Combattre la désinformation

Numéro de catalogue : 892000062025001

Date de diffusion : le 15 décembre 2025

Dans l'environnement d'aujourd'hui, les chiffres peuvent se répandre rapidement, mais les données ne sont pas toutes recueillies ou analysées de la même façon. En réfléchissant de manière critique aux données que vous voyez, vous pouvez éviter d’être induit en erreur, ce qui vous permet de prendre des décisions plus sensées et plus éclairées.

Étape du parcours des données
Base
Compétence des données
  • Ethique des données
  • Évaluation des décisions basée sur des donnés
  • Prise de décision basée sur des preuves
Audience
Débutant
Conditions préalables suggérées
s.o.
Durée
9:12
Coût
Gratuit

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Combattre la désinformation - Transcription

Voici Robert.

Il est gestionnaire de projet. Son travail consiste à garder les projets sur la bonne voie en créant des rapports, en gérant des tâches et en dirigeant son équipe. Il doit parfois aussi analyser des données pour prendre des décisions éclairées.

Récemment, on a demandé à Robert d'informer sa direction sur l'insécurité alimentaire au Canada. Son équipe lui a apporté un rapport publié en ligne, selon lequel 38 % des Canadiens se trouvaient en situation d'insécurité alimentaire en 2024.

Dans l'environnement d'aujourd'hui, les chiffres peuvent se répandre rapidement, mais les données ne sont pas toutes recueillies ou analysées de la même façon. Donc, avant de citer le chiffre de 38 %, Robert se demande :

  • En le partageant sans vérifier, pourrait-il propager de fausses informations?
  • Quel organisme est à l'origine de ce chiffre?
  • Comment a-t-il été calculé?
  • Est-il fiable?

Avant de présenter ces données à la haute direction, Robert sait qu'il doit approfondir la question.

Étape 1 : Vérifier la source des données et le plan d'enquête

Robert commence par examiner d'où proviennent les données. La statistique de 38 % semble fondée sur une enquête en ligne qui portait sur un échantillon de 5000 personnes.

Robert remarque immédiatement quelques trucs qui clochent :

  • Le rapport ne mentionne pas comment les participants ont été sélectionnés. Ont-ils été choisis au hasard ou se sont-ils portés volontaires? La sélection aléatoire est importante pour obtenir des résultats impartiaux.
  • Il n'y a pas de répartition des répondants ni de détails sur leur âge, leur lieu de résidence ou autre. Il n'est donc pas clair s'ils représentent bien la population canadienne.
  • Le rapport ne mentionne pas de taux de réponse – des 5000 personnes contactées, combien ont réellement répondu à l'enquête? Un faible taux de réponse pourrait donner des résultats moins fiables.
  • La définition de l'insécurité alimentaire n'est pas expliquée. Qu'est-ce que le rapport en ligne considère comme de l'insécurité alimentaire exactement?

À titre de comparaison, Robert examine les données de l'Enquête canadienne sur le revenu de Statistique Canada. Cette enquête annuelle recueille de l'information sur divers sujets, dont l'insécurité alimentaire.

En 2022, cette enquête portait sur un échantillon beaucoup plus important – 60 000 ménages – et un taux de réponse de 70 % a été atteint. L'enquête a révélé que 23 % de la population canadienne serait en situation d'insécurité alimentaire.

Ce nombre est bien inférieur à la proportion de 38 % obtenue par le rapport en ligne. Robert se rend compte qu'il doit découvrir pourquoi.

Étape 2 : Comparer la façon dont l'insécurité alimentaire a été mesurée

Pour comprendre la différence, Robert vérifie comment est définie l'insécurité alimentaire pour chaque enquête.

Statistique Canada définit l'insécurité alimentaire comme suit : « l'incapacité de se procurer ou de consommer des aliments de qualité, ou en quantité suffisante, de façon socialement acceptable, ou encore l'incertitude d'être en mesure de le faire ».

L'Enquête canadienne sur le revenu de Statistique Canada comporte 18 questions différentes pour mesurer l'insécurité alimentaire, à l'aide d'indices tels que : craindre de manquer de nourriture avant qu'il y ait de l'argent pour en acheter d'autre; sauter des repas en raison de contraintes financières; passer une journée entière sans manger.

Le rapport en ligne, quant à lui, n'a pas fourni la définition de l'insécurité alimentaire et n'a utilisé qu'une seule question pour la mesurer : « Au cours de la dernière année, avez-vous déjà craint de manquer de nourriture? »

Alors, qu'est-ce qui ne va pas avec cette approche à une seule question?

  • Elle ne mesure que l'inquiétude, pas l'expérience réelle – quelqu'un peut craindre de manquer de nourriture, mais ne jamais en manquer.
  • Elle manque de détails – on ne demande pas par exemple à quelle fréquence cela s'est produit ou si la personne souffrait réellement d'insécurité alimentaire.

En raison de ces lacunes, Robert ne trouve pas la statistique de 38 % très crédible. Cependant, il veut tout de même s'assurer que le chiffre de 23 % obtenu par Statistique Canada l'est.

Étape 3 : Vérifier si les données sont à jour

Robert tient compte du moment où les données ont été recueillies.

  • L'enquête de Statistique Canada date de 2022, mais nous sommes maintenant en 2025.
  • Le rapport en ligne est fondé sur des données de 2024, qui sont plus récentes – c'est d'ailleurs pourquoi l'équipe de Robert voulait l'utiliser au départ.

Même si le nombre obtenu par Statistique Canada est moins récent, Robert décide de s'y en tenir puisqu'il semble fondé sur de meilleures données. Néanmoins, puisque l'Enquête canadienne sur le revenu est menée chaque année, il note dans son rapport que de nouveaux chiffres seront bientôt publiés et qu'ils devraient être vérifiés dès qu'ils seront disponibles.

Étape 4 : Examiner les tendances au fil du temps

Pour avoir une vue d'ensemble, Robert analyse les données sur l'insécurité alimentaire des années précédentes :

  • En 2020 (l'année de la pandémie), 16 % des Canadiens ont connu l'insécurité alimentaire.
  • En 2021 (après la fin des programmes d'aide financière), cette proportion a connu une légère hausse, passant à 18 %.
  • En 2022, en raison de la persistance des défis économiques, cette proportion a connu une nouvelle augmentation, passant à 23 %.

Puisque le chiffre de 23 % en 2022 suit une tendance à court terme logique compte tenu des conditions économiques auxquelles la population canadienne a été confrontée depuis la pandémie, Robert croit que cette estimation est raisonnable.

Par ailleurs, le rapport en ligne ne fournit pas d'estimations antérieures; il n'y a donc aucun moyen de vérifier si son estimation de 38 % fait partie d'une tendance ou simplement d'une valeur aberrante.

Cela renforce la décision de Robert de faire confiance aux chiffres de Statistique Canada plutôt qu'à ceux du rapport en ligne en lien avec l'insécurité alimentaire.

Robert n'analyse pas de données tous les jours, mais lorsqu'elles sont utilisées pour prendre des décisions importantes, il prend le temps de s'assurer qu'elles soient raisonnables.

Son esprit critique lui permet d'éviter de considérer des chiffres trompeurs pour qu'ils n'influencent pas des décisions stratégiques importantes.

Après tout, les bonnes décisions dépendent des bonnes données, et les bonnes données proviennent de méthodes appropriées et d'analyses minutieuses.

Même si vous n'êtes pas gestionnaire de projet, vous êtes toujours exposé à des statistiques sur les médias sociaux, dans les reportages ou à l'école. Les chiffres ne sont pas tous fiables; il est donc important de se demander d'où ils viennent et comment ils ont été obtenus.

La prochaine fois que vous verrez une statistique surprenante, demandez-vous :

  • Qui ou quel organisme a mené l'enquête? (Est-ce une source fiable?)
  • Combien de personnes y ont participé? (L'échantillon était-il assez grand et quel était le taux de réponse?)
  • Comment les participants ont-ils été choisis? (Le processus de sélection était-il impartial?)
  • Comment les questions ont-elles été posées? (Ont-elles bien saisi le concept (Ont-elles visé?)questions ont elles été posées?
  • Quelle est l'actualité des données? (Sont-elles toujours pertinentes?)

Poser ces questions aide à éviter la propagation de fausses informations.

En réfléchissant de manière critique aux données que vous voyez, vous pouvez éviter d'être induit en erreur, ce qui vous permet de prendre des décisions plus sensées et plus éclairées.

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Un portrait de la qualité de l’emploi au Canada : Résultats récents de l’Enquête canadienne sur les conditions de travail

Ce webinaire virtuel présentera les principales conclusions de l’Enquête canadienne sur les conditions de travail (ECCT) 2024-2025. Il permettra aux participants de se familiariser avec le concept de qualité de l’emploi et d’explorer les divers aspects du travail qui influencent le bien-être des travailleurs.

La séance mettra également en évidence les principaux facteurs qui déterminent la qualité de l’emploi au Canada, tels que la profession, le secteur d’activité et le niveau de scolarité, tout en soulignant les différences entre les groupes démographiques.

L’événement sera animé par Vincent Hardy, chef de la section Qualité de l’emploi au Centre d’information sur le marché du travail.

Date du webinaire en français : le 11 mars, 2026, de 11 h 00 à 12 h 00 (heure de l'Est).

Présentateur – séance en français : Vincent Hardy, chef de la section Qualité de l’emploi au Centre d’information sur le marché du travail.

Inscrivez-vous au webinaire : Formulaire d'inscription - Un portrait de la qualité de l'emploi au Canada : Résultats récents de l'Enquête canadienne sur les conditions de travail

L'économie du Canada face aux récents développements commerciaux entre le Canada et les États-Unis

Ce webinaire virtuel fournit un résumé intégré des changements récents en matière de production, d'emploi, de commerce international, de prix à la consommation et de bilans des ménages. Il se concentre sur la manière dont les conditions économiques ont évolué alors que les tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis continuent de se développer, en mettant en lumière les évolutions dans les secteurs fortement dépendants de la demande américaine.

Le webinaire explore également les implications potentielles des développements commerciaux entre le Canada et les États-Unis sur les tendances à plus long terme liées à la compétitivité, à l'accessibilité et à la diversification des échanges. L'événement sera animé par Marie-Christine Bernard, directrice par intérim de la Division de l’analyse stratégique, des publications et de la formation.

Date du webinaire en français : le 22 janvier, 2026, de 11 h 00 à 12 h 00 (heure de l'Est).

Présentatrice – séance en français : Marie-Christine Bernard, directrice par intérim de la Division de l’analyse stratégique, des publications et de la formation 

Inscrivez-vous au webinaire : Formulaire d'inscription - L'économie du Canada face aux récents développements commerciaux entre le Canada et les États-Unis

Série de webinaires sur les données de santé – Séance 2

Tirer le meilleur parti de l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé

Le Programme de la statistique sur la santé de Statistique Canada est heureux de lancer une nouvelle série de webinaires conçue pour les utilisateurs de données sur la santé. Ces séances d'une heure, offertes tous les deux ou trois mois, seront adaptées à vos besoins et à vos intérêts selon vos commentaires.

Prochaine séance

Date : 4 février 2026

Séance en français : 11 h (HNE)

Séance en anglais : 13 h (HNE)

Inscrivez-vous dès maintenant : Remplissez le formulaire d'inscription pour réserver votre place.

Ce que vous apprendrez

Joignez-vous à nous pour :

  • Comprendre l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS) :
    découvrez ce qui rend l'ECMS unique et pourquoi elle est essentielle pour la recherche et les politiques en matière de santé.
  • Découvrir les dernières données sur la santé :
    passez en revue les points saillants des indicateurs clés, tels que l'obésité, l'activité physique et les tendances en matière de santé bucco-dentaire.
  • Apprendre à accéder aux données de l'ECMS :
    explorez les différentes options, notamment l'accès à distance en temps réel, les centres de données de recherche et les services de données personnalisés.
  • Obtenir des conseils pratiques et des ressources :
    profitez d'outils, de documentation et de soutien pour vous aider à optimiser l'utilisation des données de l'ECMS.
  • Avoir un aperçu de ce qui est à venir :
    découvrez les prochaines publications de données et les cycles futurs de l'enquête.

Présentateurs

  • Janine Clarke, Chef de sous-section, Renseignements analytiques, Centre d'intégration des données de santé et de mesures directes (séance en anglais)
  • Mélie St-Laurent, Gestionnaire, Renseignements analytiques, Centre d'intégration des données de santé et de mesures directes (séance en français)

À qui s'adresse ce webinaire?

Chercheurs, analystes, décideurs politiques et professionnels de la santé qui souhaitent tirer parti des données de santé de Statistique Canada pour mener des recherches et prendre des décisions éclairées.

Pour toute question, communiquez avec : statcan.hspoutreach-sensibilisationpss.statcan@statcan.gc.ca

Les données, l'analyse et l'accès aux données 2ELGBTQI+ de Statistique Canada

Statistique Canada a le plaisir d'organiser un webinaire virtuel concernant l'analyse des données sur la population 2ELGBTQI+ et l'accès à celles-ci, à l'appui de la possibilité de financement « Favoriser la santé des personnes 2ELGBTQI+ par la recherche » des Instituts de recherche en santé du Canada.

Les participants et les participantes auront l'occasion d'entendre les spécialistes de Statistique Canada en matière de domaine spécialisé, d'accès et de méthodologie discuter des approches de mesure et de production de rapports sur la population 2ELGBTQI+. Les thèmes abordés comprendront les variables clés, les sources de données, la terminologie ainsi que les lacunes statistiques existantes. La séance offrira également des conseils sur les options d'accès aux données agrégées et aux microdonnées.

Date du webinaire en français : le 28 janvier, 2026, de 13 h à 14 h 30 (heure de l'Est).

Pour vous inscrire au webinaire, veuillez remplir le formulaire suivant : Formulaire d'inscription - Statistique Canada données, analyse et accès 2ELGBTQI+

Glossaire du Centre de confiance

Termes débutant par la lettre A

Approche participative
Collecte de renseignements auprès d’un grand groupe de personnes, reposant sur l’idée selon laquelle les personnes sont des spécialistes dans leur propre collectivité. La surveillance des prix du cannabis et le projet pilote OpenStreetMap en sont des exemples.

Aucun terme débutant par la lettre B

Termes débutant par la lettre C

Confidentialité
Protection des renseignements concernant une personne, une entreprise ou une organisation. Elle repose sur une relation de confiance entre le fournisseur des renseignements et l’organisation qui la recueille et est fondée sur l’assurance que les renseignements ne seront pas communiqués sans une autorisation légale appropriée. Statistique Canada prend des mesures rigoureuses pour protéger les renseignements recueillis à des fins statistiques. L’organisme garantit notamment que les résultats publiés ne révéleront pas de détails privés et ne pourront pas être liés à des personnes ou à des entreprises susceptibles d’être identifiées.
Couplage de microdonnées
Processus consistant à combiner deux ensembles de données ou plus contenant des enregistrements au niveau micro, par exemple ceux concernant des personnes, des ménages ou des entreprises, afin de créer un enregistrement composé concernant la même entité. Cette méthode permet de générer de nouvelles informations, améliore la recherche et la conception des programmes et accroît la qualité des données, tout en prévoyant des mesures pour protéger les renseignements personnels. L’ensemble de données couplées qui en découle doit inclure des renseignements provenant de plus d’un des fichiers de données originaux.

Termes débutant par la lettre D

Diffusion
Publication des renseignements recueillis dans le cadre d’activités statistiques.
Données administratives
Renseignements recueillis par d’autres organisations et ministères ou organismes pour leurs propres fins. Les enregistrements de naissances et de décès, les données fiscales, les données sur les activités frontalières et les données satellitaires en sont des exemples. Statistique Canada, qui obtient ces données pour appuyer son travail en vertu de la Loi sur la statistique, est tenu par la loi d’en assurer la protection, la sécurité et la confidentialité. Les renseignements accessibles au public ou fournis sous licence ne constituent pas des données administratives.
Données agrégées
Création d’un total ou d’une moyenne en combinant des nombres provenant de multiples sources. Statistique Canada utilise couramment cette méthode pour présenter des renseignements statistiques. Il s’agit de résumer des points de données individuels pour élaborer un seul ensemble de statistiques, par exemple des moyennes ou des totaux, afin de donner un aperçu général.
Données désagrégées
Données agrégées qui ont été ventilées en catégories ou sous-groupes plus petits et détaillés (p. ex. par région, genre ou appartenance ethnique) afin de permettre une compréhension plus nuancée des différents groupes de population.
Données ouvertes
Données structurées pouvant être lues par des machines et librement communiquées, utilisées et développées sans restrictions. Les données ouvertes sont généralement accessibles grâce à une licence ouverte.
Données synthétiques
Données générées artificiellement qui s’apparentent à des données réelles. Elles remplacent les données réelles pour protéger la confidentialité.

Termes débutant par la lettre E

Écosystème des données
Le réseau de personnes, d’outils, de processus, de politiques et d’infrastructures utilisé pour recueillir et analyser les données.
Évaluation des facteurs relatifs à la vie privée
Processus exigé par la politique pour déterminer, évaluer et atténuer les risques liés à la vie privée. Les institutions gouvernementales doivent élaborer et maintenir des évaluations des facteurs relatifs à la vie privée pour les programmes et activités, nouveaux ou modifiés, qui se servent de renseignements personnels à des fins administratives.

Aucun terme débutant par la lettre F

Termes débutant par la lettre G

Gérance des données
La gestion des données de manière à s’assurer qu’elles sont de qualité supérieure, accessibles et utilisées de manière appropriée.
Gouvernance des données
La structure permettant de prendre des décisions et d’attribuer l’autorité dans la gestion des données. Elle comprend des politiques, des rôles et des responsabilités pour assurer la qualité des données, la protection des renseignements personnels et la sécurité.

Aucun terme débutant par la lettre H

Termes débutant par la lettre I

Identificateurs directs
Des éléments d’information qui, seuls, peuvent permettre l’identification d’une personne, d’une entreprise ou d’une organisation particulière. Pour les personnes, il s’agit par exemple des renseignements personnels tels que le nom, l’adresse complète, le numéro de téléphone et les numéros délivrés par le gouvernement comme un numéro d’assurance sociale ou un numéro d’assurance-maladie provincial, tel que le définit la Loi sur la protection des renseignements personnels. Pour les entreprises, les identificateurs directs comprennent le nom de l’entreprise, le numéro d’entreprise et les codes de classification. Comme ces informations peuvent révéler directement l’identité d’une personne, elles sont protégées rigoureusement pour garantir la protection des renseignements personnels.
Imputation
Méthode utilisée pour remplacer les données d’enquêtes manquantes en attribuant des valeurs estimées, fondées sur des pratiques exemplaires à l’échelle internationale, afin d’améliorer la qualité des estimations statistiques.

Aucun terme débutant par la lettre J

Aucun terme débutant par la lettre K

Aucun terme débutant par la lettre L

Termes débutant par la lettre M

Microdonnées
Renseignements détaillés recueillis auprès des personnes, des ménages ou des entreprises. Les chercheurs et les gouvernements peuvent mieux comprendre les tendances et prendre des décisions si ces données sont transformées en statistiques sommaires. Pour protéger les renseignements personnels, l’accès aux microdonnées est contrôlé rigoureusement. Chaque enregistrement représente une personne ou une organisation, comme une famille, un foyer, une exploitation agricole ou une entreprise.
Moissonnage du Web
Collecte automatisée de données accessibles au public sur des sites Web à l’aide de scripts ou de robots.

Termes débutant par la lettre N

Normes relatives aux données
Définitions et noms cohérents pour les populations, les concepts, les variables et les classifications. Les normes soutiennent l’échange, l’intégration et l’analyse des données entre les sources.

Aucun terme débutant par la lettre O

Termes débutant par la lettre P

Principes de nécessité et de proportionnalité
Statistique Canada recueille des données uniquement lorsqu’elles sont manifestement nécessaires et servent l’intérêt public. Ces principes signifient que seules les données essentielles sont recueillies, que la sensibilité des données est prise en compte et que les méthodes les moins intrusives sont utilisées.
Protocole de protection des renseignements personnels
Description d’un programme ou d’une activité qui utilise des renseignements personnels à des fins non administratives. Les protocoles de protection des renseignements personnels doivent être élaborés et mis à jour afin de s’assurer que les renseignements personnels sont traités conformément aux principes de la Loi sur la protection des renseignements personnels.

Aucun terme débutant par la lettre Q

Termes débutant par la lettre R

Renseignements anonymisés
Renseignements qui ont été dépersonnalisés à un point tel qu’il n’y a plus de réelle possibilité qu’ils soient personnalisés de nouveau par une personne ou un organe y ayant accès, qu’ils soient utilisés seuls ou en combinaison avec toute autre information qui était disponible à ce moment-là.
Renseignements dépersonnalisés
Renseignements découlant d’un processus de dépersonnalisation. Les renseignements personnels doivent être modifiés afin de supprimer ou de changer les identificateurs de manière à réduire le risque d’identification des personnes et de mettre en place des contrôles raisonnables dans le contexte.

Termes débutant par la lettre S

Sécurité
Mesures servant à empêcher l’accès à des renseignements protégés ou leur divulgation de manière inappropriée en fonction des menaces et des risques évalués. La sécurité des données soutient la protection des renseignements personnels, la confidentialité et l’intégrité.
Statistique
Données numériques ou science du traitement de ces données. La statistique aide à transformer les données en renseignements utiles grâce à une analyse mathématique.
Statistiques officielles
Statistiques produites par des systèmes nationaux de statistique. Ces systèmes peuvent être des organisations et des unités qui recueillent, traitent et communiquent des statistiques officielles au nom du gouvernement fédéral. Ils exercent leurs activités conformément à des cadres juridiques et en respectant des normes professionnelles, notamment en matière d’indépendance et d’objectivité.

Aucun terme débutant par la lettre T

Aucun terme débutant par la lettre U

Aucun terme débutant par la lettre V

Aucun terme débutant par la lettre W

Aucun terme débutant par la lettre X

Aucun terme débutant par la lettre Y

Aucun terme débutant par la lettre Z

La science qui sous-tend nos enquêtes

La science qui sous-tend nos enquêtes : ce que nous faisons pour assurer la qualité et réduire le fardeau

Chaque enquête est importante, et chaque réponse contribue à brosser un tableau plus complet du Canada.

Si vous ou votre entreprise êtes sélectionnés pour participer à une enquête de Statistique Canada, c’est parce que vous représentez d’autres personnes ayant une expérience similaire. Votre participation permet de garantir que la voix de tout le monde est entendue, et pas seulement celle des personnes qui parlent le plus fort ou qui sont les plus visibles.

Statistique Canada utilise des méthodes scientifiques pour sélectionner les participantes et participants de façon équitable et impartiale. Chaque personne ou entreprise sélectionnée joue un rôle important pour garantir que les résultats représentent fidèlement l’ensemble de la population. Une fois l’échantillon sélectionné, nous n’ajoutons, n’échangeons ou ne supprimons aucune personne ou entreprise, ce qui assure l’impartialité et la représentativité des résultats.

Votre temps a de l’importance

Nous savons que votre temps est précieux. C’est pourquoi nous utilisons l’échantillonnage, une méthode scientifique qui permet d’obtenir des renseignements sur l’ensemble d’une population en sondant un groupe plus restreint et représentatif. Nous utilisons également, dans la mesure du possible, les renseignements existants provenant de programmes gouvernementaux ou d’autres sources publiques fiables, afin de réduire le nombre de personnes à sonder. Cette approche permet de :

  • réduire la longueur et la fréquence des enquêtes;
  • réduire le temps et les efforts requis pour les participantes et participants;
  • produire des résultats exacts et équilibrés, représentatifs de l’ensemble du Canada.

Dans de rares cas, comme celui du Recensement de la population, nous devons joindre tout le monde. Mais pour la plupart des enquêtes, nous ne sollicitons que le nombre de personnes ou d’entreprises nécessaire pour assurer la qualité des résultats.

La science qui sous-tend les chiffres

Derrière chaque enquête se cache une équipe de spécialistes qui utilisent des méthodes fondées sur des décennies de théorie et de recherche statistiques. Ces méthodes garantissent que :

  • les données sont recueillies de manière efficace et équitable;
  • les résultats sont exacts et impartiaux;
  • chaque personne au Canada a une chance équitable d’être représentée.

À mesure que les technologies et nouveaux outils d’analyse évoluent, nous perfectionnons nos processus afin de réduire le fardeau des participantes et des participants, tout en maintenant les normes de qualité les plus élevées. Tous nos travaux sont guidés par un cadre de qualité axé sur la pertinence, l’exactitude, l’actualité, la cohérence, l’accessibilité et l’intelligibilité.

Vos renseignements personnels sont toujours protégés

Chaque enquête est assujettie à des règles strictes visant à protéger vos renseignements personnels. Vos réponses sont confidentielles et utilisées uniquement à des fins statistiques. Avant de lancer une enquête, nous prenons soin de déterminer les données qui sont absolument nécessaires, afin de nous assurer que les avantages pour la population canadienne justifient le temps à investir et les considérations liées à la vie privée.

Nous utilisons des mesures de protection des renseignements personnels et des contrôles de divulgation rigoureux, ainsi que des systèmes sécurisés et des méthodes éprouvées, afin qu’aucune personne ou entreprise ne puisse être identifiée dans les statistiques que nous publions.

L’importance de votre participation

Les renseignements que vous fournissez servent à produire les statistiques qui appuient les programmes, les politiques et les services partout au Canada, qu’il s’agisse des écoles, des hôpitaux, de l’emploi ou du logement. Bien que cela ne soit pas toujours évident, un grand nombre de décisions importantes qui ont une incidence sur la vie quotidienne et le bien-être à long terme des Canadiennes et des Canadiens sont fondées sur les renseignements produits par Statistique Canada.

Grâce à votre participation, les décisions prises par les gouvernements, les entreprises et les collectivités sont fondées sur des renseignements exacts, complets et représentatifs. Nous recueillons des données pour nous aider à mieux comprendre notre pays, y compris sa population, ses ressources, son économie, son environnement, sa société et sa culture.

Si vous ou votre entreprise êtes sélectionnés pour participer à une enquête de Statistique Canada, merci d’y prendre part. Votre contribution aide à produire des données fiables qui reflètent l’expérience de toutes les Canadiennes et tous les Canadiens.

Rapport sur les réalisations liées au Plan d'action sur les données désagrégées de 2024-2025 : De l'engagement à la continuité

Depuis son lancement en 2021, le Plan d'action sur les données désagrégées (PADD) a pour objectif de fournir les bonnes données, au bon moment et aux bonnes personnes afin que les politiques, les programmes et les services rendent compte des réalités vécues par tous les Canadiens et toutes les Canadiennes. En améliorant la façon dont les données sont recueillies, analysées et partagées, le PADD permet aux administrations publiques, aux entreprises et aux collectivités de bâtir une société plus inclusive et plus équitable.

À la base, le PADD a été conçu pour améliorer la qualité et la disponibilité des statistiques pour quatre groupes de population visés par l'équité en matière d'emploi, à savoir les femmes, les Autochtones (Premières Nations, Métis et Inuit), les populations racisées (divers sous-groupes) et les personnes ayant une incapacité (divers sous-groupes).

Sachant que l'identité comporte de multiples facettes et que le contexte importe beaucoup, dans la mesure du possible, les données sont ventilées par genre, origine ethnoculturelle, âge, orientation sexuelle et région géographique. Statistique Canada s'efforce également de désagréger les données au-delà des indicateurs d'identité, selon le taux d'activité ou la taille de l'entreprise, par exemple.

Le Rapport sur les réalisations liées aux données désagrégées de 2024-2025 met en lumière des renseignements clés tirés des analyses de données désagrégées et la façon dont ces renseignements orientent les décisions en matière de politiques et de programmes. Bien que le présent rapport porte sur l'exercice 2024-2025, les progrès qu'il souligne s'appuient sur les efforts fondamentaux amorcés en 2021.

Le rapport est organisé en sections thématiques : L'inclusion économique grâce aux données, Les conditions sociales, Pleins feux sur l'équité en santé et Renforcement de la capacité pour l'équité. Une autre section, Répercussions sur l'ensemble du gouvernement, décrit la façon dont d'autres ministères et organismes gouvernementaux tirent parti des données désagrégées pour orienter l'élaboration des politiques et des programmes et éclairer la prise de décisions.

L'inclusion économique grâce aux données

Les renseignements tirés de l'Enquête canadienne sur la situation des entreprises (ECSE) et de l'Enquête sur la population active (EPA) ont le potentiel d'éclairer la prise de décisions, notamment dans les secteurs du travail, de l'emploi et des entreprises. En voici quelques faits saillants.

Selon les données du supplément de l'EPA, en août 2023, les travailleurs philippins et noirs étaient plus susceptibles d'occuper plusieurs emplois.

Plus précisément, 8,4 % des travailleurs philippins occupaient plusieurs emplois, comparativement à 5,3 % des travailleurs non racisés et non autochtones. De même, un pourcentage plus élevé de travailleurs noirs (7,4 %) que de travailleurs non racisés et non autochtones occupaient plusieurs emplois en 2023. Les travailleurs noirs étaient surreprésentés dans le secteur des soins de santé et de l'assistance sociale (20,7 %), et les employés noirs (33,0 %) étaient plus susceptibles de figurer dans le quartile le plus bas de l'échelle de rémunération hebdomadaire que leurs homologues non racisés (23,3 %).

Depuis 2022, les données du programme de suppléments de l'EPA ont permis à Statistique Canada de publier annuellement des indicateurs du marché du travail pour les personnes ayant une incapacité et les personnes sans incapacité. Ces données viennent compléter le portrait détaillé fourni par l'Enquête canadienne sur l'incapacité (ECI), une enquête menée tous les cinq ans et qui constitue la source officielle de données sur le taux d'incapacité au sein de la population canadienne.

Selon ces enquêtes, en 2024, la moitié (50,4 %) des personnes ayant une incapacité faisaient partie de la population active, comparativement à 7 personnes sans incapacité sur 10 (70,2 %). Bien que les hommes aient tendance à avoir un taux d'activité plus élevé que l'ensemble des femmes, l'écart entre le taux d'activité des hommes et celui des femmes est plus faible ou inexistant chez les personnes ayant une incapacité, notamment parce que le fait d'avoir une incapacité a une incidence plus importante sur le taux d'activité des hommes.

En juin 2024, les petites entreprises au Canada ont joué un rôle important dans l'emploi des Canadiens. Cependant, selon les données recueillies dans le cadre de l'ECSE entre avril et mai 2024, les petites entreprises étaient moins susceptibles d'embaucher à court terme. En fait, 5,0 % des entreprises comptant de 1 à 19 employés s'attendaient à ce que le nombre de postes vacants augmente au cours des trois prochains mois, comparativement à 11,6 % des entreprises de 20 à 99 employés et à 9,8 % des entreprises de 100 employés ou plus.

Selon les données sur la représentation des femmes et des hommes dans divers rôles en milieu de travail, recueillies dans le cadre de l'ECSE entre janvier et mars 2025, les femmes occupaient 36,6 % des postes de cadres supérieurs, tandis que les hommes occupaient 63,4 % de ces postes. Dans tous les autres postes de cadres, les femmes représentaient 46,4 % de la main-d'œuvre, comparativement à 53,6 % chez les hommes. Pour les postes de non-cadres, les femmes représentaient 43,8 % de la main-d'œuvre, tandis que les hommes représentaient 56,2 %. Ces données reflètent la répartition selon le genre entre les différents niveaux d'emploi, soulignant les disparités continues dans les rôles de haute direction.

La plupart des personnes occupées ayant une incapacité se heurtent à des obstacles en milieu de travail.

Selon les données recueillies dans le cadre de la Série d'enquêtes sur l'accessibilité de 2024, qui portait sur les expériences en matière d'accessibilité et d'emploi, 69 % des personnes occupées âgées de 15 à 64 ans et ayant une incapacité ou un problème de santé de longue durée ont été confrontées à des obstacles liés à l'accessibilité en milieu de travail. Le type d'obstacle le plus fréquemment signalé par ces personnes était les difficultés liées à la déclaration de l'incapacité (50 %), suivies de près des obstacles liés à l'environnement physique, 49 % des membres de ce groupe de population ayant déclaré avoir rencontré de tels obstacles en milieu de travail.

Parmi les autres réalisations dans le domaine du travail et de l'emploi, mentionnons l'élaboration de questions sur l'incidence de l'intelligence artificielle (IA) sur l'économie canadienne, qui révèlent la façon dont certains groupes de travailleurs, comme les personnes qui vivent en milieu urbain, les femmes, les personnes à revenu élevé et les personnes très scolarisées, sont plus susceptibles que d'autres groupes d'occuper des emplois qui pourraient être très exposés à la transformation de l'emploi liée à l'IA (consultez l'article intitulé Exposition à l'intelligence artificielle dans les emplois au Canada : estimations expérimentales pour en apprendre davantage).

Les conditions sociales

Statistique Canada recueille des données sur des indicateurs sociaux au moyen d'une multitude d'enquêtes et d'outils. En voici quelques faits saillants.

Selon les données déclarées par la police, le taux de victimes d'homicide est plus élevé chez les Autochtones que chez les non‑Autochtones, et près du tiers des victimes d'homicide sont des personnes racisées.

Malgré la baisse globale du nombre d'homicides, la police a fait état de 225 victimes d'homicide autochtones en 2024, soit 29 de plus qu'en 2023. En 2024, le taux d'homicides chez les Autochtones (10,84 homicides pour 100 000 Autochtones) était environ huit fois plus élevé que celui enregistré au sein de la population non autochtone (1,35 homicide pour 100 000 non-Autochtones).

Depuis 2014, première année pour laquelle des renseignements complets sur l'identité autochtone des victimes d'homicide ont été déclarés, les Autochtones sont surreprésentés parmi les victimes d'homicide. Par exemples, la plus grande part de l'augmentation du nombre de femmes victimes d'homicide s'observe principalement chez les femmes autochtones, et le nombre de femmes autochtones victimes d'homicide s'est accru de 21 en 2024 par rapport à l'année précédente.

Selon les données déclarées par la police, 226 victimes d'homicide étaient des personnes racisées (personnes faisant partie d'une minorité visible définie par la Loi sur l'équité en matière d'emploi) en 2024, ce qui représente 29 % des victimes d'homicide cette année-là. Cette proportion est semblable à celle enregistrée en 2023.

Selon les données recueillies dans le cadre de la Série d'enquêtes sur les gens et leurs communautés, le fait d'avoir des liens sociaux atténue les préjudices associés à la discrimination. En 2023-2024, 45 % de tous les Canadiens racisés ont déclaré avoir été victimes de discrimination au cours des cinq années précédentes. La discrimination est associée à des répercussions négatives sur la santé mentale et physique, à des niveaux inférieurs de satisfaction à l'égard de la vie et à un optimisme moindre quant à l'avenir. Toutefois, ces effets sont moins prononcés lorsque les victimes d'actes discriminatoires ont des réseaux de soutien personnels solides.

Parmi les Canadiens racisés ayant déclaré avoir été victimes de discrimination au cours des cinq années précédentes, le tiers (33 %) ont indiqué avoir un niveau élevé de satisfaction à l'égard de la vie (note de 8 ou plus sur une échelle de 10 points). Cette proportion passait à 47 % chez les victimes ayant des liens solides avec les membres de leur famille et à 49 % chez celles ayant des liens solides avec leurs amis.

Les dons de bienfaisance témoignent de la solidarité citoyenne à l'égard de différentes causes et jouent un rôle essentiel dans le soutien des initiatives sociales menées par les organisations à but non lucratif. Selon l'Enquête sur le don, le bénévolat et la participation de 2023, le taux de bénévolat global et le nombre d'heures consacrées au bénévolat ont diminué de 2018 à 2023. Le taux de bénévolat global, qui comprend le bénévolat encadré et le bénévolat informel, a diminué de 8 % durant cette période. Près de 3 personnes sur 4 (73 %) avaient fait du bénévolat en 2023, comparativement à un peu moins de 4 personnes sur 5 (79 %) en 2018.

Parallèlement, le nombre total d'heures de bénévolat encadré et informel effectuées par la population canadienne est passé de 5,0 milliards d'heures en 2018 à 4,1 milliards d'heures en 2023, ce qui représente un recul de 18 %. En moyenne, les personnes ayant fait du bénévolat y ont consacré 173 heures en 2023, une baisse de 33 heures par rapport à 2018. Les femmes, les jeunes adultes âgés de 25 à 34 ans et les personnes ayant un niveau de scolarité inférieur au diplôme d'études secondaires ont affiché les reculs les plus prononcés du taux de bénévolat encadré.

Selon les données de l'Enquête sur l'emploi du temps de 2022, les parents qui faisaient du télétravail passaient plus de temps par jour à s'occuper de leurs enfants, à les superviser ou à être avec eux. Plus précisément, ces données indiquent qu'en 2022, les parents qui télétravaillaient ont consacré en moyenne 71 minutes de plus par jour à ces activités que les parents qui ne télétravaillaient pas. L'écart entre les personnes qui faisaient du télétravail et celles qui n'en faisaient pas était plus marqué chez les pères, qui passaient respectivement 272 minutes et 201 minutes avec leurs enfants par jour. Toutefois, dans l'ensemble, les mères consacraient toujours en moyenne 52 minutes de plus par jour aux soins des enfants que les pères, peu importe la situation de télétravail.

Ces résultats indiquent que le télétravail est associé à une participation plus élevée des parents aux soins des enfants et au temps passé avec leurs enfants, en particulier chez les pères. Les mères ont continué de consacrer plus de temps aux soins des enfants, ce qui démontre que les écarts entre les genres qui avaient été relevés précédemment persistent.

Au Canada, plus de 70 langues autochtones distinctes sont parlées par les membres des Premières Nations, les Métis et les Inuit.

Les peuples autochtones ont toujours insisté sur l'importance de la langue comme principal outil pour partager leur culture, leur vision du monde et leurs valeurs, ainsi que pour les transmettre aux générations futures. En 2021, environ 1 Autochtone sur 8 (237 420 personnes) a déclaré que l'acquisition d'une langue autochtone jouait un rôle clé dans la continuité culturelle. En 2022, les deux tiers (67 %) des parents d'enfants autochtones âgés de 1 à 5 ans ont déclaré qu'il était très important ou plutôt important que leurs jeunes enfants connaissent une langue autochtone.

Selon les données recueillies dans le cadre de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes entre 2019 et 2021, environ 800 000 personnes au Canada âgées de 25 à 64 ans ont déclaré être 2ELGBTQ+. Au sein de cette population, un peu plus de 1 parent sur 10 vivait avec au moins un enfant âgé de moins de 12 ans, et les femmes étaient plus nombreuses que les hommes à être parents.

L'accès à ces renseignements, qui peuvent servir à orienter les services de garde d'enfants et les programmes connexes, est rendue possible grâce aux efforts continus de Statistique Canada visant à améliorer les données sur les populations 2ELGBTQ+. Le Canada a été un chef de file mondial dans ce domaine, devenant le premier pays, en 2021, à recueillir des données du recensement sur les personnes transgenres et non binaires. En 2026, les données sur l'orientation sexuelle seront également recueillies dans le cadre du recensement, en vue de fournir de plus amples renseignements pour appuyer la prise de décisions fondée sur des données probantes.

En 2022, 30 % des femmes âgées de 15 ans et plus avaient une incapacité, comparativement à 24 % des hommes.

Les données de l'Enquête canadienne sur l'incapacité indiquent qu'en 2022, les femmes étaient plus susceptibles que les hommes d'avoir une incapacité liée à la douleur ou à la santé mentale, les jeunes femmes (15 à 24 ans) étant deux fois plus susceptibles que les jeunes hommes d'avoir une incapacité liée à la santé mentale. Le revenu médian des femmes ayant une incapacité était inférieur de 11 % à celui des hommes ayant une incapacité (37 010 $ et 41 580 $, respectivement). Ces renseignements peuvent être utiles pour orienter l'élaboration de programmes d'emploi et faire progresser les stratégies d'inclusion en milieu de travail.

Pleins feux sur l'équité en santé

L'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) constitue la principale source de données autodéclarées sur la santé de la population au Canada. Elle sert à recueillir de l'information sur les indicateurs sociaux comme la santé générale et la santé mentale autoévaluées, le niveau de stress quotidien et la satisfaction à l'égard de la vie. Ces indicateurs aident à évaluer la santé et le bien-être de la population, en plus de fournir un aperçu de la façon dont les perceptions des gens à l'égard de leur santé peuvent refléter leurs conditions socioéconomiques, leur qualité de vie et leur niveau d'inclusion sociale.

Les indicateurs sont examinés sous l'angle de la santé parce que les déterminants sociaux de la santé, dont le revenu, le niveau de scolarité et les expériences de discrimination, peuvent révéler des renseignements précieux sur les populations qui sont plus susceptibles de faire l'objet de racisme ou d'exclusion sociale, ou d'avoir des difficultés financières. L'ESCC est particulièrement utile pour comprendre les expériences de groupes de population particuliers, y compris les communautés racisées. Les données recueillies au moyen de l'ESCC peuvent fournir des renseignements supplémentaires sur la santé de la population diversifiée du Canada. En voici quelques faits saillants.

En 2023, un peu plus de la moitié de la population adulte ayant déclaré appartenir à une communauté racisée a évalué sa santé comme étant généralement très bonne ou excellente (55,2 %). Cette année-là, les Latino-Américains (61,2 %) et les Philippins (58,7 %) affichaient les proportions les plus élevées de personnes ayant déclaré que leur santé était généralement très bonne ou excellente. Les données de l'ESCC ont également révélé des différences plus marquées dans la perception de la santé selon l'âge parmi les groupes racisés qu'au sein de la population canadienne non autochtone et non racisée en 2023.

Par exemple, 67,3 % des Sud-Asiatiques âgés de 18 à 34 ans ont indiqué que leur santé était généralement très bonne ou excellente. Cette proportion passait à 49,8 % chez les personnes de 50 à 64 ans et à 21,2 % chez celles de 65 ans et plus. À titre de comparaison, la proportion de l'ensemble de la population adulte au Canada ayant déclaré une très bonne ou une excellente santé était de 62,1 % chez les personnes de 18 à 34 ans, de 49,3 % chez celles de 50 à 64 ans et de 40,5 % chez celles âgées de 65 ans et plus.

Les données recueillies par Statistique Canada démontrent une incidence élevée de la COVID-19 chez les Autochtones. Plus précisément, le taux de mortalité attribuable à la COVID-19 normalisé selon l'âge était plus de cinq fois plus élevé chez les femmes des Premières Nations (74,3 décès pour 100 000 habitants) que chez les femmes non autochtones (14,0 décès pour 100 000 habitants), et plus de deux fois plus élevé chez les femmes métisses (29,4 décès pour 100 000 habitants) que chez les femmes non autochtones.

Afin d'aider à combler les lacunes en matière de données pour l'examen et à mettre à jour les lignes directrices sur le dépistage du cancer du sein, Statistique Canada a fourni aux experts de la santé des données clés sur l'incidence du cancer du sein, le stade, le sous-type et le taux de mortalité selon la race et l'ethnicité.

Selon les résultats, l'incidence selon l'âge était plus élevé chez les femmes philippines et les femmes d'ethnicités multiples âgées de 40 à 49 ans, ainsi que chez les femmes arabes âgées de 50 à 59 ans, que chez les femmes blanches. Par ailleurs, les taux de mortalité selon l'âge étaient également plus élevés chez les femmes noires âgées de 40 à 49 ans et chez les femmes des Premières Nations et les femmes métisses âgées de 60 à 69 ans que chez les femmes blanches. Le cancer du sein a été diagnostiqué moins souvent au stade I chez les femmes philippines, les femmes noires, les femmes sud-asiatiques et les femmes des Premières Nations que chez les femmes blanches et les femmes chinoises.

Les données de la Série d'enquêtes auprès des membres des Premières Nations, des Métis et des Inuit, publiées en novembre 2024, mettent en lumière l'accès aux soins de santé et les expériences des Autochtones âgés de 15 ans et plus. Plus précisément, ces données indiquent que, parmi les membres des Premières Nations vivant hors réserve et les Inuit ayant subi un traitement injuste, du racisme ou de la discrimination de la part d'un professionnel de la santé, la salle d'urgence d'un hôpital (50 % chez les membres des Premières Nations vivant hors réserve et 34 % chez les Inuit) était le lieu le plus souvent mentionné comme endroit où ils avaient subi ce traitement. De plus, 36 % des Métis ont déclaré avoir vécu des expériences semblables dans ce contexte. Chez les Métis, l'endroit le plus fréquemment mentionné était le cabinet du médecin (46 %).

Statistique Canada a collaboré avec le Conseil national autochtone de la sécurité-incendie (CNASI) à la préparation d'un rapport sur les risques d'incendie chez les populations autochtones à l'aide de la Base canadienne de données des coroners et des médecins légistes couplée aux recensements de la population de 2006 et de 2016 et à l'Enquête nationale auprès des ménages de 2011. Ce travail a été effectué afin de mieux comprendre les facteurs qui contribuent à des taux de mortalité plus élevés liés aux incendies chez les populations autochtones.

Ce rapport a mis en évidence les facteurs de risque qui exposent les populations autochtones à un risque plus élevé de décès liés à un incendie, dans le but de prévenir ces types de décès dans l'avenir. En reconnaissance de ce travail de collaboration, le CNASI a remis le Prix national du leadership autochtone en prévention des incendies a été présenté à Statistique Canada, avec une plume d'aigle. La plume d'aigle, un symbole utilisé pour souligner le parcours ou les réalisations du récipiendaire, a une signification profonde dans la culture autochtone.

Renforcement de la capacité pour l'équité

Statistique Canada a joué un rôle de chef de file dans l'élaboration des normes relatives au genre de la personne et au sexe à la naissance de la personne, normes qui ont été approuvées par le gouvernement du Canada en 2023-2024. L'organisme a également élaboré des produits d'accompagnement, dont des guides de référence, afin de veiller à l'adoption de ces normes par tous les ministères fédéraux.

Statistique Canada a élaboré trois cours sur l'analyse des données désagrégées qui seront hébergés sur la plateforme de l'École de la fonction publique du Canada (EFPC). Ces cours aideront les décideurs à élaborer des politiques publiques plus ciblées et efficaces en cernant les besoins particuliers des différents groupes démographiques et les défis auxquels ces groupes sont confrontés. Le premier cours, intitulé « Élaborer des politiques efficaces grâce aux données désagrégées », a été lancé en novembre 2024. Le deuxième cours, intitulé « Élaborer des politiques efficaces grâce aux données désagrégées : Étude de cas sur l'entrepreneuriat des communautés noires », a été lancé à l'automne 2025, tandis que le troisième, intitulé « Étude de cas sur les inégalités en santé », sera lancé à l'hiver 2026.

Statistique Canada a continué de présenter son atelier interne sur l'analyse des données désagrégées et a élaboré un nouveau cours, intitulé « Sprint analytique », pour former les analystes à la rédaction de contenu évocateur fondé sur des données désagrégées. L'organisme a également continué d'intégrer une perspective de données désagrégées à tous ses cours analytiques dans le but de renforcer la désagrégation responsable des données en tant que principe clé pour générer des renseignements utiles. L'organisme a d'ailleurs offert des cours supplémentaires à l'intention de fonctionnaires externes, y compris une formation intensive pour les cadres responsables des politiques offerte aux cadres fédéraux, provinciaux, territoriaux et municipaux, qui met l'accent sur le renforcement de la capacité en matière d'analyse responsable des données désagrégées.

Répercussions sur l'ensemble du gouvernement

Au cours des dernières années, Statistique Canada a considérablement amélioré l'environnement des données en augmentant la disponibilité des données désagrégées. Ces progrès, stimulés par des initiatives comme le Plan d'action sur les données désagrégées (PADD) et un changement de culture plus vaste au sein de l'organisme, ont entraîné des répercussions considérables à l'échelle du gouvernement du Canada.

L'un des principaux exemples de la façon dont les données désagrégées sont mises à profit dans l'ensemble des politiques et programmes du gouvernement fédéral réside dans l'application de l'Analyse comparative entre les sexes Plus (ACS Plus), y compris les données du Carrefour de statistiques sur le genre, la diversité et l'inclusion de Statistique Canada, afin de mieux comprendre la manière dont les facteurs identitaires, sociaux et structurels qui se recoupent façonnent les résultats en matière de santé. Cette approche appuie la prise de décisions fondée sur des données probantes et contribue à faire progresser l'équité, en veillant à ce que les politiques et les programmes publics tiennent compte de diverses expériences vécues. L'application du Cadre des résultats relatifs aux genres (CRRG) démontre l'engagement du gouvernement fédéral à promouvoir l'égalité des genres grâce à des investissements importants dans des programmes, des politiques et des initiatives clés.

Alors que l'ensemble des ministères et organismes fédéraux mettent en œuvre certaines des initiatives, comme celle du CRRG, un grand nombre d'entre eux tirent également parti des données désagrégées et des renseignements qui peuvent être tirés d'analyses de données désagrégées pour orienter leur propre prestation de programmes et l'élaboration de politiques.

Emploi et Développement social Canada

Emploi et Développement social Canada (EDSC) intègre l'ACS Plus et l'analyse détaillée dans son continuum de politiques et de services. Dans le cadre de cette approche, EDSC utilise régulièrement des données désagrégées pour orienter l'élaboration de politiques et de programmes et approfondir la compréhension des besoins et des expériences des clients, ainsi que des répercussions des programmes et des services.

EDSC utilise des données désagrégées pour éclairer le Plan d'action pour l'inclusion des personnes en situation de handicap et la mise en œuvre continue de la Loi canadienne sur l'accessibilité (LCA). En plus de collaborer avec Statistique Canada à la collecte de données désagrégées sur l'accessibilité afin d'aider à cerner et à éliminer les obstacles, EDSC tire parti des principales données désagrégées de l'Enquête canadienne sur l'incapacité pour générer des renseignements de base sur les obstacles à l'accessibilité liés aux sept domaines prioritaires de la LCA, y compris des connaissances sur les obstacles en lien avec le type et la sévérité de l'incapacité. L'inclusion du module sur les obstacles, qui explore les expériences liées à des types précis d'obstacles à l'accessibilité, dans l'ECI 2022 et dans les cycles suivants de l'enquête aidera EDSC à mesurer les progrès réalisés pour éliminer les obstacles à l'accessibilité au fil du temps.

EDSC a aussi tiré parti des données administratives désagrégées sur la Prestation canadienne d'urgence (PCU) et des données provenant d'enquêtes nationales clés, comme les recensements de 2016 et de 2021, l'Enquête sur la population active, l'Enquête canadienne sur le revenu et la Base de données longitudinales sur l'immigration pour évaluer l'incidence de la PCU. Ces données ont permis de réaliser des analyses nuancées sur l'utilisation des prestations et la dynamique du marché du travail dans divers groupes de population (comme la durée de la PCU selon la profession et l'industrie, les tendances de l'offre de main-d'œuvre, la possibilité de travailler à distance), et sur les expériences des groupes vulnérables. En outre, ces données ont été utilisées pour cerner les lacunes en matière de services parmi les populations sous-représentées et pour apporter des changements ciblés aux politiques afin d'améliorer l'accessibilité et l'équité pour ce qui est des programmes.

Les données désagrégées du Recensement de la population de 2021 ont également joué un rôle clé dans le soutien au Groupe de travail sur l'examen de la Loi sur l'équité en matière d'emploi d'EDSC. En effet, EDSC s'est appuyé sur la diffusion de Statistique Canada portant sur la langue de travail pour intégrer des indicateurs liés à l'équité dans son rapport final. Ces indicateurs comprenaient des ventilations détaillées du niveau de scolarité, du revenu, du statut d'immigrant, de l'identité autochtone, du genre et de l'appartenance à une minorité visible.

De plus, des données désagrégées ont permis à EDSC d'examiner les répercussions de la COVID-19 et de l'inflation sur l'abordabilité du logement au Canada. L'utilisation de sources de données, y compris l'Enquête sur la population active (2019 à 2023), le Recensement de 2021 et l'Enquête canadienne sur le logement (2018, 2021 et 2022), entre autres, a permis de démontrer que la population canadienne à faible revenu était la plus touchée, et qu'elle était confrontée à des pertes de revenus plus importants, à des niveaux d'endettement plus élevés et à des coûts de logement plus élevés. Ces constatations ont permis de cerner les principales répercussions sur le plan des politiques, y compris la nécessité d'augmenter les salaires grâce au développement du capital humain et d'accroître la main-d'œuvre dans les métiers spécialisés pour répondre aux besoins en matière de construction de logements.

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada

Immigration Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) utilise régulièrement des données désagrégées pour orienter l'élaboration de ses politiques et de ses programmes, ainsi que pour mieux comprendre les enjeux liés à ses programmes. Par exemple, en 2025, IRCC a entrepris un projet de recherche pour examiner les résultats économiques des réfugiés qui sont arrivés au Canada entre 2011 et 2021. IRCC a utilisé diverses sources pour ce produit, y compris des tableaux de données du Recensement de 2021 qui ont été ventilés spécifiquement au niveau des divers sous-volets du Programme de réinstallation (réfugiés parrainés par le gouvernement et réfugiés parrainés par le secteur privé) ainsi que selon la période d'immigration. Les variables examinées comprenaient, entre autres, le plus haut niveau de scolarité atteint, le mode d'occupation du logement (propriétaire ou non), l'obtention de la citoyenneté.

Les données désagrégées ont été utilisées pour évaluer l'ajout ou le retrait de professions prioritaires pour la sélection des immigrants. Des renseignements ont ainsi été fournis au sujet des répercussions sur les régions, les salaires, l'emploi et le genre aux fins d'une ACS Plus complète pour la sélection par catégorie. IRCC juxtapose également les données de Statistique Canada avec ses propres données sur les visiteurs internationaux pour adapter les décisions stratégiques en matière de visas qui maximisent les avantages économiques, notamment en attirant les meilleurs talents, tout en réduisant les risques de migration irrégulière, les menaces à la sécurité et les pressions exercées sur les programmes publics.

Patrimoine canadien

Patrimoine canadien (PCH) a également tiré parti des données du PADD pour appuyer des initiatives clés, y compris la Stratégie canadienne de lutte contre le racisme et le Plan d'action canadien de lutte contre la haine. La collaboration entre Statistique Canada et PCH a d'ailleurs permis d'appuyer le Bureau de la représentante spéciale du Canada chargée de la lutte contre l'islamophobie, ce qui a mené à la publication d'une infographie sur la population musulmane au Canada en décembre 2024 et continue d'éclairer les rapports du Canada aux Nations Unies sur les instruments internationaux relatifs aux droits de la personne.

PCH s'appuie particulièrement sur les données désagrégées du recensement, de l'Enquête sociale générale et de la Série d'enquêtes sur les gens et leurs communautés pour mesurer les répercussions de ses programmes et politiques. À cet égard, des thèmes comme le sentiment d'appartenance, les valeurs communes, la fierté relativement à la culture et aux arts canadiens, la satisfaction à l'égard de la vie ainsi que les expériences de racisme et de discrimination sont essentiels.

PCH utilise aussi des données désagrégées pour appuyer les demandes budgétaires, la planification, la gouvernance de haut niveau et une multitude de décisions en matière de politiques et de programmes. Les variables d'identité rendues disponibles par Statistique Canada, y compris le genre, l'ethnicité et l'âge, fournissent à PCH les données essentielles dont le ministère a besoin pour examiner l'inclusion, la diversité, l'équité et l'accessibilité.

Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada

Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC) utilise des données désagrégées pour mieux comprendre les enjeux qui touchent les peuples autochtones selon la distinction et la région. Par exemple, RCAANC se sert des valeurs de l'Indice de bien-être des communautés, qui sont établies à partir des données désagrégées du recensement, pour produire des rapports sur les conditions socioéconomiques et le bien-être des communautés autochtones à l'étendue du Canada.

Dans le cadre de la mise en œuvre de sa stratégie de données, RCAANC prend des mesures pour intégrer les données désagrégées à ses processus courants d'élaboration de politiques et de programmes, au-delà de la présentation des résultats. Ces efforts sont largement appuyés par la disponibilité accrue des données désagrégées de Statistique Canada depuis 2021. En effet, des données de plus en plus détaillées ont permis à RCAANC de mieux comprendre les disparités socioéconomiques et en matière de santé auxquelles sont confrontées les communautés des Premières Nations, métisses et inuites par rapport aux autres Canadiens et Canadiennes.

Les efforts déployés à ce jour ont permis d'appuyer des approches plus ciblées dans des domaines comme le logement, le développement économique autochtone et les programmes sociaux dans les collectivités nordiques et éloignées. Ces renseignements peuvent aider à éclairer la prise de décisions, à favoriser des résultats plus équitables et à cerner les lacunes en matière de données qui doivent être comblées au moyen de partenariats plus solides et d'une gouvernance des données avec les peuples autochtones.

Agence de la santé publique du Canada

L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) tire parti des données désagrégées pour cibler ses efforts en matière de promotion, de programmes et de politiques, comme le Plan d'action national pour la prévention du suicide et le Fonds pour la santé des Canadiens et des communautés.

Les données servent également à éclairer les articles de recherche examinés par des pairs pour la production de rapports sur des sujets comme la mortalité liée à l'hépatite B et C, la mortalité liée au VIH, les estimations démographiques des utilisateurs de drogues par injection au Canada et les estimations démographiques des hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes. En outre, les données servent à mener ou à compléter des activités de surveillance de la santé publique portant notamment sur les commotions cérébrales, les chutes et d'autres blessures, la santé mentale, l'activité physique, le comportement sédentaire, le sommeil et l'obésité.

De plus, l'ASPC utilise des données désagrégées pour appuyer la mobilisation intersectorielle. Les études de la Chambre des communes sur la santé des communautés LGBTQIA2Note de bas de page 1, les mémoires au Cabinet sur la littératie alimentaire, l'Initiative sur la santé mentale des communautés noires, ainsi que la mobilisation de l'ASPC à l'égard de la Stratégie canadienne de lutte contre le racisme 2.0 et du Plan d'action fédéral 2ELGBTQI+ témoignent de ces efforts.

L'ASPC utilise également des données désagrégées pour enrichir et mettre à jour des outils comme le tableau de bord État de santé des personnes au Canada et l'outil Données des inégalités en santé. Le tableau de bord donne un aperçu de la santé de nos populations, tout en illustrant le large éventail de facteurs sanitaires, socioéconomiques et environnementaux qui interagissent pour assurer la bonne santé et le bien-être des Canadiens et Canadiennes. L'outil Données des inégalités en santé tire parti de multiples ensembles de données et variables aux fins d'analyses, ce qui permet à l'ASPC de fournir aux principaux intervenants des données détaillées propres à la population qui quantifient l'ampleur des inégalités en santé au Canada, y compris des ventilations à l'échelle des provinces et des territoires. Cela appuie la prise de décisions et la planification stratégique au sein de l'ASPC et par ses partenaires externes en fournissant des renseignements accessibles au public et téléchargeables.

Ensemble, ces initiatives soulignent un changement transformateur dans la façon dont les données sont utilisées dans l'ensemble du gouvernement fédéral. L'importance croissante accordée aux données désagrégées renforce non seulement le caractère inclusif des politiques et des programmes, mais aussi un engagement à prendre des décisions fondées sur des données probantes qui répondent mieux aux divers besoins de la population canadienne.

À mesure que le Canada continue d'évoluer, les données qui éclairent les décisions qui le concernent doivent elles aussi évoluer. Au cours des dernières années, le PADD a jeté des bases solides pour l'élaboration de politiques inclusives, adaptées et équitables. Une collaboration et une innovation soutenues seront essentielles dans l'avenir pour approfondir notre compréhension des diverses expériences vécues et faire en sorte que tous les Canadiens et toutes les Canadiennes soient pris en compte, entendus et servis.

Série de webinaires sur les données de santé

Découvrez le potentiel des données sur la santé de Statistique Canada

Le Programme de la statistique sur la santé de Statistique Canada est heureux de lancer une nouvelle série de webinaires conçue pour les utilisateurs de données sur la santé. Ces séances d’une heure, offertes tous les deux ou trois mois, seront adaptées à vos besoins et à vos intérêts selon vos commentaires.

Prochaine séance

Date : 21 novembre 2025
Séance en français : 11 h (HNE)
Séance en anglais : 13 h (HNE)
Inscrivez-vous dès maintenant : Remplissez le formulaire d’inscription pour réserver votre place.

Cette première séance de la série est conçue pour vous aider à tirer pleinement parti des vastes et variées données sur la santé de Statistique Canada.

Ce que vous apprendrez

  • Découvrez la grande variété de sources de données, notamment :
    • les données d’enquêtes
    • les données administratives
    • les échantillons biologiques
    • les données couplées
  • Comprenez les différentes façons d’accéder aux données :
    • portails de données ouvertes
    • environnements sécurisés
    • services de données personnalisés
  • Apprenez-en davantage sur les outils et améliorations permettant d’affiner les données selon vos besoins de recherche.

Présentateurs

  • Sylvain Tremblay, directeur, Centre d’intégration des données de santé et de mesures directes (séance en français)
  • Steve Trites, directeur, Centre des données sur la santé des populations (séance en anglais)

À qui s’adresse ce webinaire?

Chercheurs, analystes, décideurs politiques et professionnels de la santé qui souhaitent tirer parti des données de santé de Statistique Canada pour mener des recherches et prendre des décisions éclairées.

Pour toute question, communiquez avec : statcan.hspoutreach-sensibilisationpss.statcan@statcan.gc.ca

Programmes de mesures directes de la santé de Statistique Canada – Rapport sommaire de la mobilisation consultative

Objectifs de la mobilisation consultative

À Statistique Canada, le Centre de l’intégration des données sur la santé et des mesures directes (CIDSMD) est responsable de la production de statistiques sur les indicateurs de la santé qui requièrent une mesure directe de la santé physique à l’échelle de la population dans plusieurs domaines, tels que les maladies chroniques, la santé buccodentaire, les maladies infectieuses et les contaminants environnementaux. Alors que le CIDSMD envisage l’avenir de ses programmes, il va par exemple revoir et mettre à jour les plans d’enquête, les infrastructures de collecte, le contenu des enquêtes et les plans analytiques.

Statistique Canada s’est engagé à fournir des données de qualité. Dans le cadre des programmes de mesures directes de la santé, le CIDSMD a lancé une série de séances de consultation auprès des principales parties prenantes, comme les entités gouvernementales du domaine de la santé, les organisations pancanadiennes, les coordonnateurs statistiques provinciaux et territoriaux, les chercheurs universitaires et les organisations non gouvernementales.

Les commentaires recueillis aideront Statistique Canada à prévoir le développement des programmes déjà en place, comme l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé, ainsi qu’à concevoir et à mettre en œuvre de nouveaux programmes afin de répondre aux besoins des parties prenantes. L’objectif de ces consultations était de déterminer les besoins et les lacunes en matière de données, de faire connaître les fonds de données de Statistique Canada, de mettre à profit l’expertise spécialisée des différentes parties et d’explorer les possibilités de collaboration.

Méthodes de mobilisation consultative

Les consultations sur les programmes de mesures directes de la santé ont été menées sous la forme de séances d’information virtuelles, lesquelles comprenaient des discussions de groupe avec un large éventail de parties prenantes dans le domaine des mesures directes de la santé. Ainsi, ce sont 58 organisations différentes qui ont pu formuler leurs commentaires, dont des organisations non gouvernementales, des organisations gouvernementales et des organismes de recherche. Ces séances ont eu lieu en février 2025 et leur tenue a été annoncée sur le site Web de Statistique Canada à la page Consultation des Canadiens. Par ailleurs, les différentes parties ont été personnellement invitées par courriel à participer aux séances et à transmettre l’invitation aux membres de leur réseau. En plus de prendre part aux séances en mode virtuel, les participants ont eu la possibilité de nous communiquer leurs commentaires au moyen d’un formulaire électronique ou par écrit. Dans l’ensemble, Statistique Canada a animé 16 séances de consultation dans les deux langues officielles et a recueilli des commentaires auprès de 98 personnes représentant 58 organisations des secteurs public et privé.

Ce que nous ont dit les parties prenantes

Les consultations ont fait ressortir une volonté des participants de conclure des ententes de collaboration officielles avec Statistique Canada, qui définiraient clairement les rôles, les responsabilités et les attentes de chacun.

Les participants ont souligné l’importance des données de Statistique Canada pour leurs travaux. Ils ont néanmoins indiqué que l’accès aux données et la rapidité de leur diffusion étaient des points pouvant être améliorés. Selon les commentaires recueillis, les sources de données des mesures directes les plus utilisées étaient les mesures d’accéléromètre (données sur l’activité physique), les mesures anthropométriques, les biomarqueurs, les données sur les maladies et l’état de santé, les renseignements sociodémographiques, et les données sur l’intoxication aux drogues et la consommation de substances ainsi que sur l’exposition aux substances chimiques. Les participants ont également indiqué avoir besoin de données supplémentaires en ce qui concerne la santé environnementale, la nutrition, les biomarqueurs, les covariables, des domaines spécialisés de la santé et les mesures physiques. Les consultations ont permis de confirmer que l’utilisation d’enquêtes transversales menées auprès de la population et représentatives à l’échelle nationale suffit pour répondre aux besoins actuels en matière de données. Toutefois, les participants ont également confirmé le besoin d’une désagrégation plus fine des données géographiques et des données des variables. Les lacunes statistiques actuelles concernent entre autres les données relatives aux trois territoires ainsi que les données longitudinales, étant donné qu’il n’existe aucune source de données longitudinales des mesures directes de la santé dans l’entrepôt de données de Statistique Canada.

Statistique Canada tient à remercier toutes les personnes qui ont participé à cette initiative de mobilisation consultative et qui ont fourni des commentaires. Nous continuerons à collaborer avec certaines parties sur des enquêtes et des sujets précis afin de répondre aux commentaires reçus lors des séances de consultation.