictions seront en place. Pour un enfant, ça peut sembler interminable.

C'est ce dont nous parlerons aujourd'hui. Comment la pandémie a-t-elle particulièrement affecté les enfants. Quelles ont été les répercussions immédiates et quelles seront les répercussions à long termes?

Vous allez entendre plusieurs voix aujourd'hui. Vous avez déjà entendu des témoignages anonymes au début de l'épisode et vous en entendrez d'autres, donnés par des éducateurs et des mentors qui ont été témoins de ces répercussions. J'aimerais d'abord vous présenter la Dre Hilary Myron, pédiatre à l'Hôpital Montfort, et CHEO, qui a nous a fait part de ce qu'elle a pu observer au cours de ses entretiens avec ses jeunes patients.

Alexandra Bassa : À quoi ressemble la profession de médecin en temps de pandémie?

Dre Hilary Myron (Médecin en pédiatrie, Hôpital Montfort, CHEO, Faculté de médecine Université d'Ottawa) : Ce temps de pandémie, c'est un temps intense. Je vois mes collègues qui sont épuisés dans les soins intensifs, mais pour moi, comme pédiatre, comme médecin pour les enfants, j'ai les mêmes problèmes, les mêmes questions qui viennent à mon bureau, mais elles sont amplifiées. Il y a plus de demandes en soins de santé mentale, mais moins de ressources qui sont disponibles pour les enfants qui ne sont pas au centre de la pandémie.

Pour moi, un autre élément qui est différent, c'est que je suis dans un temps de distanciation physique de mes patients. Dans la pédiatrie, nos patients ne sont pas toujours capables d'expliquer leur état physique en mots. Alors, je me fie sur mes interactions en personne avec les enfants, de les examiner, de jouer avec, d'agir avec eux dans une façon plus physique. Alors le médecin, avec les enfants ne s'adapte pas si bien aux distanciations. Finalement, en pédiatrie, il y a beaucoup d'incertitudes, de comment ça va affecter mes patients. On manque d'expérience dans les soins médicaux pour le COVID, et ça c'est vrai pour tous les médecins dans cette pandémie. Mais de plus que ça, on manque les évidences pour comment la distanciation sociale, les changements, l'éducation, la vie quotidienne va affecter le développement d'un enfant dans toute durée de sa vie.

Alexandra Bassa : On sait maintenant que les enfants ne font pas partie d'un groupe d'âge qui est particulièrement à risque pour le virus, donc la plus grande menace pour les enfants n'est pas nécessairement le virus, mais plutôt les mesures que nous avons dû prendre pour arrêter la propagation du virus. Donc, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ça?

Dre Hilary Myron : C'est certain qu'au début on ne savait pas comment les enfants seront affectés et que les infections respiratoires chez les enfants sont d'habitude communs, sévères, alors c'était approprié de penser que les enfants seront très affectés aussi, mais avec le temps, avec les données, on est beaucoup plus confiants que les enfants ont été relativement épargnés des effets directs de l'infection qui est fait par le virus du COVID-19.

Alors, j'ai cherché des données sur ça, selon la Société canadienne de pédiatrie, dans un document qu'ils ont publié en mai 2021. Ils ont publié les données que les enfants âgés de zéro à dix-neuf ans représentaient 19 % des cas au Canada du virus, mais la proportion d'hospitalisation était beaucoup plus basse pour les enfants, 1,8 %, et que les admissions aux soins intensifs, celui qui nous a fait peur de déborder nos institutions médicales, nos hôpitaux, étaient beaucoup plus bas, 1,3 %. Et que les décès étaient très, très rares chez les enfants, 0,04 %. Alors, ça, c'est très rassurant pour les enfants, pour les parents que les effets médicaux sont moins sévères chez les enfants. Lorsqu'on sait que les enfants vivent moins les effets physiques de COVID comme tels, mais que leurs vies sont beaucoup plus perturbées même, je te dirais que les adultes. Leur travail de chaque jour c'est d'aller à l'école, de grandir, et tout ça a été perturbé dans une façon très significative. Leurs activités de loisir, les connexions avec les réseaux de soutien sont absolument différents durant les derniers 18 mois.

Alors, je vais dire que le manque ou le changement dans leurs activités quotidiennes ont certainement des effets sur leur développement intellectuel, émotionnel et on ne sait pas s'ils sont des effets réversibles ou non. On sait qu'il y a des effets physiques aussi à cause de cette isolation, cette distanciation sociale, et on a vu que les changements, comme les pertes de poids ou les gains de poids ou les changements de comment les enfants mangent ou jouent sont cumulatifs.

Témoignage - Zoe : Bonjour je m'appelle Zoe, j'enseigne dans une classe de maternelle en Ontario, Canada. J'étais vraiment chanceuse d'enseigner pendant une pandémie. On avait plusieurs défis cette année dans la classe et dans une classe virtuelle. Un des plus grands, c'était la distanciation physique dans une classe de maternelle. Ce n'était pas toujours possible lorsque les enfants sont 4 et 5 ans. Il ne sait pas comment garder la distance entre eux. On était capable de créer des groupes. Ils jouaient avec leur groupe dans la classe dans une section juste pour eux, puis quand on était dehors, ils avaient plus de chances, d'opportunités de jouer avec leurs autres amis dehors.

Narration : Les résultats de la nouvelle Enquête canadienne sur la santé des enfants et des jeunes indiquent que 4 % des enfants et des jeunes, âgés de 1 à 17 ans avaient une santé mentale passable ou mauvaise en 2019, un an avant la pandémie, comme cela a été déclaré par leurs parents. Les résultats de l'enquête ont également permis de voir qu'une mauvaise santé mentale chez les enfants et les jeunes était liée à des résultats sociaux et à des résultats en matière de santé défavorables, y compris des résultats scolaires plus faibles et de la difficulté à se faire des amis.

Les résultats d'une analyse fondée sur des données obtenues par approche participative indiquent que la santé mentale perçue des jeunes canadiens s'est détériorée pendant la pandémie; plus de la moitié des participants âgés de 15 à 17 ans ont déclaré que leur santé mentale était un peu moins bonne ou bien moins bonne qu'avant la mise en œuvre des mesures de distanciation physique.

Comment trouver l'équilibre entre les besoins contradictoires de la pandémie? D'une part, vous devez freiner la propagation du virus et d'une autre, vous devez tenir compte du bien-être des enfants, dont le développement et l'éducation sont beaucoup plus affectés par cette nouvelle réalité que représente l'apprentissage à distance. J'ai demandé au docteur Myron si elle trouvait difficile de devoir jongler ces réalités?

Dre Hilary Myron : Certainement. Où d'une part, c'est certain que le Canada et tout le monde entier on a dû freiner la propagation du virus, mais ça fait des changements fondamentaux dans notre société et se tourner vers un apprentissage virtuel n'est pas une façon prouvée chez les enfants d'avoir une éducation. Alors on doit s'attendre, avec tous les changements en société, entiers, qu'on va avoir des conséquences imprévues, et de mon côté, je suis intéressée au sujet des conséquences imprévues chez les enfants. On ne sait pas comment les enfants des âges différentes sont capables d'apprendre en virtuel, on n'a pas encore développé des pratiques meilleures au sujet de ça. Et je me demande au sujet des enfants avec des besoins spéciaux, il y a certains qui ont eu des bénéfices avec les changements, mais il y a aussi beaucoup plus qui ont des difficultés plus aigües. C'est une contradiction un peu difficile que les enfants vivent les conséquences plus aigües pour protéger la société en entier.

Alexandra Bassa : Et quelles sont les différences marquantes que vous avez remarquées dans l'état de vos patients avant la pandémie et maintenant?

Dre Hilary Myron : Il y a plusieurs aspects de cette réponse et ma perspective est basée dans la sorte de pratique médicale que je fais, mais quelques thèmes que je vois.

Chez les familles avec les enfants avec des besoins médicaux complexes, qui font aussi une grande partie de ma pratique, comme par exemple, la paralysie cérébrale, ces familles-là ont moins d'accès aux thérapies en personne et il y a des essais de remplir ces lacunes avec des thérapies virtuelles, mais avec des impacts ou bénéfices incertains encore. Chez les enfants de l'âge scolaire, je vois ceux avec l'anxiété, les troubles comportementaux à l'école, avant la pandémie, qui se présentent peut-être avec une amélioration des symptômes. Alors, dans certains cas, j'ai vu une diminution des difficultés, mais j'ai aussi vu avec mes enfants d'âge scolaire que les enfants qui ont besoin de structures que les familles ne peuvent pas donner, qu'ils ont des difficultés plus aigües. Ils manquent leurs amis, tous les enfants, ils manquent leurs amis, les sports, les choses qui font rouler la journée.

Alexandra Bassa : Les enfants qui signalaient déjà des défis en matière de santé mentale avant la pandémie peuvent être particulièrement vulnérables. En 2019, 17 % des enfants et des jeunes âgés de 5 à 17 ans ont déclaré une santé mentale passable ou mauvaise et 5 % des enfants et jeunes âgés de 5 à 17 ans déclaraient avoir reçu un diagnostic de troubles anxieux.

Selon les résultats du questionnaire « Répercussions de la COVID-19 sur les Canadiens - votre santé mentale ». Les jeunes étaient les plus susceptibles de déclarer que leur santé mentale est moins bonne depuis l'instauration des mesures d'éloignement physique. Près des deux tiers des participants de 15 à 24 ans ont déclaré que la situation avait une incidence négative sur leur santé mentale. Les personnes faisant partie de ce groupe d'âge étaient également les plus susceptibles de déclarer des symptômes correspondant à une anxiété modérée ou sévère.

Dre Hilary Myron : Et spécifiquement chez les adolescents, on voit définitivement plus d'anxiété qui était quelque chose qu'on voyait avant la pandémie, mais qui est plus aiguë maintenant.

Alors, dans ma pratique, j'ai commencé à demander à mes familles c'est quand la dernière fois que tu es allé dehors? Et des fois la réponse, soit des jours ou même une semaine. Ceci est clairement un risque à la santé, la santé émotionnelle, physique, et pour toutes les raisons que j'ai déjà décrites, ça va empirer l'état physique et émotionnel de l'enfant. Leurs jours sont très dépendants sur leur routine : le sommeil, l'alimentation, le bien être de santé mentale et développement ne peut pas procéder dans une façon normale si on n'a pas des activités de base, comme aller dehors.

Alors, ça a l'air simple, mais ça c'est une des interventions que j'ai commencé à faire durant la pandémie, c'est de conseiller mes familles que c'est sécuritaire d'aller dehors et pas juste sécuritaire, c'est nécessaire pour leur santé. Et ça, ce n'était pas quelque chose que je devais conseiller si fréquemment avant cette pandémie

Narration : Avec la fermeture des écoles et l'arrêt de plusieurs activités, les enfants étaient plus ou moins confinés à la maison. Pour les enfants déjà à risque de violence familiale, l'école n'était plus disponible comme espace sécuritaire. En 2019, on a dénombré 69 691 enfants et jeunes (âgés de 17 ans ou moins) ayant été victimes d'affaires de violence déclarées par la police au Canada. Parmi ces victimes, 22 299, avaient été agressés par un membre de leur famille.

Alexandra Bassa : Alors, l'école n'est pas seulement un lieu où les enfants apprennent à lire et à écrire. C'est aussi tout un réseau et un système de soutien composé d'amis, d'enseignants, de mentor et d'autres professionnels et des personnes de confiance en général. Pouvez-vous nous parler de ce que signifie la perte de ce système de soutien pour un enfant ?

Dre Hilary Myron : Tous les enfants ont un droit de vie en sécurité et ça, c'est un… il y a un système de soutien ici au Canada de soutenir les familles qui sont vulnérables, qui ont des défis et sans une communauté pour prendre soin des enfants, on ne peut pas vivre cette réalité. Alors absolument, je suis inquiète quand les enfants n'ont que leur foyer, leur famille à la foyer pour donner du support. Ils ont besoin du soutien hors de juste les parents. Dans toutes les sociétés, le monde entier, il y a des adultes qui font partie des vies des enfants qui ne sont pas leurs parents.

Témoignage - Manon Harvey : Pour certaines familles on a vu aussi une difficulté financière qui pouvait se répercuter au niveau de la qualité ou de la quantité, je devrais dire, des aliments dans leur boîte à dîner.

Alexandra Bassa : Il y a plusieurs enfants qui grandissent dans des conditions difficiles, dans des foyers vulnérables ou encore qui ne se sentent pas toujours en sécurité chez eux. Pour ces enfants, l'école représente bien plus qu'un simple lieu d'apprentissage. Il y a des repas réguliers, une sécurité, des enseignants de confiance et d'autres adultes qui peuvent intervenir dans leur vie de manière positive. Voici ce que Dre Myron avait à dire sur ces enfants.

Dre Hilary Myron : Absolument. Ceux-ci sont les enfants qui me fait ruminer les soirs. Dans ma pratique, il y a une proportion significative de familles qui sont vulnérables et on sait que les enfants vulnérables ont des mesures de santé plus bas que la norme. C'est un risque pour leur santé. Avec les restrictions sur les institutions publiques et ces institutions publiques contribuent à l'égalité à la société, comme les écoles, mais pas juste les écoles, tous les services sociaux, comme les bibliothèques mêmes. Ils sont tous fermés, leurs accès sont limités.

Alors, directement sur le sujet de sécurité chez les enfants, on a déjà des données qui sont très inquiétantes au sujet d'abus. Par exemple, en 2020, l'Agence de santé publique du Canada a publié un rapport qui élabore sur les traumatismes crâniens non accidentels chez les nourrissons. Comme une cause de décès importante, on savait ça toujours, mais depuis le commencement de la pandémie, on suspecte que les taux sont beaucoup plus élevés.

Mon hôpital d'enfant local à Ottawa, CHEO, en concert avec la Société de l'aide d'enfance et Santé publique d'Ottawa, ont sonné une alarme au sujet de ça, une augmentation depuis septembre 2020. Ils ont rapporté un double d'enfants de moins d'un an admis pour cause de maltraitance à l'hôpital et plus spécifiquement en raison de fractures et de traumatismes crâniens. Il y avait même une pédiatre, Dre Michelle Ward, une pédiatre spécialiste en maltraitance d'enfants qui a communiqué ce message au public en disant que dans ses 16 années à CHEO elle n'a jamais vu ces taux-là. Ça me fait très triste. Par le temps qu'on ait une image un peu plus claire de comment les restrictions de la pandémie va avoir, comment ces restrictions vont avoir effet sur les taux d'abus d'enfants, des dommages irréparables seront faits, et ça me fait triste.

Narration (Alexandra Bassa) : Et les bébés dans tout ça? Il y a plusieurs personnes qui ont dû rencontrer les nouveau-nés de leurs amis et les nouveaux membres de leur famille à distance, ou qui n'ont pas encore pu les rencontrer, et c'est très difficile. Les membres de la famille ne peuvent pas venir rencontrer ces nouveau-nés et c'est triste de ne pas avoir pu apprécier ces premiers moments en personne. Mais est-ce qu'il y a un risque de conséquences plus graves au niveau de leur développement?

Dre Hilary Myron : Je reçois des questions fréquentes de mes patients au sujet de ça, l'anxiété sociale, l'anxiété de séparation de ses parents, mais c'est trop tôt de savoir. Je sais que les organismes au Canada desquels j'ai parlé comme, la collaboration avec les enfants d'abord, la Société canadienne de pédiatrie demande des recherches dans exactement ces questions. Mais de mon connaissance, on n'a jamais eu dans notre vie moderne un événement comme tel qui a eu ces effets sur les nourrissons, les jeunes enfants. Chez les nourrissons, il y a plus d'isolation de la famille, plus d'anxiété chez les parents, où chercher les ressources. Même avec quelque chose très concret comme les difficultés d'allaitement qui sont très commun, les parents ont le sens qu'il n'y a pas les ressources pour les aider. Il y a beaucoup de rapports de mes patients que les ressources qui sont là sont plus plein, c'est difficile d'y accéder, les marraines d'allaitement, leurs horaires sont planifiés pour deux semaines en avant. Alors, les interventions de lesquelles elles ont besoin dans une façon immédiates ne sont pas toujours disponibles.

Témoignage - Manon Harvey : Au niveau de mes inquiétudes, un peu...pour les enfants, c'est que vu les circonstances de COVID, nous avons dû tenter de garder les enfants un peu séparés l'un de l'autre, même si nous étions à l'extérieur. Ce qui a pas permis aux enfants d'apprendre à autant partager que nous l'aurions voulu, que nous pouvons gérer à l'intérieur habituellement. Nous avons aussi dû faire attention au contact direct que nous avons avec les enfants. Et sachant que les enfants de cet âge ont besoin de beaucoup beaucoup de réconfort autant émotionnel que physique, puisque c'est généralement la première fois qu'ils vont à l'école ou qu'ils ne sont pas avec leur parents ou à la garderie et qu'ils doivent partager l'attention des adultes. On a dû limiter tout ça et on a vu que ça pouvait créer chez certains enfants une certaine anxiété.

Narration (Alexandra Bassa) : Lorsque j'ai demandé à la Dre Myron quelles étaient les différences dans les préoccupations de ces plus jeunes patients par rapport à celle de ces patients plus âgés, elle a préféré se concentrer sur le point commun qui ressort dans les préoccupations de tous ces patients.

Dre Hilary Myron : J'aimerais souligner que les jeunes patients et les adolescents, ce qui leur manque, c'est la socialisation. Et la socialisation c'est une tâche développementale chez les enfants et les enfants ont vraiment deux choses à faire : grandir et développer. Les détails des tâches changent durant leur vie d'enfant, mais la tâche est encore là. Alors, les préoccupations de mes patients, de jeunes enfants, ils me demandent comment est-ce qu'ils vont développer langage sans voir les lèvres avec tout le monde qui portent des masques. Et malheureusement, je n'ai pas de réponse pour ça.

Témoignage - Manon Harvey : Également, le peu de temps en septembre et octobre que nous étions à l'intérieur, nous devions porter un masque. Et par la suite pendant l'hiver, nous avons dû porter le masque aussi. Ce que nous avons réalisé, c'est que les enfants n'étaient pas capables autant de lire les expressions de notre visage donc ne pouvaient pas toujours savoir les émotions que nous essayons de passer et pour eux c'est quand même une réalité très importante.

Narration (Alexandra Bassa) : Nous avons déjà parlé de l'importance de la socialisation pour le développement des jeunes enfants. Par contre, en ce qui concerne les ados, il y a plusieurs évènements sociaux qui font partie de l'expérience adolescente. Ils ont dû manquer des étapes importantes de leurs vies et des rites de passage comme des graduations de l'école primaire à l'école secondaire, des graduations du secondaire aux études supérieures, des bals de finissants et d'autres événements sociaux. Comment est-ce que la perte de ces activités sociales ou ces activités en général affectent leur développement?

Dre Hilary Myron : On sait chez les adolescents que les rites de passage sont très importants pour leur estime de soi et pour atteindre leur prochain niveau de développement. Alors, c'est une lacune importante. Comment est-ce que ça va les affecter comme adulte? Je ne peux pas te dire, mais c'est certaine que ça a des impacts importants. Tout le monde peut penser à leur vie à l'école secondaire et on les rappelle avec des images, des photographies dans nos têtes et on a des années et des enfants qui vont manquer ça et je suis triste pour eux.

Pour les adolescents, la socialisation, c'est leur but. Ça, c'est qu'est-ce qu'ils doivent faire en adolescence. Et puis c'est gravement limité durant cette pandémie. Alors, chez les adolescents, je me demande si ça change les tendances de comment ils socialisent. Est-ce que ça va avoir des effets à long terme? je ne sais pas.

Témoignage 2 - L'école virtuelle - les effets sur les enfants : L'année scolaire a déjà commencé avec beaucoup d'incertitudes. Pendant l'apprentissage à distance, mes élèves ont eu de la difficulté à participer aux discussions de classe, ce qui n'était jamais un défi en personne. Plusieurs ne mettaient pas leur caméra pendant les leçons, alors c'était très difficile à savoir s'ils complétaient vraiment leurs tâches, ou s'ils jouaient un jeu ou regardaient une vidéo sur YouTube.

Je ne m'attendais surtout pas à un retour à l'apprentissage à distance en mi-avril. Cette-fois ci, mes élèves avaient l'habitude et la connaissance des routines et attentes, étant donné que c'était leur deuxième fois en ligne. Il y avait moins de motivation de la part des élèves, et j'avais plus de conversations avec les parents en ce qui concerne l'achèvement des travaux et la présence aux séances en direct.

Ma plus grosse observation de l'année c'était que les élèves ont besoin de l'apprentissage en personne. Même si certains élèves ont eu une meilleure performance en ligne, et se sont adaptés très bien avec les changements, l'interaction en personne avec leurs enseignants et leurs camarades de classe est essentielle à la santé mentale des élèves.

Témoignage - Zoe : Puis pour la classe virtuelle c'était vraiment difficile lorsque les élèves de 4 et 5 ans, les élèves de maternelle ne devraient pas être en face d'un ordinateur pendant 3 heures par jour. On a dû faire 4 sessions de 45 minutes chaque journée. Après 2 semaines les élèves ne voulaient plus le faire. Ils étaient ennuyés. Ils ne voulaient même pas jouer des jeux ou danser ou prendre une pause. C'était vraiment difficile de voir cela. Ils m'ont toujours demandé: « Madame, quand est-ce qu'on retourne à l'école? Est-ce qu'on va à l'école? Madame, l'école me manque...» pour moi j'ai joué des jeux, on a chanté des chansons, on a écouté des vidéos puis on a même joué à cache-cache sur zoom. Donc ce n'était pas toujours évident, pour le dire simplement.

Narration (Alexandra Bassa) : Pour plusieurs enfants, l'école n'était plus un endroit physique. C'était plutôt quelque chose qui se passait à l'écran. Pour les enfants qui ont commencé l'école durant l'année scolaire 2020-2021, certains l'ont commencé à l'école et l'ont terminé en ligne ou l'inverse, dans tous les cas ils ne savent pas à quoi ressemble une année scolaire normale. Plusieurs élèves étaient désintéressés par l'école à l'écran et décrochaient. Mais, quels pourraient être les effets à long terme de l'enseignement virtuel?

Dre Hilary Myron :

Je suis pas mal certaine que l'éducation virtuelle n'a jamais été jamais été testée sur les populations d'enfants si grandes que celui qui reçoivent les éducations virtuelles actuellement. Et alors, on n'a pas encore développé les meilleures pratiques. Comme parent, comme pédiatre, je me demande qui sont les enfants qui sont mieux adaptés pour cette méthode d'éducation et je me demande si ça c'est celui avec les ressources pour la technologie, une style d'apprentissage qui est adaptable, et ça, ce n'est pas tous les enfants. Je me demande aussi pour les différents âges, comme les enfants pré-alphabétisés, est-ce qu'ils bénéficent de l'école virtuelle de la même façon?

Et finalement, comme on en a déjà discuté, l'école n'est pas juste pour apprendre les habiletés de math, de lecture, certainement ces choses sont très importantes, mais c'est plutôt aussi pour la socialisation. De résoudre les problèmes entre nos pairs, nos collègues, de négocier, de savoir comment gérer nos émotions, de gérer nos frustrations, de gérer les difficultés dans une classe. Ça, c'est une mini société, et ça, c'est clé pour les enfants, d'adapter à une monde de travail pour lequel on les prépare.

Alors, je veux juste aussi rappeler que nos atteintes académiques sont directement reliées à nos capacités de faire des gains d'emplois et je voulais juste rappeler de certains rapports qui sont sortis sur cet thème. Le science table Ontario a écrit un rapport récemment au sujet des fermetures d'école en Ontario en disant que chaque mois manqué à l'école est prévoyé à causer une perte de gain d'emploi dans la vie vers 1 %. Le coût total de ça juste en Ontario pourrait être dans les trillions de dollars. Ces coûts-là ne sont pas distribués dans une façon égale. Celui qui sont déjà plus à risques vont souffrir plus et ça, c'est un thème de cette pandémie. Ça va plus empirer les inégalités dans notre société qui est vraiment une des conséquences les plus aiguës pour moi de cette pandémie. Soit médicale, avec la perte de vie plus significative chez les populations vulnérables, le monde entier, mais aussi les pertes de gains futurs de ces mêmes populations et leurs enfants.

Narration (Alexandra Bassa) : En effet, toutes les familles n'ont pas les mêmes moyens ou les mêmes ressources pour pouvoir s'adapter à l'apprentissage à distance.

J'ai demandé à Dre Myron de nous donner des exemples de comment les groupes vulnérables sont particulièrement affectés par ces mesures d'apprentissage à distance.

Dre Hilary Myron : Je vois que les effets de la situation socio-économique d'un enfant ont un impact sur le bien-être physique et le bien être mental de l'enfant. L'impact académique pour les familles vulnérables, les populations vulnérables, les foyers à faibles ressources sont plus aigu. Un parent qui doit être présent à la maison pour surveiller l'enfant pendant ses cours en ligne et surtout les jeunes enfants qui soient, n'est pas capable d'aller travailler ou va manquer plus de travail. Certains parents n'occupent pas des postes qui leur permettent de faire ça, d'être plus flexibles, de travailler des heures plus flexibles. Certaines enfants n'ont pas l'accès à l'internet ou un ordinateur.

Je pense que, une autre chose à ajouter, c'est que, c'est un effet cumulatif sur les enfants. Ce n'est pas quelque chose qui va… Si ça dure plus longtemps, ça va avoir un effet plus aigu sur les enfants que si c'était quelque chose de bref. Et c'est certain que quand tout a commencé, on a pensé qu'on allait revenir à la vie normale plus vite qu'on a pu faire. Et avec le temps, ces effets sont de plus en plus profonds.

Narration (Alexandra Bassa) : Le nombre d'appareils connectés à Internet, disponibles dans le ménage pourrait également avoir une incidence sur les possibilités d'apprentissage, compte tenu de la demande accrue d'accès à Internet de la part des frères et sœurs et des parents qui peuvent travailler à domicile. Dans l'ensemble, 58 % des ménages qui avaient accès à Internet avaient moins d'un appareil par membre du ménage - ce qui n'est pas assez pour permettre à tous les membres du foyer de travailler ou de faire leurs devoirs, en même temps. Parmi les ménages faisant partie du quartile de revenu le plus bas, 63,0 % des ménages avaient moins d'un appareil pour chaque membre du ménage, comparativement à 56 % des ménages faisant partie du quartile de revenu le plus élevé. Près du quart des ménages du quartile de revenu le plus bas ont déclaré utiliser uniquement des appareils mobiles pour accéder à Internet, soit trois fois plus que la proportion des ménages du quartile de revenu le plus élevé.

Alexandra Bassa : Pouvez-vous donner des conseils aux parents qui doivent faire face aux effets négatifs de l'augmentation du temps d'écran?

Dre Hilary Myron : Ça c'est une question assez difficile parce que les écrans ont un rôle ici qui est important. Je me fie sur les conseils de la société canadienne de pédiatrie pour conseiller les parents au sujet des temps sur les écrans. On sait que les écrans ne sont pas avisés pour les très jeunes enfants. En moins de 2 ans, on les évite le plus possible. On sait que les enfants à l'école ont besoin de leurs écrans. Alors d'après moi, je ne compte pas ce temps devant l'écran comme le temps de loisir. Par contre, si un enfant ne bouge pas, ça, c'est quelque chose qu'on doit corriger. Alors le plus de temps qu'on a devant l'écran, si c'est pour le loisir ou pour l'éducation, je conseille les parents d'aussi prendre en tête les temps d'activité physique. On a besoin d'un équilibre.

Narration (Alexandra Bassa) : L'apprentissage virtuel a exacerbé les inégalités. En 2018, avant la pandémie, environ 60 % des élèves âgés de 15 ans avaient des directeurs d'école jugeant alors que leurs écoles disposaient de ressources suffisantes pour soutenir un enseignement à distance.

Par contre, le degré de préparation entre les écoles et les élèves était inégal dans l'ensemble du pays et des écarts ont été relevés entre les établissements d'enseignement canadiens socio économiquement privilégiés et les établissements défavorisés. Par exemple, environ 88 % des élèves d'écoles défavorisées sur le plan socioéconomique ont déclaré avoir accès à un ordinateur à la maison, par rapport à 98 % des élèves d'écoles socio économiquement privilégiés.

En 2018, bien que seulement 1,2 % des ménages ayant des enfants n'avaient pas accès à Internet à la maison, ce pourcentage est un peu plus élevé pour les ménages dans les 25 % inférieurs de la répartition du revenu (4,2 %) que pour les ménages se situant dans les 25 % supérieurs de la répartition (0.2%).

Alexandra Bassa : Pour les parents dont les enfants n'apprennent pas bien en ligne sur Zoom, et ça doit être le cas pour la plupart des jeunes, est-ce que d'un point de vue, peut-être d'un point de vue plus médical, est-ce qu'il y a un risque pour ces enfants pour qu'ils prennent… qu'ils prennent du retard l'année prochaine?

Dre Hilary Myron : On ne sait pas. Je vais être très clair qu'on ne sait pas si les enfants vont apprendre mieux en ligne ou pire en ligne. Je pense que les données ne sont pas là, en disant que je ne suis pas expert en éducation.

Mais, oui, il y a définitivement celui qui commence à exprimer des inquiétudes au sujet des lacunes qui seront à long terme et on ne sait pas. Alors comme pédiatre dans un bureau qui voit souvent les petits enfants, je me demande si on a des délais, en apprendre l'alphabétisme, l'écriture, est-ce que ça va empirer des retards à la vie longue, ou est-ce qu'on se rattrape? Oui, les enfants ont des cerveaux fantastiques, les enfants s'adaptent bien. Ça, c'est une des qualités des enfants et une des raisons que j'aime aussi être une pédiatre, mais à quel point est-ce qu'on peut les pousser? et à quel point est-ce qu'on est content à expérimenter avec ça ? Ça c'est toute une génération et d'habitude, les changements qu'on fait, on les fait dans une façon petit à petit. Mais ça, c'est un changement très holistique et comme j'ai dit avant, on va avoir des conséquences qu'on ne peut pas prévoir.

Alexandra Bassa : En tenant compte de tout ce que vous observez chez vos patients tous les jours, est-ce que vous diriez que c'est le bien-être mental des enfants ou le bien-être physique qui est le plus préoccupant?

Dre Hilary Myron : C'est absolument les deux, comme ils sont reliés. Je suis bien moins inquiète sur les maladies physiques non diagnostiquées, malgré le fait qu'on a vu un peu ça au commencement de la pandémie avec une hésitation de présenter pour les soins aigus à l'urgence, mais pour la plupart, c'est mieux maintenant. On a vu une petite augmentation des cas de cancer ou de diabète type 1 chez les enfants qui ont présenté un peu plus tard, mais je pense que c'est beaucoup mieux maintenant avec l'éducation.

Et les enfants n'ont pas besoin de surveillance pour les maladies physiques comme les adultes, comme les surveillances pour le cancer du sein ou des intestins chez les adultes, mais comme j'ai dit déjà, les tâches d'enfants sont de grandir et de développer. Alors la surveillance chez les enfants, c'est de surveiller leur développement et leur croissance et on ne sait pas ce qui est normal dans ce contexte d'isolation sociale et s'ils vont rattraper des lacunes et quand.

Alexandra Bassa : Dans un article d'opinion que votre collègue a écrit pour le Ottawa Citizen, on parle de stress toxique. Pourriez-vous nous expliquer ou expliquer aux auditeurs ce que ça veut dire et nous donner des exemples de ces effets sur les enfants?

Dre Hilary Myron : Alors, les exemples du stress toxique, c'est l'exposition des enfants aux choses comme la violence, insécurité de domicile, l'insécurité alimentaire, un manque de routine et certainement les abus. On rappelle que un sur trois adultes peut rappeler de l'abus dans leur passé, et ça c'est un numéro assez étonnant.

Alors le stress toxique es

t l'effet cumulatif de ces défis chez les enfants qui contribuent à comment cet enfant va répondre au stress au futur. Et notre vie est plein de stress. On ne peut jamais protéger de ça. Alors, c'est comment on s'adapte et les enfants qui ont vécu les stress toxiques ont souvent des mal adaptations au stress au futur. Ces stress toxiques sont associés aussi avec moins de stabilité économique et plus de défis médicals au futur.

Alexandra Bassa : Dans nos recherches, nous avons remarqué que plusieurs pédiatres ont mentionné le fait qu'il y avait une tendance à la hausse dans l'apparition des troubles alimentaires chez les enfants, en lien avec la pandémie. C'est assez surprenant comme constat. J'ai demandé à Dre Myron de nous en dire un peu plus sur ça.

Quel est le lien entre la pandémie et les troubles alimentaires?

Dre Hilary Myron : Je ne suis pas expert en trouble alimentaire, mais ce que je sais, c'est que les enfants qui ont une tendance à un trouble alimentaire sont ceux qui ont des tendances plus perfectionnistes. Celui qui sont plus attirés aux routines. Et tout ça est perturbé durant cette pandémie. En plus, ils sont à la maison, sans les influences dans le monde vrai -- tout est sur l'internet et on sait que ça a une influence particulier chez les adolescents, les enfants aussi vers les images du corps non réalistes et non représentatives de la réalité.

Alors en manquant cet contrôle sur leus activités normales -- le manque de sports, des clubs, des autres activités avec la socialisation -- les enfants qui sont déjà vulnérables à ces troubles se présentent plus fréquemment avec ces problèmes. Ça, c'est mon propre théorie de pourquoi on a vu des augmentations dans les taux, mais la question de est-ce qu'on a vu les augmentations des taux des troubles alimentaires, la question est bien répondue. La réponse est oui, on a vu plus d'hospitalisations et derrière chaque hospitalisation, il y a des enfants qui n'ont pas eu besoin d'une hospitalisation, mais qui ont eu besoin de traitements et de support.

De l'autre côté, même s'il n'y a pas un diagnostic d'un trouble alimentaire diagnostiqué, où les enfants ils restrictent ce qu'ils mangent, on voit les changements dramatiques sur les courbes de croissance. Comme les prises de poids qui ne sont pas sains. Je me demande si c'est relié au manque de routine, d'activités physiques et aussi plus de troubles de l'humeur.

Témoignage - Manon Harvey : Et aussi, l'autre grand anxiété que nous avons vue chez les enfants c'est que ils viennent à l'école anxieux...beaucoup plus anxieux que normalement. Nous pensons que c'est probablement parce qu'ils vivent l'anxiété qui est vécue à la maison, de par leurs parents, de par les changements que COVID a donc apporté à chacune des familles.

Narration (Alexandra Bassa) : Nous avons vu que plusieurs de vos collègues de médecine ont des inquiétudes par rapport aux symptômes alarmants qui se présentent chez les jeunes enfants, indiquant une mauvaise santé mentale, comme l'anxiété et la dépression clinique. Pour les parents, quels sont les signes à surveiller?

Dre Hilary Myron : Certainement. C'est de surveiller l'état d'humeur de votre enfant. Est-ce qu'ils ont encore le plaisir à jouer, à manger, les changements dans leur sommeil, les changements dans leur alimentation. Et aussi, chez les enfants, c'est important d'être honnête et transparent avec eux, mais aussi de ne pas trop les exposer aux craintes des adultes.

Narration (Alexandra Bassa) : Une comparaison des réponses des parents avec les réponses des jeunes de 12 à 17 ans révèle que ces derniers n'ont pas souvent la même opinion que leurs parents par rapport à leur santé mentale.

Dans presque la moitié des cas, les parents ont évalué la santé mentale de leurs jeunes de la même manière que ces derniers.

Pour l'autre moitié des cas, la perception des jeunes par rapport à leur santé mentale était différente de celle de leurs parents. Quand cette perception était différente, près de deux tiers des jeunes ont évalué leur santé mentale moins positivement que leurs parents.

Ces résultats laissent entendre que les parents ne sont pas toujours conscients des problèmes de santé mentale de leurs enfants.

Alexandra Bassa : Est-ce que, selon vous, les parents sont-ils toujours conscients de l'état de santé mentale de leur enfant? Est-ce qu'il y a parfois un décalage entre la perception des parents et l'expérience de l'enfant?

Dre Hilary Myron : C'est certain que les parents ne sont pas toujours conscients de l'état de santé mentale de leurs enfants. C'est une famille dynamique, mais c'est important que les parents soient réceptifs aux enfants et à leurs inquiétudes. Les inquiétudes des enfants sont importantes et on doit tenir en tête que les enfants nous observent comme adulte et apprennent de nous, nos réactions. Alors, ils sont très sensibles au fait que nous sommes comme adulte stressés, inquiets, et comme adulte, on a une tendance de vouloir protéger les enfants d'incertitude, mais c'est important d'adresser ça avec les enfants et dire les parents ne savent pas toujours comment on va gérer le prochain défi, mais que nous sommes là pour leur protéger.

Narration (Alexandra Bassa) : Une mauvaise santé mentale peut influer sur un grand nombre de facettes de la vie d'un enfant et avoir des répercussions durables sur son développement, son rendement scolaire et sa capacité à créer des liens sociaux.

En 2019, les enfants et les jeunes ayant une santé mentale passable ou mauvaise avaient des résultats scolaires inférieurs, dans l'ensemble, à ceux des enfants ayant une très bonne ou une excellente santé mentale. Plus précisément, près d'un tiers des enfants et des jeunes de 3 à 17 ans dont la santé mentale était passable ou mauvaise avaient une note moyenne de C ou moins. Par comparaison, 9 % des enfants et des jeunes dont la santé mentale était très bonne ou excellente avaient une note moyenne de C ou moins.

Les enfants et les jeunes dont la santé mentale a été évaluée comme passable ou mauvaise par leurs parents étaient aussi plus susceptibles d'avoir de la difficulté à se faire des amis que ceux ayant une très bonne ou une excellente santé mentale. En 2019, environ le quart des enfants et des jeunes âgés de 5 à 17 ans dont la santé mentale était passable ou mauvaise avait de la difficulté à se faire des amis, par rapport à seulement 1 % des enfants et des jeunes ayant une très bonne ou une excellente santé mentale.

Témoignage - Manon Harvey : Par contre, ce qu'on réalise maintenant à la fin de l'année c'est que, tout c'est plus ou moins replacé, que les enfants sont très résilients et qu'ils ont trouvé une façon de s'adapter à tout ça et d'apprendre quand même. Et nous, on a trouvé des façons originales et créatives de quand même enseigner ce que nous avions à enseigner.

Alexandra Bassa : On entend souvent dire que les enfants vont s'en sortir, ils vont simplement s'adapter et que leur résilience est incomparable. Est-ce une bonne façon de voir les choses? Quelles sont les limites de la résilience des enfants?

Dre Hilary Myron : Je suis d'accord que les enfants vont s'en sortir, ils sont adaptables et ça c'est un élément magnifique des enfants. Ceci dit, on doit être conscient que les demandes qu'on mets sur les enfants et les adolescents sont lourdes et ils répondent à ces demandes pour protéger la société en entier et ont doit donner l'appui pour qu'ils peuvent se rattraper. Il y a une responsabilité chez les adultes de répondre à ces questions importantes que vous avez posées aujourd'hui pour qu'on peut aider les enfants à se rattraper et de devenir mieux après cet changement assez important.

Narration (Alexandra Bassa) : Voici les espoirs de Dre Myron au moment de l'enregistrement, sachant que l'épisode ne sortirait pas avant septembre 2021.

Dre Hilary Myron : Alors, j'ai beaucoup d'espoir que les écoles seront ouvertes et on va reprendre nos activités normales chez les enfants, comme les sports et les autres loisirs. Je dis ça parce que je suis très heureuse de voir les taux de vaccination, même au début de l'été 2021. On fait des progrès énormes et on sait que les vaccinations nous protègent. C'est presque un miracle de science qu'est-ce qu'on a fait et ça nous permettra de reprendre une vie normale pour nos enfants. D'après moi, comme j'ai dit, ils ont beaucoup fait pour nous comme une société et nous avons une responsabilité de reprendre leur vie normale pour qu'ils peuvent développer dans une façon la plus santé et saine possible.

Alexandra Bassa : Et qu'est-ce que vous espérez que nous allons retenir de cette pandémie?

Dre Hilary Myron : Il y a beaucoup d'aspects positifs qu'on devra retenir même dans les horreurs de cette pandémie : être créatifs avec nos réponses, être adaptable quand c'est nécessaire et comment soutenir les autres dans les temps les plus difficiles. Je suis encore positif sur le futur du différente sorte d'éducation pour les enfants, de flexibilité, de mieux choisir les bonnes façons d'éduquer nos enfants avec leurs capacités.

Alexandra Bassa : À la fin de notre entrevue, Dre Myron avait une petite annonce à faire à l'attention des parents de jeunes enfants.

Il y a-t-il un sujet que je n'ai pas abordé dont vous aimeriez discuter?

Dre Hilary Myron : C'était un peu différent, je pense à la natation. Je suis vraiment triste pour les enfants qui n'ont pas pendant deux années n'ont pas eu accès aux leçons de natation. C'est aussi quelque chose qui a un lien au sécurité des enfants. Alors, je voulais juste mettre un petit avertissement sur ça. Je voulais encourager les familles de n'oubliez pas que c'est très important pour les enfants d'apprendre comment nager.

Alexandra Bassa : Vous étiez à l'écoute de Hé-coutez bien! Un merci tout particulier à notre invitée Dre Hilary Myron d'avoir pris le temps de répondre à toutes nos questions. Merci également à Marie-Pierre, à Manon et à Zoé et à nos participants anonymes d'avoir partagé leurs expériences avec nous.

Vous pouvez vous abonner à cette émission là où vous obtenez vos balados. Vous pourrez également trouver la version anglophone de notre balado, appelé Eh Sayers. Merci de nous avoir écouté et à la prochaine!